Archives de la catégorie ‘Science’

Amandine, le premier bébé-éprouvette est maman

juin 16, 2013
Amandine, le premier bébé-éprouvette est maman !

Amandine, le premier bébé-éprouvette est maman !

Une naissance naturelle après la PMA

Le cycle de la vie a repris ses droits. 31 ans après la naissance de la petite Amandine – premier bébé conçu par procréation médicalement assistée – le bébé devenu jeune femme a accouché d’une petite fille à son tour. Récit d’un exploit dans le JDD de ce dimanche.

Si la procréation médicalement assistée (PMA) fait aujourd’hui débat en France, alors que le texte de loi sur le mariage homosexuel a été définitivement adopté, il n’a pas entamé le bonheur d’Amandine. Cette jeune femme de 31 ans est le premier bébé éprouvette français, née à l’issue d’une fécondation in vitro le 24 février 1982 à Clamart, grâce au Professeur René Frydman. Selon une information communiquée aujourd’hui par le Journal du dimanche, elle a donné naissance à son tour à une petite fille, prénommée Ava.

Et, pour boucler la boucle, c’est le Professeur Frydman en personne, «père médical» d’Amandine, qui a mis au monde l’enfant. «C’est un beau symbole, confie la maman au JDD. René est mon parrain. Je voulais partager ce moment avec le médecin qui a aidé mes parents à m’avoir et qui a accouché ma mère».

Un retour très médiatique pour celle qui a fui les caméras pendant toute sa vie. Née sous les flashes des photographes du monde entier, venus assister au miracle, Amandine a accepté de lever le voile sur le berceau de son nouveau-né. Un acte qu’elle veut militant et pédagogue. Ainsi, au côté de son compagnon, elle a accueilli les journalistes du JDD, tout sourire. «L’exemple de mes parents et des millions de couples dans le monde qui ont eu recours à une FIV montre qu’il faut garder confiance», explique-t-elle au JDD. Et d’ajouter : «Mes parents ont eu des difficultés à m’avoir mais ma fille, elle, est venue très facilement». Pour conclure, la jeune maman le confirme : «les personnes nées par FIV n’ont pas plus de problème d’infertilité que les autres».

Gala.fr par Fanny Abouaf

USA: un mort, 73 blessés dans l’explosion d’une usine chimique en Louisiane

juin 13, 2013

CHICAGO – Une personne au moins est morte et 73 autres ont été blessées jeudi par une importante explosion dans une usine pétrochimique en Louisiane, a annoncé le gouverneur de cet Etat du sud des Etats-Unis.

Il y avait quelque 600 employés lorsque l’explosion s’est produite à 08H37 (12H37 GMT) à l’usine Williams Olefin, située à Geismar, à une centaine de kilomètres de La Nouvelle-Orléans.

Environ 300 personnes ont été évacuées de l’usine et 73 autres ont été hospitalisées, a annoncé le gouverneur Bobby Jindal lors d’une conférence de presse, sans apporter d’explication sur l’origine de cette explosion.

Des riverains ont confié aux médias locaux avoir ressenti leur maison trembler au moment de l’explosion, qui a dégagé de larges panaches de fumées noires et de grandes flammes.

Les habitants à une dizaine de kilomètres à la ronde ont été priés de fermer leurs fenêtres et d’éteindre leur climatisation pour éviter d’inhaler les fumées éventuellement toxiques, a rapporté la chaîne locale WAFB.

L’usine produit environ 590 millions de kilogrammes d’éthylène et 41 millions de kilos de polypropylène par an, selon le site de la société.

Nous avons effectué les premières vérifications mais n’avons pas décelé de pics de produits chimiques dans l’atmosphère, a indiqué la porte-parole du ministère de l’Environnement de la Louisiane, Jean Kelly.

Une trentaine de personnes ont été transportées dans les hôpitaux de la région par ambulance, et trois ont été évacuées par hélicoptère, a précisé Jean Kelly.

