Archives de mai 2012

Liberia : l’ex-Mme Charles Taylor, une femme d’influence au Sénat

mai 31, 2012
La sénatrice Jewel Howard a été première dame du Liberia pendant 7 ans. La sénatrice Jewel Howard a été première dame du Liberia pendant 7 ans. © AFP

Mariée entre 1997 et 2005 à Charles Taylor, avec qui elle a eu deux enfants, l’ex-première dame du Liberia est aujourd’hui une sénatrice très influente. Une journaliste de l’hebdomadaire américain "Newsweek" l’a rencontrée. Témoignage.

Ils se sont rencontrés au début des années 1980. Elle arpente alors les bancs de l’Université du Liberia, à Monrovia. Lui est directeur de l’Agence des services généraux. Elle dit de lui qu’« il adorait les enfants ». Lui, c’est Charles Taylor, condamné mercredi 30 mai à 50 ans de prison par le par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) pour crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, dont viols, meurtres et pillages, commis entre 1996 et 2002 en Sierra Leone. Elle s’appelle Jewel Howard. Aujourd’hui membre du National Patriotic Party (NPP) et sénatrice du Comté de Bong depuis 2005, c’est l’une des figures politiques les plus influentes du Liberia. En janvier 2012, elle a manqué la présidence du Sénat à une voix près.

Dans ces prémices, leur relation ressemble à une longue séparation. Quand ils se rencontrent, Charles Taylor est déjà marié, ce qui ne les empêchent pas d’avoir très rapidement un premier enfant ensemble. Mais Taylor doit très vite quitter le Liberia. Accusé par le régime du sergent Samuel Kanyon Doe d’avoir détourné, par le biais d’une société fictive, 900 000 dollars (270 millions de F CFA), il s’exile en 1984 aux États-Unis, où il sera emprisonné. Quand elle part à sa recherche de l’autre côté de l’Atlantique, il s’est déjà évadé pour rejoindre la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou. [Lire ici notre dossier "Charles Taylor, itinéraire d'un tueur"]. Jewel Howard restera une dizaine d’années aux États-Unis pour y faire des études de finance.

En 1996, lorsqu’elle rentre au Liberia, les accords de paix d’Abuja (Nigeria) ont mis fin à une guerre civile qui a fait plus de 200 000 morts et pendant laquelle Charles Taylor a, à la tête du Front national patriotique du Liberia (NPFL), repoussé les limites de l’horreur dans son pays. Un an après, le 19 juillet 1997, il est élu président du Liberia et demande Jewel Howard en mariage. Un second enfant naîtra de leur union. Elle restera première dame du Liberia pendant 7 ans, jusqu’à leur divorce en 2005.

"Je n’ai jamais été impliquée dans la guerre"

Que savait-elle des atroces agissements de son mari ? Interrogé par une journaliste de l’hebdomadaire américain Newsweek, l’intéressée botte en touche : « Je n’ai jamais été impliquée dans la guerre. Je n’étais pas là pendant toute sa durée. Je suis rentrée au début du mandat » de Taylor, affirme-t-elle. « Les gens disent que les RUF [Revolutionary United Front, rébellion sierrra-leonaise, NDLR] étaient présents à Monrovia. Mais en tant que première dame, je ne les ai jamais vus, je n’ai jamais été en contact avec eux ». Les accusations de l’ONU faisant état d’un trafic de diamants ? « Je ne savais pas de quoi ils parlaient. J’étais troublée. À chaque fois que je lui posais des questions, il riait et me disait "Ne t’inquiète pas, cela ne t’affecte pas" ».

Aujourd’hui, c’est flanquée de la triple casquette de mère de famille, d’ancienne première dame et de sénatrice qu’elle a vécu le procès de son ex-mari. La mère s’inquiète des répercussions possibles de la situation sur ses enfants. La femme politique, elle, affiche sa neutralité. « Quoique je dise, un groupe se sentira marginalisé, donc en tant que sénatrice, je me place au milieu. L’affaire Charles Taylor n’est pas une affaire libérienne, elle concerne la communauté internationale et la Sierra Leone ».

