Archive pour la catégorie ‘Justice’

Libye : le transfert de Seif el-Islam Kaddafi retardé par des questions d’argent

mai 28, 2012

Le représentant de la Libye auprès de la Cour pénale internationale (CPI) a affirmé lundi 28 mai que le transfert à Tripoli de Seif el-Islam était retardé par les ex-rebelles libyens qui le détiennent. Ceux-ci se plaignent de salaires impayés.

« Le manquement du Conseil national de transition (CNT) à sa promesse de payer les salaires des thowars (révolutionnaires) de Zenten pour six mois de travail, pour un montant qui ne dépasse pas 1,7 million de dinars (1,36 million de dollars), a amené les thowars de Zenten à renoncer au transfert de Seif al-Islam vers sa prison à Tripoli », a déclaré, lundi 28 mai, Ahmed Jehani, représentant de la Libye auprès de la Cour pénale internationale.

« Dans un premier temps, le CNT avait dit qu’il était prêt à payer cette somme. Mais quand l’échéance est venue, il a manqué à ses engagements et a dit « il n’est possible de payer que la moitié de la somme » », a-t-il expliqué, ajoutant que le montant demandé ne représentait pas « une contrepartie au transfert de Seif el-Islam ». Ce transfert ne sera, selon lui, vraisemblablement pas effectué avant les élections prévues en juin pour doter le pays d’une Assemblée constituante.

Seif refuse l’assistance d’un avocat

Détenu à Zenten, à 180 km au sud-ouest de Tripoli par des ex-rebelles de la ville qui l’ont arrêté le 19 novembre 2011, le fils de l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kaddafi, continuait à refuser de se doter d’un avocat. « Seif el-Islam demande à être défendu par un avocat devant un tribunal libyen quand il reçoit la visite d’une quelconque partie étrangère, mais quand une partie libyenne le lui demande, il refuse qu’un procès se tienne ou de choisir un avocat… », a ajouté le représentant libyen à la CPI. « La solution n’est pas entre les mains des autorités libyennes mais de l’accusé lui-même qui jusqu’à maintenant refuse de désigner un avocat pour le défendre », a-t-il ajouté.

La CPI, dont Tripoli conteste la compétence dans cette affaire, avait désigné un avocat commis d’office pour représenter le fils Kaddafi devant sa juridiction, mais celui-ci, Me Xavier-Jean Keïta, n’a pas encore rencontré son client.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : la peine de mort requise contre Ben Ali, jugé par contumace

mai 24, 2012

Le procureur du tribunal militaitre du Kef a requis la peine de mort, mercredi 23 mai, contre le dictateur tunisien déchu Zine el Abidine Ben Ali, jugé par contumace. Une décision qui ne fait pas l’unanimité.

Pour la première fois depuis sa chute, le 14 janvier 2011, le dictateur tunisien déchu Zine el Abidine Ben Ali encourt la peine capitale. Le tribunal militaire du Kef (dans le nord-ouest du pays) a recquis la peine de mort pour l’ancien président, accusé de « complicité d’homicides volontaires ». Cette accusation concerne la répression de janvier 2011 à Thala et Kasserine, deux villes emblématiques de la révolution tunisienne.

Le procureur a également requis « les sanctions les plus sévères possibles » à l’encontre de ses 22 co-accusés, des anciens caciques du régime, poursuivis pour la mort d’une vingtaine de personnes dans ces deux villes.

Les réquisitions du procureur ont provoqué l’étonnement parmi les avocats, et pas seulement ceux de la défense. « Ben Ali n’est pas l’acteur principal de ces homicides, il est poursuivi pour complicité et pourtant le procureur requiert contre lui une peine plus importante que contre ceux qui sont poursuivis pour homicides », a fustigé Abderraouf Ayadi, défenseur d’une des familles de victimes. « Je pense que la justice essaye de trouver un compromis avec les familles des martyrs plutôt que de faire un procès équitable, il n’y a pas de volonté de connaître les véritables responsables », a-t-il déploré.

Du côté de la défense, les réactions ont aussi fusé. « Ce procès ne tient pas sur le fond et sur la forme », a dénoncé Othman Oueslati, avocat d’un autre prévenu, l’ancien ministre de l’Intérieur Rafik Belhaj Kacem, expliquant que son client n’avait « jamais reçu des instructions de Ben Ali pour tuer ».

“Légitime défense”

Au rang des inculpés figurent un autre ex-ministre de l’Intérieur Ahmed Friaâ, l’ancien directeur général de la sûreté Adel Tiouiri, l’ex-chef des brigades spéciales, Jalel Boudriga, ou encore l’ex-chef de la sécurité présidentielle, Ali Seriati.

