Archive pour la catégorie ‘Finances’

Vatican: aucun cardinal suspecté

mai 28, 2012
Aucun cardinal n’est suspecté dans le cadre des fuites de documents secrets du Saint-Siège, a affirmé aujourd’hui le porte-parole du Vatican en réponse aux informations de presse affirmant qu’un cardinal figure parmi les taupes à l’origine de ces fuites.”Je démens de façon catégorique. Aucun cardinal n’est suspecté (…) ni italien ni étranger”, a déclaré la père Federico Lombardi lors d’une déclaration à la presse.
Le pape est “bien évidemment informé” des développements de cette affaire qui a conduit à l’arrestation de son majordome Paolo Gabriele, et est “conscient qu’il s’agit d’une situation délicate que traverse la Curie”, a encore affirmé le porte-parole. La ligne souhaitée par le pape est “la transparence”, a-t-il dit.

La commission de cardinaux mise en place par le pape pour enquêter sur cette affaire “continue ses travaux, mène ses entretiens dans les temps requis par l’enquête et n’a pas l’intention de se laisser conditionner par la pression médiatique”, a-t-il encore affirmé.

“Un cardinal a guidé le corbeau”, a titré lundi matin le quotidien romain Il Messaggero, tandis que le grand journal milanais Corriere della Sera a fait sa manchette avec le titre: “un cardinal parmi les corbeaux”.

La gendarmerie vaticane avait arrêté M. Gabriele et trouvé des documents confidentiels à son domicile, un mois environ après la création de la commission d’enquête chargée d’élucider l’affaire des fuites qui secouent le petit État depuis le mois de janvier.

Il n’aurait pas agi seul et plusieurs médias vont jusqu’à affirmer qu’une vingtaine de personnes pourraient avoir passé des documents à l’extérieur du Vatican.
Un livre du journaliste Gianluigi Nuzzi publié il y a huit jours en Italie contient un nombre sans précédent de documents confidentiels illustrant de nombreux débats internes, par exemple sur la situation fiscale de l’Église et divers scandales.
Ces documents n’apportent pas de grandes surprises, mais révèlent les venins et les rancœurs entre divers cardinaux, chacun s’en remettant au pape et l’assurant de sa loyauté.

Lefigaro.fravec AFP

 

Benoît XVI «affligé» d’avoir été trahi par son majordome

mai 27, 2012
Benoît XVI, mercredi, jour de l'arrestation de son majordome.
Benoît XVI, mercredi, jour de l’arrestation de son majordome. Crédits photo : Andrew Medichini/AP 
 

Paolo Gabriele, incarcéré depuis mercredi, a été officiellement inculpé samedi pour «possession illégale de documents secrets». Une enquête est en cours pour établir si l’homme disposait de complices.

Jusqu’à mercredi, Paolo Gabriele était l’un des plus proches collaborateurs du pape. Majordome de Benoît XVI depuis 2006, il est l’un des rares laïcs à avoir accès aux appartements pontificaux: il lui servait ses repas, l’aidait à s’habiller et pouvait se rendre dans les pièces du Vatican auxquelles l’accès est strictement limité. En l’espace de quelques heures, le fidèle serviteur du Pape est devenu l’ennemi public du Vatican. Arrêté mercredi pour possession illégale de documents confidentiels retrouvés à son domicile, il est accusé d’avoir transmis ces données sensibles à des médias italiens en janvier et février derniers. Un délit équivalent à l’atteinte à la sécurité de l’État au Vatican. S’estimant trahi par son auxiliaire, Benoît XVI se dit «affligé» et «choqué».

Identifié vendredi par les médias italiens comme l’auteur de la fuite, Paolo Gabriele a été officiellement inculpé par la justice vaticane samedi. Le communiqué du parquet précise qu’une enquête approfondie allait être menée pour établir si l’homme, âgé de 46 ans, avait disposé de complices qui l’auraient aidé à diffuser les documents. Certains commentateurs de la presse italienne ont exprimé leurs doutes quant à une action isolée de la part de Paolo Gabriele, qu’ils soupçonnent de n’avoir été qu’un pion dans une lutte de pouvoir plus large au sein du Vatican.

