Archives de la catégorie ‘Terrorisme’

ALERTE – Niger: le dernier assaillant retranché à Agadez maîtrisé

mai 23, 2013

NIAMEY – Le dernier membre du commando qui a attaqué un camp militaire jeudi à Agadez, dans le nord du Niger, a été maîtrisé, a affirmé à l’AFP le ministre nigérien de la Défense, Mahamadou Karidjo.

C’était quelqu’un qui voulait fuir et on l’a maîtrisé. Tout le monde a été maîtrisé, l’opération est terminée, a-t-il déclaré. Il a assuré qu’il n’y avait pas eu à proprement parler de prise d’otages dans l’enceinte même du camp, comme annoncé plus tôt par le ministre de l’Intérieur.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2013 23h09)

Niger: Areva annonce le décès d’une victime, et 14 blessés à Arlit

mai 23, 2013

 

PARIS – Le groupe nucléaire français Areva a annoncé jeudi après-midi qu’une personne était décédée à la suite de l’attentat qui a touché le site minier d’Arlit au nord du Niger, exploité par sa filiale Somaïr.

Le groupe a précisé dans un bref communiqué que le bilan à ce stade de cette attaque faisait également état de 14 blessés, tous transférés à l’hôpital de Somair.

Areva ne spécifie pas, dans ce nouveau bilan alourdi, la nationalité des victimes.

Dans la matinée, il avait indiqué que treize collaborateurs d’Areva, tous nigériens, avaient été blessés.

Un double attentat à la voiture piégée contre l’armée nigérienne et le groupe français Areva, revendiqué par les islamistes du Mujao, a fait jeudi dans le nord du Niger une vingtaine de morts, essentiellement des militaires.

Avant le site d’Arlit, la première attaque a visé un camp militaire d’Agadez, la grande ville du nord désertique du Niger.

Il s’agit des premiers attentats du genre dans l’histoire de ce pays sahélien très pauvre engagé depuis début 2013 au Mali voisin, aux côtés de troupes françaises et africaines, contre des mouvements jihadistes.

Areva, deuxième producteur mondial d’uranium, extrait plus du tiers de son minerai au Niger. Il y est présent depuis plus de 40 ans et exploite deux grandes mines à côté d’Arlit, dans le nord du Niger, via deux sociétés, la Somaïr et la Cominak, qui représentent 37% de sa production d’uranium totale.

AREVA

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2013 16h00)

Meurtre du soldat: une attaque contre la Grande-Bretagne et une trahison de l’islam

mai 23, 2013

LONDRES – Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré jeudi, après une réunion de crise sur le meurtre en pleine rue d’un soldat à Londres, qu’il s’agissait non seulement d’une attaque contre la Grande-Bretagne mais aussi d’une trahison de l’islam.

Ce n’était pas seulement une attaque contre la Grande-Bretagne et le mode de vie britannique. C’était aussi une trahison de l’islam et des communautés musulmanes qui apportent tant à notre pays. Rien dans l’islam ne justifie un tel acte épouvantable, a dit le Premier ministre lors d’un point presse devant Downing Street.

Nous ne nous inclinerons jamais devant la terreur ou le terrorisme sous toutes ses formes, a-t-il ajouté.

Nous allons vaincre l’extrémisme en restant soudés, en soutenant nos services de police et nos services de sécurité et, par dessus tout, en défiant le discours toxique de l’extrémisme, a-t-il poursuivi.

Il a rappelé que le terrorisme avait pris plus de vies musulmanes que celles d’aucune autre religion.

Il n’y a absolument aucune justification pour ces actes dont la responsabilité incombe uniquement aux personnages détestables qui ont mené cette attaque épouvantable, a-t-il martelé.

Mercredi en début d’après-midi, deux jeunes hommes noirs ont tué un soldat britannique en pleine rue, dans le sud-est de Londres, à coups de couteaux et de hachoir de boucher. L’un des deux a justifié cet acte par le fait que des soldats britanniques tuent quotidiennement des musulmans dans les pays musulmans.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2013 13h33)

Niger : au moins 23 morts dans les attentats d’Arlit et d’Agadez

mai 23, 2013
Patrouille de soldats nigériens le 27 septembre 2010 entre Agadez et Arlit. Patrouille de soldats nigériens le 27 septembre 2010 entre Agadez et Arlit. © AFP

Selon un premier bilan officiel, 23 personnes – 18 militaires, quatre kamikazes et un civil – ont été tuées dans une attaque à la voiture piégée contre une caserne militaire à Agadez, jeudi 23 mai au petit matin. Un cinquième assaillant retient en otages de jeunes élèves officiers dans un local.