Romandie.com avec (©AFP / 13 juin 2013 22h01)

Le "Roi Lézard" a trouvé son nom

juin 4, 2013

 

Des paléontologues ont annoncé mercredi avoir baptisé un lézard géant qui vivait il y a 40 millions d’années "Barbaturex morrisoni", en hommage au chanteur des Doors. Jim Morrison était célèbre pour sa fascination pour les reptiles et le chamanisme.

"Je suis le Roi Lézard. Je peux tout", écrivait Jim Morrison dans son poème "The Celebration of the Lizard".

"Barbaturex morrisoni" est l’un des plus gros lézards connus à avoir jamais vécu sur terre, selon les paléontologues. Ils décrivent mercredi dans une revue de la Royal Society britannique un fossile découvert en Birmanie.

Il mesurait environ 1,80 m du museau à la queue et pesait jusqu’à une petite trentaine de kilos. Il était herbivore. Le fossile a été daté de l’éocène moyen-supérieur, une période où la terre était tellement chaude qu’il n’y avait pas de glace aux pôles.

"Nous pensons que le climat chaud pendant cette période a permis l’évolution de lézards de grande taille, herbivores, capables de rivaliser efficacement avec les mammifères", a déclaré Jason Head (Université du Nebraska-Lincoln, Etats-Unis) qui a conduit l’étude.

"Barbaturex" signifie "roi barbu", car l’équipe a trouvé des crêtes sur la face inférieure de la mâchoire du lézard qui font penser à une barbe. "Morrisoni" fait référence au chanteur des Doors, mort à 27 ans en 1971 à Paris.

"J’ai pas mal écouté les Doors pendant mes recherches", a déclaré Jason Head. "Leur imagerie musicale inclut des reptiles et des sites archéologiques, et Jim Morrison était bien sûr le Roi Lézard, de sorte que ça colle bien", a-t-il ajouté.

Romandie.com

Décès du Suisse Heinrich Rohrer, prix Nobel de physique

mai 19, 2013

 

Le Suisse Heinrich Rohrer, l’un des pères des nanotechnologies et décoré du prix Nobel de physique, est décédé jeudi dernier des suites d’une longue maladie. Il est mort à l’âge de 80 ans dans sa maison de Wollerau (SZ), a indiqué dimanche sa famille.

Né en 1933 à Buchs (SG), Heinrich Rohrer a fait des études de physique à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, y obtenant son doctorat en 1960. Il a par la suite été engagé par le laboratoire de recherche IBM de Rüschlikon (ZH).

À partir de 1978, il a développé avec le physicien allemand Gerd Binnig un nouveau type de microscope électronique, inventant en 1981 la microscopie à effet tunnel. Le prix Nobel de physique partagé par les deux scientifiques en 1986 consacre l’importance de cette nouvelle technique, qui avait, pour la première fois, permis d’observer, de combiner et d’explorer des atomes et molécules.

Heinrich Rohrer est le 19e Suisse à avoir reçu le prix Nobel. Il est le 2e, après Charles-Edouard Guillaume en 1920, à avoir été décoré du prix Nobel de physique.

Romandie.com

Souris, lézards et escargots russes rentrent de l’espace

mai 19, 2013

MOSCOU – Une capsule russe qui a passé un mois dans l’espace avec à son bord souris, lézards et autres escargots, pour des expériences scientifiques en vue d’un vol vers Mars, est revenue sur terre dimanche.

La capsule Bion-M, freinée par un parachute, a atterri en douceur dans la région d’Orenbourg, à 1.200 kilomètres au sud-est de Moscou, ont annoncé les autorités spatiales russes.

A bord se trouvaient 45 souris, 8 gerbilles de Mongolie, 15 lézards, 20 escargots et d’autres organismes vivants, qui étaient placés dans des compartiments séparés et sous surveillance vidéo permanente.

C’est la première fois que des animaux ont été envoyés seuls dans l’espace pour une si longue période, a déclaré à la télévision publique Rossia Vladimir Sytchov, de l’Institut des problèmes biomédicaux en charge du programme.

Les animaux n’ont du reste pas tous survécu, a indiqué la chaîne, sans autre précision.

Ils devaient être ramenés à Moscou pour que les scientifiques puissent étudier les conséquences de leur séjour dans l’espace.

