Archive pour la catégorie ‘Technologie’

CV truqué: le patron de Yahoo! tombe

mai 14, 2012

 

Yahoo! a annoncé la démission de son directeur général, Scott Thompson , sans plus de précisions.
Yahoo! a annoncé la démission de son directeur général, Scott Thompson , sans plus de précisions. Crédits photo : HANDOUT/REUTERS

La controverse aura été fatale à Scott Thomson, directeur général du groupe Internet américain, qui a donné sa démission. Son poste est provisoirement attribué au directeur mondial de la branche médias, Ross Levinsohn.

Nouvelle épreuve pour Yahoo!. Le groupe Internet américain a annoncé dimanche avoir nommé à titre temporaire un nouveau directeur général, Ross Levinsohn, en remplacement de Scott Thompson moins de cinq mois après l’arrivée de celui-ci à la tête de l’entreprise. «Scott Thompson a quitté la société», justifie Yahoo! sans plus de précisions. Le groupe indique d’autre part que Fred Amoroso a été nommé président du conseil d’administration en remplacement de Roy Bostock.

Ce changement à la tête d’une des sociétés pionnières d’Internet, aujourd’hui en proie aux difficultés, a été annoncé quelques heures après la parution d’informations sur le site d’informations de presse spécialisé All Things Digital. L’article faisait état d’un départ imminent de l’ex-directeur général à la suite d’une controverse provoquée par la découverte d’une falsification de son CV. Quelques jours plus tôt , Patti Hart, administratrice du groupe, avait également été contrainte de quitter le groupe pour les mêmes raisons: elle avait embelli son CV.

Selon All Things Digital, la raison de ce «départ brutal» s’explique uniquement par l’activisme du fonds spéculatif Third Point, un des premiers actionnaires de Yahoo! avec 5,8% du capital. L’actionnaire qui tente depuis plusieurs années d’acquérir des sièges et de l’influence au sein du conseil d’administration avait demandé la tête de Scott Thompson. Et le fonds a eu gain de cause. De fait, Yahoo! a accepté que le patron de Third Point, Daniel Loeb, et deux personnes choisies par ses soins, Harry Wilson et Michael Wolf, siégent au conseil d’administration à partir de mercredi. Le conseil d’administration est heureux d’annoncer ces changements et cet accord avec Third Point, et est persuadé qu’ils seront dans l’intérêt supérieur de nos actionnaires», lit-on dans le communiqué de Yahoo!.

Scott Thomson serait atteint d’un cancer

Le Wall Street Journal rapporte que Scott Thompson aurait confié en fin de semaine à certains de ses collègues qu’il est atteint d’un cancer. Ce dernier aurait également affirmé que son état de santé aurait influencé sa volonté de quitter le groupe, selon le quotidien des affaires. Le patron aurait également dit qu’il ne souhaitait pas révéler l’information pour éviter de rendre public certains détails de sa vie privée. Mais le diagnostic tomberait alors que certaines preuves tendent à contredire la défense du patron qui clame son innocence concernant le maquillage de son CV, croit savoir le Wall Street Journal.

Face à ces tumultes, le groupe n’a toutefois pas détaillé la stratégie qu’il entend mener à l’avenir, indiquant simplement «qu’en tant que DG par intérim, Ross Levinsohn dirigera au jour le jour la marche de la société, aidé par l’équipe existante des cadres dirigeants de Yahoo!». Ce dernier était jusqu’à dimanche directeur mondial de la branche médias de Yahoo!. Il est le cinquième directeur général à prendre les rênes du groupe en cinq ans. Reste à savoir si Yahoo! parviendra à relever la tête de l’eau.

Lefigaro.fr par Marie-Cécile Renault, Mathilde Golla

Décès de Carroll Shelby, légendaire pilote américain et constructeur automobile

mai 13, 2012

Le pilote et constructeur automobile Carroll Shelby, créateur de deux des voitures …

Le pilote et constructeur automobile Carroll Shelby, créateur de deux des voitures de sport américaines les plus connues des années 1960, l’AC Cobra et la Shelby Mustang, est décédé à l’âge de 89 ans, a annoncé vendredi son entreprise Carroll Shelby International (CSI).

Un des pilotes de course les plus en vue de l’après-Seconde Guerre mondiale aux Etats-Unis, Shelby s’était reconverti dans la construction de voitures à partir de 1960, glissant d’énormes moteurs V8 Ford dans la frêle carrosserie de l’AC, un roadster anglais: l’AC Cobra était née.

Cette combinaison de puissance et de légèreté s’était avérée redoutable sur les circuits, permettant à la Cobra de remporter dans sa catégorie aux 24 Heures du Mans.