Aucun des prévenus n’a reconnu avoir donné l’ordre de tirer sur les manifestants dans les deux villes concernées. Sans mentionner de noms, ils ont un par un renvoyé la responsabilité à une « cellule sécuritaire de suivi » ou à « la salle d’opération » du ministère de l’Intérieur.

Pour autant, des témoignages, au premier rangs desquels celui l’ancien Premier ministre Mohamed Ghannouchi, qui dirigea le premier gouvernement post-Ben Ali, ont mis en cause Ben Ali devant le tribunal.

Ghannouchi avait notamment assuré avoir appelé Ben Ali le 9 janvier pour lui demander d’arrêter les tirs à balles réelles contre la population à Kasserine. Ben Ali aurait alors justifié l’usage des armes comme une « légitime défense ».

Réfugié en Arabie Saoudite « Zaba » fait l’objet de dizaines d’actions en justice, devant des tribunaux civils ou militaires. Au civil, l’ancien président a déjà cumulé 66 ans de prison, accusé entre autre de détournements de fonds, trafic de drogue et abus de biens publics. Tout comme son épouse Leïla Trabelsi, Ben Ali fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, auquel l’Arabie Saoudite n’a, pour l’instant, pas donné suite, malgré les nombreuses demandes d’extradition des autorités tunisiennes.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le procès du portrait “sexuel” de Zuma s’est ouvert à Johannesburg

mai 24, 2012

Un tribunal de Johannesburg a commencé à examiner jeudi la plainte de l’ANC contre l’exposition d’un portrait du président Jacob Zuma exhibant son sexe, mais le juge a fait remarquer d’emblée que l’oeuvre d’art en question était déjà visible partout sur internet.

La galerie privée qui exposait l’oeuvre du peintre Brett Murray a en fait fermé ses portes depuis mardi, depuis que le tableau a été vandalisé et barbouillé de peinture par deux hommes.

L’ANC, le parti du président, a toutefois maintenu sa plainte contre l’artiste, contre la galerie, et contre un journal qui a publié une reproduction de l’oeuvre.

“Cette image est déjà partout sur internet”, a noté la juge Fayeeza Kathree-Setiloane, qui se demande “comment la Cour pourrait vérifier l’application” d’une quelconque interdiction.

Les partisans du peintre estiment qu’il s’agit d’un procès de la liberté d’expression, alors que ses contradicteurs considèrent l’oeuvre comme une insulte au chef de l’Etat, chargée en outre de connotations racistes.

A l’extérieur du tribunal bondé, l’audience était retransmise sur grand écran, et quelques centaines de partisans de l’ANC chantaient et dansaient en suivant les débats.

Le tableau est une référence explicite à la vie privée du président polygame, 70 ans, qui a actuellement quatre épouses et 21 enfants, certains nés hors mariage.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC: l’ancien chef de milice Germain Katanga jugé par la CPI pour crimes de guerre

mai 15, 2012

Les anciens chefs de milice congolais Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui, accusés par la Cour pénale internationale de crimes contre l’humanité et crimes de guerre, sont coupables “au-delà de tout doute raisonnable”, a assuré mardi le procureur adjoint de la CPI Fatou Bensouda.

“Les éléments de preuve constituent un tout, ils ne permettent de parvenir qu’à une seule conclusion : Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo sont coupables au-delà de tout doute raisonnable des crimes qui leur sont imputés”, a déclaré Mme Bensouda en entamant son réquisitoire devant les juges à La Haye.

Germain Katanga, 34 ans, et Mathieu Ngudjolo Chui, 41 ans, sont accusés d’avoir ordonné, planifié et exécuté l’attaque du village de Bogoro en Ituri (nord-est de la République démocratique du Congo) le 24 février 2003 au cours de laquelle plus de 200 civils avaient été tués en quelques heures, selon l’accusation.

Le procès des deux hommes, accusés notamment de meurtres, de viols, de pillages et d’enrôlement d’enfants soldats, et qui plaident non coupables, avait commencé le 24 novembre 2009.

“Les crimes commis ne sont pas le fruit du hasard : ils nécessitaient la contribution essentielle des accusés à la préparation et au déroulement de l’attaque” contre le village de Bogoro, a affirmé Mme Bensouda, soulignant que “le dossier de l’accusation est logique et cohérent”.

Les accusés ont écouté impassiblement le procureur adjoint citer des extraits des dépositions de certains des 24 témoins de l’accusation et évoquer les “victimes brûlées vives”, les “bébés projetés contre les murs” et les souffrances des femmes esclaves sexuelles des membres des milices.

“Les témoins de l’accusation ont également raconté comment le plan (pour l’attaque du village de Bogoro, ndlr) avait été conçu, comment les accusés avaient assisté à des rencontres qui ont précédé l’attaque”, a ajouté Mme Bensouda.