Il s’agit de déterminer à quel point notre organisme s’adapte aux conditions de l’apesanteur et de comprendre ce qu’il faut faire pour assurer la survie lors de vols au long cours, avait indiqué avant le départ le directeur du programme au Centre spatial russe, Valéri Abrachkine.

Nous ne savons pas comment l’apesanteur peut influer sur le comportement des souris, peut-être qu’elles vont se battre pour la nourriture, avait déclaré de son côté un autre responsable du programme à l’Institut des problèmes biomédicaux, Evgueni Iline.

Le CNES (Centre d’études spatiales français), partenaire de ce programme franco-russe, a estimé dimanche que ce projet permettra de franchir une étape supplémentaire et décisive dans l’adaptation de l’homme à l’apesanteur.

Les rongeurs étaient identifiés par une puce électronique implantée sous la peau. D’autres souris du même groupe, restées à terre, permettront des comparaisons sur l’évolution des tissus, du système nerveux et du squelette.

Il y avait également à bord des oeufs de poisson, des micro-organismes, des graines et des plantes, pour étudier également les effets de l’apesanteur sur leur évolution.

Les Russes avaient déjà utilisé des animaux pour préparer les vols spatiaux humains. Ainsi des singes avaient passé du temps dans l’espace pour préparer les missions humaines à bord de la station soviétique Mir puis de la station spatiale internationale (ISS).

La première expérience soviétique de ce type avait été le vol de la chienne Laïka en 1957, qui avait précédé le premier vol spatial d’un homme, Iouri Gagarine, en 1961.

La chienne était morte au bout de quelques heures dans l’espace.

Les Russes visent depuis longtemps le voyage vers Mars, et comptent démarrer en 2030 l’installation sur la Lune d’une base intermédiaire sur la route de la planète rouge.

Les récents problèmes du programme spatial russe, y compris l’échec l’an dernier de l’envoi d’un appareil vers une des lunes de Mars, pourraient toutefois menacer ou retarder ces projets.

Dans le cadre du programme franco-russe avec des animaux, un autre vol est prévu l’an prochain, mais on ne sait pas encore quels en seront les passagers… peut-être des micro-organismes…, a indiqué à l’AFP Guillemette Gauquelin-Koch, responsable des sciences de la vie aux CNES.

Romandie.com avec (©AFP / 19 mai 2013 15h12)

Inde : les médecins ont réussi l’opération d’une fillette hydrocéphale

mai 15, 2013

NEW DELHI – Des médecins en Inde ont réussi mercredi à opérer une fillette de 15 mois souffrant d’une maladie rare qui a presque fait doubler le volume de sa tête, et dont le sort a suscité un élan de solidarité en raison de l’extrême pauvreté de ses parents.

L’intervention s’est déroulée parfaitement, beaucoup mieux que prévu, s’est félicité Sandeep Vaishya, le neurochirurgien qui a opéré la petite Roona Begum. Les jeunes parents, qui ont passé le mois dernier à l’hôpital, ont fait part de leur immense soulagement.

L’AFP a obtenu l’autorisation de filmer l’opération dite de dérivation crânienne, qui a duré une heure et consistait en l’insertion d’un cathéter pour drainer l’excès de liquide céphalorachidien et le faire dériver vers l’abdomen, où il sera absorbé par le flux sanguin.

C’est un succès mais il est trop tôt pour dire quelle sera la qualité de sa vie future, a-t-il ajouté, interrogé en exclusivité par l’AFP dans la salle d’opération d’un hôpital, situé près de New Delhi.

Roona Begum est née avec une grave anomalie neurologique qui s’est traduite par l’augmentation du volume des espaces contenant le liquide céphalorachidien et provoque une pression sur le cerveau.

La circonférence de sa tête avait ainsi atteint 94 centimètres, soit près de deux fois plus que la normale pour une enfant de son âge, empêchant la fillette de se tenir droite ou même de marcher à quatre pattes. Cette anomalie affectait aussi la vision de l’enfant, ses yeux étant très enfoncés dans les orbites.