Impressionné, Ford avait confié à Shelby le développement de sa voiture de course GT40, qui avait mis fin à la suprématie de Ferrari sur le circuit de la Sarthe en 1966 et réédité l’exploit en 1967.

Shelby, décédé jeudi des suites d’une maladie dans son Etat natal du Texas (sud), selon CSI, était aussi le “père” de séries spéciales de la Ford Mustang, les GT350 et GT500, construites à la fin des années 1960. Débordant de puissance et dotées de carrosseries agressives, elles sont devenues des voitures de collection très recherchées.

Régulièrement remises au goût du jour, les Shelby Mustang GT500 restent encore aujourd’hui les modèles couronnant la gamme de ce coupé sport de Ford aux Etats-Unis.

AFP par Jeff Haynes

Mali : Cheick Modibo Diarra nommé Premier ministre du gouvernement de transition

avril 17, 2012

Le Premier ministre du gouvernement de transition de la république du Mali a été nommé ce mardi 17 avril. Il s’agit de l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, qui aura pour principale mission de régler la crise dans le nord du pays, tombé aux mains des rebelles touaregs.

Après 17 jours de tractations intenses, des aller-retour incessants entre le camp militaire de Kati et Bamako, l’ex-junte militaire et la classe politique malienne se sont mis d’accord sur un nom. Cheick Modibo Diarra, scientifique de renom et président Afrique-Moyen-Orient de Microsoft, est le nouveau Premier ministre du gouvernement de transition de la République du Mali. Le décret de nomination signé du président par intérim, Dioncounda Traoré, rendu public le 17 janvier, a mis fin par la même occasion aux fonctions de l’ancien chef du gouvernement, Mariam kaïdama Cissé.

Un homme apprécié

Alors que les premiers contacts ont eu lieu entre un représentant malien et la rébellion touarègue, qui a décrété avec d’autres groupes islamistes l’indépendance de la partie nord du pays, la nomination d’un chef de gouvernement était très attendue.

L’astrophysicien de 60 ans, Cheick Modibo Diarra, a acquis une renommée planétaire en 1997 en devenant le navigateur en chef de la sonde « Mars Pathfinder » de la Nasa, avant de devenir président de Microsoft Afrique en 2006. Son nom a surgi dans les discussions au cours du week-end du 14 avril et il a été préféré aux autres « finalistes », parmi lesquels figuraient Soumana Sako et Ousmane Issoufi Maïga, qui avaient déjà occupé ces fonctions de 1991 à 1992 pour le premier, et de 2004 à 2007 pour le second.

Pourquoi Cheick Modibo Diarra ? « Parce qu’il n’a pas trempé dans des affaires louches, on ne l’a jamais vu se fourvoyer avec l’ancien régime », explique-t-on du côté du camp de Kati. Aussi parce que celui qui ambitionnait de briguer la magistrature suprême sous la casquette du Rassemblement pour la démocratie au Mali (RDPM), formation politique qu’il a créée en mars 2011, avait de bonnes relations avec l’ensemble de la classe politique. « Son côté débonnaire, le fait qu’il n’attaque personne frontalement, fait qu’il entretient de bonnes relations avec tout le monde », commente un journaliste local.

Former un nouveau gouvernement

Le nouveau Premier ministre devra former un gouvernement de transition dans les prochaines 48 heures. Et là, la bataille s’annonce encore serrée. Les ministères régaliens semblent acquis à la junte militaire. En revanche, les autres portefeuilles ministériels devront être répartis entre les partis politiques et la société civile, de quoi provoquer de nouvelles et intenses tractations.

La nomination tant attendue intervient alors que plusieurs dignitaires, civils et militaires, de l’ancien régime ont été arrêtés dans la nuit du 16 avril au 17 avril. Parmi eux, les anciens Premiers-ministres Modibo Sidibé – dont c’est la troisième arrestation depuis le coup d’État et Soumaïla Cissé, ex-dirigeant de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Mali : Cheick Modibo Diarra nommé Premier ministre du gouvernement de transition | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

Le Premier ministre du gouvernement de transition de la république du Mali a été nommé ce mardi 17 avril. Il s’agit de l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, qui aura pour principale mission de régler la crise dans le nord du pays, tombé aux mains des rebelles touaregs.

Après 17 jours de tractations intenses, des aller-retour incessants entre le camp militaire de Kati et Bamako, l’ex-junte militaire et la classe politique malienne se sont mis d’accord sur un nom. Cheick Modibo Diarra, scientifique de renom et président Afrique-Moyen-Orient de Microsoft, est le nouveau Premier ministre du gouvernement de transition de la République du Mali. Le décret de nomination signé du président par intérim, Dioncounda Traoré, rendu public le 17 janvier, a mis fin par la même occasion aux fonctions de l’ancien chef du gouvernement, Mariam kaïdama Cissé.

