Archive pour la catégorie ‘Terrorisme’

Mali: le groupe armé Mujao menace de tuer un otage espagnol

mai 16, 2012

Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), groupe islamiste armé présent dans le nord du Mali, menace de tuer un Espagnol qu’il retient en otage avec deux Européennes, tous trois enlevés en octobre 2011 dans l’ouest de l’Algérie, selon son porte-parole.

“L’Espagne reporte chaque round des négociations pour répondre à nos demandes, et ça va rendre la vie de l’otage Enrico Gonyalons près de la fin”, affirme ce porte-parole du Mujao, Adnan Abu Walid Sahraoui, dans un message écrit adressé à un journaliste de l’AFP à Bamako.

Selon des spécialistes, “rendre la vie d’un otage près de la fin” dans le mode d’expression des islamistes du Sahel, revient à annoncer qu’il pourrait être tué sans qu’un ultimatum ne soit lancé.

Le Mujao, qui se présente comme une dissidence d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a revendiqué en décembre 2011 le rapt, fin octobre dans l’ouest de l’Algérie, de deux Espagnols -un homme et une femme- et d’une Italienne, qui travaillaient dans des camps de réfugiés proches de Tindouf comme coopérants pour des associations humanitaires.

Tindouf est le fief des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger.

Le Mujao affirme toujours retenir les trois Européens. Pour les libérer, il réclame la libération de plusieurs de ses combattants détenus notamment en Mauritanie – deux sont accusés d’avoir participé à l’enlèvement – ainsi qu’une somme de 30 millions d’euros.

“Il faut que l’Espagne comprenne bien notre message. (. . . ) L’Espagne portera toute la responsabilité” ce que qui se passera, “parce que jusqu à présent, aucun des prisonniers sahraouis ne sont libérés en Mauritanie”, poursuit son porte-parole dans son message à l’AFP.

Il fustige par ailleurs le Front Polisario, l’Algérie, le Maroc et l’ONU

“Nous demandons au peuple sahraoui de prendre le jihad”, la guerre sainte, comme “un moyen de réaliser ses objectifs approuvés par l’islam, et de se débarrasser de la domination de l’Algérie, du Front Polisario, du régime marocain” et ” aussi éliminer l’injustice de l’ONU”, déclare-t-il.

Le Mujao a enlevé le 5 avril dans la ville malienne de Gao (nord-est), le consul d’Algérie dans la cité et six de ses collaborateurs. Il réclame 15 millions d’euros pour les libérer.

Fin avril, il avait dénoncé l’échec de négociations avec l’Algérie, et le 8 mai, il a fixé un délai de “moins de 30 jours” au gouvernement algérien pour satisfaire à ses revendications, en menaçant de tuer les otages.

“Nous lançons un ultimatum de moins de trente jours au gouvernement algérien pour satisfaire à nos revendications, sinon la vie des otages sera en grand danger”, avait dit Adnan Abu Walid Sahraoui dans un message au journaliste de l’AFP.

“La délégation algérienne (. . . ) a refusé complètement nos demandes, et cette décision mettra la vie des otages en danger”, avait-il dit, sans donner de détails de détails sur les revendications de son mouvement.

L’enlèvement des sept Algériens a eu lieu quelques jours après la chute du Nord du Mali aux mains de divers groupes armés dont le Mujao, Ansar Dine, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg).

Jeuneafrique.com avec AFP

Mohamed Merah inhumé à Toulouse après une journée de confusion

mars 29, 2012

TOULOUSE (Reuters) – Mohamed Merah a été inhumé jeudi soir dans le carré musulman d’un cimetière de Toulouse malgré les réticences du maire de la ville, Pierre Cohen, qui avait tenté de la différer de 24 heures en demandant l’arbitrage de l’Etat.

Cette confusion a suivi le refus d’Alger d’accueillir la dépouille de l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban, signifié à la dernière minute, alors que la famille avait prévu le transfert du corps par avion à la mi-journée.

