Archive pour la catégorie ‘Composition’

Dans le ventre du Grand Québec

février 24, 2012

Sur la cime des arbres chantaient deux corbeaux

Sur la cime des arbres chantaient deux corbeaux

Quand passait sur le Saint-Laurent un petit bateau

Chargé plein la cave de nombreux lourds fagots

 

Refrain :

Dans le ventre du Grand Québec

Les corbeaux ont perdu leur bec

Pendant l’hiver rude sur le sol verglacé

Car il n’y a plus rien au sol à ramasser

 

Quand pleurait le soleil sur la vaste neige

Ses rayons frissonnaient sur notre berge

Les grues du port bruissaient la machinerie

Tandis qu’en ville tranchait la menuiserie

 

Dans l’air du temps et les vagues du vent

Sous le ciel gris du grand Saint-Laurent

Je voyageais sur les arbres sans feuillage

Cherchant le sémaphore pour un accostage

 

A chaque instant sur la neige blanche

Le bateau dépucelait la glace blanche

Qui écartait ses cuisses sur le passage

Avec une belle pointe de grand dosage.

Bernard NKOUNKOU

La symétrie de nos destins

octobre 26, 2011

Toi au fond de la mer
Moi au coeur du désert
Nos destins sont symétriques
Les poissons se recueillent sur tes restes
Quant à moi des scorpions dévorent ma chair
Ils ont fait de ma carcasse leur galérie d’art
Et toi les poissons glissent sur le tobogan de ton corps
La vie a commencé pour toi dans l’eau
C’est pourquoi tu y as été jeté
Quant à moi le fils du désert j’ai retrouvé ma solitude sans ma tente
Dans l’abandon de l’ingratitude de mes services
Et de l’amitié rendue aux proches de la politique
Soutenant leur cause par des financements occultes
Ils m’ont remercié en monnaie de singe
Sans le moindre courage de condoléances et d’hommages
Alors je crois peut-être que tu avais raison des relations
Sur la terre des hommes sans connaître les hommes
J’ai été trahi par l’orgueil de mon image
Sans pourtant mieux connaître les limites du pouvoir
Victime comme un chien aux abois et un animal blessé
Traqué par une grande meute armée et sophistiquée
La vie humaine doit être sacrée en respectant celle des autres
Car notre corps est une simple expression à la destination inconnue
La prochaine fois je ferais attention sur la terre des hommes
Pour éviter d’être lynché et souhaité une sépulture digne
A vous qui restez avec le souffle vital ne commettez pas ma bêtise.

Bernard NKOUNKOU

Ton dos sur le sable

septembre 14, 2011

Ton dos sur le sable
Et tes jambes en l’air
Ton sourire éclaire la Floride

Refrain
Jamais tu m’as dit
Que la vie était belle
Si jamais on était dix

Quand ton corps en feu
Dégage des étincelles
Aussi lumineux que mille feux

Mais entre tes aisselles
Le parfum de ton corps
Secrète la magie de l’amour

Je te disais sur le ventre du sable
Fait de petits nombrils de terre
Que tu es un plaisir de fruit durable

Que cache ton sein mûr
Et ton fin bikini
Loin du secret de nos murs.

Bernard NKOUNKOU

Un coeur de fraise

juin 16, 2011

Je veux ton coeur de fraise
Arraché sur la braise
Pour un grand rendez-vous
Dans un coin debout

Refrain:
Un petit verre à table
Une pomme dans la bouche
Ton regard en plein feu
Tu me diras si je te plais

A l’été dans la nuit
Je te parle sans bruit
Tu me caresses bien
Comme sur un lien

Dans la conversation
Sous le bois sans avion
Je fumais un baiser
Bien dosé et braisé

Au contact de mon corps
A la limite de mon bord
Ta bouche entre ma langue
Etait une part de mangue.

Bernard NKOUNKOU

Mariage des amoureux à l’été

juin 10, 2011

Mariage des amoureux à l’été
Dans la joie de la beauté
Le sourire au coin des lèvres
Et l’étrenne bras de pieuvre

Se tenant main dans la main
Nous avançons à pas félins
Vers le centre du bonheur
Pour le contrat de l’heure

Autour de nous des invités
Partageaient la joie éclatée
En buvant aussi du bon vin
Pour célébrer le moment divin.

