Archive pour la catégorie ‘Hommage’

L’Amérique rend un long adieu à son “doux miracle” Whiteney Houston

février 18, 2012

Kevin Costner, Stevie Wonder et d’autres célébrités ont rendu hommage samedi à Whitney Houston à Newark, près de New York, lors d’une cérémonie “gospel” où ont été célébrées dans l’effervescence et les larmes les obsèques de la chanteuse américaine.

Les obsèques ont commencé vers 12H20 (17H20 GMT) à l’église “New Hope” avec des chants gospel et un mot de bienvenue du maire de Newark, la ville natale de la star. Les célébrités et proches de la chanteuse se sont succédé au micro pendant trois heures trente pour raconter le souvenir qu’ils garderont d’elle.

La cérémonie, retransmise en intégralité et sans interruption par les chaînes d’information, s’est terminée avec le hit planétaire “I will always love you” raisonnant dans l’église alors que le cercueil étincelant de Whitney Houston était emmené au dehors, accompagné par la famille de la défunte.

Le cercueil a été installé dans un corbillard doré qu’une voiture et des motos de police ont escorté pour une destination inconnue.

“J’étais encore ton +Bodyguard+ il n’y a pas si longtemps, et maintenant tu es partie”, a déclaré pendant la cérémonie le comédien Kevin Costner, appelant le monde à se souvenir du “doux miracle de Whitney”.

Très ému, l’acteur est revenu sur la préparation du tournage du film à succès dans lequel il jouait avec Whitney Houston en 1992, révélant que la chanteuse avait failli être recalée parce que la production cherchait “quelqu’un de blanc”.

Stevie Wonder a chanté deux chansons en hommage à la vedette décédée le 11 février à Beverly Hills, à l’âge de 48 ans. “Je rends grâce à Dieu d’avoir été en vie en même temps que Whitney”, a-t-il dit, après un autre hommage de la chanteuse Alicia Keys, très émue.

Une chorale gospel avec une centaine de femmes et quelques hommes, pour la plupart noirs et tous habillés en blanc, ont chanté à plusieurs reprises dans l’église où Whitney Houston chantait enfant. L’ambiance de fête était celle des cérémonies baptistes chères au coeur de la communauté noire américaine: chants, danses, cris, rires et applaudissements.

L’ex-mari de Whitney Houston, Bobby Brown, a dû quitter la cérémonie après quelques minutes seulement. Il serait parti mécontent, la famille de Mme Houston ayant refusé de lui faire une place, selon le récit que le révérend Jesse Jackson a livré à CNN après la cérémonie. Le couple a divorcé en 2007 et Bobby Brown a gardé des relations tendues avec la famille de son ex-épouse.

La star du blues Aretha Franklin, qui avait été annoncée, n’est finalement pas venue, souffrante selon les médias américains.

“C’est une fête”

“Whitney, ce jour est le tien”, a dit Joe Carter, le pasteur de cette paroisse de la grande banlieue de New York en ouvrant la cérémonie. “Tu es la seule à tous nous réunir”, a-t-il dit.

Dehors, la police avait fermé les rues alentour de l’église, devant laquelle un panneau néon clignotant célébrait en lettres roses et noires la mémoire de la pop star. “Whitney Houston 1963-2012″, “We will always love you” (nous t’aimerons toujours), pouvait-on lire.

Des cartes de condoléances étaient accrochées aux grilles de l’église, avec des ballons et des fleurs, déposés par des mains anonymes. Des bougies et des ours en peluche étaient posés à terre.

Par souci de sécurité, les fans avaient été priés de rester chez eux et très peu avaient bravé le froid pour essayer de s’approcher. La petite foule était contenue derrière des barrières métalliques et des rubans adhésifs jaunes, loin des célébrités.

La foule était joyeuse. “Elle n’aurait pas voulu que nous soyons tristes”, expliquait une fan, Cynthia. “Nous sommes en deuil, mais c’est une fête, pour lui dire +nous t’aimons+”.

Certains s’essayaient à chanter “I will always love you”, mais le ton déraillait vite.

Surnommée “La Voix”, Whitney Houston avait dominé la scène musicale de la pop et de la soul dans les années 80 et 90, vendant près de 170 millions de disques.

