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Pakistan: assassinat à Karachi d’une responsable du parti d’Imran Khan

mai 18, 2013

ISLAMABAD – Une responsable du Mouvement pour la Justice (PTI) de l’ancienne vedette pakistanaise du cricket Imran Khan a été assassinée par des inconnus samedi à Karachi, dans le sud du Pakistan, ont annoncé le PTI et la police.

Zohra Hussein, 59 ans, vice-présidente de l’organisation féminine du PTI pour le Sindh, la province dont Karachi est la capitale, est tombée dans une embuscade tendue par trois hommes qui l’attendaient devant son domicile, selon ces sources.

Cet assassinat est survenu la veille d’un nouveau vote qui se tient dimanche, sur décision de la Commission électorale pakistanaise, dans 43 des 250 bureaux de vote de Karachi, à la suite d’informations sur des fraudes lors des élections législatives du 11 mai.

Zohra Hussein quittait son domicile lorsque trois hommes armés l’ont attaquée. Elle a pensé qu’ils voulaient lui voler son sac à main et le leur a donné, mais ils l’ont tuée, a déclaré à l’AFP Firdous Shamim, un dirigeant local du PTI.

La police a indiqué que les trois agresseurs avaient pu s’enfuir sur une moto après le meurtre, survenu tard dans la soirée de samedi.

Ils l’ont abattue d’une balle près du menton, elle n’a pas survécu, a indiqué à l’AFP un responsable de la police, Nasir Aftab.

L’assassinat n’a pas été immédiatement revendiqué et ses motivations sont pour le moment inconnues, selon les autorités.

La tension est vive entre le PTI et le Muttahida Qaumi Movement (MQM), parti ethnique dominant à Karachi, depuis que la formation d’Imran Khan a accusé le MQM de fraudes massives aux législatives.

Le MQM a rejeté ces accusations et a annoncé qu’il boycotterait le nouveau vote convoqué dimanche.

Les élections du 11 mai ont été largement remportées par la Ligue musulmane (PML-N) de l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif, devant le Parti du peuple pakistanais (PPP), qui dirigeait le gouvernement sortant. Le PTI a effectué une percée et est arrivé en troisième position.

Les talibans pakistanais, qui considèrent la démocratie comme non-islamique, ont tué plus de 150 personnes pendant la période électorable, dont 24 le jour même des élections.

Romandie.com avec (©AFP / 19 mai 2013 01h42)

Le procureur enquêtant sur le meurtre de Benazir Bhutto assassiné

mai 3, 2013
  • Le procureur pakistanais qui enquêtait sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto a été tué par balles vendredi à Islamabad. Chaudhry Zulfikar a été abattu de douze balles alors qu'il quittait son domicile par des hommes circulant à moto. /Photo prise le 3 mai 2013/REUTERS/Mian Khursheed

    Reuters/Reuters – Le procureur pakistanais qui enquêtait sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Benazir Bhutto a été tué par balles vendredi à Islamabad. Chaudhry Zulfikar a été abattu de douze balles …plus  alors qu’il quittait son domicile par des hommes circulant à moto. /Photo prise le 3 mai 2013/REUTERS/Mian Khursheed  moins 

ISLAMABAD (Reuters) – Le procureur pakistanais qui enquêtait sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Benazir Bhutto a été tué par balles vendredi à Islamabad, a-t-on appris de sources policières.

Chaudhry Zulfikar a été abattu de douze balles alors qu’il quittait son domicile. Ses agresseurs circulaient à moto.

Il dirigeait l’enquête sur la mort de Benazir Bhutto, assassinée en décembre 2007 à Rawalpindi, près d’Islamabad, alors qu’elle était en campagne électorale et qu’elle venait de rentrer dans son pays.

Le magistrat était également responsable de l’enquête au Pakistan sur les attentats de Bombay de 2008 qui ont fait 166 morts. L’Inde affirme que les commandos ayant semé la terreur dans la capitale économique du pays venaient du Pakistan.

Benazir Bhutto a été tuée dans un attentat suicide lors d’un meeting. Son père, Zulfikar Ali Bhutto, fondateur de l’actuel parti au pouvoir (Parti du peuple pakistanais, PPP), a été pendu par les militaires en 1979 après avoir dirigé le pays.