Bernard NKOUNKOU

Instant de joie du voyageur

juin 4, 2011

Le corbeau chantait sur le wagon
Oubliant le conducteur en prison
Son plumage dansait sur les rails
Dans un bel assemblage d’attirail

Arrivé à la belle gare de Nice
La locomotive glissait en lisse
Dans la grande joie des voyageurs
Attendant leur tour de bonheur

Quand chacun montait à l’intérieur
Dans la beauté du train extérieur
Le confort insolent des sièges
Était dans la douceur du liège

Chacun goûtait sa part de joie
Dans ce beau petit voyage de roi
Emporté sur les ailes du train
Pour s’offrir au plaisir du pain.

Bernard NKOUNKOU

Au salon de la vie

mai 4, 2011

Je te prends
tu me tiens
au salon de la vie

Je t’embrasse
tu m’arroses
de tes baisers à l’envie

Quand les hanches
du fût de ton corps
enlacent ma chair

Je réponds doucement
au parcours de mes doigts
au contact de ta chair

Jamais un flux d’énergie
n’a aussi bien transité
du relief de ta plage corporelle

D’où le plasir de mon être
ne trouve satisfaction
sur ton ventre verticale.

Bernard NKOUNKOU

Ivoirien, investis-toi dans la paix !

avril 25, 2011

Ivoirien, investis dans la paix
Ivoirien, tu as besoin de la paix
Ivoirien, ton moteur c’est la paix

Refrain:
Aujourd’hui comme demain
Ton slogan de chaque matin
Sera toujours la paix du lendemain

Ivoirien, l’heure de la réconciliation
A sonné sur le carillon de la Côte d’Ivoire
Mets-toi debout car tu es la solution

Ta conscience de vivre ensemble est brisée
Comme les eaux paisibles de la Lagune Ébrié
Car tu es le grand héritier de ce beau pays

Ivoirien, hier tu étais plus fort dans l’unité
Car tu étais bien fier dans la fraternité
Il est temps de retrouver ton akwaba

Ivoirien, sors du sentier de l’inimitié
Prends ta daba et cultive bien l’amitié
Mais surtout sers-toi de la clef du pardon

Oh! Ivoirien, la patrie t’appelle ce jour
Fais-la confiance comme un bonjour
Que tu sais dire dans les pas de ta marche

Ivoirien, regarde ton frère dans la joie du coeur
Et prends courage de panser les plaies sans rancoeur
Essuies tes larmes et investis-toi dans le pardon.

Bernard NKOUNKOU

Amitié d’enfance

décembre 31, 2010

Fille, fille de ma région
Belle dame de ma région
Tu vivais au bord du Saint-Laurent
Dans un bateau sur le lit du vent

Refrain :
Aujourd’hui, tu vis à Montréal
Mais tu travailles à Paris la belle
Et tu accouches à New York l’élégante
Pour des congés à Tokyo la charmante

Quand je vois ton ascension
A l’automne de ma jeunesse
Comme une usine en production
Je m’étonne de ta richesse

Un jour sur le pont de Birmingham
Avec mon symbole d’hippopotame
Frappé à mon bras gauche en estampe
Je reconnus sur le tien ton hippocampe

Dans la chaleur d’un bel été
Tu m’offrais un café de solennité
Au grand public de la population londonienne
Pour cimenter notre amitié trifluvienne

Derrière tes lunettes d’un fond bleu
Ton regard dans le ciel bleu
Projetait par à coups ton image
Qui accostait sur mon visage

L’autre invitation inoubliable
Au bord de la Manche immuable
Dans la joie de ta douce amitié
Je revivais tes vertus de l’amitié.

Chaude, chaude était ta main
Frêles et courts tes petits doigts
Tes cocons à maintes reprises
Inondaient ma bouche de cerises.

Bernard NKOUNKOU

Sous la pluie de la fête

décembre 31, 2010

Sous la pluie de la fête
Collé à l’anse de tes cotes
Sous l’auvent du parapluie
A cette heure de la nuit.

Refrain :
Ô Ma belle Lætitia
Trempée dans ses habits
Comme une frêle dahlia
Grelottait sans répit.

Dans le chant de son cœur
Une mélodie de grand bonheur
Remplissait ma joie d’amant
Comme une ferraille d’aimant.

Je prenais sa main gauche
Dans sa paume d’ébauche
Où une douce pomme
Offrait un parfum de baume.

Quand je regardais dans ses yeux
Dégageant une lumière de feu
Aux couleurs d’étincelles dans le ciel
A la beauté d’un ruban d’arc-en-ciel.

Je m’effondrais en larmes
Comme une madone de Palerme
En quête de consolation
Dans un monde de désolation.

Bernard NKOUNKOU


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