Archive pour octobre 2011
Hommage à Amédée Pierre, Le “Dopé National” : Boklopeu Mawa
octobre 31, 2011Cameroun : 33% des enfants touchés par la malnutrition
octobre 31, 2011Au Cameroun, 33% des enfants de moins de 5 ans sont touchés par la malnutrition chronique tandis que 14% d’entre eux sont victimes de malnutrition sévère, selon une étude officielle publiée lundi a Yaoundé.
“La malnutrition chronique des enfants de moins de 5 ans est de 33% et la forme sévère est de 14%”, indique l’enquête démographique de santé à indicateurs multiples réalisée en 2011 par l’Institut national de la Statistique (INS) du Cameroun pour le compte du ministère de la Santé.
“42 % d’enfants de 18 à 35 mois accusent un retard de croissance”, ajoute l’étude. D’après elle, “98% (d’enfants) de moins de 6 mois sont allaités, mais seulement 20% sont exclusivement allaités au sein”.
“De 2004 à 2011, le risque qu’un enfant décède avant son premier anniversaire qui selon les estimations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) était de 88 décès pour mille se situe en 2011 à 62 décès pour mille naissances”, révèle par ailleurs l’enquête.
“En 2011, le nombre moyen d’enfants par femme est de 5,1 contre 5 enfants en 2004. Cet indice est plus élevé en milieu rural (soit 6,4 enfants) qu’en milieu urbain ou l’on compte 4 enfants par femme. La tranche d’âge 25-29 ans est la plus active dans l’ensemble”, note-t-elle.
Selon le ministre de la Santé André Mama Fouda, les principaux indicateurs enregistrés se sont améliorés dans l’ensemble par rapport à 2004. Ces données seront toutefois complétées par le taux de prévalence du VIH Sida, les résultats des examens issus des prélèvements effectués chez plus de 14. 000 personnes n’étant pas encore disponibles, selon le ministère de la Santé.
Jeuneafrique.com avec AFP
La Palestine devient membre de l’Unesco
octobre 31, 2011PARIS (Reuters) – La Palestine a fait un pas vers la reconnaissance internationale qu’elle appelle de ses voeux en devenant lundi membre à part entière de l’Unesco.
La demande d’adhésion de l’Autorité palestinienne à l’organisation des Nation unies pour l’éducation, la science et la culture, où elle jouissait jusqu’à présent d’un statut d’observateur, a été validée au siège de l’organisation à Paris, par 107 voix contre 14 et 52 abstentions. Douze Etats n’ont pas participé au vote.
La Palestine devient ainsi le 195e membre de l’Unesco. Après plus de 60 ans de conflit israélo-palestinien, elle rêve maintenant d’être admise au sein de l’organisation des Nations unies, où sa requête risque cependant de se heurter au veto des Etats-Unis.
“La victoire d’aujourd’hui à l’Unesco est le commencement d’une route difficile mais elle mènera à la liberté de notre terre et de de notre peuple”, s’est félicité le chef de la diplomatie palestinienne, Riyad al Malki.
L’Unesco devient la première organisation des Nations unies à accueillir la Palestine, ce qui suscite des réticences, notamment de la part d’Israël et des Etats-Unis.
Israël souligne que ce vote ne fera avancer en rien le processus de paix. Quant aux Etats-Unis, ils menacent de ne plus financer l’Unesco, dont ils assurent 22% du budget. Jay Carney, porte-parole de la Maison blanche, a jugé l’initiative “prématurée”.
L’ambassadeur d’Israël auprès de l’agence culturelle de l’Onu, Nimrod Barkan, a qualifié le vote de “tragédie pour l’Unesco”.
“Il n’y a pas d’Etat palestinien et, par conséquent, il ne fallait pas en admettre l’adhésion”, a-t-il ajouté. “L’Unesco s’occupe de science, pas de science-fiction, et elle a pourtant accepté aujourd’hui une réalité de l’ordre de la science-fiction.”
Le gouvernement israélien n’a pas tardé à réagir négativement au vote.
“Il s’agit d’une manoeuvre palestinienne unilatérale qui n’apportera aucun changement sur le terrain, mais hypothèquera un peu plus les chances de parvenir à un accord de paix”, écrit le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué.