Le majordome risque 30 ans de prison

Paolo Gabriele a choisi deux avocats pour se défendre. En l’absence de prison vaticane, l’ancien majordome était détenu samedi dans l’une des trois «salles sécurisées» contrôlées par la gendarmerie du Vatican. Paolo Gabriele est passible d’une peine de 30 ans de prison pour avoir possédé illégalement des documents appartenant à un chef d’État. S’il est reconnu coupable, il sera vraisemblablement détenu dans une prison italienne à la suite d’un accord entre l’Italie et le Vatican.

Parmi les documents qui ont fuité figurent des lettres adressées personnellement à Benoît XVI par l’archevêque Carlo Maria Vigano, ancien numéro deux des services administratifs du Vatican. Les courriers montraient que l’archevêque avait été muté comme nonce apostolique – l’équivalent d’un ambassadeur – à Washington après avoir révélé l’existence d’un large réseau de corruption, de népotisme et de favoritisme lié à des contrats signés à des prix gonflés avec des partenaires italiens. D’autres pièces évoquent des conflits internes concernant l’Institut des œuvres religieuses (IOR, la banque du Vatican), dont le président Ettore Gotti Tedeschi, accusé de «mauvaise gouvernance», a été limogé jeudi. Enfin, certains fax ultrasecrets dont le Pape était le destinataire évoquent les scandales sexuels chez les Légionnaires du Christ ou les négociations du Vatican avec les intégristes.

Par Figaro.fr

Départ du chef de la banque du Vatican

mai 25, 2012

Le président de la Banquedu Vatican, l’Institut pour les oeuvres religieuses (IOR), Ettore Gotti Tedeschi, désavoué pour “n’avoir pas su remplir certaines fonctions de première importance”, a démissionné, a annoncé le Vatican. Le conseil d’administration de la Banque”a adopté à l’unanimité un vote de défiance de son président” à qui il a été demandé de remettre son mandat, a précisé le Saint-Siège.

La gestion de l’IOR avait déjà été critiquée au Vatican, selon le communiqué qui a souligné qu’elle avait “été motif de préoccupations croissantes ces derniers temps”. “En dépit de communications répétées à l’adresse du professeur Gotti Tedeschi, la situation s’est encore détériorée”, a constaté le Vatican. Le conseil a “adopté à l’unanimité un vote de défiance pour le président, pour n’avoir pas su remplir certaines fonctions de première importance”, a-t-il précisé.

“Je préfère ne rien dire, sinon je devrais dire des choses grossières”

Les membres du conseil ont exprimé leur “tristesse” devant les évènements qui ont conduit au vote de défiance, mais ils “considèrent que cette action est importante pour préserver la vitalité de l’institution”. Interrogé par l’agence italienne Ansa, M. Gotti Tedeschi s’est refusé à tout commentaire. “Je préfère ne rien dire, sinon je devrais dire des choses grossières”, a-t-il lâché. Le conseil de l’IOR est à la recherche d’un nouveau président.

M. Gotti Tedeschi avait été nommé en septembre 2009, précisément pour remettre en ordre les comptes de la banque qui a été au centre dans le passé de plusieurs scandales retentissants. En dépit des efforts de transparence, l’IOR a été critiqué par les médias italiens pour sa gestion depuis des années. Il a été une nouvelle fois mis en cause dans un livre récemment publié en Italie, “Sua Santita”, par le journaliste Gianluigi Nuzzi. Cette démission intervient alors que des fuites de documents confidentiels ont révélé depuis janvier la corruption dans l’administration vaticane.

Lefigaro.fr avec AFP

“La Grèce restera dans l’euro” (Tsipras)

mai 22, 2012
  • La Grèce restera dans l’euro si la gauche radicale Syriza gagne les prochaines élections législatives de juin, a affirmé aujourd’hui à Berlin le leader de ce parti, Alexis Tsipras. “Notre élection ne signifie pas que nous allons sortir de l’euro. Au contraire nous allons garder l’euro”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec des responsables de la gauche radicale allemande. “Je ne crois pas que le rejet du programme d’austérité signifierait une sortie du pays de la zone euro”, a-t-il ajouté. Alexis Tsipras a appelé la France et l’Allemagne à “stopper la politique d’austérité par solidarité avec le peuple grec”.