Connue pour sa dépendance à l’alcool et à la drogue, la pop star a été retrouvée morte dans la baignoire de sa chambre d’hôtel à Beverly Hills, pour des raisons encore inconnues. Les résultats des examens toxicologiques ne seront pas connus avant plusieurs semaines.

L’inhumation devait avoir lieu dimanche dans un cimetière distant d’une vingtaine de kilomètres de l’église.

AFP par Brigitte Dusseau

Hommage à Édouard Glissant à l’occasion du premier anniversaire de sa mort: 21 septembre 1928-3 février 2011

février 3, 2012

Édouard Glissant, prix Renaudot 1958

Il y a un an, Édouard Glissant avait glissé dans l’océan de la mort, au bord de sa 82e année, le jeudi 3 février 2011 dans la plénitude de l’âge du sage. Une mort qui était survenue aux pas du petit matin de Paris, dans le chagrin des siens, à l’hôpital Georges Pompidou.

Né le 21 septembre 1928, à Sainte Marie, dans la chaleur tropicale des Antilles en Martinique – la Madinina – (île aux fleurs). Il fréquente au lycée Victor Schoelcher de Fort-de-France du nom de celui qui avait aboli l’esclavage. Il était arrivé à Paris en 1946, à l’âge de dix-huit ans dans le parfum de la jeunesse pour étudier.

Étudiant à la Sorbonne dans la prestigieuse université française, il s’intéresse à l’ethnographie au Musée de l’Homme mais aussi à l’histoire et la philosophie « amour de la sagesse », dans son acception étymologique avant de s’orienter vers des études de lettres pour lesquelles il obtiendra un doctorat.

Exégète dans l’âme, il découvre les œuvres de William Faulkner. Il en fait sa passion qui va lui ouvrir les portes de la spécialité de ces romans. Un champ riche en intrigues, porté sur la vie du sud des États-Unis marquée par des constructions allant du cocasse en passant par l’humour au sordide mais aussi à la sauvagerie tragique.

Édouard Glissant, cet homme corpulent et impressionnant, à l’éternelle moustache abondante et imposante mais aussi à la voix fluette haut perché, sur ses larges épaules, savait séduire par sa verve lyrique de poète et son verbe superbe de romancier.

Brillant ethnologue, essayiste et polémiste, son franc-parler l’a poussé en exil, l’interdisant de séjour jusqu’à connaître l’assignation de résidence. C’était un homme révolté. Un rebelle de l’esprit et de la pensée. Un homme debout et présent au rendez-vous de l’Histoire durant son existence.

Là où le silence était la loi des opprimés, il savait briser les barrières psychologiques et les chaînes du mutisme pour donner à la parole sa véritable place dans un monde où la liberté est un droit à l’expression et à l’affirmation.

Signataire du Manifeste anticolonialiste (Discours Antillais qui sema la bonne graine), il se distingua par la force décapante et puissante de son éclosion dans un « terrain dominé ».

Porte flambeau de la créolité, chantre et Hérault de l’antillanité, de cette identité créole, il défendait bec et ongle cette expression jusque dans la couleur locale de son moi. Car en s’opposant à la négritude de Césaire, son aîné de 13 ans, il voulait valoriser le métissage par sa célèbre idée: « Le Tout-monde ». « Le monde que l’on partage, le monde où les diversités sont acceptées. J’appelle la créolisation des rencontres, l’interférence, le choc, les harmonies et les disharmonies entre les cultures… » Une idée née dans la matrice d’un monument aux morts pour la France quand le poète plongeant son regard dans la représentation de l’objet d’art historique recevait l’inspiration dans le jaillissement de la contemplation des idées profuses.

Édouard Glissant, pourfendeur, auteur d’œuvre abondante (poésie, essai et roman), marquée par une réflexion militante contre les racismes de toutes sortes et le rappel à l’esclavagisme qui a entaché, selon lui, les rapports de la France avec l’Afrique et l’Outre-mer. Car ses multiples interrogations l’ont poussé à donner des réponses, faisant de lui un porteur de lumière dans les amphithéâtres. Il avait su développer une belle aura de professeur distingué et remarqué à la City University de New York. Il était aussi le fondateur du Centre d’études françaises et francophones aux États-Unis. Partout où il est passé, l’ombre du prix Renaudot de 1958 avec La lézarde continuait d’étonner.