Mais c’est sans doute l’ancienne épouse qui s’exprime quand elle affirme que les motivations de l’instruction sont « politiques. (…) Tous les éléments-clé n’ont pas été prouvés. Pourtant, il a été déclaré coupable de tous les chefs d’accusations », fait-elle mine de s’étonner.

Jeune afrique par Vincent Duheim

Mary-Kate Olsen vivrait une romance avec le frère de Nicolas Sarkozy

mai 31, 2012

Coup de foudre surprise ?

 
 
Mary-Kate Olsen vivrait une romance avec le frère de Nicolas Sarkozy

Olivier Sarkozy, le frère du président sortant, et l’actrice Mary-Kate Olsen seraient fous l’un de l’autre.

Il y a des unions qui nous paraissent évidentes et d’autres qui sont, comment dire, plus surprenantes.

D’après le New York Post, Olivier Sarkozy, le demi-frère de Nicolas Sarkozy, vivrait une jolie histoire avec l’actrice et styliste Mary-Kate Olsen. Oui, l’une des jumelles de la Fête à la maison.

Olivier, 42 ans et Mary-Kate, 25 ans seraient « fous amoureux l’un de l’autre » depuis près d’un mois assure le tabloïd new-yorkais. Le couple aurait passé le week-end du Memorial Day (du 26 au 28 mai) dans les Hamptons, près de Big Apple.

Des photos du duo avaient déjà émergé le 25 avril dernier lors d’un match de basket opposant les New York Knicks aux Los Angeles Clippers au Madison Square Garden. La styliste et le businessman – Olivier est un des dirigeants du groupe Carlyle aux États-Unis – y apparaissaient très complices. Sur une des photos, le couple trinquait en échangeant un regard tendre.

Olivier a été auparavant marié à Charlotte Bernard, une écrivaine dont il a divorcé et avec laquelle il a eu deux enfants, Julien et Margot.

Mary-Kate Olsen était célibataire depuis sa rupture en 2010 avec Nate Lowman, un artiste américain avec qui elle était restée deux ans. Au moment de leur séparation, Mary-Kate avait fait savoir qu’elle cherchait désormais « plus de substance » dans ses histoires d’amour.

Le frère de l’ancien président de la République est-il celui qui répondra à ses attentes ?

Voici.fr par P.S.B

Madonna se moque de Lady Gaga

mai 31, 2012
Quand les divas entre en guerre, ce n’est pas beau à voir. Déclarations choc aux tabloïds, bataille de looks ou moqueries sur scène : pas de pitié dans le monde de la pop music. Madonna et Lady Gaga sont un parfait exemple de cette guerre des divas. Ce n’est pas la première fois que la reine de la pop, habituée des flops mode, s’en prend à Lady Gaga, bien trop pressée de reprendre le flambeau. Mais on enterre pas si vite La Madone, et elle le prouve carrément sur scène, en musique.

Alors que la tournée mondiale pour l’abum MDNA est sur le point de commencer à Tel-Aviv, un témoin filme les répétions. Et au milieu de son tube de 1989 "Express Yourself", c’est le drame. La star commence à chanter les paroles de sa chanson, puis s’arrête en plein milieu. Lorsqu’elle reprend, ce ne sont pas les paroles de "Express Yourself" qu’elle chante, mais bien les paroles de "Born This Way", qui surprise, collent parfaitement au rythme ! Elle finit par scander quatre fois "She’s not me !" (elle n’est pas moi), comme pour prouver qu’elle ne se laissera pas faire par une jeunette de 26 ans.

Madonna s’était déjà exprimée sur la ressemblance trop grande entre son tube des années 80 et celui plus récent, de Lady Gaga. Mais cette dernière persiste à dire qu’il n’y a pas plagiat. "Si vous mettez les morceaux l’un à côté de l’autre, côte à côte, les seules similitudes qui existent sont la progression d’accords. C’est pareil pour la musique disco de ces cinquante dernières années." Une explication qui ne satisfait pas la Madone.

Lady Gaga, gare à toi ! Pendant sa tournée mondiale, Madonna t’offrira un hommage bien spécial…

Puretrend.com 

La circulaire Guéant abrogée demain

mai 31, 2012

La très controversée circulaire Guéant du 31 mai 2011, qui restreint la possibilité pour les étudiants étrangers diplômés de travailler en France, va être abrogée demain , un an jour pour jour après sa publication et remplacée par un nouveau texte.

