Archive pour la catégorie ‘Idée’

Débat Hollande-Sarkozy: Les réactions

mai 2, 2012

Reblogged from World Vision:

Cliquer pour accéder à l'original

Présidentielle 2012

François Hollande et Nicolas Sarkozy, lors du débat de l’entre-deux tours, le 2 mai 2012. PATRICK KOVARIK / POOL / AFP

POLITIQUE – Retrouvez les réactions des personnalités de gauche et de droite…

Bloc contre bloc. Sans surprise, les personnalités de gauche ont estimé que François Hollande avait plutôt remporté le débat quand ceux de droite estiment que…

Lire la suite… 576 suppléments

Après le débat des candidats, le tour aux électeurs

Débat Hollande-Sarkozy: Les réactions

mai 2, 2012

 

POLITIQUE – Retrouvez les réactions des personnalités de gauche et de droite…

Bloc contre bloc. Sans surprise, les personnalités de gauche ont estimé que François Hollande avait plutôt remporté le débat quand ceux de droite estiment que Nicolas Sarkozy l’a gagné. NKM, sa porte-parole, en sortant du studio, a estimé que le socialiste avait «esquivé sur des questions précises», celle des centres de rétention et celle du nucléaire. «Sur ces sujets-là, il a menti», dit-elle sur iTélé. «François Hollande fuit, il esquive les questions depuis des semaines. Nicolas Sarkozy était précis, c’est sa façon de respecter les Français», a-t-elle encore dit. Nicolas Sarkozy a-t-il perdu? «Je n’aime pas ce terme gagner ou perdre, ce n’est pas un jeu, c’est les Français qui décident», dit-elle.

>> Pour revivre le débat, c’est par ici

«On n’a rien compris des propos de François Hollande sur l’électricité. Il est en nette infériorité par rapport à Nicolas Sarkozy», a jugé Bernard Debré, député UMP de Paris. «Une direction face une girouette. Du solide face au liquide. Les Français sauront qui choisir», a résumé Geoffroy Didier, un proche de Brice Hortefeux, par communiqué. Benjamin Lancar, sur Twitter, tance: «Débat où Sarkozy a mis KO Hollande. Toutes les conditions sont réunies pour que dimanche soit la plus grande surprise de la Ve République: Sarkozy réélu». «C’était pas François Hollande c’était François l’embrouille, un vrai numéro de démagogie», a aussi taclé Claude Goasguen sur Twitter.

«Ennuyeux» pour un proche de Marine Le Pen 

«Face à un adversaire sans idées et sans autre projet que celui de sa réélection, spécialiste des contre-vérités et des approximations, François Hollande  a démontré sa connaissance des dossiers. C’est le Président qu’il faut à la France», a jubilé par communiqué, François Rebsamen, le M. Sécurité du socialiste. Ségolène Royal, en bonne connaisseuse, a jugé sur son compte Twitter: «François a dominé le débat avec force et vérité. Le changement est en marche. L’espoir est là». Valérie Treirweiler, la compagne de François Hollande, a jugé également sur le site de micro-blogging: «Un seul mot: excellent ». Manuel Valls, lui aussi, sur Twitter: «il est bon sur tout! Et à droite ils comprennent maintenant pourquoi un seul débat suffisait»

Nadjet Vallaud-Belkacem, elle aussi, a lancé: «François Hollande droit dans ses bottes regarde son adversaire droit dans les yeux. Ce débat est vraiment très intéressant parce que c’est un concentré de ce qu’aura été cette campagne: Nicolas Sarkozy s’est refusé à rendre le moindre compte sur son bilan. Au fond, on n’attend pas nécessairement de lui qu’il présente des excuses, mais au moins des explications, et les Français n’y auront pas eu droit».

Pour le FN, Florian Philippot, directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen a jugé ce débat «ennuyeux», logique «quand on parle de deux jumeaux idéologiques». Jean-Luc Mélenchon, lui, a trouvé que Nicolas Sarkozy allait en «rabâchant»: «il ne terminait pas ses phrases, il y avait un côté bâclé».

Finalement, c’est Eric Besson, l’ancien socialiste désormais ministre de l’Industrie, qui résume le mieux les réactions: «C’était un débat rugueux mais de bon niveau. Chacun dira que son favori a gagné. Ce qui me fait voter Nicolas Sarkozy est résumé par sa conclusion.»