Étonnant voyageur du « Tout-monde », il avait dirigé avec brio le Courrier de l’Unesco pendant près de sept ans (de 1982-1988). L’homme avait de l’étoffe et a marqué de nombreuses générations des écrivains tels que : Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant. Il a aussi produit une estime admirable auprès d’Alain Mabanckou, Dany Laferrière et David Maximin.

Des personnalités politiques françaises, à sa mort, avaient été sensibles en lui témoignant gratitude et reconnaissance pour le respect de son âme.

Le président Nicolas Sarkozy avait salué un homme qui avait marqué : « la pensée de notre temps de son empreinte énergique, pugnace et exigeante ». Il avait encore poursuivi son ultime considération dans le communiqué de l’Élysée : « Édouard Glissant aura plaidé inlassablement pour une approche de la diversité du monde fondé sur l’échange, le dialogue et la poétique de la relation ».

Quant au Premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry : « Édouard Glissant restera à jamais parmi nous, non seulement par la beauté de ses mots et la force de son verbe, mais tout autant par ses odes à l’humanisme et à la diversité du genre humain, antidotes de tous les préjugés et les racismes. »

Pour le secrétaire national du Parti communiste : « Édouard Glissant savait lire le monde dans ce qu’il portait de meilleur » et était « un homme d’action qui mettait en partage avec le peuple ses mots, ses idées, sa poésie ».

Édouard Glissant, poète de l’engagement, avait terminé sa communion avec ses amis et connaissances ainsi que de nombreux anonymes, venus lui rendre un singulier hommage en présence du Ministre français de la Culture, Fréderic Mitterrand, de la Ministre d’Outre-mer, Luce Ponchard, de sa femme et de ses cinq enfants dans la grande joie d’une soirée poétique ponctuée de rythmes et de souvenirs.

Baptisé dans l’Église catholique – terreau chrétien où son oeuvre avait plongé ses racines –  il avait pris son ultime départ d’adieu dans la même maison de Dieu de sa ville natale avant son repos éternel pour le petit cimetière de Diamant, jouxtant l’église de Saint Thomas, où son âme est constamment arrosée par le souffle de la mer rappelant le mouvement de ses origines.

Bernard NKOUNKOU

Hommage à Batouala de René Maran, premier prix Goncourt d’un écrivain noir

décembre 14, 2011

À l’occasion du 90e anniversaire de son attribution

Batouala, véritable roman nègre a aujourd’hui 90 ans. Il porte le nom d’un chef de tribu, de l’Oubangui-Chari, actuelle République Centrafricaine. C’était un vaillant chasseur et infatigable marcheur, à l’allure robuste et fier de ses traditions que l’auteur mettait en valeur par ses qualités intrinsèques face à son nouveau mode de vie devant ses maîtres venus d’ailleurs.

Œuvre de René Maran, esprit brillant et éclectique, d’origine guyanaise, que l’Académie Goncourt consacrait pour la première fois depuis sa création en cette journée glorieuse du 14 décembre 1921. Le siècle qui souffrait et soufflait encore les affres de la Première mondiale, saluait les mérites d’un auteur noir d’à peine 34 ans qui se dévoilait dans le milieu littéraire de l’époque. Intellectuel sémillant, au regard pensif d’interrogateur profond, jeune et grand administrateur des colonies, celui qui était encore un grand inconnu rentrait par la grande porte de l’histoire littéraire. Il venait d’inscrire ses lettres de noblesse, devenant un défenseur de la culture noire en peignant à grands coups de peinture – les mains nues et sans gants - l’héritage d’une civilisation aux relents coloniaux. Ce roman qui recevait les plus grandes faveurs de la critique devenait une plume majeure qui se distinguait parmi dix autres qui furent en compétition, en les surclassant par sa verve pamphlétaire, réquisitoire de la colonisation, aimé par les uns et détesté par les autres. Peu importe le jugement ou le goût qu’il pouvait procurer dans la délectation du fruit de cette pensée descriptive et narrative.