Dans un rapport publié en 2010, une commission d’enquête des Nations unies disait ne pas pouvoir exclure une implication dans l’attentat de membres des services de sécurité et de l’armée.

Benazir Bhutto était une adversaire farouche des taliban pakistanais et des organisations islamistes soutenus par certains au sein de l’armée. Elle faisait l’objet d’une forte suspicion de la part des militaires.

L’assassinat du procureur intervient une semaine après la mise en détention de l’ancien président et ancien chef d’état-major Pervez Musharraf, revenu en mars de quatre ans d’exil pour se présenter aux élections législatives du 11 mai prochain.

COLÈRE DE L’ARMÉE

C’était la première fois qu’un tel traitement était réservé à un haut gradé, remettant en cause la règle non écrite selon laquelle les militaires sont intouchables au Pakistan.

La Haute Cour de Peshawar, dans le nord-est du Pakistan, a jugé mardi que Musharraf était inéligible à vie, une décision justifiée selon les juges par les charges pesant contre l’ex-homme fort du Pakistan visé par des poursuites judiciaires.

L’arrêt de la cour a provoqué la colère du général Ashfaq Kayani, chef de l’armée pakistanaise, considéré comme l’homme le plus influent du pays.

"A mon avis, il ne s’agit pas d’une simple punition, mais la prise de conscience et la participation des masses pourraient vraiment mettre fin à ce jeu de cache-cache entre la démocratie et la dictature", a-t-il déclaré.

Depuis l’indépendance obtenue il y a 66 ans, l’armée a toujours joué un rôle déterminant au Pakistan, assumant le pouvoir pendant plus de la moitié de cette période.

Depuis quelques années, les militaires ont accordé une plus grande marge de manoeuvre aux civils, les laissant assumer les conséquences de certaines erreurs politiques, mais ont continué à oeuvrer en coulisses.

Les relations entre Kayani et le pouvoir civil ont toujours été délicates. Le général doit maintenant composer avec une Cour suprême de plus en plus interventionniste sur la question du respect des droits de l’homme par les militaires.

Reuters

Margaret Thatcher, des obsèques dignes d’une reine

avril 17, 2013

La dame de fer a eu droit à un enterrement grandiose 

 
Photos- Margaret Thatcher, des obsèques dignes d’une reine

 
Mercredi se sont tenues les obsèques de Margaret Thatcher. Un enterrement en grande pompe, dû à son rang d’ancien Premier ministre, auquel ont assisté la reine Elizabeth II ainsi que 2300 personnes.

C’est tout de noir vêtue que la reine Elizabeth II, accompagnée du prince Philip, a assisté aux obsèques de Margaret Thatcher mercredi. Si elle n’a pas accueilli le cercueil de la dame de fer sur le perron de la cathédrale St. Paul, comme elle avait pu le faire lors de l’enterrement de Winston Churchill en 1965, elle était au premier rang de l’assemblée lors de l’office religieux.

2300 invités étaient présents, parmi lesquels de nombreux représentants de pays étrangers. Aucun membre de l’exécutif français n’avait fait le déplacement, seule Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, représentait notre pays. Autres absents de marque: les membres de l’administration de Barack Obama. Les Etats-Unis étaient représentés par Henry Kissinger et de hauts fonctionnaires ayant travaillé avec Ronald Reagan, le fidèle allié de Margaret Thatcher lorsque celle-ci occupait le 10 Downing Street. Mikhaïl Gorbatchev était lui aussi absent, pour des raisons de santé.

En revanche, tous les anciens Premiers ministres britanniques sont venus assister aux funérailles de celle qui a battu un record de longévité en occupant le poste onze ans. David Cameron, l’actuel chef du gouvernement, a déclaré: «C’est l’hommage qui convient pour un grand Premier ministre, respecté à travers le monde. Et je pense que les autres pays seraient fondés à penser que la Grande-Bretagne ferait totalement fausse route si nous ne marquions pas cet événement comme il se doit».

