Articles Tagués ‘Accusations’

Arabie: cinq Yéménites exécutés pour meurtre et exposés en public

mai 21, 2013

RYAD – Cinq Yéménites, condamnés pour vols et meurtre, ont été exécutés et leurs corps exposés en public mardi dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite, suscitant la réprobation des organisations de défense des droits de l’Homme.

Un sixième homme, un Saoudien, reconnu coupable de meurtre, a en outre été exécuté dans la province de Assir (sud), ce qui porte à 47 le nombre d’exécutions dans le royaume depuis le début de l’année.

Les cinq Yéménites avaient commis une série de vols et assassiné un Saoudien en l’étouffant, selon l’agence officielle saoudienne SPA qui cite un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Ils ont été exécutés et crucifiés dans la ville de Jizane, selon le communiqué. Le terme de crucifixion en Arabie saoudite, peine prévue pour certains crimes particulièrement odieux, signifie l’exposition en public des corps des suppliciés.

Parmi les cinq hommes exécutés dans cette région frontalière du Yémen figurent trois frères.

Un témoin, qui a vu les corps, a indiqué à l’AFP que l’exécution avait eu lieu sur une place devant le campus de l’Université de Jizane.

Une photo qui a circulé sur les réseaux sociaux montre les cinq corps suspendus à un câble soutenu par deux grues. Les corps ont été retirés quelques heures après l’exécution.

Selon un témoin, les cinq hommes ont été décapités. L’Arabie saoudite décapite traditionnellement les condamnés à mort mais certains suppliciés avaient récemment été fusillés et les médias avaient fait état d’un manque de bourreaux.

Human Rights Watch (HRW) a déploré l’exécution des cinq Yéménites. Quelles que soient les accusations retenues contre eux, ce châtiment abominable sert comme un rappel horrible des lacunes du système pénal de la justice saoudienne, a déclaré à l’AFP Adam Coogle, un chercheur sur le Proche-Orient de l’organisation.

Si l’Arabie saoudite est sérieuse au sujet des réformes, comme elle l’a affirmé, il convient qu’elle se dote d’un code pénal, assure le droit à des procès équitables et renonce aux châtiments inhumains, a-t-il ajouté.

L’Arabie saoudite doit mettre un terme à cette hausse inquiétante des exécutions cette année, a pour sa part estimé Amnesty International, qualifiant les exécutions de châtiment cruel, inhumain et dégradant.

L’organisation a souligné qu’il y avait eu depuis le début de l’année 47 exécutions annoncées, en hausse de 18% par rapport à la même période de l’année dernière. Mais selon elle, leur nombre pourrait être plus élevé car certaines pourraient être secrètes.

Le 13 mars, les autorités avaient exécuté sept jeunes hommes condamnés à mort pour vol à main armée, ignorant les appels pressants de défenseurs des droits de l’Homme à les épargner.

L’Arabie saoudite applique une interprétation extrêmement rigoureuse de la Charia (loi islamique) en vertu de laquelle le viol, le meurtre, l’apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale. D’autres châtiments corporels sont infligés, comme l’amputation de la main pour les voleurs et la flagellation pour certains délits.

En 2012, 76 personnes avaient été décapitées dans le royaume, ce qui a placé l’Arabie au quatrième rang des pays qui exécutent le plus de condamnés à mort dans le monde.

Romandie.com avec (©AFP / 21 mai 2013 20h49)

Côte d’Ivoire : majorité fragilisée pour Ouattara, qui pense à sa réélection

avril 27, 2013
Le président ivoirien Alassane Ouattara répond aux journalistes, à Abidjan, le 21 avril 2013. Le président ivoirien Alassane Ouattara répond aux journalistes, à Abidjan, le 21 avril 2013. © AFP

Opposition en marge, majorité fragilisée: c’est le paradoxe auquel est confronté le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara après des élections locales entachées d’incidents, avertissement avant la présidentielle de 2015 à laquelle il compte se représenter.

Des blessés, de la casse et surtout beaucoup d’invectives et d’accusations de fraude: le spectacle offert lors des municipales et régionales du 21 avril n’a guère été brillant, deux ans après la fin de la crise née de la présidentielle de novembre 2010, qui avait fait environ 3.000 morts. Les incidents n’ont certes touché qu’une dizaine de communes et surtout la capitale économique Abidjan. Comportements de "mauvais perdants", a regretté le président de la commission électorale, Youssouf Bakayoko, en livrant les résultats globaux vendredi soir.