Batouala, roman précurseur de l’âme noire de la négritude, inspira aussi Léopold Sédar Senghor. Il traçait déjà par la beauté et la force de son style, l’ambition de l’homme noir dans un monde blanc où il était difficile d’arracher un prix hautement convoité par les belles plumes surtout pas un noir dont la langue maternelle n’était pas le français. Bien plus, la virulence de sa préface très acerbe, incisive et amère réveilla la colère et attira la foudre de l’impérium occidental, dépouillé par un citoyen instruit avec les instruments de la connaissance moderne. Il obtenait 5 voix contre 5 autres pour Epithalame de Jacques Chardonne. Il fut primé de justesse, grâce à la voix prépondérante du président Gustave Geffroy, l’un des dix premiers membres de l’Académie Goncourt.

Interdit de diffusion en Afrique, car il dénonçait la gestion des territoires de l’Afrique équatoriale française(AEF) dans sa diatribe sociologique d’éveilleur de conscience, exposant la corruption et les débordements de tous genres pouvant provoquer et entraîner une vague déferlante aux indigènes.

René Maran était né dans les eaux de la Martinique, le 8 novembre 1887 et mort le 9 mai 1960, à Paris. Il démissionnait de son poste d’administrateur des colonies après avoir écrit ce roman. Il inaugurait la voie royale de la littérature noire d’expression française.

Batouala, roman de la révolution « trop noir et ineuropéen », était traduit en 16 langues et est encore dans certains programmes de lycées malgré les sillons de ses ornières tracées difficilement empruntées. Il tangue entre adoption d’un comportement trop risqué de pourfendeur provocateur – cas malveillant d’école – aux nombreuses réticences dans sa zone géographique. Il se bat dans la mémoire de l’histoire où la tendance de sa reconnaissance à l’oubli est plus forte et grande pour la modernité que celle de la perpétuation de sa valeur à se maintenir dans l’esprit des jeunes générations comme étant le premier roman à obtenir, lors de sa 19e édition, le prix Goncourt.

Bernard NKOUNKOU

L’hommage truffé de fautes de l’Élysée à Danielle Mitterrand

novembre 22, 2011

Six énormes fautes d’orthographe en trois très courts paragraphes: l’hommage de la présidence de la République à Danielle Mitterrand manque à tous ses devoirs… de français. La disparition, ce mardi, de Danielle Mitterrand a provoqué nombre de réactions, chez les Français, chez ses amis, chez ses amis politiques et, ex-Première dame de France oblige, chez de nombreuses personnalités publiques et responsables d’institutions.

L’Elysée ne pouvait ignorer son décès. La présidence de la République s’est donc fendue d’un communiqué tout ce qu’il y a de convenable, convenu… et à la syntaxe aussi approximative que son orthographe. Nicolas Sarkozy y présente pour commencer ses “plus profondes condoléances à ses enfants, à ses petits enfants et à l’ensemble sa famille (sic)”. A ses “petits enfants” ou à ses “petits-enfants”? “L’ensemble DE sa famille”, peut-être?

Ce sont les premières des six (6) fautes d’orthographe qui pimentent ce texte de trois très courts paragraphes. Danielle Mitterrand y est ensuite dépeinte comme “une femme qui n’abdiqua jamais ses valeurs et poursuivi (sic) jusqu’au bout de ses forces les combats qu’elle jugeait justes.” “Jamais, ni l’épreuve, ni la victoire ne la firent dévier du chemin qu’elle s’était tracée (resic)”. De même, elle “su (reresic) faire preuve d’une indépendance d’esprit, d’une volonté et d’une dignité exceptionnelle (rereresic)”.

L’hommage truffé de fautes de l’Elysée à Danielle Mitterrand

Conclusion de cet hommage tout aussi indigne de la présidence de la République que de la trace que laissera Danielle Mitterrand dans l’histoire de notre pays: “A sa juste place, elle a donc su, aussi, servir la France que nous aimons”. Pas celle du Larousse, ni du Petit Robert.

L’Express.fr

Hommage à Amédée Pierre, Le “Dopé National” : Boklopeu Mawa

octobre 31, 2011

Le Pape rend hommage à Martin Luther

septembre 24, 2011

Benoît XVI a tracé les axes d’un travail commun avec les protestants centré sur l’approfondissement de la foi.