“Cette décision ne fera pas de l’Autorité palestinienne un Etat à part entière et place de nouveaux obstacles sur la voie de la reprise des négociations”, ajoute-t-il.
PARIS “PREND SES RESPONSABILITÉS”
La France a voté pour l’adhésion, alors qu’elle s’était abstenue lors d’un vote antérieur au Conseil exécutif, préalable au vote final.
“A partir du moment où la question est posée aujourd’hui, il nous faut prendre nos responsabilités et répondre sur le fond”, avait déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères juste avant le vote.
“Et sur le fond la France dit oui, la Palestine a le droit de devenir membre de l’Unesco, cette organisation dont la vocation est d’oeuvrer à la généralisation d’une culture de la paix au sein de la communauté internationale”, avait-il ajouté.
Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine ont également approuvé son entrée.
Les Etats-Unis, le Canada et l’Allemagne ont voté contre. Le Royaume-Uni s’est abstenu. Le vote s’est achevé sous les applaudissements.
L’ambassadeur américain auprès de l’Unesco, David Killion, a simplement déclaré ensuite que la capacité des Etats-Unis à soutenir l’Unesco allait se “compliquer”.
“Le vote d’aujourd’hui qui accorde le statut de membre aux Palestiniens ne se substitue pas à des négociations directes et va porter fortement préjudice à l’Unesco”, a estimé pour sa part l’ambassadrice américaine à l’Onu, Susan Rice, dans un message diffusé sur son compte Twitter.
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déposé officiellement le 23 septembre une demande d’adhésion pleine et entière à l’Organisation des Nations unies.
Le Conseil de sécurité, où Washington détient un droit de veto, est le seul habilité à autoriser semblable demande et les Américains ont fait savoir qu’ils utiliseraient selon toute vraisemblance cette arme pour bloquer la demande palestinienne.
Mais l’Unesco était accessible aux Palestiniens quel que soit leur statut au sein de l’Onu en général. Le conseil exécutif de l’agence culturelle des Nations unies avait décidé début octobre que ses membres se prononceraient sur la demande d’adhésion palestinienne par un vote, ce qu’ils ont fait lundi à Paris.
Reuters par John Irisch et Andrew Quinn à Washington
Libye: Kadhafi préférait “mourir qu’être jugé” par la CPI
octobre 31, 2011Depuis sa prison, un proche de Mouammar Kadhafi raconte les dernières semaines du “Guide”, terré à Syrte sous les bombes jusqu’à sa mort le 20 octobre. Un homme “déprimé, inquiet” qui préférait “mourir en Libye qu’être jugé” par la Cour pénale internationale (CPI).
Le 27 juin, la CPI avait émis un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité contre Mouammar Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et Abdallah Al-Senoussi, l’ancien chef des services secrets militaires de Libye.
La mesure aurait aggravé les choses, assure Mansour Daou, ex-chef des services de sécurité intérieure, emprisonné à Misrata (215 km à l’est de Tripoli): “Le mandat d’arrêt de la CPI les a décidés, lui et ses fils, à rester en Libye (. . . ) Kadhafi disait +je préfère mourir en Libye plutôt qu’être jugé par (le procureur de la CPI Luis) Moreno-Ocampo+”.
Seif Al-Islam et un autre fils, Mouatassim, “voulaient que Kadhafi reste, surtout Seif”, considéré comme son dauphin, tandis que “Senoussi le mettait sous pression pour qu’il parte”, en vain.
Le 19 août, les forces du Conseil national de transition (CNT) étant aux portes de Tripoli, Mouammar Kadhafi file à Syrte, sa région natale, s’y sachant populaire. Les pro-CNT entrent dans Bab al-Aziziya, sa résidence, le 23.
“Kadhafi savait que c’était fini (. . . ) depuis que ses troupes avaient été repoussées de Misrata”, un des fiefs de l’insurrection, le 25 avril, et devenait depuis “de plus en plus nerveux”, se rappelle M. Daou. “Il était aussi sous pression parce que ses amis l’avaient abandonné, Berlusconi (le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi), Sarkozy (le président français Nicolas Sarkozy), Erdogan (le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan), Tony Blair (l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair). Ca l’a miné, il les considérait comme des amis proches”, ajoute-t-il.
