Archive pour la catégorie ‘Opinion’

Côte d’Ivoire : Michel Gbagbo, fils du président déchu, est un “prisonnier d’opinion” selon sa mère |

mai 23, 2012

Le fils de l’ex-président ivoirien Laurent Gbabgo, Michel Gbabgo, est un “prisonnier d’opinion”, selon sa mère, la Française Jacqueline Chamois. Celle-ci demande “un rapatriement d’urgence” pour son fils, détenu en Côte d’Ivoire depuis le mois d’avril 2011.

Jacqueline Chamois a lancé un message d’alerte au sujet de son fils Michel Gbagbo. « Cela fait bientôt 14 mois que mon fils est détenu, d’abord dans le Nord puis à Abidjan. Il a été piqué par un scorpion, il est très éprouvé. Il est actuellement à l’isolement dans une clinique. Il est très difficile d’avoir des nouvelles. Je suis inquiète pour lui. Je souhaite qu’il puisse être transféré en France, puisqu’il est aussi Français », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : « Mon fils est un prisonnier d’opinion. Il a été arrêté parce qu’il se trouvait avec son père dans la résidence présidentielle. Il partage certaines idées avec son père, mais ce n’était pas un responsable politique. »

Michel Gbagbo a été arrêté avec Laurent Gbagbo le 11 avril 2011 à Abidjan et a été ensuite assigné à résidence à Bouna dans le nord-est du pays, avant d’être transféré dans une clinique d’Abidjan. Âgé de 42 ans, le fils de l’ancien président ivoirien a été inculpé en août 2011 pour différents crimes économiques, dont le détournement de fonds publics alors que, selon ses proches, il était enseignant et consultant pour un comité gouvernemental chargé d’organiser le retour des personnels de l’État dans les zones qu’ils avaient abandonnés pendant le conflit inter-ivoirien en 2002.

François Hollande, l’espoir d’un regard neuf

Depuis son inculpation, son avocate en France, Me Habiba Touré, ne cesse de réclamer sa libération. « Mon client n’a jamais été notifié du décret sur les modalités de son assignation à résidence. En réalité, il est détenu depuis des mois dans la plus parfaite illégalité », estime-t-elle. « Par ailleurs, il n’y a strictement rien dans son dossier. On lui reproche des crimes économiques pour lesquels on n’a pas apporté la moindre preuve. À part lors de son inculpation, il n’a jamais été entendu par un juge », ajoute-t-elle.

Michel Gbagbo a déjà saisi la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui a enjoint, le 3 avril, la Côte d’Ivoire de garantir la santé physique du détenu. Par ailleurs, l’avocate de l’intéressé a, en novembre 2011, déposé plainte en France pour « enlèvement » et « traitements inhumains et dégradants ». « Le parquet de Paris a classé la plainte en février 2012. Mais nous comptons bientôt déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile », ce qui entraînera obligatoirement la saisine d’un juge d’instruction, a indiqué Me Habiba Touré.

Jacqueline Chamois a quant à elle déclaré espérer que l’arrivée au pouvoir en France de François Hollande pourrait favoriser un regard neuf sur le dossier de son fils. « Je ne pensais pas avoir à intervenir, je ne pensais pas que cela durerait autant, il y a un acharnement contre lui », a-t-elle confié, ajoutant qu’elle allait demander par courrier au nouveau ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius de prendre en main ce dossier.

Jeuneafrique.com avec AFP

Les moines feraient-ils de bons managers ?

mai 13, 2012

La vie monastique appliquée à l’entreprise

 
L'ouvrage propose d'utiliser les outils spirituels des moines bénédictins et bouddhistes zen -à commencer par la méditation.
L’ouvrage propose d’utiliser les outils spirituels des moines bénédictins et bouddhistes zen -à commencer par la méditation.

Diplômé de l’Essec, entrepreneur et coach, Sébastien Henry veut redonner du sens à l’acte managérial. Il vient de publier un ouvrage inattendu sur ce thème : Quand les décideurs s’inspirent des moines. Tout un programme.