Mais le plus frappant tient à ce que les tensions ont concerné surtout les partis de l’alliance au pouvoir: le Rassemblement des républicains (RDR) d’Alassane Ouattara et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ex-chef d’Etat Henri Konan Bédié. Le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), boudait officiellement ces scrutins.

Dans le quotidien d’Etat Fraternité-Matin, le directeur du journal Venance Konan s’est inquiété de la "guerre qui s’annonce" entre le RDR – conforté comme premier parti du pays après ces élections – et le PDCI, son indispensable soutien de la dernière présidentielle. Au fil d’une longue décennie de crise, les Ivoiriens "ont été nourris à la sève de la violence", déclare à l’AFP un proche du président Ouattara pour expliquer ces incidents. Il se veut rassurant sur la santé de la coalition: "les états-majors vont se retrouver".

Ouattara "vraisemblablement" candidat en 2015

Mais les tensions n’ont pas surpris. Ex-parti unique, le PDCI vit mal son statut de second et beaucoup en son sein s’estiment lésés dans le partage du pouvoir, et de ses avantages. Toutefois, si, malgré son âge (bientôt 79 ans), Henri Konan Bédié garde le contrôle du parti à l’issue du congrès du PDCI attendu cette année, l’alliance a en principe de beaux jours devant elle, et le parti pourrait même être amené à ne pas présenter de candidat face à Alassane Ouattara en 2015. Ce dernier a en effet indiqué, dans un entretien à Jeune Afrique, qu’il briguerait "vraisemblablement" un second mandat.

Le FPI cherche en tout cas à profiter des dissensions au sein de la majorité. Quelques jours avant les élections locales, il a carrément appelé le PDCI au "rassemblement". Les responsables du FPI "n’ont pas fait ça au hasard, ils sentent qu’il y a des tensions de plus en plus fortes" entre RDR et PDCI, analyse Rinaldo Depagne, chercheur à International Crisis Group (ICG).

Si cet appel a jeté le trouble au sein de la coalition au pouvoir, il est resté sans suite. Et le parti de Laurent Gbagbo s’installe plus que jamais en marge du jeu politique, après avoir déjà boudé les législatives fin 2011. Sa stratégie semble suspendue au sort de son mentor, détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité.

Il reste que ces élections locales, boycottées par le principal parti d’opposition et à ce titre symbole d’une réconciliation en panne, auront eu valeur de test, et même d’avertissement. Le double scrutin "devait faire la démonstration que l’état de droit est installé", relève un familier de la scène politique ivoirienne. Or, souligne-t-il, "la violence est toujours latente, et rien n’est réglé avant la prochaine présidentielle".

Si la sécurité a très nettement progressé, la croissance économique retrouvée dans le pays, première économie d’Afrique de l’Ouest francophone, ne fait pas encore reculer la pauvreté. Et des dossiers cruciaux, comme le foncier, n’ont toujours pas été ouverts. Dans l’entretien accordé à Jeune Afrique, Alassane Ouattara dit d’ailleurs qu’il ne croit pas possible de "redresser la Côte d’Ivoire" comme il l’entend d’ici 2015.

Jeuneafrique.com avec AFP

Zambie : l’ex-président Rupiah Banda inculpé et arrêté

avril 15, 2013
L'ancien président zambien, Rupiah Banda, le 15 mars 2012. L’ancien président zambien, Rupiah Banda, le 15 mars 2012. © AFP

L’ex-président zambien, Rupiah Banda, déjà accusé d’abus de biens sociaux, a été de nouveau arrêté le 15 avril pour une autre affaire concernant l’acquisition de neuf camions lors de sa campagne électorale, en 2011, selon la commission d’enquête gouvernementale.

« L’ancien président [de la Zambie] Rupiah Banda a été officiellement inculpé et arrêté dans l’affaire concernant la livraison de neuf camions par une société du bâtiment chargée de la construction d’un stade », a déclaré Namukolo Kasumpa, le 15 avril. Selon la porte-parole de la commission d’enquête gouvernementale, ces camions ont été utilisés au cours de la campagne électorale, remportée par l’ancien dirigeant de l’opposition, Michael Sata.

Corruption

Rupiah Banda, 76 ans, a été au pouvoir en Zambie de 2008 à 2011.

La nouvelle arrestation de l’ex-président zambien est intervenue peu après son interrogatoire par les enquêteurs sur son rôle dans la vente de terres à un investisseur égyptien. En effet, Rupiah Banda, qui a perdu son immunité à la suite d’un vote du Parlement en mars, fait face à une série d’accusations de corruption.

