Liberia: arrestation de plus de 70 “mercenaires” anti-Ouattara présumés

janvier 31, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlLe Liberia a arrêté il y a trois jours plus de 70 personnes  près de sa frontière avec la Côte d’Ivoire, les soupçonnant d’être impliquées  dans des plans de déstabilisation du pays voisin, a indiqué mardi à l’AFP un  responsable libérien sous couvert d’anonymat.

“Un grand nombre d’autres se cachent toujours” dans cette région, a indiqué  ce responsable administratif interrogé depuis Zwedru, à environ 560 km de  Monrovia.

Selon la même source, ces “mercenaires” “recrutaient et entraînaient des  hommes pour aller se battre contre le gouvernement ivoirien” d’Alassane  Ouattara.

“Ces détenus avaient l’intention de déstabiliser la Côte d’Ivoire.  Le  gouvernement libérien ne pouvait rester les bras croisés”, a confirmé à l’AFP un  responsable de la police.

Selon le responsable administratif, les gens arrêtés “sont un mélange  d’ancien miliciens loyaux à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, aujourd’hui  sous les verrous à la Cour pénale internationale de La Haye, et de mercenaires  libériens qui se sont battus à leurs côtés” durant la guerre civile en Côte  d’Ivoire.

De nombreux mercenaires en “chômage technique” après la fin de la guerre  civile au Liberia en 2003 avaient repris du service en Côte d’Ivoire voisine  après la tentative ratée de renversement du régime Gbagbo en septembre 2002 et  jusqu’à la chute de ce dernier en avril 2011.

Région la plus instable du pays déchirée depuis des années par de vives  tensions interethniques, l’ouest de la Côte d’Ivoire, frontalier du Liberia, a  été l’une des zones les plus éprouvées durant la crise poste,rdanélectorale  (décembre 2010-avril 2011).  Celle-ci s’est achevée avec la chute du régime de  Laurent Gbagbo, la capture de ce dernier et un bilan d’au moins 3. 000 morts.

Jeuneafrique.com  avec AFP

RDC : Kinshasa ne suit pas l’appel à la grève de Tshisekedi

janvier 31, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlL’appel à la grève générale lancé en RDC par Étienne Tshisekedi  fait un flop à Kinshasa. Seules les capitales des Kasaï ont paru se mobiliser en  faveur du président “autoproclamé”.

Étienne  Tshisekedi a, semble-t-il, de plus en plus mal à mobiliser les foules autour  de sa stratégie. Alors qu’il a lancé vendredi dernier un appel à la grève générale en RDC à partir de lundi, seuls quelques villes étroitement  contrôlées par son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)  ont répondu présent. C’est le cas à Mbuji-Mayi, la capitale de la province du  Kasaï-Oriental, et Kananga (centre), capitale du Kasaï-Occidental voisin, deux  villes où l’opposant congolais avait obtenu respectivement plus de 97% et près  de 96% des suffrages à la présidentielle du 28 novembre dernier.

La grève a été « bien suivie » à Mbuji-Mayi, selon Jean-Alexis  Kasuasua, le président de la Société civile (regroupement d’ONG) de la province. « Des commerces sont restés fermés, il n’y avait pas une circulation  intense comme d’habitude, beaucoup de piétons marchaient le long des  routes ».

La stratégie de Tshisekedi en cause

Pendant ce temps, à Kananga, plusieurs écoles et établissements publics sont  restés fermés. « Dans l’après-midi, les commerçants ont commencé à sortir  et essayer de vendre un petit rien pour subvenir aux besoins de la  famille », a précisé la Société civile du Congo (Socico).

En revanche, à Kinshasa, qui est pourtant considérée comme le fief du « Sphinx de Limete », la vie suivait son  cours comme si de rien n’était. Transports, commerces, occupations dans les  rues… Tout fonctionnait comme un lundi habituel. « Si nous faisons la  grève, qu’allons-nous manger ? Le Congolais mange au jour le jour, faire une  grève c’est nous tuer », explique une vendeuse d’oignons dans un quartier  de la capitale, remettant en cause la stratégie de Tshisekedi.

Jeuneafrique.com

Sénégal : les États-Unis incitent Wade à “céder la place”, manifestation de l’opposition interdite

janvier 31, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlAprès l’annonce de la validité de la candidature d’Abdoulaye  Wade par  le Conseil constitutionnel et les violences qui se sont produites dans  le pays, les États-Unis appellent clairement le président sénégalais à renoncer  à un troisième mandat.  L’opposition et la société civile prévoyaient, elles,  une nouvelle manifestation mardi 31 janvier, mais les autorités ont interdit ce  rassemblement dans la capitale.

« Nous respectons le processus politique et légal et le fait qu’(Abdoulaye  Wade) soit autorisé à briguer un nouveau mandat mais le message que nous lui  adressons reste le même : l’attitude digne d’un chef d’État serait de céder la  place à la prochaine génération ».

C’est en ces termes que la porte-parole du département d’État américain,  Victoria Nuland, a réagi à l’annonce de la validité de la candidature du  président sortant sénégalais, annoncée par le Conseil constitutionnel le 27  janvier.

« Nous sommes préoccupés par le fait que la décision du président Wade de  solliciter un troisième mandat (…) pourrait mettre en péril la démocratie, le  développement démocratique et la stabilité politique que le Sénégal a bâtis sur  le continent au cours des décennies », a averti pour sa part William Burns, le  secrétaire d’État adjoint américain, lundi 30 novembre.