«Prenez quelques minutes pour imaginer vos funérailles. Votre corps repose au milieu de la pièce dans un cercueil»… Voici l’un des exercices auxquels Sébastien Henry, auteur du livre «Quand les décideurs s’inspirent des moines (*)», invite nos dirigeants et managers. «Se sentir à proximité de la mort est une pratique spirituelle que l’on retrouve à la fois dans la famille bénédictine et le bouddhisme». Objectif: se recentrer sur l’essentiel.Le ton est donné. L’ouvrage propose d’utiliser les outils spirituels des moines bénédictins et bouddhistes zen -à commencer par la méditation-, pour retrouver sens et sérénité dans un quotidien pressant et stressant.

«La pratique spirituelle n’est pas forcément religieuse. Elle est ce qui nourrit l’âme, que l’on soit croyant ou pas», explique Sébastien Henry, 39 ans, spécialiste de l’accompagnement de dirigeants. «Je ne suis pas croyant au sens traditionnel du terme, mais cela fait 10 ans que je médite tous les jours, pour revenir à moi-même».

Tenté un temps par la vie monastique qui le fascine depuis ses 20 ans, ce diplômé de l’Essec a finalement opté pour l’entrepreneuriat. Son activité l’a mené en Chine et au Japon, où il a côtoyé de près les Moines zens. De cette double expérience est né ce livre publié en mars, à son retour en France.

L’ouvrage décline neuf principes de la vie monastique, transposables à l’univers de l’entreprise. Outre la prière et la méditation, véritable pilier du livre, l’auteur évoque la vie en communauté, qui ne serait pas si éloignée que cela du quotidien du dirigeant… En tant que «chef de communauté», ce dernier n’est-il est censé «aider chacun à progresser en utilisant au mieux ses ressources et ses talents, placer chaque personne au poste le plus adapté»?

Sur la solitude et le silence, l’auteur invite les décideurs à s’en nourrir comme le font les moines. «Passez 10 minutes, seul à ne rien faire, immobile», suggère-t-il. Cette nourriture de l’âme passe aussi par la lecture de textes sacrés, qui «peuvent être entièrement profanes, mais qui apportent souffle et inspiration». «Vos textes sacrés ne sont pas forcément ceux des autres», résume l’auteur, citant Marc Aurèle et François Mauriac.

L’auteur traite aussi de l’amour et la compassion, de la stabilité, ou encore de l‘obéissance.

Le pont entre les deux mondes n’est pas toujours facile à faire… Ainsi le principe de la pauvreté est-il remplacé par la «sobriété» et l’éthique dans le business. Quant à l’hospitalité monastique, sa traduction dans le monde de l’entreprise, n’est autre que «recrutement». A ce sujet, l’auteur suggère «d’enrichir votre équipe et votre entreprise en pratiquant une hospitalité réaliste»…

«Même si vous vous moquez bien des moines, je suis sûr que vous sortirez de ce livre meilleur, plein de bonnes idées à mettre en pratique», écrit Michel Bon, ancien président de Carrefour et de France Télécom, qui a préfacé l’ouvrage.

L’approche de la religion y est utilitariste, le but étant d’éviter trop de stress à nos chers dirigeants. «Ils viennent rarement me voir dans une quête de spiritualité», reconnaît volontiers le coach auteur. Pour autant, l’ouvrage peut être un pas vers davantage de sens pour les patrons et, de fait, pour leurs collaborateurs. Il est donc fortement conseillé pour nourrir la réflexion des décideurs en ces temps difficile que vit le management.

(*) Quand les décideurs s’inspirent des moines», Sébastien Henry, Édition Dunod.

Lefigaro.fr par Caroline Beyer

Débat Hollande-Sarkozy: Les réactions

mai 2, 2012

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Présidentielle 2012

François Hollande et Nicolas Sarkozy, lors du débat de l’entre-deux tours, le 2 mai 2012. PATRICK KOVARIK / POOL / AFP

POLITIQUE – Retrouvez les réactions des personnalités de gauche et de droite…

Bloc contre bloc. Sans surprise, les personnalités de gauche ont estimé que François Hollande avait plutôt remporté le débat quand ceux de droite estiment que…

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Après le débat des candidats, le tour aux électeurs

Débat Hollande-Sarkozy: Les réactions

mai 2, 2012

 