Il est également jugé pour avoir détourné d’importantes sommes d’argent public, « pour son profit personnel et celui de sa famille », dans le cadre d’un contrat avec une compagnie pétrolière nigériane, des faits qualifiés de corruption, blanchiment d’argent et fraude. Il a nié toutes les accusations et invoque un procès politique, accusant le président Sata de vouloir bâillonner l’opposition avec cette campagne anti-corruption.

Dans cette précédente affaire, la justice zambienne avait fixé le procès de Rupiah Banda au 17 avril pour examiner la requête de ses avocats qui remettaient en cause la compétence du tribunal de Lusaka, soutenant qu’il ne pouvait juger une affaire concernant des délits commis au moment où leur client était encore chef de l’État.

En attendant, Rupiah Banda, de son côté, a déjà engagé une procédure pour récupérer son immunité.

Jeuneafrique.com  avec AFP

Koh Lanta – Suicide du médecin Thierry Costa : Sa lettre d’adieu

avril 1, 2013
 
Thierry Costa, médecin du jeu Koh Lanta, avait laissé une lettre avant de se donner la mort le 1er avril 2013 - Recto
 

Thierry Costa, médecin du jeu Koh Lanta, avait laissé une lettre avant de se donner la mort le 1er avril 2013 - Verso 

Le docteur Thierry Costa, médecin de l’émission phare de télé-réalité Koh Lanta, vient de se donner la mort, ce lundi 1er avril. C’est la production Adventure Line qui l’a annoncé via un communiqué. "Nous apprenons avec consternation que le docteur Thierry Costa s’est donné la mort aujourd’hui au Cambodge", déclare ALP. Il s’est suicidé, à la suite de la mort de Gérald Babin, 25 ans, décédé des suites d’une crise cardiaque le jeudi 21 mars après une seule journée de tournage au Cambodge.
 
Madame Planchez, gérante du prestataire de soutien médical à l’étranger MédiaMédic, dont Thierry Costa (38 ans) était un collaborateur, dévoile la lettre que ce dernier a écrite avant de se donner la mort. "Il a laissé une lettre dont il a souhaité qu’elle soit publique et que je communique en accord avec sa famille", écrit-elle.

Cette lettre manuscrite, que vous pouvez retrouver ci-dessus dans notre player, nous la reproduisons en intégralité et sans modifications conformément à la dernière volonté expresse de Thierry Costa :

"Ces derniers jours mon nom a été salie dans les médias. Des accusations et suppositions injustes ont été proférées à mon encontre. Depuis 20 ans que j’ai débuté la médecine je me suis toujours attaché à travailler beaucoup, avec respect de mon patient et amour de la médecine, en adéquation avec le serment d’Hippocrate.

J’ai cette sensation aujourd’hui que tous ces efforts ont été réduits à néant par des articles mensongers. Je n’oserai plus croiser un regard en France sans que je me pose la question de savoir s’il est rempli de méfiance envers moi.

De la même façon, je suis certain d’avoir traité Gérald de manière respectable, comme un patient et non comme un candidat. Même si je regrette cette fin malheureuse, j’ai agi là aussi conformément au serment d’Hippocrate et entouré de vrais professionnels. Je lui souhaite de reposer en paix.

Je m’endors serein ce soir sans aucune rancoeur même contre les médias. Parce que devoir reconstruire cette réputation détruite me serait insupportable. C’est donc mon seul choix possible.

Merci à ceux qui m’ont entouré ces derniers jours.
Merci à tous que j’ai aimé d’une façon ou d’une autre dans ma vie.

Ne soyez pas tristes et pensez à ces bons moments que nous avons partagés.

Si j’avais une requête, ce serait que mon corps soit incinéré au Cambodge sans jamais repasser par la France.

Ps : la lettre est publique.

Thierry"

Il y a quelques instants, un communiqué d’ALP annonçait le suicide de Thierry Costa :"Thierry Costa, 38 ans, médecin-urgentiste, était également le médecin de Koh Lanta depuis quatre saisons. Son très grand professionnalisme et son humanité à l’égard des participants et des équipes de production ont toujours fait l’unanimité. Il a laissé une lettre qui a été transmise à sa famille."