Un homme apprécié

Alors que les premiers contacts ont eu lieu entre un représentant malien et la rébellion touarègue, qui a décrété avec d’autres groupes islamistes l’indépendance de la partie nord du pays, la nomination d’un chef de gouvernement était très attendue.

L’astrophysicien de 60 ans, Cheick Modibo Diarra, a acquis une renommée planétaire en 1997 en devenant le navigateur en chef de la sonde « Mars Pathfinder » de la Nasa, avant de devenir président de Microsoft Afrique en 2006. Son nom a surgi dans les discussions au cours du week-end du 14 avril et il a été préféré aux autres « finalistes », parmi lesquels figuraient Soumana Sako et Ousmane Issoufi Maïga, qui avaient déjà occupé ces fonctions de 1991 à 1992 pour le premier, et de 2004 à 2007 pour le second.

Pourquoi Cheick Modibo Diarra ? « Parce qu’il n’a pas trempé dans des affaires louches, on ne l’a jamais vu se fourvoyer avec l’ancien régime », explique-t-on du côté du camp de Kati. Aussi parce que celui qui ambitionnait de briguer la magistrature suprême sous la casquette du Rassemblement pour la démocratie au Mali (RDPM), formation politique qu’il a créée en mars 2011, avait de bonnes relations avec l’ensemble de la classe politique. « Son côté débonnaire, le fait qu’il n’attaque personne frontalement, fait qu’il entretient de bonnes relations avec tout le monde », commente un journaliste local.

Former un nouveau gouvernement

Le nouveau Premier ministre devra former un gouvernement de transition dans les prochaines 48 heures. Et là, la bataille s’annonce encore serrée. Les ministères régaliens semblent acquis à la junte militaire. En revanche, les autres portefeuilles ministériels devront être répartis entre les partis politiques et la société civile, de quoi provoquer de nouvelles et intenses tractations.

La nomination tant attendue intervient alors que plusieurs dignitaires, civils et militaires, de l’ancien régime ont été arrêtés dans la nuit du 16 avril au 17 avril. Parmi eux, les anciens Premiers-ministres Modibo Sidibé – dont c’est la troisième arrestation depuis le coup d’État et Soumaïla Cissé, ex-dirigeant de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Jeuneafrique.com par Malika Groga-Brada

Nucléaire iranien: Le dialogue pour éviter la guerre

avril 13, 2012

La menace de frappes israéliennes planera sur la rencontre d’Istanbul, samedi.

En janvier 2011, les discussions entre l’Iran et ceux que l’on appelle les «5 + 1» (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) avaient tourné court avant même de débuter, faute d’accord sur l’agenda. En se retrouvant samedi à Istanbul, plus d’un an après, l’ambitieux objectif des grandes puissances sera donc, avant tout, de restaurer la confiance et de poser les bases de futurs pourparlers avec Téhéran.

Car le dialogue, au fond, n’a jamais pu s’enclencher depuis que le voile a été levé, il y a près de dix ans, sur le programme nucléaire clandestin mené par l’Iran. Cette fois encore, le simple accord sur le lieu du rendez-vous n’a pas été une mince affaire, l’Iran souhaitant «punir» la Turquie pour son engagement contre le Syrien el-Assad.

Sur les rives du Bosphore, finalement, le négociateur iranien, Saïd Jalili, aura face à lui cinq directeurs politiques (menés par Catherine Ashton, la diplomate en chef de l’Union européenne) unis sur l’objectif mais passablement divergents sur la tactique à employer. Tous s’accordent, ils le rappelleront, à empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique en se conformant au traité de non-prolifération (TNP) et aux résolutions du Conseil de sécurité.

Les «5 + 1» se sont forgé, de haute lutte, une ligne commune: Téhéran sera tenu de fermer sa centrale souterraine de Fordow, près de Qom, sanctuaire de son programme, cesser d’enrichir l’uranium à 20% (le seuil de la capacité militaire) dont le stock (100 kg) devra être transféré hors des frontières de la République islamique.

Rapprochement israelo-américain

À l’approche de la rencontre d’Istanbul, les Iraniens ont soufflé le chaud et le froid, assortissant l’annonce d’«initiatives» de nouvelles menaces. «Toute la difficulté, résume un diplomate occidental, consistera à garder les Iraniens autour de la table sans perdre de vue nos objectifs finaux.» Des «marges de manœuvres» pourront ainsi être dégagées, sur tel ou tel des multiples paramètres d’une négociation complexe, explique cette source, notamment sur les gages de confiance à fournir par l’Iran, le rythme de leur application…

Le rendez-vous d’Istanbul sera surtout dominé par le spectre de frappes israéliennes. Une menace dont les membres des «5 + 1» sont tous conscients mais que chacun interprète tactiquement en fonction de ses contraintes propres. Vu de Washington, l’enclenchement d’une négociation avec Téhéran éloigne la perspective d’une action militaire de Tsahal.