"Il y aura abrogation demain de la circulaire du 31 mai 2011 et du texte complémentaire du 12 janvier 2012", a affirmé ce soir le président de la Fage, Philippe Loup, après une réunion place Beauvau entre les organisations étudiantes et des représentants des ministères de l’Intérieur, de l’Enseignement supérieur et des Affaires sociales. Un texte de remplacement "en cours d’écriture" doit être publié "dans les prochains jours" avec pour objectif "d’aiguiller les préfets" en reprenant les "points positifs" contenus dans les circulaires qui seront abrogées, selon lui. Parmi ces points, l’interdiction d’expulser des étudiants dont le titre de séjour provisoire a expiré et la réduction des délais d’instruction des dossiers par les préfectures.

"Nous saluons cette décision qui est un engagement fort", s’est réjoui le vice-président de l’Unef Azwaw Djebara. "On a souhaité se positionner sur cette abrogation et faire en sorte qu’on obtienne un certain nombre d’avancées, notamment sur la question des autorisations provisoires de séjour pour faire en sorte que les étudiants ne soient pas obligés de la demander quatre mois avant; qu’il y ait une souplesse dans l’étude des dossiers (et) qu’il y ait une obligation de délais pour les préfectures", a dit David Van der Vlist (Unef).

Révision de la loi de 2006

L’abrogation de la circulaire Guéant, du nom de l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant, très décriée, avait été une promesse du candidat François Hollande. Le 24 mai, lors d’une visite de l’université Paris-13 à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), la ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso avait estimé que la circulaire Guéant "avait un impact extrêmement préjudiciable (et) portait atteinte à notre image dans le monde". Pour autant, le texte de remplacement restera marqué par l’esprit de la loi du 24 juillet 2006 sur "l’immigration et l’intégration" qui a permis la mise en place de "l’immigration choisie" par Nicolas Sarkozy, ont déclaré les responsables étudiants. "Il y a un engagement du ministère: en cas de victoire de la gauche aux législatives, il y aura une révision de cette loi dans le cadre d’une nouvelle politique d’immigration", a dit M. Djebara.

Le 26 janvier, le candidat François Hollande avait affirmé que s’il était élu, un débat permettrait de déterminer chaque année au Parlement ce que serait "l’immigration économique" et l’accueil des étudiants étrangers. La circulaire contestée, y compris à l’étranger, demandait aux préfets d’instruire "avec rigueur" les demandes d’autorisation de travail des étudiants, et d’exercer un "contrôle approfondi" des demandes de changement de statut des étudiants étrangers. Après sa publication, plusieurs centaines de diplômés étrangers, dont certains très qualifiés, qui avaient été recrutés dans des entreprises françaises, n’ont pas pu obtenir un changement de statut d’étudiant à salarié. Les employeurs ont donc dû renoncer à les embaucher et plusieurs étudiants se sont retrouvés en situation irrégulière. Ainsi le Marocain Nabil Sebti, diplômé de la prestigieuse école de commerce HEC, a dû finalement quitter la France et retourner au Maroc. Il sera présent demain, avec d’autres étudiants, lors d’une conférence de presse organisée par le Collectif du 31 mai pour faire un bilan de la mobilisation et exprimer des revendications.

Lefigaro.fr avec AFP

Les amis de Sarkozy souhaitent déjà son retour

mai 31, 2012

Les membres de l'association Les Amis de Nicolas Sarkozy, parmi lesquels Brice Hortefeux, Claude Guéant et éric Ciotti (au centre), se sont réunis au restaurant L'Antre Amis mercredi à Paris.
Les membres de l’association Les Amis de Nicolas Sarkozy, parmi lesquels Brice Hortefeux, Claude Guéant et éric Ciotti (au centre), se sont réunis au restaurant L’Antre Amis mercredi à Paris. Crédits photo : WITT/SIPA/SIPA

L’association Les Amis de Nicolas Sarkozy a officiellement été lancée ce mercredi, dans un restaurant de la capitale.