POLITIQUE – Retrouvez les réactions des personnalités de gauche et de droite…

Bloc contre bloc. Sans surprise, les personnalités de gauche ont estimé que François Hollande avait plutôt remporté le débat quand ceux de droite estiment que Nicolas Sarkozy l’a gagné. NKM, sa porte-parole, en sortant du studio, a estimé que le socialiste avait «esquivé sur des questions précises», celle des centres de rétention et celle du nucléaire. «Sur ces sujets-là, il a menti», dit-elle sur iTélé. «François Hollande fuit, il esquive les questions depuis des semaines. Nicolas Sarkozy était précis, c’est sa façon de respecter les Français», a-t-elle encore dit. Nicolas Sarkozy a-t-il perdu? «Je n’aime pas ce terme gagner ou perdre, ce n’est pas un jeu, c’est les Français qui décident», dit-elle.

>> Pour revivre le débat, c’est par ici

«On n’a rien compris des propos de François Hollande sur l’électricité. Il est en nette infériorité par rapport à Nicolas Sarkozy», a jugé Bernard Debré, député UMP de Paris. «Une direction face une girouette. Du solide face au liquide. Les Français sauront qui choisir», a résumé Geoffroy Didier, un proche de Brice Hortefeux, par communiqué. Benjamin Lancar, sur Twitter, tance: «Débat où Sarkozy a mis KO Hollande. Toutes les conditions sont réunies pour que dimanche soit la plus grande surprise de la Ve République: Sarkozy réélu». «C’était pas François Hollande c’était François l’embrouille, un vrai numéro de démagogie», a aussi taclé Claude Goasguen sur Twitter.

«Ennuyeux» pour un proche de Marine Le Pen 

«Face à un adversaire sans idées et sans autre projet que celui de sa réélection, spécialiste des contre-vérités et des approximations, François Hollande  a démontré sa connaissance des dossiers. C’est le Président qu’il faut à la France», a jubilé par communiqué, François Rebsamen, le M. Sécurité du socialiste. Ségolène Royal, en bonne connaisseuse, a jugé sur son compte Twitter: «François a dominé le débat avec force et vérité. Le changement est en marche. L’espoir est là». Valérie Treirweiler, la compagne de François Hollande, a jugé également sur le site de micro-blogging: «Un seul mot: excellent ». Manuel Valls, lui aussi, sur Twitter: «il est bon sur tout! Et à droite ils comprennent maintenant pourquoi un seul débat suffisait»

Nadjet Vallaud-Belkacem, elle aussi, a lancé: «François Hollande droit dans ses bottes regarde son adversaire droit dans les yeux. Ce débat est vraiment très intéressant parce que c’est un concentré de ce qu’aura été cette campagne: Nicolas Sarkozy s’est refusé à rendre le moindre compte sur son bilan. Au fond, on n’attend pas nécessairement de lui qu’il présente des excuses, mais au moins des explications, et les Français n’y auront pas eu droit».

Pour le FN, Florian Philippot, directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen a jugé ce débat «ennuyeux», logique «quand on parle de deux jumeaux idéologiques». Jean-Luc Mélenchon, lui, a trouvé que Nicolas Sarkozy allait en «rabâchant»: «il ne terminait pas ses phrases, il y avait un côté bâclé».

Finalement, c’est Eric Besson, l’ancien socialiste désormais ministre de l’Industrie, qui résume le mieux les réactions: «C’était un débat rugueux mais de bon niveau. Chacun dira que son favori a gagné. Ce qui me fait voter Nicolas Sarkozy est résumé par sa conclusion.»

20minutes.com par M.P.

Patrick Sébastien verrait bien Nicolas Sarkozy « président du PSG ou de TF1 »

mai 2, 2012

« Ce n’est pas un bon président pour la France »

 
 
Patrick Sébastien verrait bien Nicolas Sarkozy « président du PSG ou de TF1 »
 
Interviewé par nos confrères de VSD, Patrick Sébastien s’est positionné en faveur de François Hollande, en égratignant au passage le président-candidat : « Sarko ferait un bon président du PSG ou de TF1 ».