Barack Obama ne peut se permettre de voir une crise faire grimper le prix du pétrole à la pompe et hypothéquer sa réélection. Ces dernières semaines, il a tout fait pour rassurer son allié israélien, épousant le discours de Benyamin Nétanyahou en n’écartant pas l’option militaire. «I don’t bluff» («Je ne bluffe pas»), a dit le président américain qui a présenté le rendez-vous d’Istanbul comme celui de la «dernière chance».

La fenêtre d’opportunité pour d’éventuelles frappes s’amenuisant rapidement, Washington voudrait voir un processus de négociation, quel qu’il soit, s’engager sans délai. C’est donc l’enjeu numéro un des discussions. D’autant plus qu’on ne croit pas, côté américain, contrairement à Israël, à la possibilité pour l’Iran de développer dans l’immédiat l’arme nucléaire.

Derrière un message de fermeté, destiné à Israël, il n’est donc guère impossible que Washington tolère une certaine marge de flexibilité dans les négociations, notamment sur la capacité d’enrichissement de l’Iran, pour peu que celui-ci donne quelques assurances. Hillary Clinton s’est évertuée récemment à rappeler le droit pour l’Iran à développer le nucléaire civil.

Paris «gardien du temple»

Cet état d’esprit inquiète Israël mais aussi certains partenaires des «5+1» comme la France. Paris se veut le «gardien du temple» en rappelant la nécessité d’une «mise en œuvre intégrale» des résolutions de l’ONU et de la ligne «duale» qui les sous-tend: renforcement des sanctions et ouverture au dialogue.

Côté français, comme américain d’ailleurs, on fait l’analyse que les six trains de sanctions imposés à l’Iran depuis 2006 portent leurs fruits. Le sujet a été évoqué jeudi lors de la conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama. La mise en œuvre par l’UE d’un embargo pétrolier à partir du 1er juillet est censée encore charger la barque.

Enfin, la position russe constitue une autre inconnue de l’équation iranienne. L’été dernier, Moscou a tenté auprès de Téhéran une démarche, restée sans lendemain, qui envisageait une levée préalable de sanctions pesant sur l’Iran. Depuis, apparemment, la Russie joue le jeu des «5 + 1». Mais le contexte, marqué par les tensions autour de la crise syrienne et le différend persistant entre la Russie et les États-Unis, n’est guère propice.

Pour Moscou, comme pour Pékin, il n’est pas question de renforcer les sanctions. Un tableau d’ensemble qui ne prête guère à l’optimisme sur les chances d’aboutir. Pourtant, jamais sans doute le risque d’une conflagration n’aura été aussi grand depuis que le nucléaire iranien a été mis sur la table.

Lefigaro.fr

La fusée nord-coréen explose en plein vol

avril 13, 2012

La fusée nord-coréenne Unha 3 qui devait placer un satellite «d’observation terrestre» s’est désintégrée en mer Jaune. Un revers majeur pour le régime de Pyongyang.

(Séoul)

Un pétard mouillé. La fusée nord-coréenne Unha 3 qui devait placer un satellite «d’observation terrestre» pour exalter la dynastie des Kim à l’occasion du centenaire de son fondateur, a décollé vendredi matin avant de se désintégrer au-dessus de la mer Jaune, affirment les États-Unis et leurs alliés. La Corée du Nord a admis avoir échoué à mettre en orbite son satellite et a indiqué que ses scientifiques étudiaient les causes de l’échec.

L’engin à trois étages s’est arraché du site de lancement de Dongchang-ri, à 7h39 heures locales (0h39 heures de Paris), à l’extrémité nord-ouest de la péninsule, pour atteindre en une minute l’altitude de 120 km, avant d’exploser en plein vol affirme le ministère de la Défense japonais. «La Corée du Nord a de facto tiré aujourd’hui un missile à longue portée en affirmant qu’il s’agissait d’un satellite et elle a échoué», a déclaré le ministre des Affaires étrangères sud-coréen Kim Sung-hwan.

La Maison-Blanche a confirmé «l’échec» du tir tout en condamnant fermement la décision de Pyongyang de lancer Unha 3 au mépris des résolutions de l’ONU et des condamnations internationales. «En dépit de l’échec de sa tentative de lancement d’un missile, l’action provocatrice de la Corée du Nord menace la sécurité régionale, viole le droit international et contredit ses propres engagements», affirme un communiqué lapidaire, alors que Washington prépare une réponse diplomatique musclée.