Selon Lucio Garcia, un membre du bureau du procureur, les milices étaient des structures militaires “structurées et hiérarchisées sous le contrôle de Germain Katanga lui même”.

Mme Bensouda a également évoqué le contexte de l’attaque contre le village de Bogoro : “il ne s’agit pas d’un fait isolé, elle fait partie d’un conflit à plus large échelle”.

Les affrontements interethniques entre milices qui se disputaient les terres de l’Ituri et ses ressources naturelles, qui ont “dévasté” l’Ituri selon Mme Bensouda, avaient débuté en 1999. Selon les ONG, ils ont fait plus de 60. 000 morts.

Les équipes de défense prononceront leurs plaidoiries lundi et mardi. Les accusés pourront alors s’exprimer pendant une demi-heure chacun, ce que compte faire Germain Katanga.

Les juges chargés du procès s’étaient rendus en janvier en Ituri, à Bogoro, mais aussi à Aveba, Zumbe et Kambusto, les villages dont sont originaires les deux accusés ainsi que des témoins.

Jeuneafrique.com avec AFP

Affaire John Travolta: un troisième homme l’accuse de harcèlement sexuel

mai 14, 2012

Jamais deux sans trois… John Travolta le comprend à ses dépens. Vendredi 11 mai, à la télévision chilienne, un troisième homme a affirmé avoir fait l’objet de harcèlement sexuel de la part de l’acteur, héros de Grease et La fièvre du samedi soir.  

Fabian Zanzi, membre d’équipage d’un navire sur lequel John Travolta avait effectué une croisière en 2009, rapporte les faits. Invité sur le plateau de Primer Plano, cet homme affirme que la star lui aurait proposé la coquette somme de 12 000 dollars pour une partie fine dans une cabine.

L’homme n’a pas précisé s’il avait, ou non, entamé une procédure judiciaire à l’encontre de Travolta, mais la réaction de l’avocat de l’acteur ne s’est pas fait attendre : “Voilà encore des déclarations ridicules proférées par une personne qui cherche à tout prix son quart d’heure de gloire, sortant de son chapeau une histoire qui remonterait à il y a trois ans“, s’est indigné Me Martin Singer.

Cette nouvelle accusation fait suite à deux précédentes, matérialisées par des plaintes déposées, depuis le début du mois. Un premier masseur affirme avoir été sexuellement agressé par l’acteur américain le 16 janvier dernier. Il a déposé une plainte contre lui, vendredi 4 mai, réclamant 2 millions de dollars au titre de dommages et intérêts. L’homme explique, dans sa déposition, qu’après un massage dans un luxueux hôtel de Beverly Hills, Travolta aurait tendu la main vers ses parties intimes. L’employé a précisé qu’il refusait d’avoir des relations sexuelles avec ses clients, provoquant le courroux de l’acteur. Des propos invérifiables qui ne peuvent tenir que sur la bonne foi du plaignant.

La seconde victime ne s’est manifestée qu’il y a quelques jours : un autre masseur anonyme vient d’accuser l’acteur d’avoir touché ses parties intimes avant de se masturber pendant une séance, le 28 janvier dernier à Atlanta.

Au même moment, on apprend que, selon un masseur travaillant à l’hôtel Peninsula, à New York, John Travolta a été blacklisté de l’établissement pour des comportements anormaux à l’égard de masseurs.

Joachim Ohnona

Pourquoi les stars adoptent-elles si facilement?

mai 13, 2012

Depuis plusieurs années, la mode est à l’adoption chez les stars. Lancée par Angelina Jolie et Brad Pitt, à la tête d’une véritable petite tribu, elle a été suivie par une foule de célébrités hollywoodiennes. De Sandra Bullock à Charlize Theron, en passant par Katherine Heigl ou encore Madonna : le responsable d’un centre d’adoption américain revient sur cette étonnante tendance, et explique pourquoi les stars ont tant de facilités à adopter.

  • (Getty Images)
Mais pourquoi les stars se tournent-elles tant vers l’adoption ? Angelina Jolie, Madonna, Katherine Heigl, Kristin Davis, ou encore plus récemment Charlize Theron: les people succombent les uns après les autres à cette étrange mode. Et comme par magie, elles semblent avoir bien plus de facilités à adopter que les familles anonymes.À LIRE | Katherine Heigl a adopté son 2e enfant

Les stars partent bien souvent à l’autre bout du monde pour aller chercher leurs bouts de chou. Une démarche qui leur est rendue plus aisée grâce à leur célébrité mais surtout à leur argent, explique au site omg  Adam Pertman, le directeur exécutif de l’Institut Evan B. Donaldson Adoption.

À LIRE | Kristen Wiig songe à l’adoption

«Les adoptions de nourrissons et les adoptions internationales sont devenues très coûteuses, ce qui bloque un grand nombre de personnes», souligne l’auteur de Adoption Nation.