Les obsèques de Margaret Thatcher ont donc été célébrées dignement, pour un coût de 12 millions d’euros qui a choqué certains Britanniques. La dame de fer n’a pas laissé un souvenir impérissable auprès d’une grande partie de la population du royaume, d’ailleurs certains sont venus manifester leur mécontentement en sifflant ou tournant le dos sur le passage du cercueil.

Big Ben n’a pas sonné, ce qui n’était pas arrivé depuis les funérailles de Churchill, tandis que des salves ont été tirées depuis la Tour de Londres pour accompagner le défilé (sous haute sécurité) entre Westminster et la cathédrale. 

Le corps de Margaret Thatcher devait ensuite être incinéré au cours d’une cérémonie organisée dans la stricte intimité familiale, en présence de ses enfants Carol et Mark.

 Gala.fr par Laure Costey et Jean-Christian Hay

ALERTE – Justin Trudeau élu chef du Parti libéral du Canada

avril 14, 2013

MONTREAL – Le député Justin Trudeau, fils de l’ancien Premier ministre Pierre Elliott Trudeau, a été élu dimanche à la direction du Parti libéral canadien, qu’il devra relancer après un grave échec électoral subi en 2011.

L’ancien enseignant de 41 ans, élu député pour la première fois à Montréal en 2008, puis réélu en 2011, a obtenu plus de 80% des voix exprimées dans 308 circonscriptions au premier tour d’un vote sur internet auquel ont participé plus de 100.000 membres et partisans des libéraux, sur 127.000 inscrits, a annoncé la formation lors d’une réunion à Ottawa.

Romandie.com avec (©AFP / 15 avril 2013 00h38)

Justice belge : qui a tué l’ancien Premier ministre congolais, Patrice Lumumba ?

décembre 31, 2012

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Patrice Lumumba (à dr.) et Joseph Okito, après leur arrestation en décembre 1960. © AFP

Le 17 janvier 1961, l’ancien Premier ministre congolais Patrice Lumumba était assassiné. Une mort tragique orchestrée depuis Léopoldville, Bruxelles et Washington. Et sur laquelle la justice belge a récemment décidé d’enquêter.

Il y a de la barbarie dans l’exécution de Patrice Lumumba, sur laquelle la justice belge a décidé, le 12 décembre, d’ouvrir une enquête. Le 2 décembre 1960, quand l’ancien Premier ministre est exhibé à l’aéroport de Léopoldville (Kinshasa), après sa capture sur la route de Stanleyville (Kisangani) par Joseph-Désiré Mobutu, le chef d’état-major de l’armée congolaise, il n’est déjà plus traité comme un homme. Le soldat qui le saisit par les cheveux et lui relève la tête pour le montrer aux caméras… L’image reste dans toutes les mémoires. Le vainqueur des élections de mai 1960 n’est plus qu’un trophée de chasse.

Le dernier jour de sa vie, le 17 janvier 1961, ses bourreaux sont d’une cruauté indicible. Dans le DC-4 qui l’emmène de Moanda à Élisabethville (Lubumbashi), ses gardes congolais sont imbibés de whisky. Ils le frappent si fort, à coups de pied, à coups de crosse, que le commandant de bord belge leur fait remarquer que des mouvements aussi brusques menacent la sécurité de l’avion. À l’atterrissage, avec ses deux compagnons de supplice (Joseph Okito et Maurice Mpolo), il est encore roué de coups. Un sous-officier belge participe au lynchage. Dans la villa où ils sont gardés avant leur assassinat, plusieurs ministres du gouvernement katangais s’y mettent à leur tour. « Le costume de Moïse Tshombe [président autoproclamé du Katanga, NDLR] était tâché de sang », dira le lendemain son chef de cabinet. À 23 heures, c’est l’exécution. Dans une clairière, un capitaine belge commande le peloton, composé de quatre Congolais. Tshombe est là, avec ses ministres. Et, comme si cela ne suffisait pas, quelques jours après la rafale mortelle, les corps des trois suppliciés sont découpés et dissous dans un fût d’acide sulfurique par deux policiers belges. Le degré zéro de l’humanité.