Après les témoignages troublants relayés par le site Arrêt sur images et par RMC, remettant en cause la version officielle du décès de Gérald Babin sur le tournage de Koh Lanta communiquée par la société de production ALP, nos confrères du magazine Closer publiaient ce samedi 30 mars un troisième témoignage anonyme dans leurs colonnes. Un témoignage révélant qu’une fête improvisée avait eu lieu le lendemain du drame.

Dans la soirée du vendredi 29 mars, RTL a donné les premiers éléments de l’enquête judiciaire ouverte pour homicide involontaire sur le décès du candidat.

Selon RTL, les premiers examens de l’autopsie n’auraient révélé, a priori, aucune anomalie cardiaque ou vasculaire. Mais la plus grande prudence est nécessaire. En effet, il ne s’agit que de résultats partiels. Selon RTL et l’AFP, des examens complémentaires, toxicologiques et anatomo-pathologiques, ont été demandés qui devraient confirmer ou infirmer les premiers résultats. Au Cambodge, l’enquête judiciaire a été classée, la mort ayant été jugée naturelle.

Rappelons également qu’en marge de l’autopsie, les enquêteurs auditionneront la famille de Gérald Babin pour savoir si celui-ci n’avaient pas d’antécédents médicaux, les dirigeants de la société de production ALP et les membres de l’équipe de tournage. Les images tournées sur place seront saisies et visionnées. On devrait alors en savoir davantage avec les enregistrements du jeu qui aura été fatal à Gérald Babin.

Ce dixième jour après l’annonce du décès de Gérald Babin est marqué par le suicide du médecin de l’émission, qui a tenu à laisser une lettre avant de se donner la mort.

Le Figaro vient de mettre en ligne une vidéo d’archive où l’on voit Thierry Costa venir en aide à Charles, candidat de la dernière saison de Koh Lanta Malaisie. Le médecin avait demandé l’arrêt de l’aventure pour Charles, trop faible pour continuer. Retrouvez cette vidéo dans notre player ci-dessus.

Quelques miniutes après l’annonce du suicide de Thierry Costa, médecin de Koh Lanta, Nonce Paolini, PDG de TF1, a adressé quelques mots à la famille de ce dernier via un communiqué du groupe TF1 : "Nous venons d’apprendre la terrible nouvelle du suicide du docteur Thierry Costa.

Toutes les équipes de TF1 s’associent à la douleur de sa famille qui vient de perdre un être proches dans des circonstances terribles.

Nonce Paolini déclare : ‘Mes premières pensées vont vers la famille de Thierry Costa. Face à cette tragédie, je laisse à leur conscience les auteurs des propos anonymes tenus sur les circonstances du décès de Gérald Babin, ainsi que ceux qui les ont colportés, avant même que toute la lumière ait été faite sur ce drame.’"

Purepeople.com

RDC – CPI : Bosco Ntaganda veut plaider "non coupable"

mars 26, 2013
Bosco Ntaganda à la CPI, le 26 mars. Bosco Ntaganda à la CPI, le 26 mars. © AFP

Le chef rebelle et ancien général de l’armée congolaise Bosco Ntaganda, surnommé "Terminator", a été présenté, mardi 26 mars, devant la Cour pénale internationale (CPI) pour une comparution préliminaire. L’audience de confirmation des charges a été fixée au 23 septembre.

On connaissait Bosco Ntaganda en treillis lorsqu’il était chef rebelle, avec son uniforme de l’armée congolaise lorsqu’il en était général. Mardi 26 mars, c’est dans un costume sombre, veste noire et cravate bleu foncé qu’il s’est présenté devant la Cour pénale internationale, visiblement moins à l’aise que dans les forêts de l’est de la RDC.

Au cours de cette courte apparition (moins d’une heure), il a demandé à être jugé en kinyarwanda, sa langue maternelle qu’il maîtrise mieux que l’anglais ou le français, et a décliné son identité. Il a dit être né le 5 novembre 1973 et être de nationalité congolaise (une information reprise à son compte par la Cour dans un communiqué).

Son audience de confirmation des charges a été fixée au 23 septembre prochain. La cour lui a lu les dix chefs d’accusations retenus contre lui, dont enrôlement d’enfants de moins de 15 ans, meurtre, viol et esclavage sexuel, pillage ou encore attaque contre des civils, tous commis dans la région congolaise de l’Ituri entre 2002 et 2003.

Détention provisoire ?