Patrick Sébastien s’est livré sans détour sur ses choix politiques dans une interview pour VSD sortie aujourd’hui. Comme d’habitude, le présentateur du Plus grand cabaret du monde n’a pas mâché ses mots pour dire le fond de sa pensée. Concernant Nicolas Sarkozy, il déclare « Je ne tenais pas à ce qu’il devienne président. J’avais voté pour Bayrou ». Pour lui, « Sarko ferait un bon président du PSG ou de TF1, mais ce n’est pas un bon président pour la France ». Vu les récents scores du PSG et le brouhaha de la soirée électorale de la Une, ce n’est pas forcément un compliment.

Mais Patrick Sébastien reconnaît tout de même quelques qualités à ce « grand bosseur », tout en regrettant « qu’il n’ait pas su montrer toute la générosité qu’il a en lui ». Au deuxième tour, il votera Hollande, qu’il connaît « depuis très longtemps », et qu’il sait « attaché, comme Chirac, à la notion de justice sociale ». Cela fait donc un vote en moins pour Nicolas Sarkozy, qui mérite bien un sondage pour connaître l’impact de l’engagement de Patrick Sébastien.

Voici.fr  par M.A.

Le message de Jean-Baptiste Placca au peuple congolais

mars 10, 2012

Une petite pensée pour les femmes de Brazzaville, pour toutes les mères du Congo, à nouveau endeuillées par ce qu’il faut bien appeler une lourde faute politique. Une pensée, aussi, pour ces milliers d’enfants, qui vont devoir grandir sans leurs parents, dans un environnement national dur où, pour prendre part au banquet de la colossale manne pétrolière, il faut, au moins, graviter dans la périphérie immédiate de la galaxie du pouvoir.

Un habitué des champs de guerre, venu en renfort médical, assimile le spectacle qu’il a vu aux dégâts d’un terrible bombardement. Une semaine après, des centaines de blessés n’ont toujours pas reçu les soins appropriés, tant est grand le dénuement des hôpitaux brazzavillois. Et voilà le peuple congolais une fois encore piégé par ses propres dirigeants. Une poudrière en plein milieu des habitations des populations civiles ! Ne nous parlez pas d’accident, non ! Si ce n’est pas délibéré, alors, c’est de l’inconscience, et c’est encore pire !
Ailleurs, le chef d’état-major de cette armée-là aurait déjà été limogé. Le ministre de la Défense aurait donné sa démission, et tous ses supérieurs seraient à genoux, en train d’implorer le pardon de la nation. Le général Denis Sassou Nguesso est chef de l’Etat congolais depuis 1979 (tente-trois ans !). Congédié par les urnes en 1992, il a repris le pouvoir par les armes, en 1997.
Quinze ans plus tard, il a encore manifestement toujours besoin d’un arsenal conséquent au cœur de la capitale, pour protéger son pouvoir. Le scandale, ici, ne réside pas uniquement dans le fait que l’on investisse des centaines de milliards dans l’armement, dans un pays qui n’a jamais été en guerre avec personne. Le scandale, c’est qu’un Etat pétrolier de ce rang, peuplé d’à peine 4 millions d’habitants, ne puisse pas investir quelques dizaines de millions dans les pansements, compresses et autre Bétadine dont ont cruellement besoin les hôpitaux du Congo. « Le sous-équipement des hôpitaux de Brazzaville est tel que, en quelques heures, ils étaient dépassés », dit le célèbre chirurgien français Alain Delloche, bouleversé par l’ampleur de la catastrophe. Et voilà le général Sassou Nguesso, si sourcilleux sur tout ce qui touche à son image, trahi par sa propre poudrière. La colère, contenue, des Congolais, peut se résumer à ce cri du cœur d’une femme – d’une mère –, qui a hurlé, dans le micro de RFI, que le régime en place dans son pays est un régime militaire. Elle aurait tout aussi bien pu dire, en écho au cri de ralliement de la jeunesse du Sénégal : « Y en a marre ! Vraiment, vraiment marre ! ».