«Est-ce que le pouvoir, l’influence, l’argent, peuvent faire une différence ? Oui, c’est le cas dans tous les domaines, mais un chirurgien riche obtient probablement le même genre de traitement qu’une star de cinéma riche, c’est juste que personne ne suit partout un chirurgien avec des caméras» explique-t-il.

Un bon avocat ayant des relations avec des services sociaux se paie très cher. Plus une famille est riche, plus elle a des chances de voir son processus d’adoption s’accélérer. Aujourd’hui, des stars comme des anonymes peuvent dépenser jusqu’à 100 000 dollars pour parvenir à adopter un enfant dans un pays étranger.

Si les stars qui ont adopté sont souvent attaquées – ce fut notamment le cas de Madonna – il semble que leur célébrité ne soit pas réellement un avantage. En bref, que l’on soit ou non une star, il faut avant tout être riche pour espérer parvenir à adopter rapidement un enfant.

 
Newsdestars.com par HAE

Drame de Mpila : Fin de la Pseudo Enquête, Place à la justice injuste

mai 12, 2012

 


La fin de la kilométrique enquête menée par Obara et Cie

L’étau s’est desserré autour de Lékana, alors que le colonel Ntsourou et autres prévenus ont été déférés. Le lundi 7 mai 2012 vers 10 heures, les hommes de Jean François NDENGUET avec des blindés, placés sous le contrôle des colonels EPELI, nouvellement intronisé dans ses fonctions de maintien d’ordre, et BOUITY, ont été positionnés à la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), afin de conduire les colonels Marcel NTSOUROU, Germain IKONGA AKINDOU, INGANI, SAHOUS, et bien d’autres prévenus devant le procureur de la République au Palais de justice.
C’est finalement sous le coup de 12 heures 30 minutes que les colonels précités et quelques sous-officiers sans oublier les deux civils sur les 23 personnes qui étaient placés précédemment en garde à vue élastique et hors normes, soi-disant pour des besoins d’enquête administrative, pour emprunter les termes du coordonnateur du pôle de la souveraineté, ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains, Maître Aimé Emmanuel YOKA, ont été conduits au Palais de justice de Brazzaville et présentés au procureur de la République, puis au doyen des juges d’instruction dans le cadre de la notification de l’inculpation. Cette garde à vue est dénoncée par beaucoup d’organisations nationales de défense des droits de l’homme qui la qualifie d’arbitraire.
Six jours avant, comme l’affirment des sources dignes de foi, les militaires bérets noirs qui avaient été dépêchés par le haut commandement des Forces armées congolaises (FAC) à Lékana via Gamboma, le village d’origine du colonel Marcel NTSOUROU et d’André OKOMBI SALISSA, pour ne citer que ceux-là, afin de rechercher des armes de guerre et les soi-disant 2. 000 éléments qui auraient été recrutés pour subir au niveau de ce district une formation militaire dans des prétendus camps d’entraînement, ont finalement décampé. Selon les mêmes sources, aucun camp d’entraînements et aucune arme de guerre n’ont été trouvés.
Comme il fallait s’y attendre, ces armes et ces prétendus 2.000 éléments en formation militaire dans ce district en vue de renverser les institutions de la République, ne gravitent que dans les cerveaux des éternels envoyés du diable sur terre.
L’arrivée au Parquet de la République des officiers supérieurs et autres incarcérés à la DGST pendant deux mois, en violation flagrante de la loi, fait penser que le peuple pourrait bientôt assister au procès sur le drame du 4 mars 2012, survenu à la Direction Centrale des Armes et Munitions (DCAM) à Brazzaville, suite aux explosions de munitions et d’armes de guerre non conventionnelles, dit-on, ayant occasionné plusieurs pertes en vies humaines, des dégâts matériels importants, avec des milliers de personnes blessées.
La manifestation de la vérité sur cette catastrophe, mais aussi sur les soi-disant tentatives de déstabilisation des institutions de la République est réclamée par toutes les forces vives de la nation. Les partis et les plates-formes politiques, la société civile, la communauté internationale, sans oublier la presse, tout le monde attend la manifestation de la vérité afin que les responsabilités soient clairement établies. Ce qui permettra de punir, sans complaisance et arrangements, les coupables, mais aussi d’acquitter, sans autre forme de procès ou manipulation, les pauvres innocents,