À Erfurt, seconde étape de sa visite en Allemagne, dans la cathédrale où Martin Luther, fondateur du protestantisme, fut ordonné prêtre catholique en 1507 Benoît XVI s’est fait plus protestant que… les protestants. Devant les plus hauts représentants du protestantisme allemand, il a dressé un éloge inédit de Martin Luther, religieux et prêtre catholique à l’origine de la Réforme protestante. «La pensée de Luther, sa spiritualité tout entière était complément christocentrique» a-t-il déclaré.

Le Pape s’est même dit «touché à nouveau» par la «question» qui a été la «force motrice» de tout le chemin de Luther. Une question qui «pénétrait le cœur» de ce réformateur. Qui fut «sa passion profonde», le «ressort de sa vie». Qui se trouve «derrière chacune de ses recherches théologiques et chaque lutte intérieure».

Avec l’aimable autorisation de KTO – ktotv.com

Cette question, le pape catholique l’a reprise à son compte et en toutes lettres dans ce bastion du protestantisme allemand: «Comment puis-je avoir un Dieu miséricordieux ?» Dit autrement, a expliqué Benoît XVI, elle revient à poser «la question de Dieu dans notre vie». Regrettant au passage que peu, aujourd’hui, «y compris parmi les chrétiens», ne s’en préoccupent.

Poursuivant dans cette logique toute luthérienne il a alors entrepris une réflexion sur un sujet devenu presque tabou dans les Églises catholiques et protestantes: la notion de «mal». «La plus grande partie des gens, même des chrétiens, a-t-il lancé, tient aujourd’hui pour acquis que Dieu, en dernière analyse, ne s’occupe pas de nos péchés et de nos vertus. Si aujourd’hui, on croit encore en un au-delà et en un jugement de Dieu, alors presque tous nous supposons que Dieu doit être généreux et qu’à la fin, dans sa miséricorde, il ignorera nos petites fautes.»

S’insurgeant contre cette vision irénique le Pape s’est alors demandé si «nos fautes étaient vraiment si petites ?». Notamment quand le monde est rempli de «corruption», de recherche de ses «propres intérêts», du «pouvoir des drogues», de «l’addiction à la jouissance», de «la disposition croissante à la violence», de «la faim et la pauvreté». «Non, a-t-il conclu d’une formule, le mal n’est pas une bagatelle.» Dans son esprit, le mal «ne pourrait être aussi puissant si nous mettions Dieu au centre de notre vie».

«Témoignage commun»

Et c’est seulement après avoir partagé cette réflexion spirituelle de fond que Benoît XVI a évoqué le dossier œcuménique à proprement parler. C’est-à-dire les discussions entre catholiques et protestants visant à rétablir l’unité et la communion perdues.

Il en a d’abord situé les enjeux qui ne sont pas des détails en Allemagne où catholiques et protestants représentent chacun un tiers de la société. Premier défi: un «témoignage commun» dans un monde où «l’éthique est remplacée par le calcul des conséquences», appelant à «un engagement commun pour l’ethos chrétien», allant des «questions du diagnostic préimplantatoire jusqu’à l’euthanasie». Deuxième défi, une lutte commune contre de «nouvelles formes de christianisme» – sans les citer, il désignait les groupes évangéliques ou les sectes. Soit «un christianisme de faible densité institutionnelle, avec peu de bagage rationnel et encore moins de bagage dogmatique, et aussi avec peu de stabilité». Et enfin, «l’absence de Dieu dans notre société», implorant les protestants et les catholiques à «ne pas devenir modernes, moyennant une édulcoration de la foi».

Quant aux questions qui fâchent actuellement la communauté protestante allemande et qui posent des problèmes très concrets dans les familles dites mixtes, catholique et protestante, – par exemple le refus par l’Église de l’hospitalité eucharistique des protestants alors que ces derniers l’acceptent – Benoît XVI les a explicitement évitées alors que la présidente de l’Église protestante de la région, Katrin Göring Eckardt, et le président des protestants allemands, Nikolaus Schneider, avaient sollicité un pas en ce sens lors de leur rencontre vendredi matin.