5 conseils pour séduire une « independent woman »

mars 3, 2012
On ne séduit pas de la même manière une étudiante ambitieuse, une jeune divorcée décidée à profiter de sa nouvelle liberté ou une « manager » en pleine ascension dans une multinationale. Il convient à chaque fois d’adapter l’angle et le discours pour adopter une approche adéquate car chaque femme est différente… Retrouvez nos cinq conseils pour conquérir  une « independent women ».
1. Soyez indépendant…
Vous aussi ! Une femme indépendante ne peut pas être séduite par un homme qui a besoin d’elle tout le temps. Montrez-lui que vous avez une vie, une vie professionnelle notamment, mais aussi sociale. Faites-lui savoir également que, par conséquent, vous n’êtes pas à la recherche du couple fusionnel, du 24h/24 ensemble, mais bien plutôt d’une relation où chacun continue à vivre sa vie, avec simplement d’agréables moments entre les deux, moments privilégiés parce que choisis.
2. … voire distant
Limitez votre usage des moyens de communication modernes : pas question de la noyer sous les mails, textos, chats, appels, messages sur son répondeur… Vous pourriez en effet la faire fuir, en lui montrant que vous ne pouvez pas vivre sans elle. Pour ne pas paraître collant, ne la contactez que lorsque c’est vraiment nécessaire, pour lui proposer une activité ou lui répondre en choisissant avec soin les moments où vous exprimerez votre romantisme.
3. Laissez-la libre
Ce qu’une femme indépendante chérit par-dessus tout, c’est sa liberté. Si vous voulez avoir une chance de la séduire, il vous faut à tout prix la convaincre qu’avec vous, son indépendance chérie n’est pas menacée. Veillez donc à ce qu’elle sente que vous ne chercherez jamais à lui « couper les ailes » ! Aussi, ne cherchez pas lui imposer votre idée du mariage ou de famille lors des premiers rendez-vous… Ecoutez-la et proposez-lui de nouvelles expériences.
4. Vantez son mode de vie
Evoquez sa carrière, son travail, ses dernières vacances, ses projets de voyage. Abordez des thèmes de discussion où vous pourrez non seulement montrer que vous approuvez ses choix de vie, mais aussi lui faire savoir que vous les partagez. … Parlez avec elle de sa réussite sur tous les plans, et dites-lui combien vous l’admirez d’en être l’artisan.
5. Soyez plus amical que galant
Une femme indépendante est, par nature (qu’elle le reconnaisse ou non), féministe. Ne tombez pas dans le piège sexiste de la galanterie… Elle voudra donc que vous la traitiez de manière égalitaire. Il ne s’agit pas de lui taper dans le dos pour la saluer… mais plutôt d’oublier les classiques du gentleman. Ne lui proposez jamais de porter son sac, ne vous précipitez pas pour commander à sa place ou n’adoptez pas une attitude trop paternaliste. Vous donneriez une image de macho vieux jeu pas du tout séduisant.
Liberté, égalité… c’est ce que la « independant woman » recherche. Si vous pouvez lui faire savoir qu’avec vous ces droits lui sont acquis. Si vous pouvez, en plus, la faire rire et l’amuser, le succès est (presque) garanti !
Yahoo.fr

Comment je suis devenu charismatique

février 20, 2012

Le sésame pour se faire entendre, au bureau et dans la vie ? Savoir captiver son auditoire quand on prend la parole. Une véritable épreuve pour certains… Notre reporter a testé l’École de l’art oratoire : gagner en présence, ça s’apprend ! Méthode du discours.

« Vous devriez essayer ce stage d’art oratoire, avait assuré cette femme d’affaires, plus à l’aise pour manier les chiffres que pour vaincre sa timidité. Depuis que j’y vais, j’ai le sentiment d’être charismatique ! » Davantage de charisme ? C’est bien ce que cherchent aussi les six cadres rassemblés ce matin-là dans cette grande salle blanche, au fond d’une cour parisienne. La trentaine, tous occupent des fonctions commerciales ou de management. Et aimeraient, chacun à sa façon, mieux faire entendre leur voix au travail. « Certains patrons ont une vraie aisance à l’oral, explique Arnaud, 38 ans, directeur commercial. Pour moi, prendre la parole devant mes équipes n’est pas naturel. » Vincent, son voisin, renchérit : « J’ai le sentiment de noyer en permanence mon interlocuteur dans une marée d’informations. J’aimerais devenir plus percutant. » Même écho chez les trois femmes présentes : « Quand il faut sans cesse montrer qu’on est la meilleure, comment convaincre, d’emblée, par sa personne ? » Au bureau comme dans la vie, qui n’a jamais tenté de demander une augmentation sans être pris au sérieux, ou de lancer en vain un sujet dans un dîner sans que personne ne l’écoute ?