La diffusion de photos de la fillette prises par un photographe de l’AFP début avril dans sa région natale du Nord-Est de l’Inde, l’Etat du Tripura, avait soulevé l’émoi de lecteurs et d’internautes à l’étranger. Certains avaient lancé une campagne de collecte de fonds pour financer son opération.

Un hôpital réputé près de New Delhi, appartenant à la chaîne Fortis Healthcare, avait aussi proposé d’examiner gratuitement l’enfant.

Le Dr Vaishya, qui dirige le service de neurochirurgie de cet établissement, a indiqué que Roona aurait toutefois encore besoin de kinésithérapie intensive pour qu’elle puisse vivre une vie sans handicap.

Les muscles de son cou sont très peu développés, en conséquence elle va avoir besoin d’une meilleure alimentation et d’une kinésithérapie intensive pour être plus résistante. Son corps va devoir grandir pour qu’elle puisse s’asseoir, se déplacer et avoir une vie normale, a-t-il confié.

Le Dr Vaishya estimait que le poids du liquide dans sa tête représentait la moitié de son poids total, lui faisant craindre que son corps ait du mal à absorber tout ce liquide lors du processus de dérivation crânienne.

Roona avait en outre développé une infection cutanée à la base du crâne et l’équipe médicale craignait que le cuir chevelu ne soit transpercé au cours de cette intervention chirurgicale et que le liquide ne se répande dans la peau, entraînant de nouvelles complications.

Le Dr Vaishya a décidé de drainer le liquide de son cerveau vers un sac plastique à l’extérieur et a continué le processus jusqu’à ce que la circonférence de sa tête rétrécisse pour atteindre environ 60 cm, lui permettant alors d’opérer.

Trop nerveux pour parler avant l’opération, le père de Roona, Abdul Rahman, âgé de 18 ans, s’est dit ensuite extrêmement soulagé.

Paysan illettré gagnant 150 roupies (2,10 euros, 2,75 dollars) par jour, il n’aurait jamais pu faire soigner son enfant.

Ma femme et moi nous étions si inquiets ce matin. Mais maintenant, quand j’entends le médecin dire que tout s’est bien passé, je me sens extrêmement soulagé. C’était une attente angoissante, a-t-il dit à l’AFP.

Roona a repris conscience peu après l’opération. Sa mère de 25 ans, Fatema Khatun, a éclaté en sanglots à la vue de sa tête contusionnée et couverte de bandages.

Le Dr Vaishya a indiqué à l’AFP que la fillette devrait subir une autre opération pour réduire la taille de sa tête.

La dérivation va empêcher sa tête de grossir mais la tête est toujours trop volumineuse pour le moment. Nous allons remodeler son crâne, déplacer les os et les maintenir avec des plaques pour réduire la taille de sa tête et pour qu’elle grandisse normalement.

Le processus de drainage a entraîné une perte de poids de la fillette, de 14 à 10 kg en dépit des améliorations de son régime alimentaire.

Deux étudiants norvégiens, Jonas Borchgrevink et Nathalie Krantz, ont lancé une campagne de collecte de fonds qui a permis de recueillir 52.000 dollars (40.000 euros). Ces fonds visent à aider la famille à financer les soins post-opératoires.

Les étudiants ont indiqué à l’AFP qu’ils étaient en contact avec un site Internet local dans l’Etat du Tripura pour faire parvenir l’argent à la famille.

Le site Internet pour les dons est consultable à cette adresse: http://www.mygoodact.com/collectiondetailperson.php?id=212.

Romandie.com avec (©AFP / 15 mai 2013 14h41)

Coronavirus : 2e cas confirmé en France

mai 11, 2013

PARIS – Un deuxième cas d’infection par le nouveau coronavirus a été confirmé en France, a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche à Paris, le ministère de la Santé.

Il s’agit de l’homme qui a partagé la chambre du malade — un homme de 65 ans ayant voyagé à Dubaï– pendant quatre jours à Valenciennes, alors que la pathologie respiratoire n’avait pas encore été détectée.

Pour ce patient et nouveau cas, qui est actuellement hospitalisé et isolé en service d’infectiologie au CHRU de Lille, les résultats positifs viennent d’être confirmés.