“Cest trop tard, Wade est candidat”

Mais le ministre d’État et chargé de la communication du directoire de  campagne du président, El Hadj Amadou Sall, ne l’entend pas de cette oreille. « Je réponds à nos amis américains que nous comprenons leur préoccupation, mais  c’est trop tard, Abdoulaye Wade est candidat », a-t-il rétorqué lors d’une  interview dans une émission de la chaîne privée sénégalaise Télévision Futurs  médias (TFM, du groupe de presse de Youssou Ndour). « Il appartient au peuple  sénégalais de se prononcer » a-t-il ajouté, précisant que « la candidature (du  président actuel) a été déclarée propre et recevable par une institution  constitutionnelle qui en a la compétence ».

La France a, de son côté, appelé au calme, et regretté que « toutes les  sensibilités politiques ne puissent être représentées » à la présidentielle. Le  nom de Youssou Ndour, star internationale dont la candidature a été  rejetée par le Conseil constitutionnel, n’a pas été explicitement cité par  Paris.

Alioune Tine libéré

Lors de la présidentielle du 26 février, face à Abdoulaye Wade,  les candidats seront donc au nombre de treize, suite à la décision des  juges, qui ont définitivement confirmé la validité de la candidature du chef de  l’État sortant, le 29 janvier.

Les partis d’opposition et des ONG de la société civile regroupés au sein du  Mouvement du 23 juin (M23), dénoncent depuis le 27 janvier un « coup d’État  constitutionnel, prélude à un coup d’État électoral ». Le M23 a donc appelé à  une nouvelle manifestation dans la capitale, place de l’Obélisque,  ce mardi. Ce « sera un rassemblement pacifique pour continuer à protester contre  l’inqualifiable et l’inacceptable validation de la candidature du président Wade  par le Conseil constitutionnel », a affirmé Alioune Tine, coordonateur du M23,  qui a été libéré lundi soir après avoir passé deux jours en détention, sans  motif. « Tous les citoyens » sont appelés à y participer, précise-t-il.

Mais le gouvernement a réagi immédiatement, interdisant la manifestation  prévue ce mardi. Le motif ?  « Ses organisateurs n’ont pas fait de  déclaration préalable comme l’exige la loi », a expliqué le porte-parole du  ministère de l’Intérieur, Abdoulaye Thiam.
Si la manifestation venait à  avoir lieu, les forces de sécurité seraient donc autorisées à disperser les  manifestants dès qu’ils commenceront à se rassembler.

De quoi faire craindre de nouvelles violences, notamment suite à la mort de deux personnes à Podor (dans le nord du Sénégal)  lundi 30 janvier, lors de manifestations hostiles au président, et d’un  policier le 27 janvier à Dakar.

Jeuneafrique.com avec AFP

Nouvelle : L’autre moment du bonheur

janvier 30, 2012

Vierge sans être vierge, Sophie, femme seule à la beauté pulpeuse, proche de la quarantaine, célèbre son anniversaire sous son signe  zodiacal, après la rupture de sa vie conjugale médiocre, où elle n’a pas été totalement libre et heureuse dans les bras de son conjoint.

La fête du jour de sa naissance au lieu de prendre une allure de grande pompe, elle est plutôt un symbole d’invitation simplifiée, limitée à sa voisine et à ses enfants. Une manière de faire son deuil. De déchirer et jeter le linceul des caprices maritaux. Elle  allume de nombreuses bougies blanches de pureté pour exorciser ses malheurs et de couleur jaune de la paix pour asseoir la tranquillité de son cœur.

Un gâteau aux raisins secs, à la confiture et à la marmelade, cuit dans le four électrique, à température consignée sur le mode d’emploi, se partage entre toutes les mains avant de continuer l’élan de la joie dans un restaurant célèbre du vieux quartier historique et touristique de la ville où elle paye de sa poche toutes les commandes de différents goûts.

Le lendemain, elle se réveille avec une bonne humeur agréable et une mine joviale. Une toilette sans maquillage dans un pantalon Jean et un bustier accompagne son beau corps. Elle se démarque et se rend dans un salon spécialisé d’estampes chinoises pour apposer, à la partie supérieure de sa cuisse, un tatouage de fleur rose de l’amour, surmonté d’un lotus aux pétales blanches épanouies de sa nouvelle condition féminine. Un jeu et une attitude de liberté qu’elle ne pouvait pas se permettre dans les liens de son mariage. Elle intègre, en plus, le monde virtuel et s’inscrit dans de nombreux réseaux sociaux pour créer des relations amicales. Pour passer le temps. Pour se distraire et échanger. S’amuser avec les mots. Pour découvrir d’autres formes de sentiments venus d’ailleurs avec le feu et la puissance de l’audace en veillant à sa conscience.

Désormais, elle peut rire sans heurter un regard furibond et désapprobateur, à la pointe espiègle. La première photo de son profil, à peine, insérée dans l’encadré du coin en haut de sa page, a attiré, dans les minutes de son exposition, de mise en ligne, de nombreuses demandes d’amitié dont elle a l’embarras du choix entre les bons et les sincères, les courtois et les indésirables. Mais ne connaissant pas les intensions des uns et ne pénétrant pas les cœurs des autres, elle trie au sort en écartant les malchanceux ayant un nom trop long selon son critère d’élimination.

Sa boîte du réseau se remplit chaque jour. Elle est parmi les vedettes qui accrochent le plus grand nombre de candidats. En plus, elle est belle. C’est une fée. Une Vénus qui n’a pas de rides, à la bouche fine de poupée d’enfance, aux petits yeux de colibri et au doux nez, bon à caresser au toucher entre le pouce et l’index.