Mohamed Merah, Français d’origine algérienne, a revendiqué sept meurtres, dont ceux de trois enfants juifs, au nom d’Al Qaïda mais les enquêteurs pensent qu’il s’est auto-radicalisé, avec l’aide éventuelle de proches.

Une vingtaine de proches du “tueur au scooter”, jeunes pour le plupart, sont entrés peu avant 19h00 dans le cimetière de Cornebarrieu, situé dans l’agglomération toulousaine, escortés par un grand nombre de gendarmes et de policiers.

Le jeune tueur de 23 ans a été mis en terre peu de temps après, au cours d’une brève cérémonie organisée dans le carré musulman du cimetière, survolé par un hélicoptère de la gendarmerie.

“Tout est terminé, il est dans sa tombe, on n’en parle plus”, a déclaré Abdallah Zekri, conseiller du recteur de la Grande Mosquée de Paris, à l’issue de l’inhumation, à la presse réunie devant le cimetière.

“Aucun membre de la famille n’était présent, les gens qui étaient là sont des jeunes de son quartier”, a-t-il précisé.

Un peu plus tôt, Nicolas Sarkozy avait apparemment tranché sur la question du lieu de l’inhumation, en souhaitant lors d’un déplacement dans l’Hérault qu’on ne fasse pas de polémique avec les obsèques de Mohamed Merah, qui “était Français”.

“Il était Français, qu’il soit enterré et qu’on ne fasse pas de polémique avec ça”, a déclaré le chef de l’Etat à BFM-TV.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a aussitôt dénoncé une “capitulation indigne”, selon elle, du chef de l’Etat.

“Alors qu’il a ensanglanté notre sol et notre drapeau, Mohamed Merah sera inhumé dans la terre de France du fait de la capitulation indigne de Nicolas Sarkozy face aux autorités algériennes”, écrit-elle dans un communiqué.

Après le refus d’Alger, Abdallah Zekri, le conseiller du recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait annoncé jeudi matin que Mohamed Merah serait inhumé dans l’après-midi à Toulouse.

Mais en début d’après-midi, Pierre Cohen, le maire socialiste, annonçait sa décision de différer les obsèques de 24 heures, jugeant que l’inhumation de Mohamed Merah à Toulouse n’était “pas opportune”.

“CAPHARNAÜM DÉSOLANT ET DANGEREUX”

“Il a donc demandé au préfet de région de différer l’inhumation de 24 heures et interpelle l’Etat à ce sujet”, expliquait un communiqué de la mairie.

Lors d’une conférence de presse dans la soirée, Pierre Cohen a expliqué s’être rangé aux arguments du ministère de l’Intérieur.

“Il nous semblait opportun qu’il y ait un autre lieu d’inhumation que Toulouse, le ministre que j’ai contacté m’a rappelé à la loi”, a-t-il dit.

“J’ai délivré une permis d’inhumer pour ce soir, et je le regrette, mais j’applique les lois de la République”, a ajouté l’élu, disant craindre que “les gens pensent qu’il soit un martyr”.

Dans un communiqué publié ultérieurement, il a également estimé que cette décision était “susceptible de troubler l’ordre public” et allait à l’encontre des “efforts entrepris depuis les événements odieux qui ont endeuillé notre ville pour rassembler les Toulousains”.

Des proches de la famille Merah avaient exprimé leur crainte que la sépulture ne soit profanée ou qu’elle devienne un lieu de pèlerinage pour des fondamentalistes si le jeune homme était enterré en France.

Selon Abdallah Zekri, le refus en Algérie a été formulé, par craintes de troubles à l’ordre public, par le maire de la commune où la famille voulait inhumer Mohamed Merah.

Mais une source gouvernementale algérienne a dit que la décision venait d’Alger. “L’Algérie n’a rien à voir avec cette affaire et nous ne comprenons pas pourquoi certains milieux en France veulent nous impliquer”, a-t-on dit. “C’est pourquoi nous avons pris la décision de ne pas accepter le corps pour le moment. C’est une décision temporaire”, a ajouté cette source.