Au début, l’ex-dictateur vit dans un hôtel de Syrte. Mais les pro-CNT atteignant les faubourgs mi-septembre, il change ensuite de logement quasi quotidiennement par mesure de sécurité.
Ses approvisionnements se réduisent, les bombes commencent à pleuvoir, les combats s’intensifient, dévastant la cité. L’électricité et l’eau courante sont coupées, la nourriture se fait rare. Celui qui veillait sur sa sécurité décrit un homme “déprimé, très inquiet”. “C’était très inhabituel de le voir comme ça”, dit-il.
Mouatassim, aujourd’hui mort, mène le combat à Syrte, tandis que Seif, actuellement en fuite, n’y viendra jamais: “à partir du 27 août, il est resté à Bani Walid”, autre bastion pro-Kadhafi qui tombera peu avant Syrte, et “je ne l’ai jamais revu depuis”, raconte Mansour Daou.
Les combattants professionnels tombant les uns après les autres sous le déluge de feu des pro-CNT, des volontaires de Syrte peu expérimentés viennent les appuyer. “Kadhafi lisait des livres, prenait beaucoup de notes, faisait des siestes. C’est Mouatassim qui commandait les combattants. Kadhafi ne s’est jamais battu. Il était vieux”, explique l’ex-dignitaire.
Le 19 octobre, la situation est désespérée: le dernier carré est encerclé dans le quartier n°2 de Syrte, pilonné par les bombes du CNT et de l’Otan. Décision est alors prise de partir vers le sud, vers le Wadi Djaref, près du village natal de Kadhafi.
“Une erreur monumentale”, pour M. Daou: “C’était une idée de Mouatassim. Il y avait environ 45 véhicules, 160 à 180 hommes, certains blessés. Le départ devait se faire vers 03H30 du matin (le 20 octobre), mais on a traîné trois ou quatre heures avant de partir (. . . ), parce que les volontaires de Mouatassim étaient mal organisés”, raconte-t-il.
Le convoi s’ébranle après l’aube, et est rapidement repéré par l’Otan qui déclenche une frappe aérienne. Les pro-CNT viennent finir le travail, tuant ou capturant les survivants.
Blessé, Kadhafi est retrouvé caché dans un tuyau d’écoulement des eaux passant sous la route où son dernier convoi a été intercepté. Il est pris par les combattants de Misrata qui tiennent alors leur revanche: il est roué de coups, insulté, humilié. Deux heures plus tard, il est mort, une balle dans la tête, une autre dans la poitrine.
Jeuneafrique.com avec AFP
Côte d’Ivoire : les pro-Gbagbo demandent la libération de l’ex-président lors d’un meeting
octobre 31, 2011Les partisans du président déchu ivoirien ont réclamé dimanche la libération de Laurent Gbagbo lors d’un meeting dans la capitale. La manifestation s’est déroulée sans violence.
« Sans Gbagbo, la réconciliation est impensable », ont clamé les partisans du président déchu ivoirien lors d’une manifestation dimanche. Plusieurs centaines d’entre eux se sont réunis sur une place pour un meeting, dans le quartier de Marcory. « Libérez Gbagbo et les autres détenus et le reste suivra ! » scandaient-ils, accompagné d’affichettes.
Alors qu’une première manifestation du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, avait été annulée le 15 octobre, selon les souhaits du gouvernement Ouattara qui craignait des débordements une semaine après des violences lors d’un rassemblement du FPI, le meeting s’est déroulé dimanche sans encombre, entouré par des forces de l’ordre et l’ONU.
Menace de boycott
Le parti du président déchu, détenu depuis son arrestation le 11 avril, a de nouveau menacé de boycotter les élections législatives prévues le 11 décembre. Ce scrutin a comme objectif de parachever le processus de normalisation suite à la crise postélectorale. Mais les pro-Gbagbo conditionnent leur participation à une refonte de la Commission électorale indépendante, contrôlée par les pro-Ouattara.
Laurent Gbagbo est aujourd’hui inculpé pour atteinte à la sûreté de l’État, crimes de sang et crimes économiques, et pourrait être visé par la Cour pénale internationale, qui conduit depuis octobre une enquête sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par les deux camps.