Qu’il est loin le temps des ministères… Les sarkozystes se sont donné rendez-vous dans le XVe arrondissement de Paris, devant le restaurant L’Antre Amis, pour créer officiellement l’association Les Amis de Nicolas Sarkozy. Après une heure de conversation, le président de l’association, Brice Hortefeux, porte le message officiel: les retrouvailles des sarkozystes sont «amicales et affectives et en aucun cas une initiative “politique ni politicienne”».

Et pourtant, certains ne peuvent s’empêcher d’exprimer le souhait «à titre personnel» du retour de l’ancien président dans la vie politique. «Sarkozy est de toute évidence en position de recours pour notre pays», ne peut s’empêcher de déclarer le député UMP Alain Joyandet, devant le restaurant.

Hortefeux, président

Christian Estrosi, député UMP des Alpes-Maritimes, a, lui, jugé, «à titre personnel, qu’à un moment ou à un autre» Nicolas Sarkozy avait «vocation à être le meilleur facteur d’unité pour nous rassembler». Selon l’ancien ministre, à l’UMP, «il y a un leader naturel moral, il s’appelle Nicolas Sarkozy, et il le demeure, car un leader naturel, ça ne s’improvise pas».

L’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant, sarkozyste historique, a pour sa part affirmé que le «souvenir» de l’ancien président «pèserait sur l’orientation du mouvement», autrement dit de l’UMP. Est-ce qu’il souhaite son retour? «À titre personnel, je le souhaiterais, bien sûr, mais il l’a dit, il prend de la distance, et c’est bien normal», a affirmé le candidat aux législatives dans les Hauts-de-Seine.

La composition du bureau de l’association a été adoptée au cours de cette rencontre: Brice Hortefeux sera président, Christian Estrosi, secrétaire général, Nadine Morano, trésorière, Nora Berra, Maurice Leroy, Pierre Charon, Claude Guéant et même Christine Boutin - pourtant pas une sarkozyste historique -, vice-présidents, et Alain Joyandet, secrétaire général adjoint. Xavier Bertrand devrait aussi les rejoindre. Objectif, selon un document transmis à la presse: être «attentifs à la manière dont son bilan présidentiel sera présenté dans le débat public» et «faire vivre les idées et les valeurs qu’il a défendues tout au long de son mandat».

Pour ne faire que des heureux, François Fillon et Jean-François Copé, absents de la réunion, ont été déclarés membres de droit, en tant qu’ancien premier ministre et actuel secrétaire général de l’UMP. Et leurs proches respectifs, Philippe Goujon et Jérôme Lavrilleux, étaient sur place pour les représenter.

Lefigaro.fr par Charles Jaigu

Alain Juppé dément vouloir briguer la présidence de l’UMP

mai 31, 2012

Alain Juppé quitte l'Élysée le 9 mai après le dernier Conseil des ministres du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Alain Juppé quitte l’Élysée le 9 mai après le dernier Conseil des ministres du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Crédits photo : Abaca/Mousse/ABACA

L’ancien ministre rejette des propos qui lui sont prêtés ce jeudi dans Paris Match et dans lesquels il attaquerait François Fillon et Jean-François Copé, en pleine guerre des chefs pour s’emparer du parti.

Tout faire pour préserver l’unité de l’UMP jusqu’aux élections législatives. L’ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a démenti «formellement» des propos qui lui sont prêtés ce jeudi dans Paris Match et selon lesquels il se sentirait «le plus capé» pour diriger le parti, en pleine guerre des chefs depuis la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai. «Le mot capé n’est pas dans mon vocabulaire», a affirmé sur France Info le maire de Bordeaux.

L’hebdomadaire lui attribue une déclaration faisant référence au patron de l’UMP Jean-François Copé et à l’ancien premier ministre François Fillon, qui se livrent actuellement une bataille larvée pour la présidence du parti: «Pour l’instant, je les laisse s’écharper entre eux, mais je vais me lancer, je suis le plus capé, il n’y a pas photo.» Une phrase dont la teneur avait fuité mercredi sur Twitter via la rédactrice en chef adjointe du magazine et que l’ancien ministre s’est empressée de nier.