 

Devenir un bon orateur

« Le charisme ne s’apprend pas, il est inné, précise d’emblée Florence Mana, la formatrice. En revanche, on peut travailler sa présence. » Ce n’est pas un hasard si l’École de l’art oratoire a été créée par Stéphane André, professeur à l’Essec, comédien de formation. Cet ancien bègue s’est inspiré de techniques des acteurs pour imaginer une méthode particulière, un peu comme dans Le Discours d’un roi. « Nous ne sommes pas là pour vous psychanalyser, explique Florence, mais pour travailler sur des exercices techniques et physiques. Le corps reste le meilleur véhicule de la pensée. » Comment mieux rayonner au milieu des autres ? La leçon, en trois temps.

Un bon orateur se tient droit

Premier exercice : Florence demande à chacun des participants de s’exprimer sur un sujet pendant cinq minutes, face à la caméra. Le tour de table effectué, le visionnage des rushs s’avère… catastrophique. Entre les timides qui s’agrippent comme à une bouée de secours à leur stylo, les amateurs de digressions qui perdent leur public, et les pros du discours intimiste, le visionnage constitue une vraie thérapie en soi. « Proscrivez pour commencer l’attitude du dindon ! explique Florence. Si vous vous tenez le cou tendu en avant et le corps penché vers l’interlocuteur, votre voix s’étrangle au fond de la gorge. Vous ne laissez pas à l’autre assez d’espace pour venir vers vous. Un bon orateur, c’est d’abord quelqu’un qui se tient droit. » La technique qui change tout ? « Pour trouver la position idéale, il faut ancrer ses pieds dans le sol, l’écart entre les jambes indexé sur la largeur du bassin, les fesses légèrement basculées en avant pour libérer le haut du corps des tensions », explique la formatrice. La tête est droite, comme tenue par un fil invisible qui la relierait au plafond.

Les épaules et le menton sont détendus. Se tenir droit sans paraître crispé, allier verticalité et « coolitude »… L’exercice, s’il semble évident, n’a rien de naturel. Mais une fois maîtrisé, il s’avère radical. Entrez ainsi dans une salle de réunion, marquez une pause, et observez les réactions. On s’interrompra sûrement pour vous accueillir et vous attribuer une place visible dans l’assemblée. Bref, on vous verra.

Un bon orateur use de son regard

Le plus gros défaut du mauvais orateur ? Balayer l’assemblée des yeux. Ou plus exactement regarder tout le monde sans s’arrêter sur personne. « La présence passe essentiellement par le regard, explique Florence. Il doit se planter dans les yeux de son interlocuteur. Et alterner : aller chercher, tour à tour, l’attention de chacun des participants. » Prendre le temps de s’attarder sur chacun permet d’abord de rythmer son discours. De laisser la place au silence. C’est aussi l’occasion de s’adapter à l’assemblée, de sentir son énergie. Là encore, l’astuce peut sembler triviale. Elle impose en fait une minirévolution personnelle. « C’est la technique des séducteurs, renchérit Florence : donner à la personne en face de soi l’impression qu’elle est la plus importante au monde. L’idée n’est plus de l’intéresser, mais bien de s’intéresser à elle. »

Un bon orateur travaille sa voix

« Avoir de la présence, c’est laisser sa voix emplir l’espace. Se distinguer du brouhaha. Qu’est-ce qu’une voix qu’on écoute ? Comme dans le chant, il faut aller la chercher assez bas dans le corps, au niveau du diaphragme (ce muscle du ventre qui se lève et s’abaisse quand nous dormons). Si elle vient des poumons, elle sera fatalement haut perchée, mal assurée. Il faut alors sentir physiquement sa voix monter du fond du corps. » Quand, en guise de conclusion, chacun doit reprendre son discours de la veille, à nouveau filmé, la métamorphose est frappante. « C’est comme le vélo, il faut pratiquer, ça ne s’apprend pas en deux jours. Mais quand on y arrive, on ne le perd jamais. »

Notre top 5 des personnalités charismatiques

Barack Obama
Passé maître dans l’art de se tenir parfaitement droit tout en restant souple. D’où cette cool attitude cent pour cent crédible que les dirigeants du monde entier lui envient.
Vient de paraître : La Méthode Obama. Les 100 gestes pour bien communiquer au quotidien (éd. de l’Opportun).