Bosco Ntaganda a confirmé en avoir été informé et a immédiatement ajouté son intention de plaider « non coupable ». La juge Ekaterina Trendafilova a interrompu son explication, expliquant qu’il ne s’agissait que d’une audience préliminaire et qu’il aurait d’autres opportunités de s’exprimer ultérieurement. Son avocat, Maître Hassane Bel Lakhdar, a d’ores et déjà annoncé son intention de réclamer la remise en détention provisoire de son client lors d’une prochaine audience.

Bosco Ntaganda est soupçonné d’avoir été le chef adjoint de l’état-major général des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la branche armée de l’Union des patriotes congolais (UPC), une rébellion qui opérait en Ituri. En 2012, son chef Thomas Lubanga, a été condamné à 14 ans de prison pour des faits commis sur le même territoire et à la même période.

>> Voir aussi la carte des milices armées qui pullulent dans l’est de la RDC

Recherché par la CPI depuis 2006, Bosco Ntaganda s’est rendu volontairement à l’ambassade des États-Unis au matin du 18 mars. Selon Washington, il a lui-même demandé à être remis à la CPI, ce qui fut chose faite, avec l’aide du Rwanda, le 22 mars dernier.

________

Jeuneafrique.com Par Pierre Boisselet 

Syrie/Armes chimiques: Paris, Londres, Washington veulent que l’ONU enquête

mars 20, 2013

NEW YORK (Nations unies) – La France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis vont demander au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon d’envoyer une mission d’enquête en Syrie pour vérifier les accusations évoquant l’utilisation d’armes chimiques, ont indiqué mercredi des diplomates.

Il s’agira de faire une enquête sur l’ensemble du territoire (syrien) pour faire la lumière sur toutes les allégations venant de Damas et de l’opposition, a déclaré à la presse l’ambassadeur français Gérard Araud.

Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir employé des armes chimiques dans les régions d’Alep (nord) et de Damas. Selon l’opposition, le régime a eu recours à ces armes à Khan al-Assal, près d’Alep, et à Atayba, à l’est de Damas tandis que le régime accuse l’opposition de l’avoir fait mardi à Khan al-Assal.

La Russie, alliée de Damas, s’est nettement démarquée de ses partenaires du Conseil en insistant pour que seules les accusations portées contre l’opposition syrienne par le régime fassent l’objet d’une enquête, comme le demande le gouvernement syrien.

Celui-ci a déposé mercredi une requête officielle en ce sens auprès de Ban Ki-moon. J’espère que le secrétaire général va répondre rapidement à cette demande, a déclaré à la presse l’ambassadeur russe Vitali Tchourkine, qui préside en mars le Conseil de sécurité. Il a accusé à mots couverts les Occidentaux d’avoir voulu torpiller la demande syrienne.

Depuis le début de la crise syrienne en mars 2011, Moscou s’est toujours efforcé de protéger son allié syrien, allant jusqu’à mettre son veto à trois projets de résolution occidentales au Conseil.

Nous avons reçu des rapports inquiétants sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie de la part des deux camps, a rappelé M. Araud. Les éléments dont nous disposons ne nous permettent pas de vérifier ces informations.

Il faudra pour cela envoyer sur le terrain une équipe d’experts, ce qui veut dire un accès au terrain de la part du gouvernement et de l’opposition, a-t-il noté. Sur la base du rapport des enquêteurs, le Conseil (de sécurité) en tirera les conséquences. L’emploi d’armes chimiques serait une violation très grave du droit international, a-t-il ajouté.

Le représentant permanent adjoint du Royaume-Uni Philip Parham a affirmé que cette initiative des Occidentaux était soutenue par une vaste majorité des 15 pays membres du Conseil, laissant entendre que la demande d’enquête pourrait être co-signée par plusieurs autres pays.

Selon des diplomates du Conseil, cette initiative est soutenue notamment par les Etats-Unis.

Si l’emploi d’armes chimiques était avéré, ce serait horrible, très grave et cela justifierait une réponse forte de la communauté internationale, souligné M. Parham. Mais il faut auparavant clarifier les faits, a-t-il ajouté.

Il a cependant fait valoir qu’il y avait déjà eu de nombreux cas où le gouvernement syrien avait utilisé des armes lourdes contre son propre peuple de facon disproportionnée et injustifiable.

Le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky a confirmé mercredi que l’ONU avait reçu une demande écrite des autorités syriennes pour une enquête et que celle-ci était à l’étude.