À l’origine de cette cruauté, la peur qui s’est emparée des Blancs du Congo. Pourquoi ce sous-officier belge frappe-t-il Lumumba, ce 17 janvier 1961 ? Parce qu’il veut « venger » les femmes blanches violées six mois plus tôt à Thysville (aujourd’hui Mbanza-Ngungu), à 150 km au sud-ouest de Léopoldville. Dans le Congo de l’époque vivent plusieurs dizaines de milliers d’Européens, des Belges pour la plupart. Comme l’Algérie, comme l’Afrique du Sud, le Congo est une colonie de peuplement. La presse anglo-saxonne compare volontiers ce pays au régime d’apartheid d’Afrique du Sud. Chez les ultras belges du Katanga, le colonel Massu, le chef des parachutistes français d’Alger, est un héros. « Ce que fut le Congo belge est devenu un chaos », a lancé Baudouin, le roi des Belges, trois semaines après l’indépendance, le 21 juillet 1960. Et pour lui, l’homme du chaos, c’est Lumumba. En septembre, le Parlement belge a voté des fonds secrets pour financer le camp anti-Lumumba. À la tête de l’Opération des Nations unies au Congo (Onuc), l’Américain Andrew Cordier a confié à l’un de ses proches : « Nkrumah est le Mussolini d’Afrique, et Lumumba son petit Hitler. » Et le numéro un des services secrets belges à Léopoldville, le colonel Marlière, qui appelle Lumumba Satan dans ses messages codés, a affirmé : « Cet homme doit être supprimé, c’est une oeuvre de salubrité publique. »

Racisme

Les hommes clés de l’affaire

o Gaston Eyskens (1905-1988), Premier ministre belge de juin 1958 à avril 1961, il est habile et coriace. Les coalitions changent, mais lui, l’ancien professeur à l’université catholique de Louvain, reste aux affaires. La preuve : en août 1960, il résiste à une offensive du roi Baudouin, qui le trouve trop modéré sur le dossier congolais et veut le débarquer.

o Le comte Harold d’Aspremont Lynden (1914-1967), ministre des Affaires africaines de septembre 1960 à avril 1961. Aspremont, c’est le Foccart de Bruxelles. Ancien résistant, il est au cabinet du Premier ministre quand le Katanga fait sécession. Aussitôt, Eyskens l’y envoie comme proconsul, puis lui confie les commandes du Congo à Bruxelles. Le mot d’ordre du 6 octobre : « L’objectif principal est évidemment l’élimination définitive de Lumumba », c’est lui. Le télex du 16 janvier à Élisabethville, c’est encore lui.

o Joseph Kasa-Vubu (1915-1969), premier président de la République du Congo à partir du 30 juin 1960.

o Le colonel Joseph-Désiré Mobutu (1930-1997), chef d’état-major de l’armée congolaise à partir du 5 juillet 1960. Le 14 septembre, il « neutralise » Kasa-Vubu et Lumumba et prend le pouvoir une première fois.

o Victor Nendaka (1923-2002), directeur de la Sûreté congolaise à partir de septembre 1960. Très brillant, il est d’abord le bras droit de Lumumba, puis celui de Mobutu. o Le colonel Louis Marlière (mort en mai 2000), chef des services belges à Léopoldville et conseiller de Mobutu à partir de juillet 1960.

o Larry Devlin (1922-2008), chef de la CIA au Congo de 1960 à 1967.
La peur, donc, mais aussi une bonne dose de racisme ordinaire. En 2001, une commission parlementaire belge dira pudiquement qu’« en 1960, la mentalité de certains Belges demeurait imprégnée de colonialisme. » Dans les années 1950, l’évêque du Katanga, Mgr de Hemptinne, déclarait encore que « la race noire (n’avait) rien derrière elle. Peuple sans écriture, peuple sans Histoire, sans philosophie, sans consistance aucune… » L’autre ressort de cette cruauté, c’est l’anticommunisme. En juillet 1960, Lumumba a commis la maladresse de demander l’aide des Soviétiques pour transporter ses troupes jusqu’au front katangais. Le 18 août, à Washington, le président Eisenhower a présidé une réunion du Conseil de sécurité nationale. Le directeur de la CIA, Allen Dulles, a plaidé pour l’élimination physique de Lumumba. « Il y eut un silence de quinze secondes, puis le meeting se poursuivit », racontera un témoin. D’où la fameuse tentative d’empoisonnement avec un dentifrice spécial. « Si Lumumba se brosse les dents avec, il attrapera une poliomyélite foudroyante. Ni vu ni connu », avait alors confié un tueur professionnel à Larry Devlin, le chef de la CIA au Congo…