Les débris de la fusée sont retombés en mer Jaune, à 200 km environ au large du port sud-coréen de Gunsan, affirment les militaires de Séoul qui étaient prêts à intercepter l’engin s’il pénétrait sur leur territoire. Ils sont partis à la recherche de l’épave. À Séoul, le président Lee Myung-bak a tenu une réunion de crise et accusé le Nord d’avoir testé un missile balistique sous couvert du lancement d’une fusée spatiale.

«Le régime nord-coréen a perdu la face»

Cet échec est un revers majeur pour le régime de Pyongyang, qui n’a pas encore informé sa population de l’échec du tir qui était prévu entre le 12 et le 16 avril, pour célébrer le centième anniversaire de Kim Il-sung, le fondateur de la dynastie, disparu en 1994. La mise en orbite du satellite Kwangmyonsong 3, devait être le point d’orgue des célébrations visant à renforcer la légitimité dynastique du jeune leader Kim Jong-un. «Le régime a perdu la face, c’est un vrai défi pour un système qui a fait de la puissance militaire sa principale source de légitimité», estime Brian Myers, expert à l’Université Dongseo à Busan.

L’échec d’Unha 3 est un recul par rapport à la dernière tentative de mise sur orbite d’un satellite menée en en avril 2009 et qui avait déjà déclenché une crise internationale. À l’époque la fusée avait parcouru plus de 2000 km avant de s’abîmer dans le Pacifique, mais n’avait pas réussi à placer en orbite son satellite affirment les États-Unis et la communauté scientifique. Pourtant la propagande de Pyongyang avait expliqué à sa population coupée du monde que le régime avait réussi cet exploit technologique et que le satellite était bien en orbite autour de la Terre, en émettant des louanges à la gloire des Kim dans l’espace. En 2012, le régime n’ose pas camoufler son échec. «C’est trop risqué, car la population nord-coréenne est bien mieux connectée aux informations qui filtrent de l’extérieur qu’il y a trois ans», juge Myers.

Reste à savoir comment le régime va répondre à ce revers historique. Par le passé, les échecs militaires essuyés par le pouvoir ont souvent été suivis d’une réplique rapide et de confrontation avec l’ennemi sud-coréen. Ainsi, le torpillage de la corvette sud-coréenne Cheonan en mars 2010 faisait suite à une défaite lors d’une escarmouche navale en mer Jaune, quelques mois plus tôt, en novembre 2009. Et en 1968, l’échec d’un commando lancé à l’assaut du palais présidentiel de Séoul avait été suivi de la capture du navire américain Pueblo dans la foulée. Le risque de représailles sur la péninsule est désormais exceptionnellement élevé», juge Brian Myers.

Lefigaro.fr par Sébastien Falletti

“Butzi” Porsche: le père de la 911 nous a quittés

avril 6, 2012

Surnommé par ses proches «Butzi», Ferdinand Alexander Porsche s’est éteint à 76 ans, au seuil des soixante ans du chef-d’œuvre qu’il a dessiné et qui a fait la fortune de la marque: la 911. Né le 11 décembre 1935 à Stuttgart, l’aîné des quatre enfants de Dorothea et Ferry Porsche, le fondateur de la firme Porsche, démontre très vite son intérêt pour l’automobile. Avec son cousin Ferdinand Piëch, de deux ans son cadet, il accompagne son grand-père et son père dans les bureaux d’études autrichiens de Zell am See, le berceau de la marque en 1947, et plus tard à Zuffenhausen, dans la banlieue de Stuttgart où la firme s’établit définitivement. Ces visites régulières le marqueront et, inconsciemment, le prédestineront.

La 911 a traversé le temps avec une désinvolture qui force le respect

Ferdinand Alexander dit «Butzi» dessine la Porsche 911. DR. Ferdinand Alexander dit «Butzi» dessine la Porsche 911. DR.

 

Après s’être réfugié à Zell am See avec sa famille durant le second conflit mondial, Ferdinand Alexander revient à Stuttgart en 1950 où il poursuit ses études à la Waldorf School puis à la Ulm School of Design. En 1958, à 23 ans, il intègre le bureau de design de Porsche qui connaît déjà le succès avec son modèle 356 et ses voitures de course 550 RS Spyder.

Au début des années 1960 se pose la question de la succession de la 356. Selon la volonté générale, la voiture devait être puissante, confortable et offrir un vaste espace intérieur. Pendant que le bureau d’études, placé sous la responsabilité de Ferdinand Piëch, s’attelle au développement d’un nouveau moteur de série qui pouvait également être engagé en course, Butzi réalise la carrosserie. Bien qu’inspiré de la 356, le nouveau modèle ne ressemble à rien qui existât.