    “Nous allons essayer de trouver des solutions communes au niveau européen. Nous sommes persuadés que nous allons y arriver”, a-t-il dit, jugeant que “l’Europe a la responsabilité d’éviter une nouvelle tragédie” et évoquant la Seconde Guerre mondiale. “Nous espérons beaucoup des changements dans l’axe franco-allemand” après l’élection à la présidence française du socialiste François Hollande, a-t-il ajouté. Avant le sommet européen de Bruxelles, prévu mercredi, le chef de file de la gauche radicale grecque avait mis en garde lundi à Paris les dirigeants européens, à commencer par la chancelière allemande Angela Merkel, contre toute ingérence pour négocier un nouveau plan d’austérité.

    Le chef de Syriza, qui est crédité de 21 à 28% d’intentions de vote au scrutin du 17 juin, et à ce titre possible futur chef de gouvernement, a réaffirmé que son objectif était d’”arriver à la fin du mémorandum”, ce plan d’austérité pourla Grèce négocié par les précédents gouvernements avec la troïka (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne).La France comme l’Allemagne font toutefois jusqu’ici du respect de ce mémorandum une condition au maintien dela Grèce dans l’euro.

  • Lefigaro.fr avec AFP

Suisse: la mort des abeilles coûte 25 M€

mai 22, 2012

Près de la moitié des colonies d’abeilles suisses, soit 100.000 colonies, ont péri l’hiver dernier, un triste record, selon une étude publiée aujourd’hui par les autorités helvétiques, pour qui la douceur du printemps et de l’automne 2011 ont favorisé la multiplication du parasite Varroa destructor, principal responsable de ces pertes. “L’analyse des résultats montre une image bouleversante”, indique ainsi l’Office fédéral de l’Agriculture (Ofag) qui suit depuis cinq ans la vie des abeilles. Selon les résultats de l’enquête, menée auprès de plus de 1000 ruchers de tous les cantons suisses et du Liechtenstein, près de 50% des colonies d’abeilles des apiculteurs ont péri.

Ce chiffre correspond au cumul des pertes avant la mise en hivernage début octobre 2011, les pertes hivernales jusqu’à la sortie de l’hivernage des colonies d’abeilles mi-avril 2012 ainsi que les colonies qui étaient trop faibles à la sortie de l’hivernage pour devenir une colonie de production. Tous les cantons ont été touchés par ces pertes dans une proportion plus ou moins forte. Ce sont les pertes les plus importantes enregistrées depuis que ces chiffres sont relevés systématiquement par les autorités suisses. Du point de vue financier, cela équivaut à une perte de près de 25 millions de francs suisses (20,8 millions d’euros) pour les apiculteurs.

Comme dans d’autres pays, le parasite Varroa destructor joue un rôle prépondérant dans ces pertes hivernales. L’action de cet acarien est triple : il prélève le sang de l’abeille, affaiblit le système immunitaire de l’abeille et agit comme vecteur d’autres agents pathogènes dont les virus. Selon les scientifiques, le parasite raccourcit la durée de vie des abeilles d’hiver de 5/6 mois à 2/3 mois, de sorte que la colonie ne survit pas à l’hiver. Or la douceur du printemps2011 a permis au Varroa de se multiplier rapidement, causant par la suite d’importantes pertes au sein des colonies d’abeilles. En outre, “l’automne 2011 particulièrement clément a aussi favorisé le transfert du parasite d’une colonie à une autre par la dérive d’abeilles ou par le pillage entre colonies”, soulignent les chercheurs.

 Lefigaro.fr avec AFP

Apple, la marque la plus chère du monde

mai 22, 2012
 

 

INFOGRAPHIE – Les grands noms du high-tech dominent largement le classement Millward Brown, occupant sept des dix premières places. Facebook y fait une fulgurante percée en dix-neuvième position.