Romandie.com avec (©AFP / 21 mars 2013 00h04)

Élections au Kenya : Kenyatta en tête, le camp Odinga dénonce des résultats "trafiqués"

mars 7, 2013

Des Kenyans s'informent des résultats le 6 mars 2013 à Kisumu. Des Kenyans s’informent des résultats le 6 mars 2013 à Kisumu. © Till Muellenmeister/AFP

Selon les premiers résultats officiels annoncés jeudi matin par la commission électorale, Uhuru Kenyatta arrive largement en tête du scrutin présidentiel. Le camp de son adversaire, Raila Odinga, dénonce des résultats trafiqués et demande l’arrêt du dépouillement en cours.

Le vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta bénéficiait d’une nette avance jeudi matin sur son principal adversaire, Raila Odinga, pour l’élection présidentielle qui s’est déroulée lundi 4 mars au Kenya. Ces résultats partiels portent sur près de la moitié des votants, soit environ 4,5 millions de bulletins, alors que plus de 10 millions de personnes ont participé au scrutin, selon les estimations de la commission électorale nationale (IEBC).

De son côté, Raila Odinga dénonce déjà les résultats. Kalonzo Musyoka, colistier de l’actuel Premier ministre, a affirmé détenir « des preuves que les résultats que nous avons reçus ont été trafiqués. Dans certains cas, le nombre total de bulletins dépasse le nombre d’électeurs enregistrés ». M. Musyoka, qui veut se maintenir à son poste actuel de vice-président, aux côtés de Odinga si ce dernier est élu, a également affirmé que « des observateurs de sa coalition, Cord, s’étaient fait expulser de centres de dépouillement ». Il a cependant précisé que ses accusations ne constituaient pas un appel à la rue. « Nous sommes attachés à l’État de droit », a-t-il poursuivi.

Résultats attendus vendredi

La Commission publie depuis mercredi au compte-goutte des résultats partiels officiels du scrutin présidentiel, après qu’une panne de ses systèmes informatiques, apparemment saturés, l’a contrainte à suspendre une tentative de publication des résultats provisoires en temps réel. « Nous devrions annoncer les résultats finaux vendredi », a déclaré mercredi soir le président de la Commission, Ahmed Issack Hassan.

La veille, c’est la coalition d’Uhuru Kenyatta qui avait dénoncé le mode de calcul des résultats, risquant de la confronter à un second tour. Plus de 38 000 bulletins nuls ont été décomptés jeudi matin, selon la télévision Citizen TV, soit nettement moins que les centaines de milliers dont faisaient état les précédents résultats provisoires, et sans qu’aucune explication n’ait encore été donnée à ce propos.

 Jeuneafrique.com aveec AFP

CPI/Le bureau du procureur révèle : «Des documents ont été retrouvés dans la résidence de Gbagbo»

février 20, 2013
 
CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.

L’audience de confirmation des charges maintes fois reportée s’est finalement tenue hier. Elle a été marquée par la violente charge du bureau du procureur contre M. Gbagbo, accusé d’avoir planifié les tueries en Côte d’Ivoire.

Premier jour d’audience et première révélation notable dans l’affaire le Procureur contre Laurent Gbagbo. A l’ouverture, hier, de l’audience de confirmation des charges, à la Cour Pénale Internationale de La Haye (Hollande), les protagonistes ont immédiatement lancé les à-coups d’arguments juridiques. La charge la plus rude est venue de Mme Fatou Bensouda et de son substitut, Eric Mc Donald. Ce dernier, qui a détaillé par le menu les quatre principales accusations contre l’ex-président, a révélé que « des documents ont été retrouvés dans la résidence de M. Gbagbo ». Ces preuves, aux dires de l’accusation, confortent, plus de deux ans après la crise postélectorale, la thèse de «l’adoption et de la mise en œuvre d’une politique et d’un plan communs visant à conserver coûte que coûte le pouvoir».

Mais le public composé en grand nombre de journalistes, de membres de la Cpi et de quelques partisans de Laurent Gbagbo triés sur le volet, n’en saura pas plus. Mme Sylvia Fernandez de Gurmendi, présidente de la chambre préliminaire I a vivement déconseillé aux différentes parties de divulguer la moindre preuve en leur possession.