Ce patient continue de se voir administrer de manière assez agressive des antibiotiques, selon le professeur Benoît Guéry, du service d’infectiologie du CHRU de Lille.

Pour l’autre cas qui restait suspect, un jeune homme, membre de la famille du malade, resté chez lui, les résultats sont négatifs, a précisé le ministère dans un communiqué.

Une enquête épidémiologique a été lancée à la suite de la confirmation, le 7 mai, du premier cas d’infection par un nouveau coronavirus (nCoV) en France chez un malade de 65 ans, qui a été hospitalisé au centre hospitalier de Valenciennes, puis à Douai et enfin au CHRU de Lille, où il se trouve actuellement en réanimation.

Deux d’entre elles étaient encore en cours d’investigation samedi, rappelle le ministère en rendant publics les résultats des tests les concernant effectués par l’Institut Pasteur.

Par ailleurs, trois membres du personnel soignant – un médecin de Valenciennes, deux membres du centre hospitalier de Douai -, dont le cas avait suscité de l’inquiétude, étaient quant à elles hors de danger et avaient pu rentrer chez elles.

Cent vingt-quatre personnes au total ont été identifiées dans l’entourage du malade comme ayant pu être en contact avec lui ainsi que dans les hôpitaux où il avait séjourné auparavant à Valenciennes et Douai.

L’état de santé de ce malade s’est stabilisé mais reste sérieux, selon le professeur Daniel Mathieu, à la tête du service de réanimation. Il est probable que nous ne verrons pas d’évolution favorable avant au moins 48 à 72 heures, a-t-il estimé samedi lors d’une conférence de presse.

Le malade, qui a besoin d’une assistance respiratoire, s’était présenté le 23 avril au centre hospitalier de Valenciennes (Nord), où il était suivi pour une maladie chronique, et présentait alors des troubles digestifs. Le service de réanimation étant complet, il avait ensuite été transféré le 29 avril au centre hospitalier de Douai (Nord), où des troubles respiratoires avaient été constatés.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a visité samedi matin les deux services accueillant les patients. La vigilance reste de mise, a ensuite déclaré la ministre en conférence de presse.

Mme Touraine a annoncé la mise en place d’un système d’information dans les aéroports internationaux pour les voyageurs à destination de la péninsule arabique. Un tract, dont le message a été élaboré par les ministères des Affaires étrangères et de la Santé, sera distribué aux comptoirs des compagnies aériennes. Il est notamment recommandé de prendre des mesures de précaution, comme de se laver les mains régulièrement, mais aussi et surtout d’éviter tout contact avec des animaux.

Au total, 34 cas confirmés dans le monde de ce nouveau virus ont été notifiés à ‘Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis septembre 2012 et 18 personnes en sont mortes, dont 11 en Arabie Saoudite

Des cas d’infection ont déjà été détectés en Arabie Saoudite, en Jordanie, au Royaume-Uni et en Allemagne.

L’Institut de veille sanitaire (InVS) a indiqué que les deux malades britanniques n’avaient pas voyagé dans la région de la péninsule arabique, mais avaient été en contact avec un malade.

Ces éléments suggèrent très fortement l’existence d’une transmission interhumaine de l’infection, a souligné l’InVS.

Romandie.com avec (©AFP / 12 mai 2013 06h04)

Bénin : Boni Yayi et l’affaire des poisons

mai 10, 2013
Boni Yayi et Patrice Talon. Boni Yayi et Patrice Talon. © AFP/Montage J.A.

Persuadé d’avoir été victime d’une tentative de meurtre commandité par le businessman Patrice Talon, le président a fait appel au FBI pour procéder à des analyses toxicologiques. En exclusivité, J.A. a eu accès à ce rapport aux résultats troublants.