Devant chaque tableau de son existence se dessine un paysage d’activités. Ainsi, à l’approche des fêtes de fin d’année, elle va au centre communautaire le plus proche de sa résidence pour s’inscrire au panier de Noël. Elle y rencontre un homme d’un certain âge qui l’approche et s’intéresse à son physique. Celui-ci débute la conversation s’il peut s’asseoir à côté d’elle. Elle accepte élégamment en esquissant un sourire sur le fil conducteur de ses lèvres. Le temps de la parole oriente la causerie dans la sympathie de la vie de chacun. L’atmosphère est cordiale. L’échange ouvre une brèche à l’issue inconnue. Rendez-vous est pris.

Deux jours après, le bon monsieur vient frapper à la porte de son appartement et lui apporte des pommes jaunes d’un bel arôme cultivées dans les vergers américains.

Surprise de son cadeau, elle offre un bon whisky ramené de la cave de son défunt père pour être à la hauteur du geste ayant bouleversé ses attentes. Il commence à jeter un regard sur les différents objets qui ornent ses murs. Il apprécie son cadre vital d’une extrême propreté irréprochable comme un bateau de marins. Il s’engage en de multiples promesses allant par l’achat des vêtements, en passant par les chaussures, bijoux, parfums jusqu’aux provisions alimentaires pour ravitailler son frigo. Elle écoute religieusement la litanie d’objets qui la laisse imperturbable. Elle cherche à connaître l’âge de son interlocuteur. Celui-ci ne dit aucun mot et se réfugie dans le silence de la réponse car cet élément est substantiel chez Sophie. L’homme doit avoir en faisant jouer son imagination, en plus de l’âge de son père sinon celui de son grand-père, par la quantité des rides qui dévastent déjà le champ de son visage.

Peu à peu, le sujet change et perd la substance affective donnant naissance à un avorton sentimental. Plus aucun intérêt ne peut plus les maintenir. La chaleur de la visite s’éteint comme une flamme sans vigueur qui avale sa langue. Elle accompagne son pauvre prétendant au pas de la porte.

Dans l’après-midi, elle porte son pantalon Jean collé de plusieurs morceaux avec une belle chemise blanche, doublé de son parka et surmonté de son blouson. Elle empoche sa carte d’autobus, se dirige à l’arrêt du bus et se rend au vieux port pour regarder des pigeons et des mouettes qui aiment manger la mie de pain ainsi que des bateaux qui écartent les rocs et des blocs de glace sur la peau du fleuve.

A la fin de sa promenade, elle emprunte le vieux boulevard qui est envahi par de nombreux visiteurs qui se précipitent à l’entrée des restaurants pour le souper. Elle marche prudemment jusqu’à la gare routière pour prendre son bus de retour qui la conduit à destination.

Au moment de sa descente, un faux pas la déséquilibre. Elle glisse et tombe. Sa canne se détache de sa main droite. Un homme qui vient derrière elle, la prend de sa main et la relève. Il lui redonne son instrument de support et d’équilibre. Un étranger. Elle le dévisage. Lui remercie tendrement. Elle lui demande de l’accompagner jusque dans son appartement en l’aidant à gravir les marches de l’escalier.

Devant sa porte, elle cherche sa clef dans son sac noir et introduit gentiment son aidant de circonstance dans son logement. Son chat noir lui souhaite la bienvenue en balançant et frottant sa queue contre son pantalon. Un signe que Sophie interprète comme étant une adoption un peu rare chez son animal domestique. Un petit café de réception inaugure la rencontre d’assistance. Elle profite de sa présence par un courage inédit lui priant de la masser, à l’endroit du choc pendant sa chute car elle ressent une sensation de brûlure avec des effets douloureux. Elle l’invite dans sa chambre, porte sa culotte de gymnastique. Elle lui défend de regarder sa poitrine.

Après cette sollicitation, elle joue une musique douce, puis s’étend et s’allonge sur son lit en lui remettant un désinfectant. Jérémy prend la pommade du massage, l’étale sur la surface endolorie. Indication de précaution lui est donnée de le faire légèrement car elle avait subi une opération au genou.

Pendant que ses mains traversent la zone de souffrance, elle débite un flot de paroles qui lui procurent une douceur intense et immense. Elle l’épie et gémit: doucement ! Tu masses bien. Elle soupire et expire. Reprend son souffle puis remonte son autre pied qui forme une pyramide. Elle sourit et nourrit sa curiosité en lui demandant s’il a une femme. La réponse est négative.

Grande est sa satisfaction. Pleine est sa joie. Elle est heureuse. Trop heureuse car ses yeux irradient une grande lumière et laisse couler une petite larme d’affection mais aussi de bien-être et de bonheur qui glisse sous son soutien puis s’infiltre sous ses aisselles. Elle se relève et crée la surprise en descendant sa culotte pour lui montrer son tatouage avec le privilège qu’il est le premier homme à le voir. Mention spéciale lui est attribuée à cette marque de beauté faite à l’encre de chine sur sa cuisse brune. Jérémy trouve que cette exhibition est une provocation cachée, peu courtoise et osée de la part d’une femme. Mais sa timidité ne déclenche aucune réaction de profondeur sentimentale ou de quête amoureuse. Sa curiosité s’arrête à la limite de l’étonnement et ne traverse aucun plan de désir.

Après ce moment de soins de santé physique, elle le ramène au salon pour regarder un film pris en abonnement à la bibliothèque municipale. Le temps passe vite et tend vers le milieu de la nuit. Minuit. La moitié jumelle de la nuit. Les deux corps d’obscurité nés entre le crépuscule et les jambes de l’aube. Elle lui propose de dormir ensemble en récompense de sa vive sensibilité durant sa chute car elle a été très touchée de l’expression de sa sympathie, en plus du massage.