3500 preuves recueillies par Mme Bensouda

Très remontée par les allégations de la défense quelques minutes plus tôt, Mme Bensouda n’y est pas allée de main morte dans ses accusations contre l’ex-président ivoirien. S’exprimant au départ en Français, ensuite en Anglais, la successeure de l’Argentin Luis-Moreno Ocampo a rappelé que «de nombreuses atrocités ont été commises à grande échelle contre la population ivoirienne, après les élections». Au terme des enquêtes menées en Côte d’Ivoire par ses services, ce sont environ 3500 preuves qui ont été recueillies. Celles-ci fondent Mme Bensouda à marteler la responsabilité de l’ancien président dans les meurtres, viols, violences et autres crimes commis contre des personnes supposées proches de l’actuel président. D’où la colère de Mme la procureure qui réclame un procès exemplaire afin de décourager in fine «ceux qui prévoient accéder au pouvoir ou de s’y maintenir en ayant recours à la violence et à la brutalité». Durant les quatre heures d’audience émaillées de multiples pauses, le Bureau du procureur a eu le temps de détailler par le menu les quatre « incidents représentatifs » pour lesquels il réclame la comparution de Laurent Gbagbo.

A savoir : la répression des militants ou sympathisants du Rdr lors de la marche sur le siège de la télévision ivoirienne le 16 décembre 2010, le massacre de sept femmes à Abobo le 3 mars 2011, le bombardement au mortier du marché d’Abobo et de ses environs le 17 mars et les exécutions sommaires de populations à Yopougon au lendemain de la chute du leader du Fpi. L’accusation se dit déterminée à apporter toutes les preuves concernant ces quatre éléments, lors d’un procès qu’elle appelle de tous ses veaux.

« C’est la Côte d’Ivoire qui doit juger Gbagbo »

Moins en verve hier à la barre, Me Emmanuel Altit, le principal avocat de M. Gbagbo a plutôt fait appel à un enseignant de Droit, M. Jacobs, pour donner la réplique au Bureau du procureur. Durant de longues minutes, M. Jacobs a axé son argumentation autour de l’irrecevabilité de l’affaire devant la Cpi. D’après lui, c’est à la Côte d’Ivoire qu’il revient de juger l’ancien chef d’Etat. Evoquant à maintes reprises l’article 17 du statut de la Cour, il estime qu’il n’y a pas incapacité des juridictions ivoiriennes de juger son client. Il en veut pour preuves les arrestations et les poursuites engagées depuis quelques mois contre des proches de Laurent Gbagbo.

De plus, la défense a exigé au cours de cette audience, les preuves des Nations Unies et de la France qui sont selon elle «parties prenantes » dans la crise qui a secoué la Côte d’Ivoire.

Au terme des débats, la présidente du tribunal, Mme De Gurmendi a rejeté la requête de la défense et maintenu la poursuite de cette audience de confirmation des charges qui se poursuit ce matin. L’enjeu de ces audiences qui se poursuivent jusqu’au 28 février est de permettre à la chambre préliminaire d’avoir suffisamment de preuves afin de décider de la tenue ou non d’un procès.

Nord-Sud par Karim Wally, envoyé spécial à La Haye (Hollande)

Côted’Ivoire/Cdt Jean-Noël Abéhi, à propos de la tuerie des femmes d’Abobo : « Je n’ai pas donné l’ordre de tirer »

février 7, 2013
 
Le
© Le Patriote
Le commandant Jean-Noël Abéhi

Face aux officiers de la police judicaire, l’ex- commandant de l’escadron blindé d’Agban, Jean-Noël Abéhi a accusé les généraux Mangou et Kassaraté d’être les commanditaires des crimes qu’on lui impute.

Il parle et accuse ses anciens patrons. Le commandant Jean-Noël Abéhi a été auditionné à deux reprises par les officiers de la police judicaire à la Direction de la surveillance du territoire (Dst).

Selon des sources proches de l’enquête, l’interrogatoire a porté entre autres sur les questions du massacre des femmes d’Abobo et des militants du Rhdp au moment de l’installation de Brou Aka Pascal à la Rti.

Les confidences que nous avions pu obtenir, révèlent que l’officier à nié en bloc les accusations formulées contre lui.

Lors des différents interrogatoires serrés auxquels il a été soumis, l’officier supérieur de gendarmerie a soutenu qu’il s’est rendu «une seule fois» à Abobo au plus fort de la crise postélectorale. Ce serait le 25 février 2011, alors que le char Rg12 du Groupe d’escadron blindé (Geb) a été mis en déroute par les combattants d’Abobo.

Le commandant Jean-Noël Abéhi a confié aux enquêteurs chargés de l’entendre qu’il s’est rendu à Abobo pour voir l’état de l’engin détruit.