Apple n’est pas seulement le groupe le plus cher du monde, avec une valorisation boursière de 495 milliards de dollars, c’est aussi la marque la plus puissante, selon le classement BrandZ-Millward Brown. Pour la deuxième année consécutive, la firme à la pomme domine largement ce palmarès, toutes catégories confondues, avec une valeur de marque de 182,9 milliards de dollars, en hausse de 19% sur un an. Apple creuse même l’écart avec ses poursuivants, loin devant IBM (115,9 milliards de dollars) et Google.Pour arriver à ces chiffres, Millward Brown prend en compte des éléments factuels, comme la capitalisation boursière du groupe, la part du bénéfice imputable à la marque - pour les sociétés qui en ont plusieurs en portefeuille, L’Oréal ou Procter & Gamble, par exemple.

Apple a réussi son positionnement premium: ses tarifs sensiblement plus élevés que ceux de ses concurrents n'empêchent pas les consommateurs de lui rester fidèles.
Apple a réussi son positionnement premium: ses tarifs sensiblement plus élevés que ceux de ses concurrents n’empêchent pas les consommateurs de lui rester fidèles. Crédits photo : SAM YEH/AFP

D’autres éléments, plus subjectifs, comme l’attachement des clients à la marque sont aussi pris en considération. Celui-ci reflète le fait qu’un consommateur n’achète pas un produit, mais une marque, quitte à la payer plus cher que la concurrence. C’est toute la valeur «premium» du haut de gamme. À ce jeu-là, Apple est très fort, avec des tarifs sensiblement plus élevés que ceux de ses concurrents. «Le soin apporté sur le produit et l’expérience client renforcent le lien d’usage avec les consommateurs», souligne Benoît Tranzer, directeur général de Millward Brown France. Si les consommateurs sont très attachés à la pomme, ils le sont encore plus à Facebook. «40% des personnes interrogées estiment accorder davantage de valeur à Facebook qu’à n’importe quel réseau social. Soit dix fois plus que le taux moyen d’adhésion», ajoute Benoît Tranzer, qui prédit une poursuite de la croissance de valeur du nom Facebook. En toute logique, le réseau social devrait faire son entrée dans le Top 10 dès l’année prochaine, au fur et à mesure qu’il gagnera de nouveaux utilisateurs. Contrairement à Google, qui a perdu une place pour glisser en troisième position. Le moteur de recherche, premier du classement pendant quatre ans, paie aujourd’hui le prix de ses investissements dans Android, qui ont infléchi sa rentabilité. Conséquence, il se fait doubler par IBM, dont la notoriété reste forte et mondiale. «Ses campagnes de publicité “Smart Planet” ont notamment eu un impact positif auprès du grand public», note Benoît Tranzer.

Le luxe français bien placé

Les utilisateurs de nouvelles technologies sont aussi prompts à brûler leurs idoles. En témoigne BlackBerry, valorisée 25 milliards de dollars en 2011 et qui pointait en 25e position, sortie du Top 100 cette année. La marque ne vaut plus que 8 milliards. Un destin similaire à ceux de Nokia et de Nintendo, elles aussi rayées du classement.

Si les valeurs technologiques sont largement représentées, les marques de luxe et plus particulièrement les françaises tirent aussi leur épingle du jeu. Louis Vuitton, à la 21e place, reste le premier représentant national dans ce classement et première marque mondiale du monde du luxe. Hermès, deuxième français, a gagné sept places au classement général pour arriver en 32e position, avec une croissance de 61 % de la valeur de la marque.

Lefigaro.fr par Elsa Bembaron

Les milliards que la Grèce doit à la France

mai 15, 2012
 
La sortie de la Grèce coûterait directement 302 milliards d'euros aux États et institutions de la zone euro, selon Fitch.
La sortie de la Grèce coûterait directement 302 milliards d’euros aux États et institutions de la zone euro, selon Fitch. Crédits photo : Kostas Tsironis/AP

Si Athènes sortait de la zone euro à la mi-juin et décidait de ne pas rembourser ses dettes, l’État français y perdrait jusqu’à 58,5 milliards d’euros, soit 895 euros par Français. La facture s’allonge au fil du temps.