Toujours à architecture à moteur arrière, ce véhicule est présenté en grande pompe au Salon de Francfort de 1963. Baptisée 901 mais immédiatement renommée 911 après la réclamation de Peugeot qui a déposé toutes les dénominations à trois chiffres avec un 0 au milieu, la nouvelle voiture de sport de Porsche ne tarde pas à entrer dans l’histoire. Butzi a été touché par la grâce le jour où il a dessiné la 911.

Toujours produite alors qu’elle approche le cap des soixante ans, la 911 a traversé les décennies avec une désinvolture qui force le respect. Cette bête de course a gagné sur tous les terrains, toutes les surfaces: Monte-Carlo, Paris-Dakar, 24 Heures du Mans. Colonne vertébrale du système Porsche, la 911 a pourtant été remise plusieurs fois en question. La première tentative de sortir de la monoculture 911 remonte à 1967. En vertu des liens entretenus avec VW, Ferry signe avec Nordhoff, un accord portant la conception d’un coupé doté du 4 cylindres 1.7 litre de la VW 411 en position centrale arrière. Si on ne se renie pas, cette architecture mais aussi le tarif trop élevé condamneront la carrière de la 914.

Ferdinand Alexander fonde le Porsche Design Studio

Outre la 911, Butzi donnera naissance à d’autres modèles emblématiques: la F1 804 et la 904 GTS de 1964 se signalant par sa coque en plastique. Mais au début des années 1970, un conflit familial secoue la famille. Ferry sort de ses gonds et réunit son monde sur les terres autrichiennes. L’intransigeant Ferdinand Piëch file le parfait amour avec la femme d’un frère de Butzi. On imagine le désordre. Conclusion: tant que Ferry sera là, pas d’enfants Porsche et Piëch à des postes de direction du groupe. Ferdinand Alexander fonde le Porsche Design Studio qui exerce ses talents dans de nombreux domaines: montres, lunettes, maroquinerie, stylos, vêtements, modèles réduits… Sa marque «Porsche Design» a été récompensée par de nombreux prix.

Lefigaro.fr par Sylvain Reisser

L’Afrique générera bientôt plus de déchets “électroniques” que l’Europe

mars 15, 2012

L’Afrique devrait générer davantage de déchets dits  électroniques que l’Europe à partir de 2017, en raison de sa consommation  “exponentielle” d’ordinateurs et, plus encore de téléphones portables, ont  prévenu des experts jeudi à Nairobi.

“Une étude nous indique que l’Afrique produira plus de déchets électroniques  que l’Europe en 2017″, a déclaré à la presse Katharina Kummer Peiry, secrétaire  exécutive de la Convention de Bâle de 1989 sur le contrôle des mouvements  transfrontaliers des déchets dangereux et leur élimination.

“Au rythme où vont les choses (. . . ) en 2017 nous serons confrontés à une  énorme quantité de déchets électroniques, davantage même qu’en Europe”, a  renchéri Miranda Amachree, de l’Agence nationale du Nigeria chargée de  l’application des normes et règles en matière d’environnement.

Ces experts s’exprimaient à l’occasion d’un colloque, au siège du Programme  des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à Nairobi, sur le défi croissant  que pose à l’Afrique la gestion des déchets électroniques, une définition qui  inclut également les télévisions, refrigérateurs, etc.

Si l’Afrique est déjà confrontée à la gestion de milliers de tonnes de ces  déchets exportés par l’Europe, elle devra aussi gérer de plus en plus gérer sa  propre consommation en augmentation en la matière.

A l’origine de ce phénomène, “il y a la croissance démographique (. . . ) et  le taux de pénétration.  De plus en plus de personnes ont accès à ces produits”  en Afrique, qui a désormais dépassé le seuil du milliard d’habitants, a relevé  Mme Kummer Peiry.

“Il faut garder à l’esprit les efforts entrepris à tous les niveaux pour  accroître l’accès (notamment aux équipements de communication électronique),  cela fait partie du développement”, a ajouté cette spécialiste, qualifiant la  progression en la matière d’”exponentielle” en Afrique.

Le Kenya, à titre d’exemple, exonère de droits de douane à l’importation les  équipements liés aux technologies de l’information depuis 2008, afin de  favoriser leur pénétration dans le pays, un exemple suivi notamment par la  Zambie l’an dernier.

“L’utilisation d’équipements électriques et électroniques, et en particulier  d’outils d’information et de télécommunication, demeure bas en Afrique en  comparaison à d’autres régions du monde, mais elle augmente de façon  spectaculaire”, note un rapport du programme Afrique de la mise en oeuvre de la  convention de Bâle rendu public le mois dernier.