Selon Dalil Boubakeur, le recteur de la mosquée de Paris, le préfet de région s’est efforcé de faire valoir auprès du maire de Toulouse la nécessité de faire appliquer le droit.

“Le droit, et je me range de ce côté-là, c’est le droit du sol : l’endroit où meurt un Français lui donne droit à y être enterré. Un enterrement ailleurs serait une dérogation”, a-t-il dit au Figaro.fr, jugeant le “capharnaüm” de la journée “désolant et dangereux.”

Reuters

L’auteur des tueries en France, Mohamed Merah est mort

mars 22, 2012

PARIS (Reuters) – L’auteur présumé des tueries de Montauban et Toulouse, Mohamed Merah, est mort lors d’un assaut donné par les policiers à l’immeuble où il se retranchait, a annoncé jeudi le ministre de l’Intérieur.

Il a été retrouvé mort sur le sol après s’être jeté armé par la fenêtre de l’appartement toulousain dans lequel il était assiégé depuis plus de 30 heures, a précisé Claude Guéant.

Les policiers du Raid sont intervenus en fin de matinée et des échanges de coups de feu nourris ont été entendus ainsi que plusieurs détonations. L’assaut a été d’une rare violence, a dit Claude Guéant.

“Mohamed Merah a sauté par la fenêtre avec une arme à la main en continuant à tirer”, a-t-il dit, non loin de l’appartement. “Il a été retrouvé mort au sol”.

Le suspect a été tué par balles, a-t-on appris de source policière.

Deux policiers ont été blessés au cours de l’opération, a dit le ministre de l’Intérieur.

Mohamed Merah a revendiqué le meurtre d’un rabbin et de trois enfants dans une école juive de Toulouse lundi dernier ainsi que ceux de trois militaires la semaine précédente.

Les tueries ont provoqué une vive émotion en France et mis la campagne pour l’élection présidentielle entre parenthèses.

Reuters

Le suspect N1 cerné à Toulouse, les victimes inhumées

mars 21, 2012

PARIS (Reuters) – L’identification du suspect numéro un dans l’affaire des tueries du sud-ouest de la France et les cérémonies en hommage à ses sept victimes ont signé mercredi l’épilogue d’un épisode sanglant qui a choqué l’opinion et mobilisé la classe politique.

Cerné dans la nuit de mardi à mercredi dans un immeuble de Toulouse où il habite, l’homme soupçonné d’avoir tué trois soldats, trois enfants et un père de famille en dix jours était toujours retranché dans un appartement en fin d’après-midi, sous l’oeil des policiers d’élite du Raid.

Mohamed Merah, 24 ans, un Français d’origine algérienne se revendiquant de la nébuleuse Al Qaïda, a fait savoir qu’il pourrait se rendre dans la soirée, selon François Molins, procureur de la République de Paris.

Trois policiers ont été blessés lors des opérations visant à arrêter le suspect, qui ont donné lieu à des échanges de coups de feu. Les forces de l’ordre ont trouvé devant son domicile, sur ses indications, une voiture remplie d’armes.

Toujours selon François Molins, Mohamed Merah a dit avoir agi seul et il a spontanément reconnu les meurtres perpétrés depuis le 11 mars à Toulouse et Montauban. Il aurait dit n’avoir aucun regret et qu’il envisageait de repasser à l’acte mercredi matin, avec pour projet de tuer un militaire et deux policiers.

Selon le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, Mohamed Merah a “à son actif plusieurs actes de délinquance, une petite dizaine, dont certains étaient marqués de violence” et il aurait fait deux voyages en Afghanistan et au Pakistan.

La mère, les deux soeurs et les deux frères du suspect, dont l’un évoluait comme lui dans la mouvance salafiste selon le ministre de l’Intérieur, ont été interpellés.