«Je ne me retrouve absolument pas dans cet article, a-t-il argué. C’est surtout en parfaite contradiction avec ce que j’essaye de faire depuis l’élection présidentielle: rassembler notre famille politique pour gagner les élections législatives.» «Pour cela, nous avons besoin de tout le monde, de Jean-François Copé, de François Fillon, de l’ensemble de l’équipe. On verra bien au mois de novembre ce qui se passe», a poursuivi l’ancien premier ministre de Jacques Chirac. Un congrès de l’UMP doit se tenir en novembre pour élire le nouveau secrétaire général du parti lors d’un scrutin interne.

«Le débat est clos avant même d’avoir commencé»

Pour dégonfler la polémique, Alain Juppé a confirmé ses propos un peu plus tard dans un communiqué. «Je démens avec la plus grande vigueur les déclarations qui sont rapportées ce matin dans un magazine national à propos de la future présidence de l’UMP», écrit-il. Et d’insister: «À la veille d’une échéance électorale capitale, je réaffirme mon plein soutien à l’action que mènent Jean-François Copé et les personnalités qui travaillent à ses côtés. Seule une direction solidaire et unie est à la hauteur de la formidable mobilisation des militants que je rencontre régulièrement et qui, sur le terrain, ouvrent quotidiennement à la victoire de notre mouvement.»

Jean-François Copé a lui aussi tenu à étouffer la controverse, en estimant jeudi matin que le débat était «clos avant même d’avoir commencé», Alain Juppé ayant «lui-même démenti» ces propos. Jouant l’unité, le secrétaire général de l’UMP est revenu sur le sujet un peu plus tard, en marge d’un déplacement dans la banlieue de Toulouse. Évoquant un échange téléphonique avec Alain Juppé dans la matinée, il a assuré que son appel l’avait «beaucoup touché». «Il est le reflet d’une amitié très ancienne entre nous et très sincère, qui n’a rien à voir avec les petites phrases du quotidien», a-t-il souligné, avant de saluer en son confrère «un homme de conviction et de courage».

Mais sur la guerre des chefs à l’UMP, Jean-François Copé a botté en touche. Comme Alain Juppé, il a expliqué que tous étaient «mobilisés sur une seule chose»: les élections législatives. Sans toutefois pouvoir s’empêcher de souligner son rôle à la tête de l’UMP: «Évidemment, la mission d’un secrétaire général de l’UMP, c’est d’apaiser, c’est de dialoguer, c’est de rassembler, c’est de rabibocher… C’est le boulot d’un chef d’équipe, d’un chef de famille, que j’exerce aujourd’hui dans le cadre de mes fonctions.» Un tacle directement envoyé à François Fillon, qui avait affirmé la semaine dernière au Figaro magazine que l’UMP n’avait plus de leader naturel depuis le retrait de Nicolas Sarkozy.

Lefigaro.fr par Marion Brunet

Hollande en contre-modèle de Sarkozy

mai 31, 2012
François Hollande, hier, à la sortie du Conseil des ministres.
François Hollande, hier, à la sortie du Conseil des ministres. Crédits photo : HUGO RIBES/HUGO RIBES / LE FIGARO
 
Le nouveau chef de l’État a fait de l’antisarkozysme une ligne de conduite, tant sur le plan politique que personnel.
Finalement, l’antisarkozysme est beaucoup plus qu’un argument de campagne. Pour François Hollande, il s’agit même d’une ligne de conduite, presque d’un mode de vie. À en juger par ses premiers pas de chef d’État, tout, dans sa démarche, s’inscrit en opposition à ce que fut le style de l’ancien président, qu’il s’agisse de la méthode, du ton, de l’attitude ou du comportement.

À peine élu, Nicolas Sarkozy avait fêté sa victoire au Fouquet’s avec des patrons du CAC 40, pris quelques jours de vacances sur un yacht de luxe, privilégié les déplacements en avion, mis en scène sa vie privée… À peine élu, François Hollande a fait exactement le contraire. Le soir de son élection, il est rentré se coucher chez lui. La semaine suivante, il est resté au contact des Français. Il a privilégié autant que possible les déplacements en train et en voiture. Et, pour son investiture, il n’a pas invité sa famille. Bref, un président «normal» au possible, au point d’en apparaître parfois artificiel.