"Si je meurs demain, ce sera parce qu’un Blanc aura armé un Noir", avait un jour dit Lumumba.
Diabolique

Un jour, Lumumba a dit : « Si je meurs demain, ce sera parce qu’un Blanc aura armé un Noir. » C’est après la pénible scène de son arrestation, en décembre 1960, que les Belges et les Américains conçoivent ce plan diabolique : faire éliminer Lumumba par ses frères congolais. À Léopoldville ? Non. Mobutu lui-même est réticent. Il a été très proche du leader du Mouvement national congolais (MNC). Il connaît son charisme au Congo et sur tout le continent – en 1958, lors d’une conférence à Accra, Lumumba a fraternisé avec Nasser, Nkrumah et Sékou Touré. Rusé, Mobutu sait que, s’il porte la responsabilité directe de la mort de Lumumba, il le paiera un jour. Par ailleurs, le 24 novembre, les Nations unies ont reconnu le gouvernement de Kasa-Vubu aux dépens de celui de Lumumba (53 voix contre 24). Pour les Occidentaux, ce n’est pas le moment de mettre un assassinat politique sur le dos de leur ami Kasa-Vubu. Son régime est trop fragile. Reste la solution katangaise. En juillet 1960, la province cuprifère du sud du Congo a proclamé son indépendance. Moïse Tshombe préside, mais les Belges gouvernent. Tshombe a toutes les raisons de vouloir éliminer Lumumba, mais, comme Mobutu, il devine que le prix à payer sera très lourd. D’abord pour sa chère province. Fini l’espoir de la reconnaissance internationale d’un Katanga indépendant. Ensuite pour lui-même. Et il n’a pas tort : dès que le Front de libération nationale (FLN) prendra le pouvoir à Alger, il poursuivra Tshombe de sa haine vengeresse, lui qu’il tient en partie pour responsable de la mort de Lumumba. En juin 1967, le président Boumédiène fera détourner son avion au-dessus des Baléares, et l’enfermera dans un cachot où il mourra deux ans plus tard, officiellement d’une « crise cardiaque ».

En 1960, Tshombe pressent-il tout cela ? Ce qui est sûr, c’est que jusqu’à la mi-janvier 1961, ses tuteurs belges d’Élisabethville et lui-même ont fait savoir à Bruxelles qu’ils ne voulaient pas recevoir le « cadeau empoisonné » Lumumba.

Le 13 janvier 1961, tout s’emballe. Une mutinerie éclate au camp militaire de Thysville, où Lumumba est enfermé depuis six semaines. Du fond de son cachot, le tribun nationaliste a retourné une partie de ses geôliers. Panique chez les Blancs de Léopoldville. Mobutu et Victor Nendaka, le directeur de la Sûreté, un dur, réquisitionnent Kasa-Vubu et s’envolent pour Thysville, où ils rétablissent la situation in extremis, avec des liasses de billets. Mais le chef du camp, le colonel Bobozo, un Ngbandi comme Mobutu, dit à celui-ci : « Si une nouvelle mutinerie éclate, je ne pourrai plus garder Lumumba en prison. »

Aussitôt, le scénario katangais est enclenché. Le 16 janvier au matin, un télex de Bruxelles intime l’ordre à Élisabethville de recevoir le prisonnier. Vu les propos publics des ministres de Tshombe (« S’il vient chez nous, nous le tuerons »), aucun doute n’est permis sur le sort qui attend Lumumba. Ce jour-là, le Premier ministre belge, Gaston Eyskens, et Mobutu décident de sang-froid la mort de Lumumba, avec la bénédiction de Dwight Eisenhower. Un crime d’État et, pour les Congolais, le premier pas d’une longue descente aux enfers.