On ne le dira jamais assez, l’affaire est digne d’un roman d’espionnage. Aujourd’hui, après bien des rebondissements, c’est à Paris que se joue un épisode déterminant de la guérilla judiciaire entamée sur les rives du lac Nokoué. Le 17 avril, les juges de la cour d’appel de Paris ont décidé de renvoyer au 22 mai - pour complément d’information - l’examen de la demande d’extradition formulée par le Bénin à l’encontre de l’homme d’affaires Patrice Talon et d’Olivier Boko, son bras droit. Tous deux sont accusés de « tentative d’assassinat » sur la personne du président, Thomas Boni Yayi.

Dans la conduite de ses affaires - à la tête d’un florissant empire agro-industriel -, Patrice Talon, 55 ans, avait pourtant largement bénéficié de l’amitié de Boni Yayi, à qui il avait apporté son soutien financier durant ses campagnes présidentielles de 2006 et 2011. Opérateur majeur de la filière coton, le businessman s’était retrouvé en situation de quasi-monopole, de la fourniture d’intrants à l’égrainage. En 2011, son entreprise, Bénin Control SA, était au coeur du Programme de vérification des importations (PVI), qui supervise le trafic du Port autonome de Cotonou. De fait, Talon était devenu le pivot de l’économie béninoise, dont les activités portuaires et le coton sont les deux poumons. Beaucoup de pouvoirs entre les mains d’un seul homme…

Aussi, après tant d’années d’amitié, la chute est-elle particulièrement rude pour ce magnat qui, selon les enquêteurs béninois, est l’instigateur d’un complot visant à empoisonner le chef de l’État. Ses complices ? Ibrahim Mama Cissé, le médecin du président, et Zoubérath Kora-Séké, sa gouvernante et nièce. Les policiers sont formels : Talon a promis à chacun d’eux 1 milliard de F CFA (environ 1,5 million d’euros). En échange, ils devaient substituer différents poisons aux médicaments que prend habituellement le dirigeant béninois. Mise au point dans un hôtel bruxellois, l’opération était prévue pour le 20 octobre 2012. Elle a échoué in extremis, après une imprudence de Zoubérath Kora-Séké, les messages qu’elle échangeait avec Patrice Talon ayant été interceptés par son petit ami, à en croire un ministre proche du président.

Entête du rapport d’analyse toxicologique réalisé par le FBI pour le compte des autorités béninoises, en date du 29 mars 2013.

Rocambolesque

Mais avant même que cette affaire n’éclate, Patrice Talon s’était réfugié en France, en septembre, après avoir fui son pays dans des conditions rocambolesques. Car au Bénin, où rien n’allait plus entre lui et son ancien protecteur, il faisait déjà l’objet d’une demi-douzaine de procédures judiciaires. Vol qualifié, escroquerie, détournements de subventions de l’État dans la filière cotonnière… et même une tentative de putsch déjouée au dernier moment, et pour laquelle Johannès Dagnon, son commissaire aux comptes - et cousin -, est incarcéré… Un « acharnement judiciaire » que l’intéressé explique par son refus de céder aux pressions du chef de l’État. « Boni Yayi voulait que je le soutienne dans une réforme constitutionnelle qui lui aurait permis de briguer un troisième mandat, accuse-t-il. Nous en avions parlé à plusieurs reprises, mais, la dernière fois, la conversation a été plus que tendue. »

Aujourd’hui installé en région parisienne, l’homme d’affaires est sous contrôle judiciaire. Pour Cotonou, il ne fait aucun doute qu’il sera extradé. « Non seulement ses complices ont avoué, mais le rapport d’analyses toxicologiques est édifiant », assure un proche du palais de la Marina. Afin de démontrer à quel point la menace était sérieuse, les autorités béninoises n’ont pas hésité à faire appel au FBI. Les enquêteurs de l’agence fédérale américaine se sont rendus à Cotonou fin novembre 2012 pour y récupérer les médicaments incriminés, avant de les expertiser dans leur laboratoire de Quantico, en Virginie.

Les résultats ont été transmis aux autorités béninoises le 16 avril, accompagnés d’un courrier de Michael A. Raynor, ambassadeur des États-Unis à Cotonou. Ce rapport daté du 29 mars - dont J.A. s’est procuré copie, et que l’ambassade américaine se refuse à commenter - est la pièce maîtresse de l’instruction béninoise, le document sur lequel repose désormais la demande d’extradition.