Jeuneafrique.com avec AFP
Tunisie: mandat d’arrêt international contre la veuve de Yasser Araf
octobre 31, 2011La justice tunisienne a émis un mandat d’arrêt international contre Souha Arafat, la veuve du dirigeant palestinien Yasser Arafat, a-t-on appris lundi auprès du ministère de la Justice.
Le tribunal de première instance de Tunis a émis un mandat d’arrêt contre Mme Arafat, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de la Justice Kadhem Zine El Abidine, sans préciser les motivations de cette décision.
Selon des sites d’informations tunisiens, la veuve du dirigeant palestinien est poursuivie pour corruption dans l’affaire de “l’Ecole internationale de Carthage” qu’elle avait fondée en 2006 avec Leïla Trabelsi, l’ex-première dame de Tunisie.
Les deux femmes s’étaient ensuite disputées et, le 14 août 2007, le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali avait déchu Mme Arafat de sa nationalité tunisienne et l’avait expulsée du pays. Souha Arafat s’est alors installée à Malte.
Mme Arafat, Palestinienne de naissance, était la secrétaire du chef de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) Yasser Arafat pendant son exil en Tunisie, de 1982 à 1994. Elle l’avait épousé en 1990.
Après la mort du dirigeant palestinien en 2004, elle était revenue s’installer à Tunis et avait obtenu la nationalité tunisienne.
Liberation.fr avec AFP
Amy Winehouse : les révélations de son médecin
octobre 31, 2011« Elle n’était pas suicidaire »
Amy Winehouse aurait eu une discussion avec son médecin, le docteur Christina Romete, au cours de la soirée qui a précédé sa mort.
A l’heure où les doutes planent encore autour de la mort d’Amy Winehouse, le docteur Christina Romete, qui suivait la chanteuse, a récemment donné une interview sur le site australien News.com. Elle y a déclaré qu’Amy et elle avaient eu une discussion quelques heures avant sa mort. Discussion au cours de laquelle Amy lui a affirmé qu’elle « ne voulait pas mourir » car elle considérait « avoir encore beaucoup de choses à faire sur cette terre ». Selon elle, Amy Winehouse « n’était pas suicidaire. Elle avait hâte de découvrir l’avenir, et nous avons discuté de ses projets pour sa fête d’anniversaire à venir » explique-t-elle.
Le docteur dépeint le portrait d’une chanteuse déterminée à se débarrasser de ses addictions. Selon elle, elle voulait faire « ce qui est bien pour elle, même aller en thérapie ». Amy Winehouse serait alors rentrée chez elle, vers deux heures du matin elle aurait parlé à son garde du corps, avant d’aller se coucher. Son décès n’a été déclaré qu’à 18 heures.
Voici.fr par A-C.M
Selon un expert, Michael Jackson se serait suicidé
octobre 31, 2011Aurait-il provoqué sa mort ?
Le docteur Paul White, un témoin appelé par la défense du docteur Murray, a affirmé vendredi 28 octobre qu’il était plus probable que Michael Jackson se soit suicidé en ingérant lui-même la dose mortelle de calmants retrouvée lors de son autopsie.
Le docteur Murray appelait vendredi son dernier témoin, le docteur Paul White, dans l’affaire de la mort de Michael Jackson. Spécialiste en Propofol, le docteur White remet la thèse du suicide sur le tapis. Retrouvé mort en juin 2009, Michael Jackson a succombé d’une overdose de Propofol, puissant anesthésiant, et de la prise de lorazepam, un calmant.
Grâce à des modèles mathématiques, le docteur White a affirmé que Michael Jackson lui-même avait pu ingérer les huit cachets de lorazepam au cours d’une nuit d’insomnie. La présence de calmants dans son organisme aurait alors considérablement dépassé la dose que le docteur Murray a reconnu lui avoir administrée.
Le docteur White est aussi revenu sur les accusations portées la semaine dernière par un expert qui déclarait que Conrad Murray aurait très bien pu procéder à plus d’injections qu’il n’ait bien voulu l’avouer. White conteste cette supposition : « Je ne peux imaginer quelqu’un restant au bord du lit pour faire des injections à répétition d’une forte (…) dose de lorazepam ».
Voici.fr par A-C.M.