Publié à 9h36, mis à jour à 14h51.

C’est un coup dur pour l’armée nigérienne engagée au Mali voisin. Jeudi matin, vers 5h30 du matin, un 4×4 bourré d’explosifs a sauté devant une caserne militaire d’Agadez, dans le nord du Niger. D’après un premier bilan officiel, 18 militaires nigériens, un civil et quatre kamikazes ont été tués lors de cette attaque. La caserne abritait de jeunes militaires en formation, légèrement équipés, ce qui explique ce très lourd bilan côté nigérien. Selon les autorités, un cinquième kamikaze retient des élèves officiers en otages dans un local.

D’après une source proche du Premier ministre, des éléments de l’armée française sont arrivés sur place. Contacté par Jeune Afrique, le ministère français de la Défense a refusé de confirmer l’information, sans toutefois la démentir.

Le ministre nigérien de la Défense Mahamadou Karidjo est également arrivé à Agadez. Il a affirmé que les jihadistes étaient des « peaux rouges », terme utilisé pour désigner des membres des communautés touarègue ou arabe. De son côté, une source gouvenrnementale affirme que les auteurs de l’attaque étaient venus de Libye.

Attentat-suicide contre un site d’Areva

Pratiquement en même temps que l’attaque d’Agadez, aux environs de 5h30 du matin, un autre 4×4 piégé a explosé à Arlit, sur le site de la mine de la Somaïr (Société des mines de l’Aïr), exploitée par le groupe français Areva. D’après un communiqué de la compagnie française, « 13 collaborateurs ont été blessés » et « pris en charge par les services de secours locaux ». Selon un employé de la société, le kamikaze serait mort dans l’explosion. « Un homme en treillis militaire conduisant un véhicule 4×4 bourré d’explosifs s’est confondu aux travailleurs de la Somaïr. Il a pu faire exploser sa charge devant la centrale électrique de l’usine de traitement d’uranium », a également affirmé cet employé.

Les forces de sécurité nigériennes ont renforcé les dispositifs de sécurité sur les sites d’Areva. L’armée est par ailleurs en train de ratisser la zone.

Cette double attaque terroriste sanglante a été revendiquée à la mi-journée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un des groupes islamistes armés qui contrôlait le Nord-Mali avant l’intervention militaire franco-africaine. « Grâce à Allah, nous avons effectué deux opérations contre les ennemis de l’islam au Niger », a déclaré à l’AFP Abu Walid Sahraoui, porte-parole du Mujao. « Nous avons attaqué la France et le Niger pour sa coopération avec la France dans la guerre contre la charia », a-t-il ajouté, tout en menacant d’autres actions contre la France et ses alliés africains.

Le Mujao, composé en grande partie d’Africains subsahariens (contrairement à ses alliés d’Aqmi ou d’Ansar Eddine), a revendiqué plusieurs attentats-suicides ces derniers mois, dont plusieurs à Gao, la plus grande ville du nord malien.

Jeuneafrique.com par  Benjamin Roger

Washington reconnaît avoir tué quatre ressortissants américains

mai 22, 2013

Washington a reconnu pour la première fois avoir tué l’imam Anwar Al-Aulaqi ainsi que trois autres ressortissants américains depuis 2009. Cette annonce intervient dans un souci autoproclamé de "transparence" sur la lutte antiterroriste à la veille d’un discours très attendu de Barack Obama.

Dans une lettre envoyée au Congrès, le ministre de la Justice Eric Holder a admis que Washington était à l’origine de la mort de l’imam radical au Yémen en septembre 2011. Les trois autres, dont le fils d’Aulaqi, n’étaient pas "spécifiquement visés", a-t-il précisé.

"Depuis 2009, les Etats-Unis, en menant des opérations d’antiterrorisme contre Al-Qaïda et ses forces associées hors du théâtre d’hostilités, ont spécifiquement visé et tué un ressortissant américain, Anwar Al-Aulaqi", a écrit M. Holder dans cette lettre dont l’AFP a obtenu une copie.

Aulaqi, né aux Etats-Unis dans une famille yéménite, avait été tué dans un bombardement de drone au Yémen. Deux autres Américains avaient été abattus dans les mêmes circonstances: son propre fils de 16 ans, Abderrahmane Al-Aulaqi, et Samir Khan, propagandiste en anglais d’Al-Qaïda.

Aulaqi était accusé par Washington d’être l’idéologue de la branche d’Al-Qaïda au Yémen, et d’avoir été impliqué dans une série de tentatives d’attentats, dont celle menée contre un avion américain le jour de Noël 2009 par un jeune Nigérian qui avait caché des explosifs dans ses sous-vêtements.