La nuit s’est passée en frère et sœur avec au bas du lit le chat noir même si, de temps en temps, elle a reposé sa tête sur la large poitrine de Jérémy pour prendre la chaleur du battement de son pouls par son oreille gauche, à son grand plaisir sans pourtant réveiller un quelconque désir.

Tôt le matin Jérémy quitte l’appartement à la pointe des pieds, à pas de velours et rentre chez-lui.

Sophie, habituée désormais d’internet entretient une correspondance régulière avec lui car sa proximité est plus sûre pour le voir à ses côtés et plus économique parce qu’elle n’a pas à acheter des cartes pour appeler un ami virtuel qui habite dans un autre continent. Mais elle conserve quand même toutes ses relations pour sa nouvelle vie afin de vibrer au même diapason que les femmes actuelles du monde.

De par son éducation, elle reste reconnaissante à chaque bien reçu, à chaque souvenir qui ne la laisse pas indifférente. Elle envoie à Jérémy un mail de promenade du soir pour lui tenir compagnie dans le but d’aller acheter des cadeaux. Lui aussi veut prendre des draps de lit pour recevoir sa marraine spirituelle qui vient de Paris. Elle se déplace jusque dans son appartement et lui réserve une surprise. Voulant lui remettre une carte de vœux. Elle ne la retrouve plus. Elle fouille toutes les poches de son sac. En vain ! Seule celle de son ancien prétendant aux pommes est en bonne place. Elle ne prend pas le temps de s’asseoir pendant une minute. Ils descendent l’escalier en colimaçon, gagnent la rue adjacente et transversale qui se prolonge en direction du centre d’achats.

La neige qui est tombée a laissé, par endroits, de la glace que le soleil et la pluie ont transformés en verglas. Il faut faire attention surtout qu’elle marche avec une canne. Il lui sert de troisième main de secours. Elle se rend à l’immeuble des personnes âgées pour déposer une carte de vœux.  Jérémy émet un cri de jalousie car la tienne a été perdue par négligence sans nécessaire intérêt d’arriver à sa destination avec l’inconnu message contenu pour cimenter leur nouvelle amitié. Elle rattrape sa faute en lui déposant un tendre et chaleureux baiser à la joue pour le consoler qu’il a gagné sa confiance et l’estime de son cœur. Elle lui réserve une surprise. Un projet de vie future.

Dans le magasin, elle achète du linge et des jouets à offrir en cadeaux pour ses enfants et  petits-enfants. Elle donne un paquet à Jérémy pour l’aider à transporter ses dons. Elle ne cesse de dire en route que cette sortie lui a fait énormément du bien et que si cela peut se répéter, elle en tirerait un grand profit. Tant qu’il y a la vie, l’espoir est permis. Je ne suis plus seule pour l’instant. J’ai cessé de pleurer car dans ma boîte électronique, je trouve toujours du courrier de consolation, des marques d’attention de la part des amis.

Au moment où il porte les bagages dans son appartement avant de se séparer, elle lui apprend qu’il est invité chez ses enfants et que sa compagnie serait la bienvenue. Il réplique : « Pourquoi vais-je être à tes côtés ? Tu comprendras sur place quand tu seras avec moi. Un câlin suivi d’une tape à l’épaule clôture la promenade.

Sophie appelle sa fille et raconte sa promenade avec Jérémy qu’elle a bien cheminé en coq et poule pour faire les emplettes de la soirée familiale. Elle exprime la soif et l’envie de vite le connaître car maman depuis fort peu ne cesse d’encenser à coups de téléphone son nouvel ami. L’étranger qui lui a témoigné une gentillesse sans bornes quand elle était tombée du bus.

Quand arrive le jour du rendez-vous, elle se rend au salon de coiffure pour défaire, nettoyer, laver et arranger ses cheveux. Il va passer la chercher chez-elle à 19 heures. Il ne va pas directement, il part acheter une carte d’appel pour avoir de la petite monnaie nécessaire pour payer le ticket du bus.

Entretemps, elle appelle chez-lui et laisse un message dans son répondeur. Quelques instants après, il sonne et madame l’accueille avec un parfum qui prend d’assaut ses narines. Les effluves ont une bonne senteur exotique. Elle est habillée avec beaucoup de raffinement d’une tête à chapeau perlé et des belles parures stylées comme une princesse partant aux noces d’une reine.

Descendant tous les deux, après la tempête de la journée et longeant les passages à piétons; la neige est curée par des engins du service d’entretien routier; le bus dans lequel, ils prennent place les laisse à l’arrêt proche de la destination résidentielle.

A chaque fois, Sophie rappelle à Jérémy pourquoi reste-t-il derrière plus distant au lieu de lui être proche bien que marchant avec une canne. Il répond de faire attention sur la neige; la peur de sa chute sur le verglas hante toujours son esprit car il avait porté le plâtre pendant plus de quatre mois.

Coïncidence, ils arrivent au même moment que sa fille qui vit à la frontière américaine. Elle reconnaît sa mère et s’écrie : Maman ! Je suis-là…Des embrassades accompagnent les poignées de mains suivies d’une brève présentation de Jérémy.

Sophie décharge sa fille et prend la poussette qu’elle monte jusqu’au troisième étage. Entre les marches de l’escalier, la conversation fuse en bonnes paroles et en éclats de rire.

-          Maman, tu es bien habillée ?

-          Oui, ma fille, c’est ma soirée qui inaugure une autre ère de ma vie. Je la veux une réussite pour ne pas décevoir Jérémy et de décoller avec de nouvelles ailes et des belles plumes de la liberté.