20minutes.com par M.P.

Un compte Twitter “Michel Obama”

janvier 12, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1324331373.htmlL’équipe oeuvrant à une réélection du président des Etats-Unis Barack Obama a ouvert jeudi un compte Twitter au nom de Michelle Obama, espérant capitaliser sur la popularité de la “première dame” afin de dynamiser la campagne électorale en vue de l’échéance du 6 novembre.
“Nous sommes heureux de lancer aujourd’hui @michelleobama, une nouvelle façon pour vous de vous connecter à la première dame, Michelle Obama, et à la campagne du président”, est-il écrit dans le premier “tweet” de ce compte, envoyé à 8 heures (16 heures en France).
Moins de deux heures plus tard, après une mention par le compte officiel du candidat @barackobama, le nouveau compte Twitter au nom de Mme Obama avait déjà plus de 13.000 abonnés, un chiffre en progression galopante. La “première dame” ne rédigera pas elle-même la plupart des messages en son nom, sauf ceux signés “mo”, a précisé l’équipe de campagne dans un second message.
Le compte Twitter au nom de M. Obama, dont la campagne de réélection mise comme en 2008, sur l’utilisation massive des réseaux sociaux sur internet afin de toucher électeurs et donateurs, possède quant à lui 11,8 millions d’abonnés. Les “tweets” personnels du président, signés “bo”, font toutefois figure d’exception.

Lefigaro.fr avec AFP

Carla Bruni : son cadeau de Noël à Giulia

novembre 17, 2011

Un Noël en musique

Carla Bruni a enregistré une chanson pour un compil de Noël. Découvrez un premier extrait de Jolis sapins.

Elle avait expliqué qu’elle éviterait de se retrouver derrière un micro tant que Nicolas-monmari serait en poste, Carla Bruni a cédé. En même temps, il est toujours difficile de dire non à un vieux monsieur. À 79 ans, Michel Legrand a réussi à convaincre la première dame de reprendre le titre Jolis sapins de Michel Fugain. Un extrait d’une minute a été mis en ligne aujourd’hui par Universal Music, disponible ici.

Pour son album Noël ! Noël !! Noël !!!, le célèbre chef d’orchestre a arrangé douze des plus grands classiques de chansons de Noël (Vive le vent, Douce nuit, Let it snow) et s’est entouré d’une pléiade d’interprètes. Outre la maman de la petite Giulia, Michel Legrand s’est entouré d’artistes internationaux, comme Rufus Wainwright, Iggy Pop ou Jamie Cullum et francophones tels Renan Luce, Cœur de Pirate ou Olivia Ruiz. Jusqu’à la sortie de l’album le 21 novembre prochain, vous pourrez découvrir quatre extraits des derniers titres interprétés par Iggy Pop, Ayo, Olivia Ruiz et M. Une jolie chanson pour le premier Noël de Giulia, ça c’est un chouette cadeau.

Voici.fr par M-A.K.

Le temps du pouvoir

octobre 2, 2011

Ne fais pas du fauteuil présidentiel ton champ de pets car d’autres viendront s’installer et cultiver le destin du pays. Quand tu as goûté au pouvoir, ne cherche pas d’être rassasié, lève-toi et dégage! Abandonne tes intérêts de gloutonnerie, tes ambitions démesurées, égoïstes et égocentriques de la tribu et des amis. Le pouvoir de la nation a besoin de toutes les filles et de tous les fils car dans l’usure tu ne peux plus opérer des miracles. Ni ta jeunesse, ni ta vieillesse ne peuvent plus apporter des solutions remèdes au développement de la République.

Un mandat peut suffire et deux est le maximum pour réaliser son projet de société. Ce n’est pas en cherchant à obtenir une rallonge du pouvoir que l’on peut encore satisfaire aux besoins d’une population, d’un peuple qui aspire au bien-être et au mieux-être.

La leçon du pouvoir d’un État consiste à mieux se préparer pour bien assumer ses charges difficiles; quand on est pas prêt, il faut éviter l’aventure politique car la République est un concentré d’institutions nobles qui nécessitent un brin de connaissance et de sagesse.