En guise de réponse – les intéressés ne se sont pas dits choqués à l’issue mais plutôt «encouragés» – Benoît XVI a précisé qu’une «mauvaise compréhension» de l’œcuménisme consistait précisément à négocier pour parvenir à un «compromis». Or «la foi n’est pas quelque chose que nous concoctons ou déterminons. Elle est le fondement sur lequel nous vivons.» L’unité ne viendra pas en soupesant «avantages et désavantages» mais en avançant «plus profondément dans la foi».

Lefigaro.fr par Jean-Marie Guénois, envoyé spécial à Erfurt.

Obama rend hommage à Sarkozy mais reste muet sur son plan pour la Palestine

septembre 22, 2011

Le président des Etats-Unis Barack Obama a salué mercredi le partenariat avec la France dans les dossiers libyen et ivoirien, mais refusé de s’exprimer sur le plan du président Nicolas Sarkozy dans le dossier palestinien, en rencontrant son homologue à New York.

Un conseiller de M. Obama a toutefois qualifié ensuite les propositions de M. Sarkozy “d’importantes”, tout en constatant un désaccord.

Sollicité par une journaliste qui lui demandait son avis sur la proposition formulée par M. Sarkozy plus tôt à la tribune de l’ONU d’offrir un statut intermédiaire d’Etat observateur à la Palestine afin de désamorcer la crise avec Israël, le président américain s’est contenté de répondre, en français dans le texte, “bonjour”.

Relancé par une autre journaliste, M. Obama est passé à l’anglais pour affirmer: “pas de commentaire”. Le président américain avait auparavant évoqué la nécessité pour son pays et la France de coordonner leurs efforts dans la résolution du conflit israélo-palestinien, en restant très vague dans la formulation.

A la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Sarkozy a proposé mercredi “un changement de méthode” pour réussir la paix au Proche-Orient, offrant un statut “intermédiaire (…) d’Etat observateur” à l’ONU pour la Palestine, et “un accord définitif” de paix dans un délai d’un an.

Il a aussi mis en garde les Palestiniens et les Etats-Unis contre un bras de fer au Conseil de sécurité, prévenant qu’un veto américain à la demande d’adhésion d’un Etat de Palestine à l’ONU “risquerait de déclencher un cycle de violence au Proche-Orient”. L’un des conseillers adjoints de sécurité nationale de M. Obama, Ben Rhodes, a affirmé que les propositions de M. Sarkozy étaient “importantes” et “constructives”, mais que les deux dirigeants n’étaient pas d’accord sur le rôle des Nations unies dans le dossier palestinien.

“Une action unilatérale via l’ONU pour parvenir à un Etat ne résoudra pas les problèmes des Palestiniens sur le terrain”, a-t-il dit, rappelant la position défendue par les Etats-Unis.

M. Rhodes a toutefois affirmé que Paris et Washington pouvaient travailler “sur la base de la nécessité de relancer les négociations” entre Palestiniens et Israéliens, nécessaire “pour parvenir à une paix durable”. “On peut avoir des nuances tactiques, mais nous avons les mêmes objectifs stratégiques, c’est-à-dire la reprise sans délai des négociations de paix”, a-t-on commenté à l’Elysée après la rencontre.

De même source, Nicolas Sarkozy a souligné auprès de son homologue “le rôle irremplaçable des Etats-Unis” dans le processus de paix, un rôle qui cependant “ne doit pas être exclusif.”

Sur d’autres sujets de politique étrangère, lors de ses déclarations au côté de M. Sarkozy, M. Obama a estimé que le partenariat entre Paris et Washington avait “été mis en évidence par le travail extraordinaire que nous avons fait ensemble en Libye”, un mois après la chute du régime de Mouammar Kadhafi face à l’avancée des rebelles soutenus par les frappes de l’Otan. “Je tiens à remercier le président Sarkozy pour son esprit de décision”, a ajouté le dirigeant américain.

M. Obama a aussi affirmé que la coopération entre Washington et Paris dans le dossier ivoirien avait permis l’arrivée au pouvoir du président élu Alassane Ouattara, après la capture en avril du président sortant Laurent Gbagbo qui refusait de reconnaître les résultats de la présidentielle de novembre 2010.