Mercredi matin, la mise en scène de cette normalité a d’ailleurs laissé apparaître quelques grosses ficelles. À l’issue du Conseil des ministres, François Hollande ne s’est pas enfermé dans son bureau du premier étage. Il s’est ostensiblement affiché dans le hall de l’Élysée, pile dans l’axe des photographes et des caméras, à qui il a adressé quelques gestes de la main, tout en discutant avec la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, puis avec le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Quelques minutes plus tôt, les ministres avaient descendu les marches du perron. Mais pas dans n’importe quel ordre d’apparition: d’abord ceux qui avaient des annonces à faire - Marisol Touraine sur l’allocation de rentrée scolaire, puis Vincent Peillon sur la rentrée scolaire de 2012 -, ensuite les autres membres du gouvernement. Tous avaient le sourire. «Le président de la République a remercié les ministres d’avoir pris leurs dossiers à bras-le-corps», a rapporté Najat Vallaud-Balkacem lors du compte rendu du Conseil. Un Conseil qu’elle a décrit comme «plutôt serein». Nicolas Sarkozy avait pour habitude de mettre sous tension l’équipe gouvernementale. François Hollande veut laisser sa place à chacun, dans la limite du respect de la charte de déontologie.

Dans un entretien à L’Express , le premier ministre donne la clé de lecture de la méthode Hollande. «Le contre-modèle, c’était l’“omniprésidence” de Nicolas Sarkozy, qui a créé des dysfonctionnements dans la machine gouvernementale», affirme Jean-Marc Ayrault.

Durcissement

La méthode Hollande, c’est donc cela: un retour au fonctionnement traditionnel des institutions, que Nicolas Sarkozy s’était fait fort de bousculer pour tenter de briser les conservatismes. Désormais, ce sera donc comme avant. Avant Nicolas Sarkozy. Le chef de l’État fixe les grandes lignes, le premier ministre dirige la politique de la France, les ministres appliquent les directives. Jean-Marc Ayrault ne dit rien d’autre: «Mon rôle est politique. Je ne me substituerai pas à mes ministres, je garderai ma liberté d’arbitrage.» Ainsi, ce sont bien les ministres, et pas le président ou le premier ministre, qui ont fait mercredi les annonces concernant la prochaine rentrée scolaire. La veille, au JT de France 2, Hollande n’en avait pas dit un mot.

Pourra-t-il tenir longtemps sur cette ligne? D’ici aux législatives, il n’en bougera pas. Ensuite, les difficultés commenceront et, avec elles, un inévitable durcissement du chef de l’État. «Je vous le dis, le président normal ne le sera pas longtemps. Parce que la fonction ne l’est pas», a prévenu récemment l’ancien premier ministre François Fillon. À droite, on attend que passent les premières impressions, pour l’instant bonnes, sur le président de la République. «Il m’importe assez peu de savoir si François Hollande prend l’avion, la voiture ou le bus», a ironisé François Fillon. De fait, quand il faudra sauver la Grèce, voire l’Espagne, affronter un nouveau rebond de la crise ou gérer la grogne sociale, les questions de transports du chef de l’État seront anecdotiques. François Hollande espère toutefois qu’elles lui permettront de ne pas sombrer dans les tréfonds de l’impopularité.

Lefigaro.fr par Anne Rovan, François-Xavier Bourmaud

Benoît XVI tente de désamorcer la crise au Vatican

mai 31, 2012

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Benoît XVI a notamment critiqué les «insinuations gratuites» de certains médias.
Benoît XVI a notamment critiqué les «insinuations gratuites» de certains médias. Crédits photo : Riccardo De Luca/AP

Le Pape s’est exprimé pour la première fois sur l’affaire des fuites de documents qui secoue le Saint-Siège.