Bernard NKOUNKOU

Négociations avec Alassane Ouattara aujourd’hui: Gbagbo donne des consignes au FPI

septembre 29, 2011

M. Alassane Dramane Ouattara reçoit, aujourd’hui, en fin de matinée au Palais présidentiel, les responsables de l’opposition ivoirienne, notamment ceux du Front populaire ivoirien (Fpi) et du Congrès national pour la Résistance et la Démocratie (Cnrd). Avant cette rencontre, l’ex-ministre Justin Koné Katina, porte-parole du Président Laurent Gbagbo, a accepté de livrer, en exclusivité à Notre Voie, les consignes du Président ivoirien renversé aux responsables de son parti. Entretien.

Notre Voie : Monsieur le ministre, le Fpi sera reçu aujourd’hui en audience par M. Alassane Dramane Ouattara. Quel regard le Président Gbagbo porte-t-il sur cette rencontre ?

Justin Koné Katina : Son excellence Monsieur le Président Laurent Gbagbo se félicite de ce que M. Alassane Dramane Ouattara ait enfin accepté d’ouvrir les négociations avec le Fpi, son parti. Le Président rappelle que les premières paroles qu’il a prononcées après le 11 avril, date du coup d’Etat de l’armée française contre lui, c’était de demander que les armes se taisent pour que l’aspect civil de la crise prenne le pas sur la guerre et ses milliers de victimes…

N.V. : Pense-t-il que c’est son appel qui a été enfin entendue ?

J.K.K : Oh, vous savez, le Président Gbagbo a toujours eu une longueur d’avance sur les évènements. Il a toujours répété à tous ceux qu’il a reçus dans son lieu de détention à Korhogo que tôt ou tard, ces négociations s’ouvriraient. Pour lui, c’est un passage obligé et nous voyons, une fois encore, qu’il n’a pas tort. Le Président Gbagbo rappelle d’ailleurs que son parti, le Fpi, l’avait déjà suivi en déposant très tôt une demande d’ouverture des négociations avec les nouvelles autorités. Il félicite d’ailleurs ses camarades de la direction du parti pour la patience dont ils ont fait preuve pour voir s’ouvrir, aujourd’hui, le chemin de ces négociations.

N.V. : De quoi le Fpi et Alassane Dramane Ouattara devraient-ils discuter aujourd’hui, de l’avis du Président Gbagbo ?

J.K.K. : En homme averti des rencontres de ce genre, le Président Gbagbo dit que cette première rencontre pourrait permettre de se pencher d’abord sur les grands principes de la discussion, de vider les préalables.

N.V. : Le président Gbagbo parle de grands principes et de préalables alors que des informations en notre possession soutiennent que M. Ouattara veut troquer la libération de certains leaders de La Majorité présidentielle (Lmp) incarcérés contre la participation du Fpi aux législatives fixées par lui pour décembre prochain…

J.K.K. : Le Président Gbagbo dit qu’il ne s’opposera jamais à la libération de ses militants et partisans arbitrairement détenus. Il ne cesse de rappeler qu’il a gagné l’élection présidentielle et que c’est la France qui a décidé de le renverser. Il a déjà réclamé et réclame toujours la libération de tous les prisonniers politiques et militaires. Dans une précédente déclaration, il a soutenu qu’élu par le peuple ivoirien, il lui appartient, à lui seul, d’assumer la responsabilité des actes qu’il a posés en tant que chef de l’Etat, président de la République, jusqu’à la date de son renversement. Il affirme donc que cette libération ne peut pas faire l’objet de marchandage. Ce qui est en jeu, ce sont les grands principes.

N.V. : Quels sont ces grands principes ?

J.K.K. : Le Président Laurent Gbagbo a dit à ses camarades de la direction du Fpi que la priorité aujourd’hui, c’est l’état dans lequel le pays se trouve : l’insécurité généralisée, la chasse à l’homme contre ses partisans, les assassinats et les nombreuses arrestations ainsi que les détentions politiques arbitraires. Cette chasse à l’homme fait que de nombreux cadres proches de lui, potentiels candidats aux compétitions électorales, vivent en exil. Cette situation désastreuse, pour le Président Gbagbo, découle du contentieux électoral qui n’est toujours pas vidé. On ne pourra donc raisonnablement parler de législatives que lorsqu’un débat politique franc aura été ouvert sur le contentieux né de l’élection présidentielle et cela, après la libération de tous les prisonniers, à commencer par lui-même !