HOMMAGE NATIONAL AUX SOLDATS

Dix jours après le premier meurtre, un hommage national a été rendu à trois soldats défunts dans l’enceinte du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban auquel ils appartenaient.

Nicolas Sarkozy a présidé une cérémonie en présence de cinq autres des dix candidats à l’élection présidentielle.

Outre le chef de l’Etat, le socialiste François Hollande, le centriste François Bayrou, la présidente du Front national, Marine Le Pen, l’écologiste Eva Joly et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ont salué la mémoire des soldats devant les trois cercueils recouverts d’un drapeau tricolore.

Comme le matin à l’Elysée, où il a reçu des représentants des grandes religions, Nicolas Sarkozy en a appelé dans son éloge funèbre à “l’unité nationale” après des assassinats qu’il a qualifiés d’”exécution terroriste”.

“Nous devons rester rassemblés et en aucun cas céder à l’amalgame, en aucun cas céder à la vengeance”, a dit le président, qui était accompagné par le Premier ministre, François Fillon, et le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

Quelques heures plus tôt en Israël ont été enterrés dans le plus grand cimetière de Jérusalem les quatre victimes, dont trois jeunes enfants, assassinées lundi au collège-lycée Ozar-Hatorah de Toulouse.

Sur place, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a assuré de la “détermination” de la France “à combattre l’antisémitisme partout où il s’exprime”.

“L’antisémitisme est contraire à toutes les valeurs de la France. Il est pour nous insupportable”, a-t-il assuré.

“SOULAGEMENT”

En cette journée de deuil, la classe politique a réagi différemment à l’annonce de l’identification du suspect.

Si François Hollande a fait part de son “soulagement”, Marine Le Pen a estimé que cette série noire traduisait une sous-estimation du “risque fondamentaliste” en France, qui payait ainsi le prix de son engagement en Afghanistan.

“Il faut mener cette guerre contre des groupes politico-religieux fondamentalistes qui tuent nos enfants”, a-t-elle dit sur i>Télé.

Le recteur de la Grande mosquée de Paris s’est déclaré quant à lui abasourdi que le tueur présumé se réclame d’une “mouvance intégriste” qu’il croyait “neutralisée”.

D’une manière générale, les responsables des communautés juive et musulmane ont mis en garde contre tout amalgame ou récupération politique des assassinats.

Suspendue après la fusillade de Toulouse, la campagne présidentielle devrait reprendre ses droits jeudi. Nicolas Sarkozy doit tenir meeting à Strasbourg et François Hollande est annoncé à Aurillac, dans le Cantal.

Reuters

DC10 D’UTA: Paris veut juger Senoussi

mars 17, 2012

Nicolas Sarkozy a salué aujourd’hui l’arrestation en Mauritanie de l’ex-chef des renseignements libyens, Abdallah al-Senoussi, et indiqué qu’une demande d’extradition en France allait être formulée “dans les prochaines heures”.
“Abdallah Senoussi fait en effet l’objet d’un mandat d’arrêt international à la suite de sa condamnation par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité dans l’affaire de l’attentat terroriste du 19 septembre 1989 contre le vol UTA 772 qui a coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français”, souligne le communiqué de l’Élysée.
L’Association des familles des victimes de l’attentat a réagi ce midi à l’arrestation d’Abdallah al-Senoussi : “Vingt-deux ans après l’attentat, nous n’avons jamais perdu l’espoir que les responsables de cet attentat, le plus meurtrier des attentats visant la France, soient jugés. Sans esprit de vengeance, et avec une grande confiance en la justice, nous espérons que notre patience sera récompensée, et qu’Abdallah Senoussi sera enfin jugé pour l’attentat du DC10 d’UTA”, a dit Guillaume Denoix de Saint Marc dans le communiqué.
“Nous comptons sur la justice et la diplomatie française pour qu’elles obtiennent l’extradition de Senoussi en France en vertu des accords judiciaires signés entre la Mauritanie et la France”, dit Guillaume Denoix de Saint Marc, président de l’association des Familles de l’Attentat du DC10 d’UTA et directeur général de l’Association française des Victimes du Terrorisme.