Franchissant le seuil de l’appartement, maman est accueillie chaleureusement. Elle a produit une ombre d’éclipse sur l’arrivée de sa fille qui n’a pas bénéficié de la même attention. Elle est tout feu, toute flamme. Sa main croise toutes les autres, escortant dans son élan, celle de Jérémy par une bonne note de sourire instantané chaque fois qu’elle rejoint la paume de ceux qui lui réservent la bienvenue.

Un verre de réception leur est proposé. Les goûts sont différents. Un léger commentaire de Sophie complète son compliment fait à Jérémy de la part de sa bru et de son gendre. La marraine et le parrain appuient les propos avec un zeste d’humour qu’ils forment un beau couple. Quand un léger sourire se dessine sur son visage, une étincelle de lumière s’échappe sur le regard de son étranger et sous le feu de l’admiration, un voile de bénédiction couvre le couple de sa radiance.

Le repas est fin prêt. Une dinde à la chair tendre cuit distinctement à feu doux et au four, recette de préparation de son fils en l’honneur de l’amant à sa mère pour donner un cachet particulier de convivialité.

Jérémy est encadré à table par le fils et le parrain. Deux hommes qui l’entraînent dans une conversation familière comme s’ils se connaissaient depuis fort longtemps. Elle s’intercale dans la causerie des hommes avec des bribes de mots pour apporter sa couleur féminine. Aucun veto d’interdit ne lui est infligé.

A côté du menu principal de la dinde, le second qui atterrit et surplombe la table est une recette portoricaine de la bru; du poisson assaisonné de coriandre, de muscade, de gingembre, de petits piments et de basilic. Un mets très exotique aux oignons en rondelles bien parfumés. Regard et sourire saluent cette contribution culinaire pour la jeunesse de son savoir-faire gastronomique. La marraine et le parrain s’étonnent que des mains d’artiste de leur filleul aient pu occuper une belle position du repas de la soirée. Le mariage est presque gagné dans la mesure où toutes les bouches ont apprécié avec appétit la succulence du poisson.

Dans cet appartement construit à l’étroit où chaque pas donne l’impression de heurter un objet, les pieds doivent avoir des yeux pour faire attention. Les fumeurs présents dans la salle demandent l’autorisation à Sophie s’ils peuvent allumer leurs cigarettes sans gêner la présence des non-fumeurs. Un coin du balcon est à leur disposition pour satisfaire le besoin du tabac. A chacun son goût et ses préférences dans la société.

Pendant ce temps, Jérémy anime le repas sur un sujet à caractère historique et culturel sur la table, objet et symbole de rassemblement introduit par la colonisation dont l’appellation en langue kongo et portugaise, se dit et s’écrit:”mesa”, la table, répond à la même orthographe et traduit la même chose. Une belle évocation d’information ayant apporté une notion supplémentaire de la connaissance étrangère.

Sophie est fière d’avoir une bonne compagnie d’un homme qui sait intégrer un groupe quelconque par sa capacité à prendre la parole, à briser les silences, à plaire et à satisfaire. Un compagnon qui lui respecte avec son léger handicap que ne pouvait plus supporter son ancien mari mais qu’il accepte comme une condition accidentelle d’existence pouvant arriver à n’importe quelle personne dans la société.

Malgré la différence d’âge qui les sépare, il est doté d’une éternelle jeunesse qui force l’admiration auprès des femmes même les enfants qui sont dans la vingtaine paraissent plus vieux que lui avec son demi-siècle de vie. C’est un homme exceptionnel aux pouvoirs innombrables. Il ne boit pas trop d’alcool, sinon plus d’eau, ne fume pas, ne mange pas de gras; très cérébral qui passe plus son temps à des exercices d’ascèse durant lesquels – au-delà de la méditation – il purifie régulièrement son organisme et évacue ses déchets et toxines qui entraînent le vieillissement des tissus par un régime semi-végétarien.

Le repas se clôture par une surprise. Jérémy est déclaré l’homme de la soirée. Il reçoit de la main des enfants un cadeau pour sa meilleure contribution dans le milieu familial, pour tous les bons services d’assistance de dépannage et pour avoir comblé d’affection le cœur de leur maman qui, désormais, est heureuse depuis la séparation d’avec leur père, vit des moments de bonheur.

A son retour, il remercie les enfants et le couple de la marraine et du parrain pour l’honneur qui lui a été fait et de la place qu’il occupe maintenant dans le cœur de chacun des membres du noyau familial.

Parents et enfants se séparent. Ils sont reconduits chez eux par le bon couple des parrains jusque devant la résidence de Sophie pour peut-être continuer le reste du temps de la nuit.

© Bernard NKOUNKOU

Shakira, très sexy, décorée à Cannes devant ses parents et Patricia

janvier 30, 2012

C’est incontestable, la France l’aime à mourir : grande animatrice de la 12e cérémonie des NRJ Music Awards hier soir à Cannes, qu’elle a inaugurée avec sa reprise de Francis Cabrel validée par l’intéressé, Shakira a été doublement distinguée sur la Croisette, samedi 28 janvier 2012.

Quelques heures avant d’apparaître sur le tapis rouge du Palais des congrès et des festivals azuréen, pulpeuse et à tomber à la renverse dans une robe bustier minimale et colorée, et de recevoir un Award d’honneur (sa septième récompense en huit ans aux NRJ Music Awards) pour son rayonnement international des mains de Johnny Hallyday, la bomba colombienne de 34 ans était à l’origine d’une véritable émeute dans les murs chic du Majestic, très sexy dans une robe sans manche tendance school girl ou pom pom girl (chacun décidera).