incarcérés injustement et maladroitement.
Comme cela aurait été fait à la DGST, d’après plusieurs témoignages, quelques jours avant la catastrophe du 4 mars 2012, une salle dite d’informatique aurait été aménagée et climatisée. C’est cette salle qui a servi de cellule aux officiers supérieurs interpellés.
De même, une semaine avant la notification de leur inculpation, les magistrats Emmanuel YOKA, AKIERA, OKO NGAKALA et ESSAMI-NGATSE auraient aménagé une cellule à la Maison d’arrêt de Brazzaville et réhabilité les bureaux du Procureur de la République et du Doyen des juges. Si cela s’avère juste, est-ce une simple coïncidence ? Le temps nous le dira, n’est-ce pas ?
Inculpation et détention préventive par le procureur et le doyen des Juges
Commencées le lundi 7 mai 2012 à 13h, les inculpations des 23 prévenus par le procureur de la république ESSAMI-NGATSE, c’est finalement à 24h qu’il a orienté les dossiers de ces derniers au doyen des Juges OKO NGAKALA qui à son tour a pris le relais de 24h30 jusqu’à 8h40 pour instruction. C’est à l’issue de cette première comparution devant le juge que la mise en dépôt à la maison d’arrêt des 23 prévenus a été décidé.
Parmi les chefs d’accusation de ces prévenus, on peut citer entre autres, le Colonel Marcel NTSOUROU qui a été sérieusement chargé comme le démontre son mandat de dépôt :
-NTSOUROU Marcel : Atteinte à la sûreté de l’Etat, détention illégale d’armes de guerre, contrefaçon des billets de banque, arrestation, détention, séquestration arbitraire, complicité CBV.
-IKONGA germain : Complicité et blessure involontaire, détournement des deniers publics.
-SAOUSSE André Joseph : Homicide et blessures involontaires.
-MOPITA Jean Claude : Homicide et blessure involontaire.
-ATIPO KAPA Jean : Homicide et blessure involontaire.
-Caporal-chef, KAKOME KOUVACK Blood : Incendie involontaire, destruction de la propriété immobilière d’autrui et assassinat. C’est sur ce dernier que pèserait l’incendie de la DCAM.
L’appel à l’apaisement du Colonel Marcel NTSOUROU dans les couloirs du palais de justice
Vers 22 heures 30, le Colonel Marcel NTSOUROU, mains libres, mais accompagné d’un gendarme qui longeait le couloir au bord duquel se trouvent, au rez-de-chaussée, les bureaux du Procureur de la République et du Doyen des juges d’instruction, a levé la main droite pour saluer au passage, les parents, amis et connaissances, sans oublier les journalistes qui s’étaient amassés dans le hall. Cette salutation s’accompagnait d’un sourire. L’homme était serein ! Il a lâché :
“Restez calmes, Restez calmes, restez calmes ! Ne Réagissez pas aux provocations !”. Avant d’ajouter : “Laissons le temps au temps”. Le moins que l’on puisse dire est que Marcel NTSOUROU qui a affiché bonne mine, ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés.
Pour une information équilibrée, étant donné que nous avons fait le déplacement au palais de justice pour les besoins de la cause, nous avons insisté afin de rencontrer le procureur de la République, malheureusement peine perdue !
Un procureur de la République indigne qui divise la presse
Nous ne saurions terminer sans dénoncer le comportement du Procureur de la République vis-à-vis de la presse qui s’était rendue au Palais de Justice le 7 mai 2012.
Cet homme de droit a dit, par la voix du gendarme responsable de la sécurité des lieux, le Lieutenant MOKEKO : “le Procureur n’a besoin que de l’équipe de Télé-Congo pour l’interviewer. Un point c’est tout ! Les journalistes des autres organes de presse, ne sont pas les bienvenus”.
A noter que, parmi ces autres organes se trouvaient “Talassa”, “Canal FM“, “Metropolis”, etc….
Ce comportement est franchement blâmable car, il traduit une attitude sélective d’un Procureur d’une autre République, la République divisionniste, vis-à-vis de la presse.
Pourtant, la presse est une corporation où tous les animateurs sont régis par la même déontologie et chargés des mêmes missions : informer obligatoirement, éduquer et distraire.
Les missions de Télé-Congo, sont les mêmes que ceux de la Radio, de la presse écrite et de la presse en ligne ; mais Télé-Congo ne peut pas informer seule le peuple congolais, surtout que l’électricité du Chemin d’Enfer est distribuée très sélectivement.