Lefigaro.fr avec AFP

Nigeria: mort en prison d’un suspect de l’attentat meurtrier du 1er octobre 2010

mars 3, 2012

Un des quatre suspects poursuivis pour trahison et terrorisme  dans le cadre du double attentat à la voiture piégée ayant fait 12 morts à Abuja  le 1er octobre 2010, jour de la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance  du Nigeria, est mort samedi en prison, a indiqué son avocat.

Tiemkenfa Francis Osvwo est mort à la prison de Kuje, près d’Abuja, en raison  de mauvais traitements, a assuré son avocat Me Festus Keyamo dans un communiqué.

“Sa mort intervient à la suite d’une série de plaintes déposées par son  conseil qui est aussi celui de ses coaccusés pour des mauvais traitements qui  lui ont été infligés en prison, ainsi qu’aux trois autres suspects”, a déclaré  Me Keyamo, mais les autorités n’ont pas réagi, a-t-il affirmé.

Les accusations de l’avocat n’ont pas pu être confirmées de source  indépendante.

Les quatre hommes avaient été inculpés en décembre 2010 devant un tribunal  d’Abuja pour “avoir causé l’explosion de dynamite près de la Place de l’Aigle  (Eagle Square) à Abuja, où se tenaient les commémorations marquant le 50e  anniversaire de l’indépendance” du pays.

Un des suspects inculpés, Charles Okah, est le frère de Henry Okah, dirigeant  présumé du Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger (Mend), un groupe  armé opérant dans le sud pétrolifère du Nigeria.

Henry Okah, soupçonné d’avoir préparé cette attaque, avait été arrêté en  Afrique du Sud au lendemain de l’attentat.  Il est toujours détenu dans une  prison sud-africaine.

Jeuneafrique.com avec AFP

Explosion d’une voiture piégée à Mogadiscio: le conducteur tué

mars 3, 2012

Une voiture piégée a explosé samedi à Mogadiscio, près d’une  base des soldats burundais de la force de la mission de l’Union africaine en  Somalie (Amisom), le conducteur a été tué, a indiqué un responsable de la  police, qui ne pouvait spécifier s’il s’agissait d’un kamikaze.

“La voiture a explosé alors qu’elle approchait de la base des soldats  burundais.  Le conducteur a été tué et deux passants ont été légèrement  blessés”, a déclaré à l’AFP Mohamed Duale, un responsable de la police  somalienne.

“Nous enquêtons pour connaître quelle était la cible de cette attaque, qui  heureusement n’en a atteint aucune”, a-t-il ajouté.

Il n’a pu confirmer que le conducteur était un kamikaze, ni même s’il savait  que le véhicule était piégé.

La voiture entrait en ville à vitesse réduite quand elle a explosé, près de  la façade arrière de la base des soldats burundais, selon des témoins.

“Il n’y avait pas beaucoup de gens autour quand la voiture a explosé”, a  rapporté à l’AFP l’un des témoins, Ibrahim Ali.

Les insurgés islamistes shebab ont multiplié les attaques suicide ou à la  grenade à Mogadiscio, depuis qu’ils y ont abandonné leurs positions en août,  sous la pression des forces du gouvernement somalien de transition (TFG) et de  l’Amisom.

Egalement sous pression des forces kényanes et éthiopiennes dans le sud et  l’ouest, ils avaient menacé mi-février d’intensifier leur campagne d’attentats à  Mogadiscio.  Début février un kamikaze avait tué au moins 15 personnes dans un  bar près des locaux de la présidence.

Les shebab ont récemment connu leur plus grave revers depuis août, en étant  contraint le 22 février d’abandonner sans combattre un de leurs principaux  bastions, Baïdoa, aux troupes éthiopiennes.