Le ministre français de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand, qui a déserté les salons de la rue de Valois pour intervenir à Cannes dans le cadre du 46e Midem (Marché international du disque et de la musique enregistrée), était présent pour l’honorer et affirmer encore un peu plus les liens intenses entre la popstar latine et la France : sous le regard évidemment très fier de ses parents Nidia et William, Shakira s’est laissé épingler avec le sourire, recevant les insignes de chevalier des Arts et des Lettres. “Je suis très touchée de recevoir cet honneur dans un pays tel que la France, qui a partagé avec le reste du monde un héritage culturel important“, a notamment déclaré une Shakira absolument rayonnante, qui devient ainsi la première Colombienne à accéder à cette distinction. Il ne manque plus que la Légion d’honneur à celle qui interprétait avec audace et panache la Marseillaise, en français s’il vous plaît, lors des NRJ Music Awards 2011, où deux prix lui avaient été remis (Artiste féminine internationale et Chanson internationale de l’année).

Prompt, comme on le sait, à épingler en rafales, Frédéric Mitterrand honorait deux autres grandes dames du milieu musical au cours de la même cérémonie : ambassadrice d’un “blues à la française“, “personnalité déterminée” au “rayonnement exceptionnel sur tous les continents“, comme a tenu à le rappeler le ministre, Patricia Kaas a été élevée au rang d’officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, à l’instar de Brian Ferry, tandis que Françoise Canetti, fille du légendaire découvreur et producteur de talents Jacques Canetti (découvreur de Brel et Brassens, entre tant d’autres), a été faite chevalier des Arts et des Lettres en reconnaissance de la passion qu’elle met à perpétuer l’oeuvre de son père.

Purepeople.com

Présidentielle au Sénégal: deux morts, 5 blessés lors de violences dans le Nord

janvier 30, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlDeux personnes ont été tuées lundi à Podor, dans la région de  Saint-Louis (nord)) et cinq blessés, dans des violences lors d’une manifestation  contre la candidature du président Abdoulaye Wade à la présidentielle de  février, a appris l’AFP de sources concordantes.

Des échauffourées ont opposé des partisans du Mouvement du 23 juin (M23,  opposition politique et société civile) qui protestaient contre la candidature  de M.  Wade et des forces de l’ordre intervenues pour les disperser, faisant  sept blessés, dont deux sont décédés à l’hôpital, ont indiqué des témoins, une  source policière et une source hospitalière joints depuis la ville de  Saint-Louis.

Les morts sont un manifestant de 17 ans, et une sexagénaire qui est tombée  sur la manifestation alors qu’elle “revenait du marché”, a affirmé à l’AFP un  des témoins.

Leurs identités ont été confirmée à l’AFP par une source policière, qui a  indiqué que le jeune manifestant décédé “a été atteint au thorax”, sans préciser  la nature du projectile.  Il est décédé à l’hôpital de Ndioum (environ 40 km à  l’est de Podor), où il avait été évacué.

La sexagénaire, elle, “faisait partie des blessés évacués au district  sanitaire (petit hôpital) de Podor.  Elle (y) a rendu l’âme”, a précisé le  policier, faisant état de cinq blessés toujours admis à l’hôpital.

Les deux décès et cinq blessés ont également été confirmés par une source  hospitalière, selon laquelle “les blessés sont sous contrôle médical”.

Aucune des sources n’a précisé la nature des blessures des victimes.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo: commercialisation de la première tablette tactile africaine

janvier 30, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlLa commercialisation de la toute première tablette tactile  conçue du design à la technologie en Afrique a débuté au Congo-Brazzaville,  a-t-on appris lundi auprès de son inventeur, l’informaticien congolais Vérone  Mankou.

“Nous avons mis en place un dispositif et de la logistique pour  commercialiser la tablette depuis vendredi.  Aujourd’hui (lundi), chacun peut  l’acheter”, a déclaré à l’AFP le jeune homme de 26 ans.

La tablette est baptisée Way-C: la “lumière des étoiles”, dans un dialecte du  nord-Congo.  Elle mesure 19 cm de long, 17 cm de large, est épaisse de 1,2 cm et  pèse 380 grammes.  Sa mémoire atteint 512 Mo et elle dispose d’un système wifi  intégré.

“Sur le plan technologique, cette tablette est équivalente à toutes celles  qu’on trouve sur le marché”, a affirmé M.  Mankou, faisant allusion à l’Ipad du  géant américain de l’informatique Apple.

Son prix: 150. 000 FCFA (228 euros).  “Acceptable et relativement bas, par  rapport à la technologie utilisée”, a indiqué l’inventeur, par ailleurs  conseiller en nouvelles technologies de la communication au ministère congolais  des Postes et télécommunications.

La tablette, présentée au grand public pour la première fois en septembre  2011, a été conçue au Congo mais assemblée en Chine, “pour la simple raison que  le Congo ne dispose pas d’usine et pour des raisons de prix”, a-t-il ajouté.

“Elle est vendue exclusivement dans les boutiques Airtel Congo” de  Brazzaville et Pointe-Noire, une société privée de téléphonie mobile filiale du  groupe indien Bharti avec qui la société de M.  Mankou -VMK (Vumbuka,  réveillez-vous, en kituba, deuxième langue nationale)- a conclu un accord.

“Avec cette société nous avons également conclu un partenariat pour  l’utilisation de la 3G parce que la tablette n’a que le wifi intégré”, a précisé  l’inventeur.