Généralement, lorsque quelqu’un procède par une sélection de journalistes, c’est qu’il voudrait les subjuguer, les soumettre à sa dévotion, les diriger, leur proposer des arrangements, les orienter et les soumettre à une censure. Bon Dieu ! La censure n’existe plus depuis 1990 ! Le Président de la République peut le confirmer.
Monsieur le Procureur, reproche souvent à la presse de ne pas chercher l’information à la source. Et quand elle vient la chercher, vous lui fermez la porte au nez !… Dur, dur d’être journaliste au Congo.
Le procès NTSOUROU aura lieu ou non ?
Cette question qui est importante, ne cesse de revenir sur la bouche de nombreux Congolais qui veulent la transparence dans le cadre de la gestion du drame du 4 mars 2012 afin que le droit, le vrai droit, soit dit. Tout le monde espère que cela sera possible dans les tout prochains jours.
Depuis belle lurette, des soupçons de tentative de coup d’Etat contre le président SASSOU NGUESSO avaient été attribués au colonel Marcel NTSOUROU, qui avait toujours nié ces allégations mensongères. Ceux-ci se sont surtout ravivés avec la catastrophe du 4 mars 2012. En témoigne l’ordre de perquisition de ses résidences, daté bien avant le 4 mars 2012. C’est dans ce cadre aussi qu’une mission avait été dépêchée dans son village natal à Lékana.
A quand le procès public ou la libération des Maîtres Ambroise Hervé MALONGA et Gabriel HOMBESSA ?
Voilà également une interrogation qui taraude les esprits des Congolais ces derniers temps. Maître Ambroise Hervé MALONGA et son collègue Gabriel HOMBESSA seront-ils sacrifiés à l’autel du jusqu’au-boutisme ou de l’extrémisme ?
La présence de ces deux avocats à la barre pour un éventuel procès sur l’affaire du 4 mars 2012 ne serait-elle pas une façon de brouiller les cartes afin d’incriminer des innocents et d’acquitter les vrais coupables, s’il y en a, comme on l’a toujours vu pendant les précédents procès ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le pays ? Au Congo Brazzaville les exemples sont légion.
Il sied de rappeler que ces deux avocats du colonel Marcel NTSOUROU avaient été arrêtés par les éléments armés en uniformes, puis jetés à la Maison d’arrêt de Brazzaville pour soi-disant “atteinte à la sécurité d’Etat”.
On leur reproche d’avoir tenu une conférence de presse au domicile de fonction de leur client situé dans un camp militaire, après que celle-ci a été interdite à l’hôtel Saphir où les sbires du pouvoir diabolique de Brazzaville avaient pris position, empêchant ainsi la tenue de cette conférence de presse. Au cours de cette rencontre qui a eu lieu à la résidence officielle de Marcel NTSOUROU pendant moins d’une heure, ils avaient dénoncé le caractère arbitraire de la garde à vue dont faisait l’objet Marcel NTSOUROU à la DGST. Les deux avocats ont été entendus par le Procureur de la République et le Doyen des juges. Et, le peuple souhaiterait là aussi, qu’un procès s’ouvre, en vue de leur condamnation ou leur acquittement pur et simple.
Prélude d’y revenir, il sied de dire haut et fort, que cette affaire vient d’ouvrir la Boite de Pandore à beaucoup de situations notamment comme celle de justice à deux vitesses.
A propos des arrestations, plus d’une personne se demande, pourquoi Jean Jacques BOUYA, Délégué Général aux Grands Travaux et Jean Dominique OKEMBA, patron des Services spéciaux n’ont pas été inquiétés ?
Parce que l’Institution que dirige Jean Jacques BOUYA est chargée des travaux dont les coûts sont supérieurs à 500 millions de F CFA. Ce qui revient à dire que la construction de nouvelles casernes militaires par des entreprises déjà identifiées, et sur les sites choisis, “depuis deux ans et demi”, dont parlait le Président de la République, est placée sous sa supervision. Mais, curieusement, il n’est pas inquiété. De même, Jean Dominique OKEMBA, le grand patron de tous les Services spéciaux du Congo Brazzaville se la coule douce.
Ces deux personnes bénéficient, semble-t-il, de la complaisance des enquêteurs, à défaut de celle de la Présidence de la République. Il ne faut pas se leurrer, JDO et OBA Pierre qui a un œil sécuritaire sont des frères. Les loups ne se bouffent pas entre-eux ! De sa visite médicale où il se trouve en France depuis trois semaines, il ne disconviendra pas à nos propos.