“Le taux de pénétration d’ordinateurs personnels a été multiplié par dix au  cours de la décennie écoulée, et le nombre d’abonnés à la téléphonie mobile par  cent”, selon ce rapport.

L’Afrique, où le recyclage de ces équipements demeure largement informel,  “doit évoluer vers un recyclage plus encadré pour s’assurer que les métaux  précieux sont extraits comme il se doit, par exemple, des téléphones portables”,  a souligné Mme Kummer Peiry.

Car ce qui est un problème potentiel peut être transformé en chance de  développement économique, a souligné pour sa part Achim Steiner, directeur  exécutif du PNUE.

“A partir d’une tonne de téléphones cellulaires, une fois retirées les  batteries, vous pouvez extraire 3,5 kg d’argent, 340 grammes d’or, 140 grammes  de palladium et 130 kg de cuivre”, a-t-il précisé à la presse.

De plus, fondre des métaux recyclés “requiert trois à quatre fois moins  d’énergie que de fondre des métaux à l’état naturel”, a-t-il ajouté.  M.   Steiner a cependant reconnu qu’un transfert des technologies appropriées vers  l’Afrique était un préalable à un meilleur recyclage sur ce continent.

Jeuneafrique.com  avec AFP

Congo: commercialisation de la première tablette tactile africaine

janvier 30, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlLa commercialisation de la toute première tablette tactile  conçue du design à la technologie en Afrique a débuté au Congo-Brazzaville,  a-t-on appris lundi auprès de son inventeur, l’informaticien congolais Vérone  Mankou.

“Nous avons mis en place un dispositif et de la logistique pour  commercialiser la tablette depuis vendredi.  Aujourd’hui (lundi), chacun peut  l’acheter”, a déclaré à l’AFP le jeune homme de 26 ans.

La tablette est baptisée Way-C: la “lumière des étoiles”, dans un dialecte du  nord-Congo.  Elle mesure 19 cm de long, 17 cm de large, est épaisse de 1,2 cm et  pèse 380 grammes.  Sa mémoire atteint 512 Mo et elle dispose d’un système wifi  intégré.

“Sur le plan technologique, cette tablette est équivalente à toutes celles  qu’on trouve sur le marché”, a affirmé M.  Mankou, faisant allusion à l’Ipad du  géant américain de l’informatique Apple.

Son prix: 150. 000 FCFA (228 euros).  “Acceptable et relativement bas, par  rapport à la technologie utilisée”, a indiqué l’inventeur, par ailleurs  conseiller en nouvelles technologies de la communication au ministère congolais  des Postes et télécommunications.

La tablette, présentée au grand public pour la première fois en septembre  2011, a été conçue au Congo mais assemblée en Chine, “pour la simple raison que  le Congo ne dispose pas d’usine et pour des raisons de prix”, a-t-il ajouté.

“Elle est vendue exclusivement dans les boutiques Airtel Congo” de  Brazzaville et Pointe-Noire, une société privée de téléphonie mobile filiale du  groupe indien Bharti avec qui la société de M.  Mankou -VMK (Vumbuka,  réveillez-vous, en kituba, deuxième langue nationale)- a conclu un accord.

“Avec cette société nous avons également conclu un partenariat pour  l’utilisation de la 3G parce que la tablette n’a que le wifi intégré”, a précisé  l’inventeur.

Le financement du projet, né en 2006, s’élève à plus de 80 millions de FCFA  (près de 122. 000 euros), essentiellement apportés par VMK.  La tablette doit  être commercialisée dans dix pays d’Afrique de l’ouest, en Belgique, France et  en Inde à compter du 15 février, selon M.  Mankou.

Jeuneafrique.com avec AFP

Ce que Benoît XVI pense de Twitter et de Google

janvier 25, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlDans son message annuel pour la journée de la communication, Benoît XVI salue l’apport d’Internet mais rappelle que le «silence» reste l’allié le plus précieux d’une communication réussie.

La brièveté des messages de Twitter -140 caractères- a inspiré Benoît XV: «Dans la substance de brefs messages, souvent pas plus longs qu’un verset biblique, écrit-il, on peut exprimer des pensées profondes à condition que personne ne néglige le soin de cultiver sa propre intériorité».Le pape se garde bien d’utiliser le mot tweet car jamais il ne ferait de publicité mais il insiste sur celui d’«intériorité», un thème qui domine, cette année, son message sur la communication, et sur celui de «silence», moyen de parvenir à l’intériorité.