N.V. : La libération des prisonniers et le règlement du contentieux de la présidentielle constituent donc un préalable ?

J.K.K. : Oui, pour le Président Gbagbo, cette question est essentielle et conditionne tout le reste. Ce contentieux de l’élection présidentielle, la chasse à l’homme et les détentions arbitraires font que les Ivoiriens restent profondément divisés. Il faut courageusement les aborder.

N.V. : Mais les nouvelles autorités pourraient dire que le Président soutient cela pour ne pas que le Fpi aille aux législatives, convaincu qu’il sera battu…

J.K.K. : Le Président Gbagbo n’ose pas croire que M. Alassane Dramane Ouattara parlera d’élections législatives sans que ne soit vidé le contentieux de l’élection présidentielle qui continue de causer tant de tort au peuple de Côte d’Ivoire.

N.V. : Et si M. Ouattara ne prête pas une oreille à ces préoccupations ?

J.K.K : Le président Gbagbo compte sur toutes les parties aux négociations pour travailler au bien-être du peuple ivoirien. Il compte sur ses camarades de la direction du Fpi pour continuer à travailler pour le peuple de Côte d’Ivoire, son peuple.

Notre Voie, Entretien réalisé par César Etou

L’affaire Strauss-Kahn, leçon de démocratie

mai 22, 2011

Atteinte aux droits de l’homme”, “mise à mort médiatique”, “traitement injuste”, “mise en scène judiciaire honteuse” : les griefs contre le sort réservé à Dominique Strauss-Kahn formulés par les élites intellectuelles, politiques et économiques françaises, dans des cercles privés comme publics, ont traversé les clivages partisans.

Ce concert d’indignations dépasse en effet le seul cadre des amis et des fidèles de l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et candidat potentiel à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012 en France. Même les Français, par le biais des sondages, partagent l’incrédulité des classes dirigeantes en évoquant “la brutalité des images” et “une manipulation”.

Cette sidération est pourtant proprement française. Elle renvoie aux archaïsmes de notre société et à la place de la justice dans notre démocratie si pauvre en culture de contre-pouvoir. Une fois de plus, les élites françaises se scandalisent du fonctionnement de la justice quand elle s’applique à l’un d’eux. En France, à la fin des années 1990, quand le monde politique et économique a dû répondre devant les juges des dérives financières mélangeant l’argent public et privé, il a, d’un coup, découvert l’horreur du régime, déjà ancien, des gardes à vue et de la détention. Il a fallu, alors, d’urgence, réduire les prérogatives du juge d’instruction, suspecté de s’ériger en juge de la démocratie et de la bonne gestion.

Cette fois-ci, une justice étrangère réserve à un membre éminent de l’univers politique français, proche des cercles de pouvoir économiques et intellectuels et accusé de faits criminels, un traitement égal à celui de tout justiciable.

Selon de nombreux commentaires émanant de responsables français, la justice américaine aurait commis une forme d’abus de pouvoir et se serait fait de la publicité sur le dos de M. Strauss-Kahn en l’exhibant ainsi devant les caméras. Il aurait dû être protégé. N’a-t-il pas, a-t-on pu lire et entendre, rendu de grands services dans le cadre de ses fonctions professionnelles ?

Mais la première injustice du système judiciaire américain ne réside pas dans ce traitement, qui est tout à fait ordinaire aux Etats-Unis. Ce qui paraît brutal, vu de France, n’est que l’absence de prise en compte, dans ce pays étranger, de considération sociale dans la façon de traiter le suspect. Ce qui paraît violent au public français n’est que l’absence d’égards dus, pense-t-on, à la “caste sociale” de l’intéressé.

L’iniquité de la justice américaine est pourtant avant tout économique. Elle se trouve en effet dans la place extraordinaire prise par l’argent dont dispose l’accusé pour se défendre. De sa fortune dépend la qualité des avocats et des moyens déployés pour soutenir sa cause devant la justice. A ce titre, M. Strauss-Kahn figure parmi les privilégiés, et son incarcération a obéi tout de même à des considérations humaines puisqu’il n’a pas été mêlé aux autres prisonniers au cours de sa détention.