S’ils semblent en difficulté sur le terrain militaire, les experts  avertissent qu’ils sont loin d’être défaits et pourraient désormais privilégier  les actions de guérilla et les attentats.

Jeuneafrique.com avec AFP

Somalie: libération d’un Danois et d’une Américaine par l’armée américaine

janvier 25, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlDeux travailleurs humanitaires — un Danois et une Américaine — enlevés il y a trois mois par des pirates en Somalie, ont été libérés  mercredi au cours d’une opération militaire menée par des forces spéciales  américaines, a-t-on appris de sources concordantes.

“Les deux travailleurs du DDG (Danish Demining Group) ont été libérés par des  forces militaires (. . . ), nous recevons des informations selon lesquelles six  hélicoptères ont attaqué tôt ce matin”, a indiqué à l’AFP Mohamed Nur, un  responsable local de la sécurité.

Le raid mené dans une zone isolée de la région d’Hobyo, dans le centre du  pays, a été menée par des “soldats américains”, a-t-il affirmé.  L’organisation  non gouvernementale EcoTerra, qui suit notamment les questions de piraterie au  large de la Somalie, a aussi fait état d’une implication américaine.

La chaîne de télévision américaine NBC, citant des responsables anonymes  américains, a précisé que l’opération avait été menée par deux commandos d’élite  des Navy Seals.

L’ambassade des Etats-Unis à Nairobi, en charge des questions somaliennes,  n’était pas immédiatement joignable pour confirmer.

Le Danois Poul Thisted, 60 ans, et l’Américaine Jessica Buchanan, 32 ans,  employés par le Danish Demining Group, une unité du Danish Refugee Council  (DRC), avaient été enlevés le 25 octobre à Galkayo, dans la région autoproclamée  semi-autonome de Galmudug (centre).

“Le Danish Refugee Council confirme que Jessica Buchanan et Poul Hagen  Thisted ont été libérés plus tôt dans la journée au cours d’une opération en  Somalie”, indique l’organisation dans un communiqué.

“Ils vont bientôt retrouver leur famille”, ajoute l’organisme, précisant que  les deux otages ne sont pas blessés et en lieu sûr.

Selon Mohamed Nur, les deux humanitaires sont en route vers Djibouti.

Plusieurs pirates ont été tués par des échanges de tirs au cours de  l’opération de libération, selon les autorités locales.

“Nous avons recueilli les corps de huit pirates sur le lieu de l’attaque et  nous avons appris que cinq autres ont été arrêtés”, a indiqué par téléphone  Abduali Moalin, un responsable administratif local.

“Le raid s’est déroulé avant l’aube et il semble qu’il ait été mené par des  soldats très professionnels car il a duré moins d’une heure”, a ajouté ce  responsable.

Des soldats étrangers ont pris le contrôle de l’aéroport de Galkayo pendant  l’opération et plusieurs de leurs appareils y ont atterri, ont rapporté  plusieurs témoins.

“J’ai vu au moins cinq hélicoptères survoler la ville tard hier (mardi) soir  et ce (mercredi) matin nous apprenons que deux otages occidentaux ont été  libérés par la force par des soldats étrangers”, a raconté l’un d’eux, Abdulahi  Isa.

En raison des risques d’enlèvements et de violences permanentes, la Somalie  est l’un des pays les plus dangereux pour les travailleurs humanitaires.  Les  ONG n’y travaillent la plupart du temps qu’avec des collaborateurs locaux.

Un des collègues somaliens des deux travailleurs humanitaires, enlevé en même  temps qu’eux, avait été libéré peu après le kidnapping.

La Somalie est en état de guerre civile depuis 20 ans.  La situation a permis  l’éclosion de nombreuses milices, d’insurgés islamistes et de groupes de pirates  qui règnent sur de plus ou moins grandes portions du territoire.

Jeuneafrique.com

L’otage française détenue en Somalie est décédée

octobre 19, 2011

PARIS (Reuters) – Marie Dedieu, la Française qui avait été enlevée le 1er octobre au Kenya par des ravisseurs somaliens, est décédée, a annoncé mercredi le ministère français des Affaires étrangères.