Aucun doute

Le quatrième Américain tué à l’étranger par les Etats-Unis a été identifié par M. Holder sous le nom de Jude Kenan Mohammed, qui selon le FBI, est né fin 1988 en Floride et se trouverait au Pakistan.

La fiche de recherche du FBI ne fait pas mention de son décès et indique qu’il est recherché pour "association de malfaiteurs en vue d’apporter un soutien matériel à des terroristes".

La mort d’Aulaqi avait été qualifiée par le président Obama de "coup très dur à la branche la plus active d’Al-Qaïda". Mais l’administration n’avait jamais formellement reconnu qu’elle était à l’origine de sa mort, même si cela ne faisait aucun doute.

Romandie.com

Boston: un homme avoue avoir commis un triple meurtre avec Tamerlan Tsarnaev

mai 22, 2013

BOSTON (Etats-Unis) – Un homme tué mercredi en Floride lors d’un interrogatoire avec le FBI avait peu avant sa mort avoué son implication dans un triple meurtre commis selon lui avec Tamerlan Tsarnaev, un des auteurs présumés de l’attentat de Boston, rapportent les médias américains.

Ce triple meurtre, jamais élucidé, avait eu lieu le 11 septembre 2011 à Waltham, dans la banlieue ouest de Boston. Trois hommes avaient été retrouvés égorgés dans un appartement, couverts de marijuana.

L’homme tué mercredi matin, un jeune d’origine tchétchène de 27 ans, Ibrahim Todashev, connaissait Tamerlan Tsarnaev, l’aîné des frères accusés de l’attentat du 15 avril qui a fait 3 morts et 264 blessés lors du marathon de Boston. Il pratiquait comme lui les arts martiaux et avait un temps habité Boston, a indiqué un de ses amis Khusn Taramiv sur la chaîne locale wesh.com.

L’interrogatoire de Todashev durait depuis deux heures mercredi matin dans son appartement d’Orlando, lorsqu’il a tenté d’attaquer un enquêteur, a expliqué une source policière au New York Times.

Il avait auparavant reconnu son implication dans le triple meurtre et également incriminé Tsarnaev. Il l’avait reconnu oralement, mais n’avait rien signé, a précisé cette source.

Le FBI à Boston et le procureur local se sont refusés à tout commentaire, l’enquête sur le triple meurtre étant toujours en cours.

Le FBI de Boston avait plus tôt dans la journée confirmé la mort de Todashev, expliquant qu’il avait provoqué un violent affrontement lors de son interrogatoire en lien avec l’enquête sur l’attentat du marathon de Boston.

Cet interrogatoire impliquait un agent du FBI, deux policiers de l’Etat du Massachusetts –où se trouve Boston– et d’autres représentants des forces de l’ordre, selon le FBI qui a précisé que l’agent du FBI avait été légèrement blessé dans l’affrontement.

Todashev avait parlé encore le mois dernier au téléphone à l’aîné des Tsarnaev. Le FBI s’intéressait à lui depuis l’attentat du 15 avril et l’avait interrogé plusieurs fois, selon son ami Taramiv.

Les enquêteurs auraient établi un lien entre le triple meurtre et les frères Tsarnaev sur la base de leur ADN, après l’attentat de Boston, selon ABC news.

Tamerlan Tsarnaev, 26 ans, a été tué trois jours après l’attentat, lors d’un échange de coups de feu avec la police. Son frère Djokhar, 19 ans, a été arrêté quelques heures plus tard à l’issue d’une vaste chasse à l’homme et est détenu dans une prison-hôpital près de Boston.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2013 01h10)

Caucase russe : huit morts dans l’explosion de deux voitures piégées

mai 20, 2013

MOSCOU – Huit personnes sont mortes lundi au Daguestan, république du Caucase russe proche de la Tchétchénie, dans l’explosion de deux voitures piégées près du siège des huissiers de justice à Makhatchkala, la capitale régionale, a annoncé le comité d’enquête.

Deux voitures ont explosé. Selon les premières informations, au moins huit personnes ont péri, a indiqué le comité d’enquête dans un communiqué.

Selon une source au sein des forces de l’ordre du Daguestan citée par l’agence Itar-Tass, Une quinzaine de personnes ont été blessées.

Une première voiture a explosé sans faire de victimes. Quelques minutes plus tard, lorsque des policiers sont arrivés sur les lieux, une deuxième explosion a retenti, faisant des victimes, selon la même source.

Les engins explosifs ont été activés à distance.