Benoît XVI est descendu dans l’arène. Mercredi, place Saint-Pierre, il a prolongé de façon imprévue l’audience hebdomadaire par une mise au point au sujet de la crise que traverse le Vatican. Il a tout d’abord renouvelé la confiance en ses plus proches collaborateurs: «Je désire renouveler ma confiance et mon encouragement à mes plus proches collaborateurs et à tous ceux qui, quotidiennement et dans la fidélité, l’esprit de sacrifice et le silence, m’aident dans l’accomplissement de mon ministère.» Il a ensuite aussi critiqué la couverture médiatique de ces événements: «Des insinuations totalement gratuites, amplifiées par certains médias, sont allées bien au-delà des faits, a déploré le Pape, offrant une image du Saint-Siège qui ne correspond pas à la réalité.»

Contre-attaque

Le visage beaucoup plus détendu que dimanche dernier le Pape a aussi témoigné de sa «tristesse» après les fuites de lettres confidentielles – publiées la semaine dernière dans l’ouvrage du journaliste Gianluigi Nuzzi – et qui ont conduit à l’arrestation du majordome pontifical, Paolo Gabriele.

Cherchant à retourner la situation, il a fait part de sa «ferme certitude que, malgré la faiblesse de l’homme, les difficultés et les épreuves, l’Église était guidée par l’Esprit-Saint». «Le Seigneur, a-t-il insisté, ne lui fera jamais manquer de son aide pour la soutenir sur son chemin.»

Ce message faisait suite à une longue méditation, délivrée pendant l’audience générale, sur le même thème: les «tribulations» vécues par l’apôtre Paul. Ce dernier n’a «jamais cédé au découragement», malgré les «infidélités» et les «reniements» des hommes. «Notre vie, a alors montré le Pape devant plus de 150 000 fidèles, et notre cheminement chrétien sont souvent marqués par des difficultés, des incompréhensions, des souffrances.»

Cette contre-attaque de Benoît XVI intervient après une semaine de trouble profond. Car la fuite a été ressentie à Rome comme un véritable «vol». Si l’enquête bat son plein pour continuer de démasquer les complices du majordome, le titre de «une» de l’Osservatore Romano de mercredi – «les papiers volés du Pape» – témoigne de cet état d’esprit.

Le n° 3 du Saint-Siège, Mgr Angelo Becciu, y explique que «les papiers volés dans la maison du Pape ne sont pas simplement des correspondances privées mais des informations» qu’il avait reçues «uniquement en raison de son ministère particulier». Si le Pape est donc «aussi touché» c’est «pour la violence subie par les auteurs de ces lettres» qui lui ont écrit en toute confiance. «Je considère, prévient Mgr Becciu, que la publication de ces lettres volées est un acte immoral d’une gravité inouïe.»

Lefigaro.fr par Jean-Marie Guénois

Côte d’Ivoire : nettoyage de printemps après le scandale sur les déchets toxiques

mai 31, 2012

Éclaboussé par les révélations de "Jeune Afrique" sur son implication présumée dans le scandale Trafigura, Adama Bictogo a été limogé. Pas question, pour Ouattara, de laisser ces dérives discréditer son action.

Un an après sa prise de fonctions, le président ivoirien Alassane Ouattara a frappé un grand coup en limogeant, le 22 mai, Adama Bictogo. Ministre de l’Intégration africaine et figure de proue du régime, ce dernier était très impliqué dans la résolution de la crise malienne. Cette décision est intervenue après la divulgation par J.A. de l’enquête de la Direction de la police économique et financière sur les détournements de l’indemnisation des victimes des déchets toxiques. « Le ménage n’est pas fini, assure un confident du président. Le chef de l’État a mis les ministres devant leurs responsabilités, lors du Conseil du 23 mai, en leur disant qu’il enquêtait sur les agissements de plusieurs d’entre eux. »

Barons

Partagés entre inquiétude et consternation, les membres du cabinet se demandent comment un rapport censé être confidentiel s’est retrouvé entre les mains de la presse et dénoncent la guerre que se livrent quelques barons du régime. Les militants du Rassemblement des républicains (RDR, le parti du président), eux, s’emportent contre les proches du chef qui ont « dévoyé la cause ». « En un an, notre équipe a perdu une grande partie de son crédit en raison de l’affairisme de certains ministres, explique un cadre du parti. Il faut sanctionner les brebis galeuses, reprendre la main sur le plan politique et revoir notre communication. » Bref, retrouver ce qui a fait la force du candidat Ouattara durant la campagne électorale : l’humilité, la disponibilité, la stratégie, le travail…