Christine Lagarde
Quelle que soit la pression, elle garde le cap : regard calme, voix parfaitement posée. La demi-heure de yoga matinal prônée par la présidente du FMI y est certainement pour beaucoup.

Anne Lauvergeon
Son regard perçant mitraille l’interlocuteur. L’ancienne patronne d’Areva, en bonne chimiste, sait ce qu’aimanter veut dire.

Jean Dujardin
Il crève l’écran, et là encore, tout y est : verticalité, voix profonde et jeu de sourcils lui vaudront peut-être un oscar.

Sharon Stone
Bien au-delà du croisé-décroisé qui a fait d’elle une star, elle possède des arguments décisifs : voix assurée, regard plongeant jusqu’au cœur des hommes, assurance à l’américaine qui séduit les deux sexes.

Lefigaro.fr par Morgan Miel

Congo-Brazzaville : génération Poto-Poto

février 7, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlSi Poto-Poto est un des quartiers populaires de Brazzaville,  c’est d’abord et avant tout une manière d’être, une ambiance, un croisement de  cultures que l’on retrouvera dans ce huitième roman d’Henri Lopes, grande figure  de la littérature francophone dont les oeuvres sont inscrites dans les  programmes scolaires de la plupart des pays africains comme dans les  départements d’études francophones du monde entier.

Dans son nouveau livre, Une enfant de Poto-Poto, Lopes donne la  parole à une narratrice âgée de 18 ans au moment de l’indépendance du Congo.  Les souvenirs de Kimia portent le récit, mettant en relief des  personnages hauts en couleur, dont l’amie Pélagie rencontrée au lycée Savorgnan,  à une époque où les indigènes étaient admis « au compte-gouttes » dans  cet univers de Blancs et de garçons. Pélagie, un peu plus âgée, cultivée et « émancipée », avait de quoi susciter l’admiration de Kimia : elle  était donc à la fois amie et rivale.

L’arrivée de M. Franceschini, un professeur très  charismatique aux méthodes d’enseignement iconoclastes, va bouleverser  l’existence des deux filles. Sa connaissance de la littérature, et notamment des  grands auteurs tels Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Bernard Dadié, Langston Hugues ou des  classiques occidentaux, fait de lui la vedette du lycée. Puis vient ce jour de  malheur où, à la stupéfaction générale, Franceschini est brusquement interrompu  pendant son cours, puis escorté par deux gendarmes. Qui était-il réellement ?  Franceschini était-il son vrai nom ? Kimia va s’appliquer à rassembler les pans  de la vie de ce « Blanc » dont le nom réel, à consonance plutôt  africaine et hérité de sa branche maternelle, montre qu’il est lui aussi « un enfant de Poto-Poto », malgré sa peau claire. L’intrigue  amoureuse devient alors un face-à-face d’identités qui met en exergue l’un des  thèmes de prédilection du romancier congolais : le métissage.

Une enfant de Poto-Poto, éloge de la rumba congolaise, de la danse,  de l’habillement « chic tout chic », est une confession émouvante,  joyeuse et badine, avec, en toile de fond, la photographie en noir et blanc  d’une jeunesse africaine en quête de repères dans un monde ébloui par les « soleils des indépendances ». Et ce chant traverse les frontières :  l’Europe, l’Amérique, où se retrouvent certains des protagonistes. Franceschini  est comme le lamantin qui retourne toujours boire à la source d’origine quelles  que soient ses errances. Il voudrait être enterré à Poto-Poto, lui le moins noir  de tous, lui le « quarteron ». Kimia, elle, n’aura pas forcément ce « courage ». Parce qu’elle est habitée par le doute.

Jeuneafrique.com  par Alain Mabanckou, écrivain franco-congolais.