AP par Mandel Ngan

Hommages en série après la mort de DJ Mehdi

septembre 14, 2011

« Repose en paix fréro »

La disparition de Dj Mehdi laisse le monde du rap et de l’électro orphelin. L’émoi est immense.

C’est une onde de choc qui a saisi le monde de la musique en début d’après-midi : le musicien, DJ et producteur DJ Mehdi est décédé hier dans la nuit, à l’âge de 34 ans. Une immense perte pour les mélomanes bercés par le rap de la fin des années 90 et le renouveau de la french touch dans les années 2000. C’est Cut Killer qui a ouvert le funèbre bal des réactions qui pleuvent sur twitter depuis le début de l’après-midi. Le DJ a perdu un frère : « DJ Mehdi !!! il n’y a pas de mots pour vous dire la peine que je ressens … un ami s’en va ….repose en paix fréro », a écrit le musicien sur son compte twitter. Pour Fred Musa, animateur sur la radio Skyrock, c’est le choc : « Je suis atterré par la nouvelle de la disparition de Dj Mehdi, j’ai une pensée pour sa famille musicale et ses proches… Repose en paix ». Mouloud Achour, chroniqueur du Grand Journal, ne trouve pas les mots : « ……………. ». Sa camarade du label Ed Banger, Uffie, absente : « Je suis si triste de ne pas pouvoir être à l’hôpital avec le reste de l’équipe, pour voir ton visage une dernière fois. Tu savais que tu éclairais nos cœurs comme un dancefloor. La vie ne sera pas pareille sans toi, tu nous manqueras tellement que nous n’avons pas de mot. Je ne peux y croire. Je t’aime. ». Quant au rappeur Rohff, c’est sur Facebook qu’il s’est exprimé : « Je rends hommage à l’homme à l’ami d’enfance, au frère de cœur, au précurseur avant-gardiste, Dj Mehdi. Il a assisté aux premiers pas de ma carrière. Il est le beatmaker de mon tout premier maxi et tout premier classic « Appelle moi Rohff ». Nous avons tous beaucoup appris de lui. Une lumière de ma jeunesse s’est éteinte… Mes condoléances à sa famille. Paix à son âme. Housni »

L’émoi est également palpable de l’autre côté de l’Atlantique où la perte de ce musicien surdoué est grande. Le rappeur Drake y est allé de son message sur Twitter : « Merde… Repose en paix Mehdi », tout comme le groupe Chromeo avec lequel DJ Mehdi avait collaboré : « Nous avons perdu notre frère. Nous n’avons pas de mot ».

Le Social Club, salle parisienne où le musicien se produisait régulièrement, a décidé de rester fermé aujourd’hui: « Suite au décès de DJ Mehdi, nous avons exceptionnellement pris la décision de fermer le club ce soir. Une soirée de silence en l’honneur de l’artiste », a communiqué la salle de concert sur son compte Twitter.

La page officielle de l’artiste sur Facebook, elle, prend la forme d’un immense livre de condoléances virtuel. De son talent, les puristes retiendront ses grands écarts musicaux allant du rap à l’électro avec ce soupçon de génie qui caractérise les plus grands musiciens.

Membre du groupe mythique Ideal J qui signa en 98, Le combat continu, l’un des meilleurs albums de rap français et du collectif de la Mafia K’1 Fry (Kery James, 113, Rohff), DJ Mehdi produisit de grands noms du rap tels que Mc Solaar et Assassin. De nombreuses collaborations artistiques parsèmeront sa carrière musicale notamment avec le collectif Kourtrajmé. Mais c’est la rencontre avec le groupe Cassius qui l’orientera vers l’électro avant de signer en 2006 sur le label Ed Bangers. De cette rencontre, entre amitié et fraternité, naîtra le Club 75 composé de Pedro Winter (Boss du label Ed Bangers), Justice, Cassius et Mehdi. En 2010, il fonde le duo Carte Blanche avec l’artiste anglais Riton qui sortira un album hommage aux pionniers de la house music sur Ed Bangers avant de signer, cette année, une compilation aux côtés de Pedro Winter, Let the children techno, à l’occasion des huit ans du label Ed Bangers.