Il n’est pas victime avant même d’avoir été jugé. La protection offerte à la plaignante à l’origine des accusations retenues contre M. Strauss-Kahn, par les services de police et du procureur new-yorkais, permet avant tout d’équilibrer le jeu judiciaire.

A l’abri des pressions, la présumée victime n’est pas un pion instrumentalisé dans le cadre d’une chasse à l’homme ; sa protection illustre, de façon concrète, l’indépendance de la justice et permet de maintenir l’égalité d’un rapport de forces inévitable entre les parties.

Il existe, certes, une mise en scène de la part des chefs de la police et du parquet, mais c’est celle d’une justice élue qui rend des comptes à ses électeurs sur le terrain de son indépendance. Enfin, nous ne sommes pas confrontés dans cette affaire à un accès de puritanisme anglo-saxon, comme celui dont les Américains ont pu faire preuve notamment dans le cas de Bill Clinton pour l’affaire Lewinsky. C’est un dossier criminel qui repose sur des chefs de poursuite graves.

Ce qui choque, en France, finalement, c’est cette culture de contre-pouvoir américain. Chez nous, historiquement, la justice a été construite pour protéger les biens et les personnes, et non pour s’ériger en véritable pilier de la démocratie, à hauteur des pouvoirs politique et économique.

Il a fallu beaucoup d’efforts, dans les années 1990, pour que la justice française s’arme contre les grands délits financiers derrière lesquels se cachaient le financement illégal de la vie politique, la corruption d’élus et les bilans truqués des grands groupes.

Mais, depuis les années 2000, le pouvoir politique, soutenu par la puissance économique, a tué cette volonté émancipatrice d’une justice qui était en passe de rééquilibrer les pouvoirs au sein de notre démocratie et, par là même, de moderniser le lien entre la démocratie française, la République et ses élites. Que la justice s’occupe des agresseurs de vieilles dames et des pilleurs de banques ! Une vraie justice de classe.

L’”Angolagate”, les affaires Chirac ou Bettencourt, et tant d’autres, n’ont fait que démontrer à quel point le pouvoir politique, en France, entend contrôler étroitement le cours de la justice au gré de considérations douteuses, voire partisanes, et souvent liées à la puissance des personnes et des intérêts potentiellement visés par des poursuites judiciaires.

Même le traitement réservé à certains témoins dans des volets du dossier Bettencourt a montré que la puissance publique, par la voie du parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) et des policiers, pouvait tenter de transformer des plaignants en suspects.

L’indignation française dans l’affaire DSK agit comme un miroir d’une démocratie bancale. La rencontre entre l’un des membres les plus éminents de l’élite, et la justice américaine n’est pas brutale en soi : elle montre surtout le chemin qui reste à parcourir en termes de séparation des pouvoirs dans notre pays.

Jacques Follorou Lemonde.fr
Service International

Comment la gauche va perdre la présidentielle

mai 10, 2011

Les socialistes vendent déjà la peau de l’ours présidentiel. Mais il sont loin de l’avoir tué.

A la veille du 30e anniversaire de la première élection présidentielle gagnée par un socialiste en France, suivie de la première véritable alternance politique, les dirigeants du PS sont sur un petit nuage, semblant assurés de leur victoire à la prochaine élection présidentielle et aux législatives qui suivront. Ils en sont même déjà à se partager les postes: qui sera président? Qui seront les ministres? Les directeurs de cabinet? Les présidents d’entreprise? Les bénéficiaires de marchés publics? Et ils distribuent tant d’autres avantages à venir, après un si long temps de pénitence!

Ils ont quelques bonnes raisons d’être ainsi optimistes. Au vu des sondages, il semble que le moindre socialiste puisse battre le président sortant; même les électeurs de droite ne veulent plus de cet homme qu’ils disent incapable de les représenter et de défendre leurs intérêts. De fait, le bilan de Nicolas Sarkozy est très loin de ses promesses sur tous les sujets, en particulier sur l’emploi, le pouvoir d’achat, la compétitivité, la dette publique et même la sécurité. Les Français lui reprochent de leur faire éprouver un sentiment de mal-être, pour eux et plus encore pour les générations à venir, qu’ils devinent menacées de déclassement.