Tous les employés du service des huissiers de justice ont été évacués, a précisé pour sa part Tatiana Trounaïeva, porte-parole du service des huissiers de justice citée par l’agence Interfax.

Le Daguestan est la cible régulière d’attaques revendiquées par la rébellion islamiste qui s’est étendue depuis la Tchétchénie à tout le Caucase du Nord. C’est la région la plus touchée par ces violences et les attaques y sont quasi quotidiennes.

Romandie.com avec (©AFP / 20 mai 2013 14h42)

Nigeria : couvre-feu 24h/24 dans plusieurs quartiers de Maiduguri, fief de Boko Haram |

mai 19, 2013
Des soldats patrouillant dans les rues de Maiduguri, au Nigeria, le 30 avril 2013. Des soldats patrouillant dans les rues de Maiduguri, au Nigeria, le 30 avril 2013. © AFP

L’armée nigériane a imposé samedi un couvre-feu total dans une partie de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno (nord-est) et fief des islamistes de Boko Haram, pour y mener des "opérations spéciales", signe d’une extension de l’offensive à une zone urbaine fortement peuplée

Mis à jour le 19/05/13 à 11h10

L’armée nigériane a imposé samedi un couvre-feu total dans une partie de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno (nord-est) et fief des islamistes de Boko Haram, pour y mener des "opérations spéciales", signe d’une extension de l’offensive à une zone urbaine fortement peuplée. "En vue de mener des opérations spéciales suite aux récentes attaques de Boko Haram, (un) couvre-feu est imposé 24h/24 dans les secteurs suivants" de Maiduguri, a annoncé l’armée dans un communiqué, citant 12 quartiers considérés comme des fiefs de l’organisation islamiste.

Le Nigeria mène depuis mercredi une offensive majeure contre le groupe islamiste, déployant plusieurs milliers de soldats dans les États de Borno, Yobe et Adamawa, dans le Nord-Est, où l’état d’urgence a été décrété pour reconquérir des zones passées sous contrôle des insurgés. Cette opération pourrait être la plus importante jamais menée contre le groupe islamiste et c’est la première fois que l’armée a recours à des frappes aériennes sur son propre sol depuis 25 ans.

L’armée avait annoncé vendredi avoir tué "plusieurs dizaines" d’insurgés et avoir détruit des camps de "terroristes" et "des armes lourdes, dont des canons antiaériens et antichar". Les combats, concentrés sur des zones faiblement peuplées jusqu’à présent, pourraient faire beaucoup plus de victimes s’ils s’étendent aux villes de la région.

Le général Chris Olukolade, porte-parole des armées, a annoncé samedi dans un communiqué la mort de "dix terroristes présumés" dans un quartier de Maiduguri et l’arrestation de 65 autres qui tentaient d’infiltrer la ville.

En 2009, des soldats avaient mené une vaste offensive à Maiduguri, tuant plus de 800 personnes, dont le chef charismatique de Boko Haram à l’époque, Mohamed Yusuf, et forçant les islamistes à cesser leurs activités pendant près d’une année.

Un hélicoptère militaire a été touché par les insurgés "mais il a pu rentrer à la base sans qu’il y ait de victimes", a déclaré samedi une source militaire sous couvert d’anonymat. Des habitants de Marte, un des districts contrôlés par Boko Haram, dans le nord de l’Etat de Borno, ont fui samedi en direction de la frontière camerounaise, effrayés par les bruits d’explosions.

"C’était effrayant ces trois derniers jours, les avions et les hélicoptères de combat n’ont pas cessé de sillonner le ciel et on entendait d’énormes explosions au loin", a rapporté Buba Yawuri, un habitant du village de Kwalaram, à Marte, qui a trouvé refuge dans la ville frontalière nigériane de Gomboru Ngala. "On nous a demandé de ne pas sortir, les combattants de Boko Haram étaient poursuivis par les soldats, nous n’avions ni eau, ni nourriture, je ne pouvais plus tenir", a-t-il raconté.

M. Yawuri a dû prendre la fuite en cachette, parce que "les soldats n’ont autorisé que les femmes et les enfants à partir". "On n’arrête pas d’accueillir des gens qui fuient les villages autour de Marte", a rapporté Shafi’u Breima, un habitant de Gomboru Ngala, où l’ambiance reste "tendue" également.

Le réseau de téléphonie mobile ne fonctionne pratiquement plus dans tout l’Etat de Borno, épicentre de l’insurrection islamiste, depuis l’instauration de l’état d’urgence. Les habitants de Gomboru Ngala peuvent cependant être joints de façon aléatoire via des lignes camerounaises.