A la question des policiers de savoir quel rôle il a joué exactement lors de l’opération de maintien d’ordre à Abobo, rapporte nos interlocuteurs, l’ex-patron du Geb a indiqué qu’il n’était pas le chef des opérations d’Abobo. Et que cette question devait être posée au généraux Philippe Mangou et Edouard Tiapé Kassaraté qui dirigeaient, selon lui, l’armée et la gendarmerie au moment des faits. «Je ne me reconnais pas dans la tuerie des femmes d’Abobo. Il est vrai que mes éléments (du Geb, ndlr) allaient à Abobo pour le maintien d’ordre. Mais, je n’ai pas donné d’ordre pour tirer sur les femmes. Il faudra demander aux généraux Mangou et Kassaraté ce qu’il s’est passé ce jour-là », a répété l’ancien fugitif, selon notre source. Il a poursuivi pour dire que ce ne sont pas ses éléments qui ont massacré les militants du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) en décembre 2010, lors de la cérémonie d’installation de Pascal Brou Aka, nouvellement nommé directeur général de la Radiodiffusion-télévision ivoirienne (Rti) à cette époque. Ce sont donc là, l’essentiel des questions auxquelles l’officier a été soumis par les limiers.

Pour des raisons de sécurité, il est gardé dans un lieu tenu secret, à Abidjan. On se souvient qu’en juillet 2011, le colonel Ange Kessi, commissaire du gouvernement, devait auditionner l’officier dans le cadre des procédures judiciaires ouvertes et liées aux évènements de la crise postélectorale. Jean-Noël Abéhi aurait demandé aux enquêteurs de se rendre à Agban pour l’entendre, dans la mesure où, disait-il, sa sécurité n’était pas garantie en se déplaçant à la tour A, 17ème étage, siège du tribunal militaire. En guise de réponse, le procureur militaire a menacé d’aller le prendre de force à la caserne pour le mettre sous mandat de dépôt. Mais, avant que l’audition n’ait lieu, l’ex-commandant de l’escadron blindé d’Agban avait pris la fuite, le 5 juillet 2011, à l’aube. Cette fois, l’officier de gendarmerie appréhendé au Ghana devra se préparer à un procès très rude.

Nord-Sud par Bahi K.

RDC: l’armée congolaise à 20 kms des positions des rebelles

novembre 26, 2012

RDC: l'armée congolaise à 20 kms des positions des rebelles RDC: l’armée congolaise à 20 kms des positions des rebelles © AFP

Le général François Olenga, chef de l’armée de Terre congolaise, a de nouveau inspecté ses troupes lundi à Minova, à une vingtaine de kilomètres des positions des rebelles du M23 à Sake, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a constaté l’AFP.

"Vous êtes à Minova !", a déclaré le général à l’arrivée de quelques journalistes, en accusant une télévision étrangère d’avoir annoncé que Minova était "tombée". "Je vous demande de les contredire", a-t-il ajouté.

Le général était déjà présent dimanche dans cette localité où les Forces armées congolaises (FARDC) ont dû se replier jeudi après avoir échoué leur contre-offensive pour reprendre la ville de Sake, située à une vingtaine de kilomètres plus au nord, et toujours aux mains de la rébellion du M23.

"Il y a eu des traîtres (dans les FARDC). Cependant, nous devons faire face à cette agression", a dit le chef de l’armée de Terre, entouré de dizaines de soldats armés de mitrailleuses et de lance-roquettes.

Les rebelles sont des soldats des FARDC qui se sont mutinés en avril avant de créer le Mouvement du 23 mars (M23).

"Nous sommes l’armée nationale, on ne doit pas se comporter ou se mettre sur le même pied d’égalité que le M23 ou bien ceux qui soutiennent nos agresseurs", a ajouté le général.

Les FARDC ont concentré des troupes à Minova pour stopper une éventuelle avancée des rebelles au sud vers Bukavu, la capitale du Sud-Kivu. Des miliciens Maï Maï, alliées au FARDC, étaient postés à quelques kilomètres au nord de Minova, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Des experts de l’ONU accusent le Rwanda et l’Ouganda de soutenir les rebelles du M23. Kigali et Kampala démentent les accusations.

Tout juste nommé vendredi, le général Olenga remplace le général Gabriel Amisi, suspendu depuis jeudi de ses fonctions après avoir été cité dans un rapport de l’ONU l’accusant d’être impliqué dans un trafic d’armes destinées à divers groupes armés.

Jeuneafrique.com avec AFP 


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 83 followers