Et pourtant, malgré tout cela, à l’heure où j’écris, le résultat le plus probable de la prochaine élection présidentielle est, à mon sens, la réélection du président sortant. D’abord, parce qu’il pourra, pour justifier son bilan économique et social, présenter l’excuse de la crise financière internationale, qu’il a apparemment très bien gérée. Ensuite, parce qu’il peut arguer d’un activisme international de bon aloi sur la plupart des grands sujets où la voix de l’Europe méritait de se faire entendre. Enfin, parce que jamais les idées de la droite et de l’extrême droite n’ont été aussi dominantes dans l’esprit des Français: on ne débat que d’ordre, de sécurité, d’identité nationale, d’immigration. La gauche ne réussit pas à imposer un débat sur le chômage, l’école ou la précarité. Et quand elle fait des propositions, les Français ne les écoutent pas ou s’y opposent: ils ne veulent plus d’assistanat, mais du travail et de la sécurité. Et la gauche a abandonné ces préoccupations à la droite.

De plus, comme les innombrables candidats à la candidature, dans les multiples gauches, vont se disputer pendant six mois encore sur des questions de personnes et non de programmes, ils vont évidemment s’user avant l’heure. Par ailleurs, les dirigeants socialistes des collectivités territoriales ne se battront pas pour qu’un membre de leur parti soit élu à la magistrature suprême, parce qu’ils savent que cela rendrait plus difficile leur propre réélection, deux ans plus tard.

Enfin, et ce n’est pas sans importance, le chef de l’Etat sortant, bien meilleur candidat que président, est le seul de tous les prétendants, de droite comme de gauche, à être prêt à tout pour être élu, parce que, quoi qu’il dise, il ne peut, lui, s’imaginer d’autres vies.

Et pourtant, il suffirait à la gauche de choisir au plus vite son candidat, de centrer sa campagne sur la justice et la sécurité, économiques et sociales, de faire de la lutte contre la précarité son principal combat, pour s’imposer dans les esprits et dans les votes. Elle ne le fera sans doute pas; et si, dans les années à venir, les thèses de l’extrême droite s’imposent, par le biais d’une réélection du président actuel, les socialistes n’auront à s’en prendre qu’à eux-mêmes.

L’Express.fr Jacques Attali

Abidjan : L’avitaminose est à l’origine de la maladie mystérieuse d’Abobo

mai 10, 2011

L’avitaminose, carence de vitamines dans l’alimentation, est à la base de la maladie mystérieuse d’Abobo. Une maladie qui fait rage dans cette commune la plus peuplée d’Abidjan où il y aurait déjà plus de 20 morts.

Quand une guerre éclate dans une ville où le rythme alimentaire de la population est perturbé, l’on assiste, pendant ou après, à des phénomènes sociaux de malnutrition. Cette malnutrition qui est un état pathologique causée par la déficience d’un apport alimentaire anormal, pendant cette période de troubles sociopolitiques et de grande sédentarisation. L’être social s’expose à un appauvrissement de sa charge tissulaire dans son nouveau mode de vie chargé de stress et d’émotions agressives, en l’absence d’une nourriture équilibrée pouvant lui apporter des calories suffisantes et autres nutriments en temps normal. Il devient sujet et victime d’une faim cachée où les circuits de ravitaillements alimentaires sont interrompus et coupés pendant les hostilités. Car les quelques vivres sur le marché ayant subi la loi de la cherté de la vie, il ne peut plus les acheter parce que les prix ont galopé et sont exorbitants.

La population qui était déjà aux prises d’une certaine persécution et bombardement par le camp Gbagbo a connu non seulement des troubles psychologiques mais aussi des carences en sels minéraux et en vitamines pour sa composante sociale. Les familles ne pouvaient plus se nourrir convenablement. Le problème de la qualité de l’eau gérée par la Sodeci s’était posé aussi pour le mauvais traitement de la première source vitale de l’homme car il fallait à chaque fois y injecter une dose permanente de chaux pour purifier cette denrée de première nécessité.