Si la Grèce sortait de la zone euro, le pays entrerait dans un chaos inextricable. Elle ne serait pas la seule à souffrir: les pays de la zone euro y perdraient les milliards qu’ils lui ont prêtés depuis 2010 pour la tirer de l’ornière. En effet, Athènes ne rembourserait probablement pas ce qu’elle leur doit. Dans cette hypothèse, les deux plus grandes économies de la zone, l’Allemagne et la France y perdraient le plus.Si la Grèce faisait faillite à la mi-juin, l’État français devrait faire une croix sur 50 milliards d’euros «nets», a déclaré le ministre sortant de l’Économie François Baroin. Selon les calculs du figaro.fr, cette somme pourrait s’élever jusqu’à 58,5 milliards d’euros. Cela représente 895 euros par Français, ou encore presque 3% de ce que le pays produit en un an. L’Allemagne y perdrait directement, selon les calculs du magazine Wirtschaft Woche, 76,6 milliards d’euros et l’ensemble des institutions européennes, près de 302 milliards d’euros, d’après les chiffres publiés par l’agence de notation Fitch.

Concernant la France, le montant comprend les prêts bilatéraux accordés dans le cadre du premier plan de secours européen (11,4 milliards entre 2010 et 2011). Ce à quoi il faut ajouter la participation de la France au second programme, lancé début 2012, soit 15 milliards d’euros accordés via le pare-feu européen, c’est-à-dire le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le tout représente 26,4 milliards d’euros d’exposition directe de la France à la Grèce.

Outre ces fonds, la France devrait combler, au moins en partie, les pertes essuyées par la Banque centrale européenne (BCE) au regard de son importance au sein de la zone euro. Au plus fort de la crise, la gardienne de la monnaie unique a en effet racheté sur les marchés pour 40 milliards d’euros de dette grecque, selon Fitch. Si Athènes faisait faillite, la BCE devrait dire adieu à cette somme. La France devrait alors la renflouer de 8,9 milliards d’euros. Selon le même mécanisme, elle pourrait avoir à recapitaliser le Fonds monétaire international (1,6 milliard d’euros).

La facture s’alourdit au fil du temps

Plus indirectement, la France pourrait avoir à refinancer le réseau des banques centrales de la zone euro, ici encore en fonction de son importance économique, soit à hauteur de 22,2 milliards d’euros (chiffre calculé par Fitch). En effet, la Banque centrale grecque a accumulé 106 milliards d’euros de contreparties financières envers ses consœurs européennes, selon l’agence de notation.

L’ardoise de l’État grec vis-à-vis de la France s’allonge au fil des mois, alors que les versements d’aide s’enchaînent. Du coup, fait remarquer un observateur, «plus une faillite grecque surviendrait tard, plus elle coûterait cher à ses partenaires». Le FESF doit encore débourser 75,9 milliards d’euros d’ici à 2014, le Fonds monétaire 28,2 milliards d’euros, selon les calculs des analystes de la banque Credit Suisse. Si la Grèce reste dans la zone euro, elle commencera à rembourser les emprunts contractés auprès de la France et de ses autres partenaires à partir de 2020… et sur une période comprise entre vingt et trente ans.

Lefigaro.fr par Guillaume Guichard

Alerte/Info: L’Europe met Athènes sous pression ce soir

mai 14, 2012
  • Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble. Ce week-end, les deux dirigeants ont évoqué une possible sortie de la Grèce de la zone euro.
    Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble. Ce week-end, les deux dirigeants ont évoqué une possible sortie de la Grèce de la zone euro. Crédits photo : Georges Boulougouris/EU/Georges Boulougouris

    À l’approche de la réunion de l’Eurogroupe, ce lundi soir, les dirigeants européens multiplient les déclarations sur le thème: la monnaie unique peut très bien se passer de la Grèce si celle-ci ne respecte pas ses engagements.

    Les pays de l’euro, déchirés sur les voies de la croissance et le coût de l’austérité, trouvent une quasi-unanimité sur la Grèce. Toutes institutions et capitales confondues, la pression monte sur Athènes et sur un gouvernement peut-être introuvable, mais déjà sommé de choisir entre le respect de ses engagements et l’abandon de l’euro.