Les experts n’ont pas trouvé de « produits radioactifs » destinés à « achever » le président par asphyxie, contrairement à ce qu’avait déclaré Philippe Houndégnon, l’ancien commissaire central de Cotonou, lors d’une conférence de presse mémorable, le 22 octobre dernier. Mais dans les médicaments que Thomas Boni Yayi prenait quotidiennement ont été instillées des substances toxiques et dangereuses, comme l’attestent des plaquettes de gélules rafistolées avec du scotch.

Ampoules

Des traces d’un laxatif, le bisacodyl, d’un puissant hallucinogène, la psilocybine, et d’un anesthésiant, la kétamine.

Le président utilise ordinairement du Lyrica (prégabaline), un antiépileptique, du Josir LP, qui traite les inflammations de la prostate, et du Dafalgan 500, un antalgique classique. Dans plusieurs gélules des deux premiers remèdes, les scientifiques ont décelé des traces d’un laxatif, le bisacodyl. Dans le Dafalgan, ils ont découvert du psilocine (ou psilocybine), un puissant hallucinogène, dont l’usage médical est strictement encadré. Enfin, dans trois ampoules injectables retrouvées avec les médicaments incriminés, ils ont identifié un agent pouvant provoquer un blocage neuromusculaire (de l’atracurium, ou cisatracurium), un anesthésiant (de la kétamine) et un opiacé censé maximiser les effets des autres substances (le sufentanyl).

Au vu de ces résultats, l’on indique désormais dans l’entourage du président que si ces médicaments peuvent être qualifiés de « mortifères », ils ne visaient pas à le tuer. « Ils auraient entraîné des réactions incontrôlées, suffisamment étranges pour que la Cour constitutionnelle le déclare incapable d’exercer ses fonctions et le destitue », affirme un ministre proche du chef de l’État. Une « nuance » que la défense de Patrice Talon a bien l’intention d’exploiter.

« Tantôt on parle de tentative d’empoisonnement, tantôt de tentative d’assassinat, la qualification même des faits pose problème », assène le très médiatique William Bourdon, avocat de Patrice Talon. « Le dossier présenté par le Bénin est d’une approximation et d’une pauvreté incroyables, même le procureur l’a relevé », ajoute-t-il.

Car, pour la défense, rien ne dit que les aveux de Zoubérath Kora-Séké ou du Dr Ibrahim Mama Cissé n’ont pas été obtenus sous la contrainte. Dans les procès-verbaux de police, dont J.A. a eu connaissance, le médecin affirme que Talon lui a ordonné d’administrer les médicaments au chef de l’État, et qu’il avait menacé de faire exploser en vol l’avion présidentiel. Mais, selon une source proche du dossier, le prévenu n’aurait pas du tout tenu le même discours en présence de son avocat.

Instrumentalisation

Pour l’heure, la défense parisienne de Patrice Talon dénonce un règlement de comptes politique et l’instrumentalisation, à cette fin, de la justice béninoise, rappelant au passage les relations difficiles que cette institution entretient avec l’ONG Amnesty International.

Le juge d’instruction béninois doit fournir à la cour d’appel de Paris, avant le 22 mai, un maximum de pièces justifiant sa requête contre Talon et Boko. Et Me Christian Charrière-Bournazel, avocat-conseil de Thomas Boni Yayi, qui, même s’il ne peut pas intervenir dans la procédure, la surveille comme du lait sur le feu, tient à ce que les choses soient claires : « Extradition ne veut pas dire condamnation. La justice française examinera les charges et décidera en conscience. »

Mais même si la justice donne son accord, une extradition est éminemment politique. Or, de mémoire d’avocat, jamais personne n’a été extradé de la France vers le Bénin. Dans un courrier officiel joint au dossier d’instruction, Cotonou assure ne plus appliquer la peine de mort, mais la loi abolissant cette sentence - votée en 2011 - n’a toujours pas été promulguée. Et le Bénin rappelle qu’il fait partie de la liste des seize « pays sûrs » recensés par l’Office français de protection des étrangers et apatrides (Ofpra). Il est vrai que le dernier rapport de l’organisation sur le pays aurait besoin d’être actualisé. Il date de 2005, soit un an avant l’arrivée au pouvoir de Thomas Boni Yayi.