Cette région a des frontières extrêmement poreuses, et les groupes criminels ainsi que les armes y circulent librement depuis des années. Les postes frontières jusqu’ici inoccupés "ont tous été pris en charge par des agents de la sécurité pour éviter la fuite ou l’infiltration d’insurgés", a déclaré l’armée dans un communiqué.

Dans un communiqué vendredi, le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est dit "profondément préoccupé par les combats dans le nord-est du Nigeria".
Tout en condamnant "dans les termes les plus forts la campagne de terreur de Boko Haram", les Etats-Unis sont également "profondément inquiets face à des allégations jugées crédibles selon lesquelles les forces de sécurité nigérianes violent les droits de l’homme".

L’armée nigériane a été accusée de violations des droits de l’homme pendant les campagnes de répression menées contre Boko Haram, à tel point qu’elle pourrait être condamnée pour crimes contre l’humanité, selon Human Rights Watch (HRW). Certains craignent que, malgré son ampleur, l’opération en cours échoue à enrayer l’insurrection islamiste.

"Je ne crois pas qu’on puisse venir à bout de Boko Haram avec un coup de force", estime Marc-Antoine Pérouse de Montclos, spécialiste du Nigeria à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) à Paris. L’offensive militaire de 2009 à Maiduguri avait empiré les choses en transformant la secte en organisation terroriste, selon M. de Montclos. "Il y a donc de quoi être sceptique".

"Cette opération peut être un tournant majeur s’il y a des négociations derrière" mais, pense-t-il, il n’y a pas de réelle volonté de l’État de négocier avec ses "fantômes", tels que le président Goodluck Jonathan a qualifié les insurgés islamistes lors de sa visite à Maiduguri récemment.

L’insurrection de Boko Haram et sa répression par les forces de l’ordre nigérianes ont fait environ 3.600 morts depuis 2009 selon HRW.

Jeuneafrique.com avec AFP

ALERTE – Irak: 31 morts dans une attaque contre des sunnites

mai 17, 2013

BAKOUBA (Irak) – Un attentat visant des fidèles sunnites après la prière hebdomadaire du vendredi a fait 31 morts et 47 blessés à Baqouba, au nord-est de Bagdad, ont annoncé à l’AFP des sources policières et médicales.

Une première bombe a explosé près de la mosquée de Saria que les fidèles quittaient, avant qu’une seconde n’explose, touchant des badauds rassemblés sur les lieux de la première attaque, après deux journées marquées par des attaques ayant tué des dizaines de chiites.

Romandie.com avec (©AFP / 17 mai 2013 14h07)

Le suspect des attentats de Boston a laissé un message écrit

mai 17, 2013
Djokhar Tsarnaev a laissé dans le bateau où il a été découvert blessé un message manuscrit présentant le double attentat de Boston comme des représailles aux guerres menées par les Etats-Unis dans des pays musulmans, rapporte jeudi la chaîne amricaine CBS. REUTERS/FBI/Handout
 
Djokhar Tsarnaev a laissé dans le bateau où il a été découvert blessé un message manuscrit présentant le double attentat de Boston comme des représailles aux guerres menées par les Etats-Unis dans des pays musulmans, rapporte jeudi la chaîne amricaine CBS. REUTERS/FBI/Handout

WASHINGTON (Reuters) – Djokhar Tsarnaev a laissé dans le bateau où il a été découvert blessé un message manuscrit présentant le double attentat de Boston comme des représailles aux guerres menées par les Etats-Unis dans des pays musulmans, rapporte CBS jeudi.

Citant des sources anonymes, la chaîne de télévision américaine précise que Djokhar Tsarnaev a utilisé un stylo pour écrire son message sur une paroi intérieure du bateau dans lequel il a été retrouvé agonisant en raison de blessures par balles, quatre jours après le double attentat du 15 avril à l’arrivée du marathon de Boston.

"En gros, le message dit (…) que les attentats étaient des représailles aux crimes américains contre des musulmans dans des endroits comme l’Irak et l’Afghanistan et que les victimes des attentats de Boston étaient des ‘victimes collatérales’, de la même manière que des innocents sont des victimes collatérales des guerres menées par les Etats-Unis à travers le monde", a dit John Miller, journaliste de CBS News et ancien porte-parole du FBI.

D’après CBS, Djokhar Tsarnaev, 19 ans, qualifie en outre de "martyr" son frère aîné Tamerlan, décédé dans une fusillade avec la police.

Le FBI a refusé de confirmer ou d’infirmer les affirmations de CBS. Le double attentat de Boston a fait trois morts et 264 blessés.

Reuters


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