La « 7e compagnie » perd son créateur
octobre 31, 2011Robert Lamoureux est mort avant-hier, alors qu’il était plongé dans un coma depuis plusieurs jours, a annoncé sa fille.
Robert Lamoureux est mort samedi 29 octobre, à l’âge de 91 ans, a annoncé sa fille à l’ AFP. « Papa nous a quittés ce matin » a-t-elle déclaré, « Il était tombé dans le coma avant-hier puis il s’est réveillé hier. On pensait que ça irait mieux, mais il est retombé dans le coma ». Toute sa vie, cet acteur et réalisateur l’a consacrée au théâtre et au cinéma et a entre autres réalisé, dans les années 1970, la « Septième compagnie ». Cette trilogie le rend célèbre, puisque « Mais où est donc passé la 7e compagnie » avec Pierre Mondy et Jean Lefebvre, atteint quatre millions d’entrées.
Également comédien, Robert Lamoureux a été nommé trois fois aux Oscars. Depuis une dizaine d’années, Robert Lamoureux se reposait à Boulogne-Billancourt. Il y écrivait des poèmes. Sa dernière représentation théâtrale date de 2000. Même si Robert Lamoureux souffrait d’un mélanome, sa fille a précisé que sa mort « n’est pas liée à ce cancer ». Robert Lamoureux sera inhumé dans les Yvelines, aux côtés de Magali de Vendeuil, son épouse.
Voici.fr par A-C.M.
Les 50 qui font la Côte d’Ivoire
octobre 30, 2011Dans son n°2651/52 en kiosque du 30 octobre au 13 novembre, Jeune Afrique dresse le portrait des cinquante personnalités jouant un rôle de premier plan dans la refondation du pays. Pas de doute, la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara se met en place.
Depuis la chute de Laurent Gbagbo, le 11 avril dernier, tout change en Côte d’Ivoire. Le style est à la rupture. Au-delà de l’inévitable valse dans les ministères, des disgrâces prononcées, des exils forcés et des poursuites judiciaires lancées contre les barons de l’ancien régime, de nouvelles figures apparaissent.
Autour du chef de l’État, Alassane Ouattara, des décideurs politiques incarnent l’alternance, d’autres assurent une certaine forme de continuité. Le dosage est subtil et ne doit rien au hasard. Guillaume Soro, Charles Konan Banny et Henri Konan Bédié sont toujours là, mais des ministres – comme Anne Désirée Ouloto en charge de la Salubrité urbaine – ou des militaires – à l’image du nouveau chef d’état-major, Soumaïla Bakayoko – montent en puissance. La famille emmenée notamment par l’épouse, Dominique Ouattara, est également aux avants-postes.
Il n’y avait pas de suspense, il n’y a pas eu de surprise. La communauté internationale a eu beau dénoncer des irrégularités, le président sortant a été confortablement réélu, le 9 octobre, à la tête du pays. Déjà divisée, l’opposition est désormais laminée.
Du côté des barons de l’économie et des leaders d’opinion
Dans la sphère économique, les « big boss » à la stature incontestable ont su rebondir : Jean Kacou Diagou, Jean-Louis Billon, Bernard Koné Dossongui…D’autres personnalités, plus neuves, ont en charge la relance de la filière café-cacao, du port d’Abidjan ou bien encore de la Petroci.
Et puis, la Côte d’Ivoire a la chance d’avoir des sportifs, des artistes, des journalistes, des intellectuels et des leaders associatifs qui pratiquent, non sans un certain talent, le dépassement de soi pour aller vers l’autre. Didier Drogba, Magic System, Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly, Venance Konan, Jacqueline Mariam Dao-Gabala…sont d’infatigables militants de la paix. La réconciliation nationale dans un pays profondément meurtri relève de la catharsis.
À ces cinquante-là de ne pas décevoir.
Retrouvez la sélection de Jeune Afrique et les 50 portraits des Ivoiriens incontournables, dans l’édition du 30 octobre (numéro double, en vente deux semaines).
Jeuneafrique.com par Philippe Perdrix
Lire ” Les 50 qui font la Côte d’Ivoire” dans J.A. n°2651/52, en kiosque du 30 octobre au 13 novembre 2011.
(Édition Afrique Subsaharienne)