Si Ouattara perd son crédit en matière de bonne gouvernance, il perd l’un de ses atouts maîtres

Il y a urgence, à un mois du passage de la Côte d’Ivoire devant les conseils d’administration du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Si le point d’achèvement de l’Initiative pays pauvres très endettés (PPTE) est en passe d’être atteint, la divulgation de dérives politico-affairistes embarrasserait ces institutions. D’autant que les autres grands chantiers – sécurisation du territoire, refonte de l’armée et réconciliation – avancent péniblement. « Si Ouattara perd son crédit en matière de bonne gouvernance, il perd l’un de ses atouts maîtres », confie un bailleur de fonds.

Pour l’opposition, le limogeage de Bictogo est révélateur d’un pouvoir en difficulté. Ajouté à la défaite de Nicolas Sarkozy en France, il ouvre une ère d’espoir, même si François Hollande a toujours jugé Laurent Gbagbo infréquentable. Du coup, le camp de l’ex-président redouble d’énergie : mobilisation à l’approche de l’audience devant la Cour pénale internationale le 18 juin, lobbying auprès des organisations des droits de l’homme, préparation de dépôts de plainte devant la justice internationale…

De leur côté, les représentants des victimes des déchets toxiques accentuent la pression sur les autorités. Redoutant des interférences dans le travail de la justice, ils lancent, à partir du 6 juin, des opérations « casseroles » et « kodjo rouge » (défilé de femmes en tenue légère, NDLR) devant le palais de justice d’Abidjan et la présidence. 

Jeuneafrique.com avec AFP

UA : Boni Yayi évoque l’envoi au Mali d’une force africaine sous l’égide de l’ONU

mai 30, 2012

Le chef de l’État béninois et président en exercice de l’Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, s’est dit favorable à ce que l’UA saisisse le Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation au Mali et a évoqué l’envoi d’une "force africaine qui opère avec le soutien des Nations Unies".

Le chef de l’État béninois et président en exercice de l’Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi a répondu positivement à l’appel lancé mardi par le président français François Hollande, lors d’une conférence de presse mercredi 30 mai à Paris. « Nous proposons que l’UA renforce sa position pour que le Conseil de paix et sécurité (de l’UA) puisse saisir le Conseil de sécurité de l’ONU » concernant la situation au Mali, a-t-il dit. Le président français avait en effet souhaité mardi que les institutions africaines saisissent « le plus tôt possible (…) le Conseil de sécurité ».

Citant « l’exemple de la Somalie », Boni Yayi a évoqué l’envoi d’une « force africaine opèrant avec le soutien des Nations Unies ». « Nous pouvons aller dans cette direction », a-t-il dit. « Cette solution (militaire) doit venir après le dialogue, mais le dialogue ne doit pas trop durer  (…) Nous ne voulons pas d’un Afghanistan ouest-africain. La question de la stabilité n’est pas négociable pour nous ».

Déclaration commune

« On ne peut pas décider de dire qu’on va transformer le Mali, pays démocratique et laïc par sa tradition, en une république islamique. Avec les dernières informations que nous recevons, j’ai du mal à faire la distinction entre MNLA, Ansar Eddine et Aqmi », a relevé le président béninois.

L’UA a ainsi rejeté la « déclaration d’indépendance » des groupes contrôlant le nord du Mali dans un communiqué commun avec l’Union européenne (UE), au terme de la 5e réunion annuelle de leurs comités de politique et de sécurité (PSC), plus tôt ce mercredi à Bruxelles. L’UE et l’UA « réitèrent leur engagement à préserver l’unité et l’intégrité territoriale du Mali » et « condamnent énergiquement les violations des droits de l’Homme dans le nord du Mali par les rebelles et les groupes armés et terroristes », a ajouté le communiqué.

« Nous sommes d’accord pour accroître la pression », a également souligné Olof Skoog, qui préside le comité de l’UE, au cours d’une conférence de presse.

Jeuneafrique.com avec AFP


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