Il faut savoir que pendant la guerre si le sel manque régulièrement dans la cuisson des aliments, au bout d’un certain temps, des signes sont perceptibles sur la peau des habitants. Elle devient un peu soufrée ou parfois saupoudrée d’une blancheur poussiéreuse, le visage prend un coup de vieux. Le beau vernis de la peau se ternit.

Par conséquent, la carence en vitamines va entraîner un déséquilibre dans la satisfaction des organes tissulaires et la répartition équitable des apports nutritionnels afin de réaliser le besoin du corps humain.

L’être humain commence à sentir des gonflements de la plante des pieds quand il s’assoit ensuite il constate les signes similaires sur le revers de ses mains avec une diminution de la sensibilité et une difficulté dans la mobilité enfin le visage devient rond et prend l’allure de « michelin ». Il présente, dès lors, des œdèmes qui peuvent, d’une part, être partiels, et, d’autre part, généralisés. IIs vont aussi entraîner des varices. Les veines sont obstruées et ne favorisent plus la bonne circulation du sang ainsi que celle de la quantité d’eau absorbée qui constitue la masse corporelle. La peau continue à s’enfler. Une insuffisance cardiaque s’installe. Une hépatite se déclenche avec un syndrome néphrétique de la perte rénale des protéines car la grande vitamine B12 et l’acide folique n’étant plus au rendez-vous alimentaire. Une anémie sévère avec une grande perte de globules rouges voit le jour pouvant provoquer soit des arthroses à vie, soit entraîner des conséquences graves et inéluctables conduisant à la mort.

La maladie mystérieuse d’Abobo a déjà été vécue au Congo-Brazxzaville, en 1998 et 1999, dans la région du Pool par les populations qui étaient victimes de la guerre fratricide entre les soldats de Sassou N’Guesso et les milices du pasteur Ntoumi. Car dans la forêt les gens, manquant de sel de cuisine et d’autres vitamines, ont souffert de Kwashiorkor et d’œdèmes plantaires, faciaux et des mains. Durant ce conflit tragique, de nombreuses personnes étaient décédées.

Donc la maladie mystérieuse d’Abobo est la conséquence d’une situation alimentaire pauvre en vitamines et en sels minéraux aux conséquences mortelles.

Bernard NKOUNKOU

Déclaration: Soro, Wattao, Vecho et Chérif doivent répondre de l’assassinat du Commandant Ibrahim Coulibaly dit “IB” devant la loi

mai 4, 2011

Il n’y a aucun doute sur la violation de la loi sur la convention de Genève notamment quand un soldat qui se rend clairement sans aucune arme à la main, à cet instant précis, la quatrième convention de Genève protégeait IB.

D’ailleurs, l’article 3 commun aux quatre Conventions, qui couvre également les conflits armés non internationaux donnent plus de détails sur cet aspect. En vertu de l’article 44, les combattants sont tenus de se distinguer de la population civile quand ils prennent part à une opération militaire. IB s’est rendu en brandissant un drapeau blanc en disant «on se rend, arrêter les tirs». Il rentrait automatiquement dans la catégorie des civils. Il devrait donc être protégé.

Mais, quand les armes se sont tuent, Il est sorti accompagnés de ses gardes de corps avec les mains en l’air. Dès qu’ils l’ont vu, ils l’ont criblé de balles en pleine poitrine, il est tombé à la renverse. Le sang a jailli de sa poitrine puisque son cœur battait terriblement. La photo explique clairement cet aspect. Ces gardes de corps ont étés abattus sur le champ pour ne pas qu’ils servent de témoins plus tard. Le sort d’IB était déjà scellé avant le lancement de l’assaut le matin. À 8h du matin, Shérif avait affirmé : «vaquer à vos préoccupations, IB, c’est fini, il n’y a plus d’IB» avec un sourire à la lèvre. Wattao a ajouté au même moment, «nous n’avons pas eu de résistance, nous sommes justes rentrés». C’est seulement à 20h, qu’on annonce la mort du vaillant guerrier d’Abobo.

Ces deux affirmations prouvent deux choses : premièrement, les éléments d’IB n’étaient armés, sauf ses sept gardes rapprochés de peur d’être assassiné par les rebelles de Soro.