Le financement du projet, né en 2006, s’élève à plus de 80 millions de FCFA  (près de 122. 000 euros), essentiellement apportés par VMK.  La tablette doit  être commercialisée dans dix pays d’Afrique de l’ouest, en Belgique, France et  en Inde à compter du 15 février, selon M.  Mankou.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sommet de l’Union Africaine : le Béninois Boni Yayi élu nouveau président

janvier 30, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlLe chef de l’État béninois, Thomas Boni Yayi , a été élu  dimanche  président de l’Union africaine (UA) et a immédiatement invité les deux  Soudan à améliorer leurs relations et le Nigeria à retrouver le calme.

Le chef de l’État béninois, Thomas Boni Yayi , a été élu  dimanche président de l’Union africaine (UA) et a immédiatement invité les  deux Soudan à améliorer leurs relations et le Nigeria à retrouver le calme. Son  élection à ce poste à rotation annuelle a été annoncée par le président  équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, qui occupait la fonction jusqu’ici.
“Je félicite le nouveau président de l’Union africaine (…) Boni Yayi,” a  déclaré M. Obiang. “Je n’ai aucun doute sur le fait que grâce à votre grande  autorité (…) vous saurez mettre en oeuvre notre objectif de paix et de  sécurité,” a-t-il poursuivi à l’occasion du 18e sommet de l’UA à Addis Abeba.  “Je souhaite exprimer ma gratitude (…) aux chefs d’Etat présents pour la  confiance qu’ils m’ont apportée”, a de son côté déclaré le président béninois.  “Nous allons continuer à travailler ensemble étroitement pour faire en sorte de  consolider tout ce que nous avons accompli jusqu’ici,” a-t-il poursuivi.
Les premiers mots du nouveau président ont été pour les deux Soudan, dont les  relations restent extrêmement tendues depuis l’accession à l’indépendance, en  juillet, du Soudan du Sud. Il a appelé Juba et Khartoum, en conflit ouvert sur  le partage de ressources pétrolières et des questions frontalières, à avancer  vers la “démocratie”.
Thomas Boni Yayi a également appelé au calme dans  la région du Sahel et au Nigeria, assurant du “soutien du continent” pour “que  la paix revienne”. Le Nigeria a été frappé ces derniers jours par une série  d’attaques sanglantes revendiquées par le groupe islamiste Boko Haram. “Le  développement de notre continent est entre nos mains, mes chers présidents,  c’est pourquoi je voudrais souligner que c’est dans l’unité et la cohésion que  notre continent assurera son développement”, a-t-il encore ajouté.
Les  noms de deux autres candidats à la présidence de l’UA avaient circulé ces  derniers jours : ceux des présidents gambien, Yahya Jammeh, et nigérian, Goodluck Jonathan. Mais selon des responsables,  les pays d’Afrique de l’Ouest, dont le tour était venu d’assurer cette  présidence, avaient décidé dès samedi soir de retenir la candidature du  Béninois.
A l’occasion de ce 18e sommet, les dirigeants africains doivent aussi élire le nouveau  président de la Commission de l’UA, son organe exécutif, et choisir entre le  sortant, le Gabonais Jean Ping, et la ministre sud-africaine de l’Intérieur,  Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne ministre des Affaires étrangères et ex-épouse  du président Jacob Zuma.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal : l’opposition attend le résultat de ses recours contre le président Wade

janvier 30, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlL’opposition et la société civile sénégalaises faisaient front  dimanche  contre le chef de l’Etat Abdoulaye Wade dans l’attente d’une décision  du  Conseil constitutionnel sur les recours contre la validation de sa   candidature à un troisième mandat à la présidentielle de février.

L’opposition et la société civile sénégalaises faisaient front dimanche  contre le chef de l’Etat Abdoulaye Wade dans l’attente d’une décision du Conseil  constitutionnel sur les recours contre la validation de sa candidature à un  troisième mandat à la présidentielle de février.
Après les graves violences (un policier tué) qui se sont  produites dans la nuit de vendredi à samedi à la suite de l’annonce de la  validation de la candidature de M. Wade, 85 ans, au pouvoir depuis douze ans, le  calme était revenu à Dakar et en province. Le Mouvement du 23 juin (M23,  opposition politique et société civile), qui a appelé à “la résistance” contre  cette candidature “n’a pas prévu de manifestation avant mardi”, a déclaré à  l’AFP un de ses dirigents, Abdoul Aziz Diop.
Militant reconnu et respecté  pour la défense des droits de l’homme en Afrique, Alioune Tine, coordinateur du  M23, arrêté samedi comme des dizaines d’autres militants du mouvement, était  toujours entendu dimanche par la police à Dakar sur son rôle présumé dans ces  violences. Uni et déterminé, le M23 attend les arrêts du Conseil constitutionnel  sur les recours en annulation de la candidature Wade déposés par sept candidats  d’opposition qui la jugent non conforme à la Constitution, affirmant qu’élu en  2000, réélu en 2007, M. Wade a épuisé ses deux mandats légaux.
Le camp du  chef de l’Etat récuse cet argument, arguant de réformes de la Constitution en  2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter. Le président sortant a  également saisi le Conseil pour obtenir l’invalidation de la candidature de  trois de ses opposants, d’anciens proches. Il s’agit de deux de ses ex-Premier  ministres, Macky Sall et Idrissa Seck, et de son ancien ministre des Affaires  étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, auxquels il est demandé de produire un  document prouvant qu’ils sont en règle avec l’administration fiscale.
Autre recours, celui du chanteur Youssou Ndour qui récuse  l’invalidation de sa candidature par le Conseil, au motif qu’il n’a pas présenté  un nombre suffisant de signatures valides pour le soutenir.
Sous  pression
Une source proche du Conseil a indiqué à l’AFP qu’il ne  fallait pas s’attendre à une décision avant lundi ou mardi. Les cinq “sages” du  Conseil – tous nommés par Wade – sont sous pression de l’Union européenne (UE)  et de la France qui demandent qu’ils statuent “de manière claire et impartiale  sur les réclamations”.
C’est pourquoi les membres du Conseil “doivent  motiver très précisément chacune de leur décision sur les recours, ce qui  demande un travail d’enquête”, indique la source proche du Conseil, ajoutant:  “Vu la situation, il faut que chacun sache pourquoi telle ou telle candidature  est validée ou invalidée”.
Cet interlocuteur a précisé que le travail  d’enquête doit notamment porter sur “des candidats qui pourraient avoir une  double nationalité, la loi stipulant que chaque candidat doit être exclusivement  de nationalité sénégalaise”. Des ambassades doivent donc être contactées, a-t-il  ajouté. “La décision du Conseil ira toujours dans le sens voulu par le pouvoir”,  a affirmé Abdoul Aziz Diop, et l’annonce de la confirmation de la candidature de  M. Wade ou de l’invalidation de celle d’un opposant initialement retenue, risque  de déclencher de nouvelles réactions de violence.
Sans citer directement  le président Wade, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a estimé devant  le sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba que les révolutions arabes  avaient été “à la fois une source d’inspiration, mais aussi un rappel que les  dirigeants doivent écouter leur peuple”.
A Dakar, des organisations de  défense des droits de l’homme ont appelé “à la préservation de la paix sociale  et de nos acquis démocratiques” au Sénégal, jusqu’alors considéré comme un  modèle en Afrique, invitant “à la retenue de part et d’autre”.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal – Cheick Bamba Dieye : “Consolider notre action pour stopper Wade”