    L’hypothèse d’une rupture entre la Grèce et la monnaie commune avait déjà trouvé des adeptes à la fin de l’été 2011, au plus fort des tractations entre l’ex-gouvernement Papandréou et ses créanciers. Après deux ans de renflouements et de promesses rompues, le scénario n’est plus tabou. Mais jamais jusqu’ici des responsables européens n’avaient clamé aussi fort que le «Grexit», comme on dit sur les marchés, pourrait être, après tout, la moins mauvaise ­solution.

    D’habitude consensuel, le président de la Commission, José Manuel Barroso, a ouvert le feu en assurant qu’il «vaudrait mieux» que la Grèce quitte le club monétaire si elle ne veut pas en respecter la loi. Olli Rehn, son bras droit, enfonce le clou en expliquant que la zone euro est aujourd’hui en meilleure posture pour encaisser le choc. En clair, Athènes n’aurait plus les moyens d’un chantage avec ses créanciers. Pour la zone euro, insiste le commissaire, «il n’est pas question» d’assouplir le second plan de redressement, accepté en mars.

    Du côté des capitales, l’Allemand Wolfgang Schäuble a voulu donner le «la». La zone euro, dit-il, «peut supporter une sortie de la Grèce». Et à la BCE, deux gouverneurs abondent. Si Athènes ne tient pas parole, «il n’y a plus de raison de la soutenir financièrement», avance Jens Weidmann, également patron de la Bundesbank. Depuis l’Irlande, pays lui-même sous perfusion, son collègue Patrick Honohan affirme que la Grèce «se retrouverait ipso facto hors du bloc monétaire» si elle renonçait à la parole donnée. Un tir groupé qui précède le rendez-vous de l’Eurogroupe, ce lundi soir à Bruxelles.

    Unité de façade

    Le message est plus politique que financier: il s’agit d’amener les Grecs – majoritairement attachés à la monnaie unique, d’après les sondages – à refuser leur soutien aux extrémistes et à ouvrir les yeux sur les chimères qui rendent le laxisme budgétaire compatible avec l’euro. Rien ne dit que cette manœuvre aboutira au résultat escompté. Rien ne garantit non plus qu’une sortie de la Grèce serait bénéfique pour ses partenaires, au-delà de l’échec politique qu’elle consacrerait pour la monnaie commune et l’UE tout entière. Le président du Conseil, Herman Van Rompuy, plus nuancé, note que «la solution à la crise sera toujours plus d’Europe».

    Le casse-tête grec permet au moins une unité de façade aux chefs de file de la monnaie commune. À l’Eurogroupe, deux autres dossiers risquent de les montrer sinon divisés, du moins indécis: d’abord, la conduite à tenir à l’égard de l’Espagne, visiblement incapable de tenir l’objectif d’un déficit budgétaire réduit à 3% en 2013, ensuite une partie de chaises musicales sans cesse repoussée à la tête d’institutions financières de l’UE. Sont concernés au moins quatre postes sensibles: la présidence de l’Eurogroupe (pour lequel l’Allemand Wolfgang Schäuble est candidat), la direction générale du nouveau fonds de secours permanent MES, un poste au directoire de la BCE et, pour finir, la présidence de la Banque européenne de reconstruction et de développement (Berd). Sur ce siège, Paris et Berlin divergent, au désespoir de beaucoup d’Européens. Côté français, l’absence ce lundi soir à l’Eurogroupe d’un ministre des Finances – François Baroin, titulaire sortant du portefeuille, ne s’y rendra pas – viendra ajouter à l’inertie.

  • Lefigaro.fr Jean-Jacques Mevel

CV truqué: le patron de Yahoo! tombe

mai 14, 2012

 

Yahoo! a annoncé la démission de son directeur général, Scott Thompson , sans plus de précisions.
Yahoo! a annoncé la démission de son directeur général, Scott Thompson , sans plus de précisions. Crédits photo : HANDOUT/REUTERS

La controverse aura été fatale à Scott Thomson, directeur général du groupe Internet américain, qui a donné sa démission. Son poste est provisoirement attribué au directeur mondial de la branche médias, Ross Levinsohn.