Chaque année, en effet, le 24 janvier -jour de la saint François de Sales dans l’Église catholique, le saint patron des journalistes- le pape publie un message sur la communication dédié à la journée de communications sociales où les catholiques sont invités à réfléchir aux problématiques de la communication.

«Trouver des espaces de silence»

D’un côté donc «il faut considérer avec intérêt les diverses formes de sites, d’applications et de réseaux sociaux», assure Benoît XVI qui note aussi l’importance des «moteurs de recherches» parce «qu’ils peuvent aider l’homme d’aujourd’hui à vivre des moments de réflexion et d’interrogation authentique» et peuvent aussi «l’aider à trouver des espaces de silence, des occasions de prière, de méditation ou de partage de la parole de Dieu».

Mais de l’autre s’inquiète-t-il «le Réseau devient de nos jours toujours plus le lieu des questions et des réponses; bien plus, l’homme contemporain est souvent bombardé de réponses à des questions qu’il ne s’est jamais posées et soumis à des besoins qu’il n’aurait jamais ressentis».

D’où l’importance, à ses yeux, du «silence», chemin vers l’intériorité. «Le silence est précieux pour favoriser le nécessaire discernement parmi tant de sollicitations et tant de réponses que nous recevons, précisément pour reconnaître et focaliser les questions vraiment importantes».

Le silence distingue l’utile de l’accessoire

Mais le «silence» n’a pas seulement une fonction spirituelle. Il est aussi, rappelle Benoît XVI, un élément clé de la communication pourtant «négligé».

D’où cette vision globale de la communication que le pape entend promouvoir pour: «créer une atmosphère propice, comme une sorte d’«écosystème» qui sache équilibrer silence, parole, images et sons».

Car, argumente-t-il, «silence et parole sont deux moments de la communication qui doivent s’équilibrer, se succéder et se compléter (…). Lorsque parole et silence s’excluent mutuellement, la communication se détériore, soit parce qu’elle provoque un certain étourdissement, soit au contraire parce qu’elle crée un climat de froideur»

Il ajoute: «Le silence fait partie intégrante de la communication et sans lui aucune parole riche de sens ne peut exister. Dans le silence nous écoutons et nous nous connaissons mieux nous-mêmes; dans le silence, la pensée naît et s’approfondit, nous comprenons avec une plus grande clarté ce que nous voulons dire ou ce que nous attendons de l’autre, nous choisissons comment nous exprimer. Se taire permet à l’autre personne de parler, de s’exprimer elle-même, et à nous de ne pas rester, sans une utile confrontation, seulement attachés à nos paroles ou à nos idées. Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible.»

Conclusion de Benoît XVI: «là où les messages et l’information sont abondants, le silence devient essentiel pour discerner ce qui est important de ce qui est inutile ou accessoire. Une réflexion profonde nous aide à découvrir la relation existante entre des événements qui à première vue semblent indépendants les uns des autres, à évaluer, à analyser les messages; et cela permet de partager des opinions pondérées et pertinentes, donnant vie à une connaissance authentique partagée.»

Lefigaro.fr par Jean-Marie Guénois

Seychelles: un drone américain s’écrase

décembre 13, 2011

Un drone américain s’est écrasé aujourd’hui sur l’aéroport international de Mahé, principale île de l’archipel des Seychelles. ”Le MQ-9 n’était pas armé et il n’est fait état d’aucune victime”, indique dans un communiqué l’ambassade des Etats-Unis à Maurice, qui a également autorité pour les Seychelles.

Le drone, parti de l’aéroport de Mahé pour une mission “hors des Seychelles”, s’est écrasé à son retour sur le même aéroport, a indiquéun responsable à l’ambassade américaine s’exprimant sous couvert de l’anonymat, sans donner davantage d’information sur la nature et le lieu de la mission. Les débris de l’appareil qui s’est écrasé ont été dégagés de la piste de l’aéroport et celle-ci a “réouvert au trafic normal”, indique l’ambassade.

Des avions de surveillance

Les MQ-9, des drones de surveillance et de combat, sont notamment utilisés depuis fin 2009 depuis les Seychelles pour repérer les pirates somaliens opérant autour de l’archipel et dans l’océan Indien. Il était prévu dès le lancement de ce programme que les avions sans pilote utilisés pour ces opérations seraient dépourvus d’arme.

L’armée américaine utilise également des drones en Somalie, où les Etats-Unis participent au soutien de la communauté internationale en faveur d’un fragile gouvernement de transition confronté à des insurgés islamistes, les Shebab. La Maison Blanche a notamment reconnu en octobre dernier l’existence d’une base de drones en Ethiopie dans le cadre d’opérations dans la Corne de l’Afrique. 

<lefigaro.fr avec AFP


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