Sénégal – Cheick Bamba Dieye : “Consolider notre action pour stopper Wade”

janvier 30, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlConsidéré comme l’une des valeurs montantes de la vie  politiqueau Sénégal, candidat pour la deuxième fois à l’élection présidentielle  sous les  couleurs du Parti pour le socialisme et la démocratie, Benno Jubël   (FSD/BJ), le député-maire de Saint-Louis, 47 ans, mobilise ses troupes  depuis  son QG du quartier de Bopp à Dakar. Tout comme les autres  opposants, Cheick  Bamba Dieye remet en cause la validité de la  candidature du président sortant  Abdoulaye Wade et l’invalidité de celle  du chanteur Youssou N’dour, qu’il est  venu soutenir samedi soir à  Médina. Interview.

Jeune Afrique : Que vous inspire la décision du Conseil constitutionnel, tant sur la validité de la  candidature d’Abdoulaye Wade, que sur l’invalidité de celle de Youssou  N’Dour ?

Cheick Bamba Dieye : C’était illusoire de penser qu’Abdoulaye Wade et son appareil politique allaient se laisser  invalider. Les membres du Conseil constitutionnel doivent cependant  comprendre que nous sommes tous (les candidats, NDLR) à des niveaux de  responsabilité qui nous permettent de comprendre la teneur des lois votées à  l’Assemblée nationale et sur lesquelles il s’appuie pour statuer. De plus, nous  connaissons la qualité des hommes qui composent ce Conseil et les relations  qu’ils entretiennent avec l’exécutif. Le système judiciaire est pris en otage.  Il y a trop d’éléments à charge pour ne pas douter de la légalité de cette  décision.

Que va-t-il se passer d’ici le 26 février, jour du premier tour de  l’élection ?

Nous devons nous organiser, réveiller les citoyens, consolider notre action  pour stopper Abdoulaye Wade. Chaque jour jusqu’à cette date nous devons lui  montrer que c’est un jour de moins qu’il passe à la tête de l’État. S’il ne part  pas, les citoyens n’auront plus que les urnes pour le sanctionner.

La coalition contre Abdoulaye Wade ne risque-t-elle pas de voler en  éclat une fois que vous serez tous en campagne ?

La campagne commence le 5 février. D’ici là, tout doit être fait pour ramener  Abdoulaye Wade à la raison. Si rien n’est obtenu, nous entrerons en campagne et  nous devrons, chacun, défendre nos projets politiques.

Pensez vous avoir une chance de passer le 1er  tour ?

Depuis ces quatre dernières années, le FSD/BJ a fait un bon fulgurant, il est  devenu un parti majeur. Nous sommes aujourd’hui présents dans toutes les grandes  villes de diaspora du monde, dans tous les départements et dans toutes les  collectivités locales du pays. D’élection en élection, nous nous renforçons.

Je promets de mobiliser 500 milliards de FCFA sur 5 ans pour la  Casamance.

Vous n’avez jamais eu de responsabilités gouvernementales, d’aucuns  mettent en doute votre capacité à diriger le pays…

Je suis député depuis 5 ans, maire depuis 3 ans d’une commune importante du  pays, et ingénieur depuis 20 ans… personne ne peut dire que je ne suis pas  capable. Et qu’est ce que la pratique de l’État a apporté à ce pays depuis 52  ans ? Corruption, sous-développement et déstructuration de notre  État !

Ramener la paix en Casamance est l’un des échecs d’Abdoulaye Wade.  Que feriez-vous en cas de victoire ?

Je ne promets pas de régler le problème de la Casamance en 100 jours,  contrairement à Wade, car c’est techniquement impossible. Mais je promets de  mobiliser 500 milliards de FCFA sur 5 ans pour développer l’économie de la  région, pour désarmer, démobiliser et réinsérer les combattants. Cela prendra le  temps qu’il faudra, mais les résultats seront tangibles au bout de ces 5  ans.

Si Wade passe et qu’il vous propose un ministère,  l’accepterez-vous ?

Ce n’est même pas envisageable. ____________

Jeuneafrique.com propos recueillis par Michael Pauron, envoyé spécial à  Dakar

 


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