Par Ghys Fortune DOMBE BEMBA

L’accusation “recommande” une peine de 80 ans de prison contre Charles Taylor

mai 3, 2012

L’accusation “recommande” une peine de 80 ans de prison contre l’ancien président du Liberia Charles Taylor, reconnu coupable le 26 avril de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis en Sierra Leone, a annoncé jeudi le bureau du procureur.

“L’accusation recommande une peine globale de 80 ans de prison”, a indiqué le bureau du procureur du Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) dans un document rendu public jeudi, rappelant que la peine à l’encontre de M. Taylor sera prononcée par les juges le 30 mai au cours d’une audience publique.

“La peine recommandée est appropriée pour refléter le rôle essentiel que M. Taylor a joué dans des crimes d’une portée et d’une gravité extrêmes”, a ajouté la même source, énumérant les 11 chefs d’accusation, meurtre, viol, pillage, notamment, dont l’ex-président a été reconnu coupable.

Charles Taylor, 64 ans, qui plaidait non coupable, purgera sa peine en Grande-Bretagne en vertu d’un accord avec le TSSL. L’accusation et la défense doivent exprimer leur opinion sur la peine de M. Taylor au cours d’une audience publique le 16 mai devant le TSSL.

L’ancien président du Liberia était devenu le 26 avril le premier ex-chef d’Etat condamné par la justice internationale depuis qu’après la Seconde Guerre mondiale le tribunal militaire international de Nuremberg avait jugé 24 des principaux responsables nazis, en étant reconnu coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis en Sierra Leone entre 1996 et 2002.

Président du Liberia de 1997 à 2003, Charles Taylor a selon les juges “aidé et encouragé” une campagne de terreur ayant visé à obtenir le contrôle de la Sierra Leone, dans le but d’exploiter ses diamants, pendant une guerre civile qui a fait 120. 000 morts dans ce pays entre 1991 et 2001.

L’ex-président libérien a joué un rôle “crucial” dans les viols, meurtres et actes inhumains, notamment, commis en Sierra Leone par les rebelles sierra-léonais du Front révolutionnaire uni (RUF), en leur fournissant armes et munitions en échange de diamants.

Les juges ont toutefois estimé que s’il avait eu “une influence significative” sur le commandement du RUF, cette “influence significative ne signifie pas qu’il avait le commandement ou le contrôle effectif”.

“Sans la conduite criminelle de Charles Taylor, des milliers de gens n’auraient pas eu les membres amputés, n’auraient pas été violés, n’auraient pas été tués”, a cependant soutenu le bureau du procureur.

Le TSSL ne prononce pas de peine de prison à vie, mais fixe un certain nombre d’années de prison. Le tribunal a déjà condamné à Freetown huit accusés pour des crimes commis en Sierra Leone à des peines allant de 15 à 52 ans de prison.

Le procès de M. Taylor, interpellé en 2006 au Nigeria, s’était ouvert le 4 juin 2007 et achevé le 11 mars 2011.

“La peine recommandée fournit une réponse juste et appropriée aux outrages subis par les victimes, leurs familles et proches, le peuple sierra-léonais et le monde, en raison de ces crimes”, a conclu l’accusation.

Le procès de M. Taylor avait été délocalisé à Leidschendam, près de La Haye, par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui craignait que la présence de l’ex-président dans la capitale sierra-léonaise ne soit une menace pour la stabilité de la région.

Jeuneafrique.com avec AFP

Procès Taylor : le Sénégalais par qui le scandale arrive

mai 2, 2012

Un juge sénégalais suppléant du TSSL a essayé de prendre la parole après l’énoncé du verdict contre Charles Taylor pour défendre ce dernier. Mais les micros étaient déjà coupés…

Du grabuge à La Haye, aux Pays-Bas. Le 26 avril, à 13 h 15, le président du Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) achève la lecture du jugement qui condamne Charles Taylor, l’ancien président libérien. « Je voudrais dire quelque chose », annonce alors le quatrième juge, le Sénégalais El Hadj Malick Sow. Mais officiellement, l’audience est terminée. Les micros sont coupés et un rideau recouvre la grande baie vitrée qui sépare le public de la salle d’audience. Le juge récalcitrant poursuit tout de même sa déclaration. À huis clos. « La culpabilité de Charles Taylor n’a pas été prouvée par l’accusation au-delà de tout doute raisonnable, estime-t-il. L’ensemble de notre système risque de perdre toute crédibilité et de courir à l’échec. » Problème, ce juge n’est que suppléant. Il a certes assisté aux trois années d’audiences du TSSL, mais, le jour du verdict, les trois titulaires – un Samoan, une Ougandaise et une Britannique (d’Irlande du Nord) – sont présents. Il n’a donc pas été autorisé à prendre part au vote, et Taylor a été condamné à l’unanimité. Si l’un des trois juges titulaires était tombé malade, le délibéré aurait été plus compliqué. Et si Taylor fait appel…

Jeuneafrique.com

Nicolas Sarkozy va porter plainte contre Mediapart

avril 30, 2012

Le chef de l’État et son premier ministre jugent «calomnieuses» les informations publiées par le site d’information.

Ils n’ont pas de mots assez durs pour en parler. Tour à tour, Nicolas Sarkozy et François Fillon se sont insurgés dimanche contre les éléments livrés par le site d’information Mediapart, selon lesquels le régime de Mouammar Kadhafi aurait financé la campagne du candidat de l’UMP en 2007. Le président-candidat et le premier ministre ont accusé la gauche d’user de «boules puantes» pour déstabiliser le camp présidentiel avant le second tour de l’élection présidentielle. Lundi matin, Nicolas Sarkozy a annoncé sur France 2 qu’il allait porter plainte contre Mediapart «avant la fin de la campagne».