Nouvelle épreuve pour Yahoo!. Le groupe Internet américain a annoncé dimanche avoir nommé à titre temporaire un nouveau directeur général, Ross Levinsohn, en remplacement de Scott Thompson moins de cinq mois après l’arrivée de celui-ci à la tête de l’entreprise. «Scott Thompson a quitté la société», justifie Yahoo! sans plus de précisions. Le groupe indique d’autre part que Fred Amoroso a été nommé président du conseil d’administration en remplacement de Roy Bostock.

Ce changement à la tête d’une des sociétés pionnières d’Internet, aujourd’hui en proie aux difficultés, a été annoncé quelques heures après la parution d’informations sur le site d’informations de presse spécialisé All Things Digital. L’article faisait état d’un départ imminent de l’ex-directeur général à la suite d’une controverse provoquée par la découverte d’une falsification de son CV. Quelques jours plus tôt , Patti Hart, administratrice du groupe, avait également été contrainte de quitter le groupe pour les mêmes raisons: elle avait embelli son CV.

Selon All Things Digital, la raison de ce «départ brutal» s’explique uniquement par l’activisme du fonds spéculatif Third Point, un des premiers actionnaires de Yahoo! avec 5,8% du capital. L’actionnaire qui tente depuis plusieurs années d’acquérir des sièges et de l’influence au sein du conseil d’administration avait demandé la tête de Scott Thompson. Et le fonds a eu gain de cause. De fait, Yahoo! a accepté que le patron de Third Point, Daniel Loeb, et deux personnes choisies par ses soins, Harry Wilson et Michael Wolf, siégent au conseil d’administration à partir de mercredi. Le conseil d’administration est heureux d’annoncer ces changements et cet accord avec Third Point, et est persuadé qu’ils seront dans l’intérêt supérieur de nos actionnaires», lit-on dans le communiqué de Yahoo!.

Scott Thomson serait atteint d’un cancer

Le Wall Street Journal rapporte que Scott Thompson aurait confié en fin de semaine à certains de ses collègues qu’il est atteint d’un cancer. Ce dernier aurait également affirmé que son état de santé aurait influencé sa volonté de quitter le groupe, selon le quotidien des affaires. Le patron aurait également dit qu’il ne souhaitait pas révéler l’information pour éviter de rendre public certains détails de sa vie privée. Mais le diagnostic tomberait alors que certaines preuves tendent à contredire la défense du patron qui clame son innocence concernant le maquillage de son CV, croit savoir le Wall Street Journal.

Face à ces tumultes, le groupe n’a toutefois pas détaillé la stratégie qu’il entend mener à l’avenir, indiquant simplement «qu’en tant que DG par intérim, Ross Levinsohn dirigera au jour le jour la marche de la société, aidé par l’équipe existante des cadres dirigeants de Yahoo!». Ce dernier était jusqu’à dimanche directeur mondial de la branche médias de Yahoo!. Il est le cinquième directeur général à prendre les rênes du groupe en cinq ans. Reste à savoir si Yahoo! parviendra à relever la tête de l’eau.

Lefigaro.fr par Marie-Cécile Renault, Mathilde Golla

Obama collecte 15 millions de dollars dans la villa de Clooney

mai 11, 2012

George Clooney, le 28 avril dernier.
George Clooney, le 28 avril dernier. Crédits photo : SAUL LOEB/AFP
 
C’est de nouveau la lune de miel entre le milieu du cinéma et le président américain, contrairement à Wall Street, qui entretient une véritable rancœur à son égard.
À 40.000 dollars la place, la soirée de levée de fonds chez George Clooney promettait déjà d’être un succès inédit. Mais, après le soutien public du président Obama au mariage gay, Hollywood lui a fait un accueil triomphal, jeudi soir à Los Angeles.

Dès son annonce mercredi, les réactions des célébrités ont fusé sur Twitter, à l’instar de Ricky Martin, le chanteur latino gay qui organise lundi une collecte de fonds pour Obama dans la communauté homosexuelle de New York. «J’applaudis le président @Barackobama pour avoir affirmé que tous les Américains doivent avoir les mêmes droits. Historique!», a-t-il écrit.