Deuxièmement, IB était déjà assassiné depuis le matin, comme c’était contraire aux vœux du chef de l’état, alors, Soro étant dans l’eau bouillante au Golf, il fallait chercher un Alibi de scénario. Sauf, que Soro n’était pas assez brillant pour monter un scénario infaillible.

L’histoire des otages est contraire à la réalité, c’est tout simplement du dilatoire. L’assaut a été lancé dans la précipitation et le désordre de peur qu’IB ne dépose les armes puisqu’il s’apprêtait à le faire et il avait lancé un appel dans ce sens. IB vivant, Soro et ses sbires ne dormaient plus, car pour eux leurs rêves prendraient fin. Il fallait assassiner IB à tout prix. Ils avaient tellement la trouille qu’ils ont oublié de bien ficeler le montage de l’assassinat. La femme d’IB, Khady et ses parents doivent porter formellement plainte contre Soro et ses bras séculaires.

Soro doit démissionner immédiatement pour se mettre à la disposition de la justice pour avoir désobéi aux ordres du chef suprême des armées son excellence Alassane Ouattara. Wattao, Vecho et Shérif quant à eux, doivent être déshabillés immédiatement pour faire face à la cour martiale. (Tribunal militaire).

Le chef de l’État s’est trompé en croyant à la bonne foi de Soro, mais celui-ci a sérieusement terni l’image du président, car tout ceci est contraire à la philosophie de paix qu’il a toujours prônée. Soro se croyait encore aux temps vifs de la rébellion où il a fait assassiner tous ceux qui remettaient en question son leadership. Ces deux hommes de main ont toujours été Wattao et Shérif.

Son excellence, président de la république de Côte d’Ivoire, s’il vous plait, il faudra diligenter une enquête immédiatement sur l’assassinat du commandant IB, car si Dogbo Blé, Robert Gobou, Yoro Claude, Affi N’guessan, Gbagbo etc sont vivants, IB méritait de vivre auprès de ses enfants. Qu’est-ce que IB a fait pour mériter ce sort?

Aujourd’hui les assassins Shérifs et Wattao sont tellement contents qu’ils s’exhibent dans des photos avec des miliciens qui brûlaient vifs des innocentes personnes.

Au nom de la justice et au nom de la réussite de la réconciliation, la vraie, il faudra diligenter une enquête pour faire la lumière. IB a déstabilisé la résistance de Gbagbo, il a facilité le travail des français avant que les rebelles n’entrent à Abidjan, ces rebelles n’ont pas combattus car les forces de Gbagbo avaient le moral très bas. Ces rebelles pensent qu’ils ont fait quelque chose d’extraordinaire. La preuve, Yopougon n’a pas pu être désarmé malgré les amulettes qu’ils portent sur leurs bras. Tout le monde sait comment Gbagbo a été arrêté.

Pour terminer, je voudrais attirer l’attention du chef de l’État sur les soldats des forces nouvelles de Soro. Ces jeunes gens doivent être encadrés par des officiers intellectuels et professionnels et non par des criminels qui n’ont eu leur prestige que dans l’élimination de leurs frères d’armes dissidents. Sinon, ils pourraient nuire au processus de paix. Pas très longtemps, Wattao avait menacé Zakaria en le traitant de vaurien et qu’il ne savait pas utiliser un fusil. Il le dénigrait dans les journaux. Wattao avait massacré les éléments de Zakaria à Séguéla. Tous ces soldats doivent tirer leur révérence, sinon ce sont des dangers pour la paix.

La Côte d’Ivoire a besoin de paix et des officiers intellectuels et non des criminels. La symphonie des règlements de compte doit s’arrêter. C’est un impératif.

Texte approuvé par :
Lanciné Bamba/ /Oslo/Norvège
Koné Daouda/Belgique
Kouakou Edmond/Cocody/ Côte d’Ivoire
Djakaridja Koné/ Odienné/Côte d’Ivoire
Adama Tounkara/ Abobo/Abidjan
Francis Gnonogo Jonas/Abidjan
Bamba Fanta/Séguéla/ Côte d’Ivoire
Coulibaly Fousseyni/Paris/ France
Bema Diaby/USA
Militants RHDP


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 28 followers