janvier 30, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlConsidéré comme l’une des valeurs montantes de la vie  politiqueau Sénégal, candidat pour la deuxième fois à l’élection présidentielle  sous les  couleurs du Parti pour le socialisme et la démocratie, Benno Jubël   (FSD/BJ), le député-maire de Saint-Louis, 47 ans, mobilise ses troupes  depuis  son QG du quartier de Bopp à Dakar. Tout comme les autres  opposants, Cheick  Bamba Dieye remet en cause la validité de la  candidature du président sortant  Abdoulaye Wade et l’invalidité de celle  du chanteur Youssou N’dour, qu’il est  venu soutenir samedi soir à  Médina. Interview.

Jeune Afrique : Que vous inspire la décision du Conseil constitutionnel, tant sur la validité de la  candidature d’Abdoulaye Wade, que sur l’invalidité de celle de Youssou  N’Dour ?

Cheick Bamba Dieye : C’était illusoire de penser qu’Abdoulaye Wade et son appareil politique allaient se laisser  invalider. Les membres du Conseil constitutionnel doivent cependant  comprendre que nous sommes tous (les candidats, NDLR) à des niveaux de  responsabilité qui nous permettent de comprendre la teneur des lois votées à  l’Assemblée nationale et sur lesquelles il s’appuie pour statuer. De plus, nous  connaissons la qualité des hommes qui composent ce Conseil et les relations  qu’ils entretiennent avec l’exécutif. Le système judiciaire est pris en otage.  Il y a trop d’éléments à charge pour ne pas douter de la légalité de cette  décision.

Que va-t-il se passer d’ici le 26 février, jour du premier tour de  l’élection ?

Nous devons nous organiser, réveiller les citoyens, consolider notre action  pour stopper Abdoulaye Wade. Chaque jour jusqu’à cette date nous devons lui  montrer que c’est un jour de moins qu’il passe à la tête de l’État. S’il ne part  pas, les citoyens n’auront plus que les urnes pour le sanctionner.

La coalition contre Abdoulaye Wade ne risque-t-elle pas de voler en  éclat une fois que vous serez tous en campagne ?

La campagne commence le 5 février. D’ici là, tout doit être fait pour ramener  Abdoulaye Wade à la raison. Si rien n’est obtenu, nous entrerons en campagne et  nous devrons, chacun, défendre nos projets politiques.

Pensez vous avoir une chance de passer le 1er  tour ?

Depuis ces quatre dernières années, le FSD/BJ a fait un bon fulgurant, il est  devenu un parti majeur. Nous sommes aujourd’hui présents dans toutes les grandes  villes de diaspora du monde, dans tous les départements et dans toutes les  collectivités locales du pays. D’élection en élection, nous nous renforçons.

Je promets de mobiliser 500 milliards de FCFA sur 5 ans pour la  Casamance.

Vous n’avez jamais eu de responsabilités gouvernementales, d’aucuns  mettent en doute votre capacité à diriger le pays…

Je suis député depuis 5 ans, maire depuis 3 ans d’une commune importante du  pays, et ingénieur depuis 20 ans… personne ne peut dire que je ne suis pas  capable. Et qu’est ce que la pratique de l’État a apporté à ce pays depuis 52  ans ? Corruption, sous-développement et déstructuration de notre  État !

Ramener la paix en Casamance est l’un des échecs d’Abdoulaye Wade.  Que feriez-vous en cas de victoire ?

Je ne promets pas de régler le problème de la Casamance en 100 jours,  contrairement à Wade, car c’est techniquement impossible. Mais je promets de  mobiliser 500 milliards de FCFA sur 5 ans pour développer l’économie de la  région, pour désarmer, démobiliser et réinsérer les combattants. Cela prendra le  temps qu’il faudra, mais les résultats seront tangibles au bout de ces 5  ans.

Si Wade passe et qu’il vous propose un ministère,  l’accepterez-vous ?

Ce n’est même pas envisageable. ____________

Jeuneafrique.com propos recueillis par Michael Pauron, envoyé spécial à  Dakar

 


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