Ricky Martin

  • I applaud President @BarackObama for affirming that ALL Americans should enjoy equal rights. Historic! I will be a very proud host on Monday

 À Hollywood, on en voulait un peu au président de s’être montré trop réservé sur les questions de société ces trois dernières années et plus récemment de s’être aligné sur les opérateurs Internet dans le débat sur le piratage. Depuis Charlie Chaplin, l’industrie du spectacle penche du côté démocrate et en 2008, le premier président noir des États-Unis avait bénéficié d’un soutien jamais vu dans l’histoire de Hollywood. Mais l’adulation a laissé place à une certaine désillusion.

15 millions de dollars récoltés

À l’approche du scrutin de novembre, le président a donc fait des efforts. George Clooney, un inconditionnel d’Obama, respecté pour les causes qu’il défend, a mis la main à la pâte. Et c’est de nouveau la lune de miel entre Hollywood et Obama, contrairement à Wall Street, qui entretient une véritable rancœur à son égard. Le dîner organisé jeudi soir chez Clooney par le patron de DreamWorks, Jeffrey Katzenberg, a ainsi rapporté 15 millions de dollars. Un record historique. Un tour de force aussi, car la majorité de la somme a été levée (à raison de donations de 23 dollars en moyenne) auprès du public, agressivement sollicité sur Internet. Pour les inciter au don, l’équipe Obama a promis d’offrir deux tickets d’entrée pour le dîner des stars à deux donateurs tirés au sort. Les gagnantes sont une enseignante du New Jersey et une mère de famille de Floride.

«Nous avons récupéré beaucoup d’argent parce que tout le monde aime George», a plaisanté le président Obama. Barbra Streisand faisait partie des quelque 150 invités avec Robert Downey Jr. et J.J. Abrams, le réalisateur de Mission: Impossible. Abrams et son épouse, Katie McGrath, ancienne assistante de Ted Kennedy, font partie de la «machine à cash» d’Obama à Hollywood.

Avec Katzenberg, Andy Spahn, son associé chez Dreamworks et «conseiller politique» de Steven Spielberg, Michael Lynton, le patron de Sony, Harvey Weinstein, le distributeur incontournable à Hollywood, James Lassiter, le producteur de Will Smith, très influent auprès de l’élite noire américaine, Barack Obama dispose d’une armée de fundraisers de choc. Les bundlers, ces gros donateurs aux carnets d’adresses bien remplis, se sont engagés à lever personnellement plus d’un demi-million de dollars pour sa réélection.

Malgré quelques critiques comme Matt Damon, certains «déçus» ont rejoint Obama, comme le magnat des médias Haim Saban. Au 30 avril, Hollywood avait déjà lâché 2,1 millions de dollars pour lui, contre à peine 360.000 dollars pour Romney. L’objectif de l’entourage du président est de puiser autant d’argent que possible dans les coffres de Hollywood pour compenser la perte de millions de dollars détournés vers les caisses sans fond des Super-PAC (comités d’action politique) alliés à Romney.

juxtapose des images de sa «cool attitude» avec celles d’étudiants endettés. Mais pour 2012, le camp Obama a décidé de jouer la carte Hollywood sans trop de scrupules, car on estime que c’est le meilleur moyen de motiver les jeunes - qui le sont beaucoup moins qu’en 2008.

«Mépris» à Wall Street

Les conseillers du président savent aussi que les choses sont moins roses du côté de Wall Street, soutien de poids en 2008. Au 1er février, 70 % des fonds levés y étaient destinés à Mitt Romney. En dépit de ses voyages à répétition à New York, Barack Obama n’y a récolté «que» 2,7 millions de dollars. Dans les dîners des milieux financiers new-yorkais, on n’hésite pas à exprimer le «mépris» qu’on a pour un président souvent jugé incompétent en matière économique. Avant de s’engager, Wall Street attend de voir s’il va attaquer Mitt Romney sur sa fortune.

Lefigaro.fr par Adèle Smith


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