Les autorités françaises ne sont pas en mesure pour l’heure de préciser la date et les circonstances de son décès, déclare le Quai d’Orsay dans un communiqué.

Marie Dedieu, âgée de 66 ans, était handicapée et souffrait d’un cancer et d’insuffisance cardiaque. Elle s’était installée il y a quinze ans près de Lamu, dans le nord du Kenya.

Elle était détenue en Somalie et ne disposait pas semble-t-il de chaise roulante.

“L’état de santé de Mme Dedieu, l’incertitude sur les conditions de sa détention, le fait que les ravisseurs aient probablement refusé de lui remettre les médicaments que nous lui avons envoyés, nous conduisent à craindre que cette issue tragique soit malheureusement la plus vraisemblable”, déclare le Quai d’Orsay.

Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré à l’issue du conseil des ministres que la France avait tenté de lui faire parvenir des médicaments “par quatre canaux différents”, sans succès.

Nicolas Sarkozy s’est exprimé “longuement” sur cette nouvelle au conseil des ministres, durant lequel il est apparu “très ému”, a rapporté Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, au sortir de l’Elysée.

“Le conseil des ministres a été bouleversé par cette annonce, qui est quasiment assurée, même si nous n’avons pas la dépouille de Mme Dedieu”, a dit Alain Juppé aux journalistes.

“Mme Dedieu était une femme de 66 ans, malade d’un cancer, tétraplégique, c’est donc une acte d’une barbarie, d’une violence et d’une brutalité inqualifiables que nous condamnons avec la plus grande fermeté, une grande émotion et une grande tristesse”, a-t-il ajouté.

Son compagnon au Kenya, John Lepapa, était sous le choc.

“C’était une soeur, une mère et une amie. J’allais l’épouser”, a-t-il dit à Reuters TV.

“J’avais tellement espéré revoir Marie grâce à la décision rapide du gouvernement kényan d’envoyer des soldats en Somalie”, a-t-il témoigné par téléphone depuis Amboseli, dans le sud du Kenya.

“Le seul moyen pour le gouvernement kényan de lui témoigner du respect est de repousser les militants et de faire en sorte qu’ils ne puissent pas plus jamais perpétrer un autre kidnapping dans le nord du Kenya”, a-t-il ajouté

Les ravisseurs somaliens, armés, sont soupçonnés d’être des insurgés islamistes.

Reuters par Yves Clarisse

Somalie: un mort dans une explosion dans une agence de l’ONU

septembre 24, 2011

Au moins une personne a été tuée par une puissante explosion samedi dans les locaux de l’agence des Nations Unies Mine Action de la capitale somalienne Mogadiscio, ont rapporté des témoins.

L’explosion a détruit une voiture stationnée dans le parking de cette agence des Nations Unies, faisant au moins un mort à l’intérieur du véhicule, a précisé à l’AFP un témoin, Abdulahi Ahmed.

“L’explosion a retenti à l’intérieur de l’enceinte (de l’agence des Nations Unies). Je peux voir les restes de la voiture détruite dans l’explosion et le cadavre d’au moins une personne”, a rapporté ce témoin.

“L’explosion était très forte et elle a détruit en partie le mur d’enceinte” de l’agence Mine Action, a précisé un autre témoin, Muktar Isa.

Un responsable des Nations Unies à Mogadiscio a confirmé sous couvert de l’anonymat qu’une explosion avait soufflé une voiture dans les locaux de Mine Action, sans pouvoir donner davantage de détails.

L’agence Mine Action, qui gère un programme de déminage et de sensibilisation de la population aux dangers posés par les mines, est installée à proximité de l’aéroport de Mogadiscio, un des lieux censé être les plus sûrs en Somalie car y est installée une force de l’Union africaine (Amisom, 9. 000 hommes).

Jeuneafrique.com


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