Toujours à mi-chemin entre le rap et la musique électronique, Mehdi n’a jamais vraiment pris position, comme le cite sa biographie sur le site de son éditeur Because : « Je n’ai jamais vraiment choisi d’être musicien, et près de 15 ans après avoir commencé, je n’ai jamais cessé de faire de la musique… J’ai vraiment de la chance, des gens plus talentueux n’ont pas la même étoile que moi… Je fais partie des lucky people. Je le sais », avouait-il. Il voulait juste « faire danser ceux qui l’écoutent et rendre hommage à ceux qui ne cessent de l’inspirer ».

Hé bien dansons, maintenant.

Voici.fr par A.R.

Hommage à Fabrice Vial : 6 mars 1968 – 12 août 2011

août 13, 2011

Fabrice Vial est mort à l’âge de 43 ans, lâchement assassiné sur son yacht, au large de Porto-Vecchio, au sud de la Corse. Il était un modèle de la réussite du monde des affaires. Homme aux doigts magiques et énergiques, il savait transformer la planche en lui donnant une beauté distributive du « discount » où l’œil admirateur tombait facilement dans la séduction parfaite du produit fini, sorti des usines du Groupe Vial.

Novateur avec un esprit de bénédictin chevillé et outillé, héritier du patrimoine familial, doté d’une belle expérience et d’une bonne connaissance du terrain, il ambitionne et excelle dans ce métier séculaire et millénaire exercé par Saint Joseph et Jésus-Christ, en lui rendant la part belle jusqu’à inscrire ses lettres de noblesse.

Premier Groupe français indépendant de menuiserie « discount », engagé dans les années 90, car très compétitif, sa marque de fabrique cotée en Bourse avec un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, rentrait dans les annales du livre d’or des entreprises rayonnantes. Par ce biais, il franchissait un grand palier d’intégration de l’entreprise afin d’accroître la rentabilité par le jeu de la maîtrise concentrée, dynamisée et assaisonnée par un beau parfum de zeste professionnel.

Fabrice Vial avait une grande propension d’implantation de la menuiserie. Il a fait de la distribution un moteur cardinal pour la circulation de la production en y accordant les violons au réseau de magasin national, œuvrant dans la fabrication des portes, fenêtres, escaliers. Les consommateurs ou clients potentiels y trouvent leur grande et pleine satisfaction dans les rapports qualité et prix très performant. Aujourd’hui, la chaîne de la litanie de ses magasins se compte jusqu’à 64 établissements en France, 4 en Espagne, 1 au Portugal mais aussi en Bolivie et en Roumanie.

Performant éclectique et remarquable à la pointe considérable sur le territoire français, l’écho de son estime a produit une forte répercussion d’implantation dans la péninsule Ibérique.

Fabrice Vial était un homme digne, affable, respectable et sociable, doté d’une capacité de négociation sur l’échiquier national et international. Son Groupe a le plaisir et le souci de toujours offrir des produits de négoce de qualité à prix très compétitif comme des pergolas de l’air du temps, des meubles du jardin pour le plaisir de la détente et le repos agréable de se mettre au vert goûtant et savourant la joie de la nature de proximité.

Avec Fabrice Vial, la menuiserie a atteint le sommet moderne de la conception répondant aux besoins et aux attentes des consommateurs. Il a su acquérir durant l’exercice de ce métier noble, une parfaite maîtrise des réseaux d’approvisionnement. Il s’est doté dans l’espace et le temps d’un outil de production moderne, efficace et flexible toujours empreint à l’innovation. Il a su mettre en place une bonne et louable plate forme logistique et stratégique lui ayant permis de conceptualiser la distribution mettant à cœur la performance liée à l’exploitation optimisée avec des facilités d’implantation.

Fabrice Vial, Président fondateur du Groupe qui porte son nom, laisse sous le choc sa famille éplorée et dans la peine et la douleur ses amis et son personnel.

Ses obsèques ont eu lieu mercredi 17 août 2011 à Méounes-lès-Montrieux dans le Var.

Que son âme repose en paix!

Bernard NKOUNKOU

Vidéo: In memoriam Facundo Cabral

juillet 10, 2011

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