 Jeuneafrique.com par Malika Groga-Bada

Nabilla: La bimbo a craché sur un agent SNCF

mai 9, 2013

Nabilla: La bimbo a craché sur un agent SNCF

  • Gala.fr/© Prisma Presse – Nabilla: La bimbo a craché sur un agent SNCF

Ce jeudi Nabilla a perdu patience face à un agent SNCF qui lui refusait un prétendu privilège. La jeune fille a fini au poste.

Un ange Nabilla? La Suissesse a beau être la candidate de Anges de la téléréalité, c’est désormais une facette sombre d’elle qui se dévoile. Selon une information de nos confrères d’Europe 1 la starlette d’NRJ12 a été interpellée ce jeudi à la Gare de Lyon à Paris.

Ne supportant pas l’idée de faire la queue au guichet de la SNCF, Nabilla s’est empressée de doubler les autres clients pour s’adresser à un des agents présent sur place. L’homme ne souhaitant pas favoriser la jeune femme lui aurait demandé de retourner au bout de la file. Un "non mais allo quoi!" n’a fait qu’un tour dans le sang de la brunette qui a alors jeté un papier à la tête de l’agent. Il le lui a retourné de la même façon et c’est là que Nabilla lui aurait craché au visage.
Un outrage sévère qu’elle a payé d’une interpellation immédiate. Les policiers ont interrogé Nabilla au sujet de l’altercation mais l’ont rapidement remise en liberté. Le guichetier n’a pas souhaité porter plainte.

Cette nouvelle aventure vient ternir un plus l’image de la candidate la candidate de téléréalité. Fin avril, Le Point révélait que Nabilla avait été condamnée à six mois de prison pour escroquerie en 2009. Des accusations qu’elle a réfutées mais que d’autres médias, dont VSD, se sont empressés de confirmer, preuves à l’appui.

Souhaitons à Nabilla de finalement prendre le bon train, celui de la sagesse.

Gala.fr

 

Afrique du Sud: un élevage industriel de mouches primé par l’ONU

mai 8, 2013

LE CAP – Une entreprise sud-africaine produisant des larves de mouches destinées à l’alimentation animale en recyclant du sang, des viscères, du fumier ou des déchets alimentaires a reçu mardi un prix de l’innovation en Afrique parrainé par l’ONU.

Nous avons créé la première opération d’élevage industriel de mouches, a raconté mercredi Jason Drew, un membre de l’équipe de AgriProtein Technologies, une entreprise qui a développé le concept.

L’entreprise élève entre 7 et 8 millions de mouches femelles dans son établissement de Stellenbosch (sud-ouest).

Bien nourries, ces mouches pondent des oeufs qui sont déposés parmi les déchets, où ils éclosent. Les larves sont ensuite récoltées, séchées et broyées jusqu’à obtenir la consistance de cornflakes, et livrées à un fabricant d’aliments pour animaux.

En 72 heures, un kilo d’oeufs se transforme en environ 380 kilos de larves, a relevé M. Drew.

Les larves séchées ont la même composition que la farine de poisson, couramment utilisée dans les aliments pour animaux.

Nous prenons la nourriture des usines alimentaires, nous prenons le sang et les tripes de l’abattoir, nous prenons les déjections animales provenant des exploitations agricoles, et nous utilisons différentes espèces de mouches pour manger et valoriser ces déchets, a-t-il noté.

Nous pourriez ne pas penser que ce sont des choses intéressantes, mais les mouches aiment ce genre de choses. La nature a inventé les mouches pour ça, pour recycler ces protéines, a-t-il ajouté, notant qu’AgriProtein Technologies avait été approché par une trentaine de pays intéressés par le concept.

L’entreprise a remporté mardi le prix de l’innovation pour l’Afrique, une initiative conjointe de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et la Fondation africaine pour l’innovation.

Romandie.com avec (©AFP / 08 mai 2013 16h58)


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