«50 millions d’euros»

Mediapart a publié samedi une note de 2006 présentée comme émanant des services secrets libyens, dans laquelle le régime de Kadhafi déclarerait avoir choisi d’appuyer la campagne de Nicolas Sarkozy pour un «montant de 50 millions d’euros». Toujours selon le site fondé par l’ancien directeur du Monde,Edwy Plenel, un accord sur le montant et les modes de versement aurait été validé par Brice Hortefeux, alors ministre délégué aux Collectivités locales, en présence de l’homme d’affaires Ziad Takieddine. Le directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, aurait été chargé de superviser les paiements, ajoute le site.

L’intéressé, par l’intermédiaire de son avocat, a exprimé «les plus expresses réserves sur l’authenticité de la note». Il affirme «n’avoir jamais été le destinataire d’un tel document» et «dément catégoriquement avoir participé à une réunion au cours de laquelle un accord aurait été conclu (…)».

Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye qui signe la note publiée par Mediapart, a lui aussi qualifié le document de faux. «Toutes ces histoires sont falsifiées», a-t-il déclaré. «Il est clair que tout ce qui se dit est sans fondement. La question ne mérite pas que l’on s’y arrête».

Le président-candidat a riposté dimanche, sur Canal +: «C’est une infamie. Quand je pense qu’il y a des journalistes qui osent donner du crédit au fils Kadhafi (…) C’est une honte de me poser une question pareille.» Dans un entretien au Parisien, publié le même jour, Sarkozy avait parlé d’une «tentative pour faire diversion après le retour en scène de M. Strauss-Kahn (lire page 6, NDLR), qui est tout sauf à l’avantage des socialistes».

François Fillon a enfoncé le clou dimanche. Invité du «Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien Aujourd’hui en France et i-Télé», le premier ministre a défini le site Mediapart d’«officine financée par des riches amis de François Hollande» ;créé en 2008, Mediapart compte au nombre de ses soutiens financiers Xavier Niel, considéré par l’UMP comme proche de la gauche. Fillon estime que cette affaire n’est qu’une «calomnie» envers Nicolas Sarkozy.

«Boules puantes»

Le chef du gouvernement reproche notamment au site de sortir, «à sept jours des élections, un faux, un document faux, en tout cas impossible à authentifier, qui émane d’un proche d’un dictateur que la France a largement contribué à faire tomber». «Comme par hasard, c’est le moment où toutes ces boules puantes sortent d’une façon scandaleuse (…) Ça nous éloigne du seul sujet qui compte: entre les deux programmes, lequel est le mieux à même de redresser la France», a-t-il ajouté.

La gauche s’est emparée de l’affaire dès samedi. L’un des porte-parole de François Hollande, Bernard Cazeneuve, a demandé au chef de l’État de «s’expliquer devant les Français». Plus tard, un autre membre de l’équipe du candidat PS, Delphine Batho, a jugé que «l’ouverture d’une information judiciaire et la désignation d’un juge indépendant s’imposent». «C’est désormais à la justice de faire toute la vérité: soit établir les faits et engager des poursuites, ou bien au contraire apporter la démonstration qu’il s’agit d’allégations mensongères», a conclu la députée PS.

 


Villepin «seul» et «dans l’amertume», selon Fillon

François Fillon a balayé dimanche les critiques émises par Dominique de Villepin sur la stratégie de campagne de Nicolas Sarkozy. «Ce n’est pas un sujet, il est seul, il est dans l’amertume», a jugé le premier ministre lors du «Grand Rendez-Vous Europe 1-iTélé-Le Parisien». «Il avait montré sa capacité à rassembler lors de son discours de l’ONU (le 14 février 2003). Pour le moment, il fait surtout preuve d’une capacité de nuisance qui n’a pas beaucoup de conséquences»,
a poursuivi François Fillon avant d’ironiser: «S’il avait des choses à dire, il n’avait
qu’à être candidat.»

Dominique de Villepin n’avait pas réussi à réunir les 500 parrainages nécessaires
à sa candidature à la présidentielle. Vendredi, il s’est dit «effrayé»par la campagne du président-candidat et l’a qualifiée d’«indigne», dénonçant «ses gages à l’extrémisme».

Même s’il n’a pas donné de consignes de vote, l’ex-premier ministre a laissé entendre sa préférence pour François Hollande le 6 mai. «Que chacun vote
en pensant à la France et à ce qu’elle a toujours porté de meilleur, à ses valeurs de respect, de dignité et d’humanisme parce que, en conscience, il faut bien choisir»,
a-t-il déclaré.

Leigaro.fr


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