Qui sont les huit Belges encore en vie mis en cause par la justice ?

La famille Lumumba, à l’origine de la procédure, refuse de dévoiler leurs noms. Selon l’agence Belga, il pourrait notamment s’agir de Jacques Brassinne, un diplomate qui était, sous la présidence Tshombe, membre du « Bureau conseil », le gouvernement parallèle des Belges à Élisabethville. Étienne Davignon serait également dans le viseur : ancien vice-président de la Commission européenne, père de la compagnie Brussels Airlines, il était à l’époque diplomate. Quant à Charles Huyghé, il était le chef de cabinet du ministre katangais de la Défense. Vu leur jeune âge au moment des faits, tous trois n’étaient sans doute que des seconds couteaux.

Jeuneafrique.com par Christophe Boisbouvier

Fillon va saisir la justice pour régler le conflit à l’UMP

novembre 25, 2012
  • L'ancien Premier ministre François Fillon compte saisir la justice pour régler le conflit sur l'élection du président de l'UMP, où il conteste la victoire de son rival Jean-François Copé proclamée par une instance interne. /Photo prise le 23 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo FuentesPhoto prise le 23 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes
L’ancien Premier ministre François Fillon a annoncé dimanche soir qu’il allait saisir la justice pour régler le conflit sur l’élection du président de l’UMP, où il conteste la victoire de son rival Jean-François Copé proclamée par une instance interne.

Cette annonce a été faite juste après l’échec d’une médiation tentée par l’ancien président du mouvement Alain Juppé, qui a jeté l’éponge après une réunion tripartite à l’Assemblée nationale.

"Soucieux de sortir de l’impasse dans laquelle les coups de force successifs de Jean-François Copé ont plongé notre parti, je saisirai la justice pour rétablir la vérité des résultats et rendre la parole aux militants", écrit François Fillon dans un communiqué.

Reuters (PARIS)

Fillon prend acte de la victoire de Copé et parle de fracture

novembre 19, 2012

PARIS (Reuters) – François Fillon a "pris acte" lundi soir de la victoire de Jean-François Copé à la présidence de l’UMP, malgré une procédure qui "ne recueille pas son approbation" et souffre selon lui de "nombreuses irrégularités". 

"J’ai pris acte de ce résultat. La vérité m’oblige à dire que j’aurais préféré m’en satisfaire. Tel n’est pas le cas", a déclaré l’ancien Premier ministre, battu de 98 voix, lors d’une brève déclaration à son QG parisien.

François Fillon s’est dit "frappé" par la "fracture qui traverse" l’UMP, "une fracture politique et morale".

Il a marqué sa volonté de "réduire" et "dépasser" cette fracture et a annoncé qu’il ferait "connaître dans les jours qui viennent la forme que prendra pour l’avenir on engagement politique".

Le Point.fr par Sophie Louet

Pendant ce temps-là, Papandréou enseigne la crise à Harvard

octobre 24, 2012

Georges Papandréou.

Georges Papandréou. © Georges Gobet / AFP

L’ancien Premier ministre grec recevra 46 000 euros par mois pour ces cours. Les internautes grecs n’ont pas l’air d’apprécier. Florilège.

Cette semaine, c’était la rentrée des classes pour Georges Papandréou. L’ancien Premier ministre grec est toujours député du Pasok – le parti socialiste – à Athènes, et il est toujours aussi controversé et accusé de tous les maux du pays. Mais, à ses heures perdues, il enseigne aussi ses expériences de la crise économique et politique à la prestigieuse université de Harvard, dans le Massachusetts.

Lundi, il était l’invité d’une table ronde organisée par un think tank américain pour présenter ses cours qui seront dispensés sous forme de séminaires. Selon la presse grecque, le salaire du nouveau professeur serait de 46 000 euros par mois. À en croire le site d’information iNews, Georges Papandréou est déjà très populaire auprès des étudiants. D’autres sites ont filmé clandestinement ses interventions sans couper les applaudissements.

"Plus difficile d’être étudiant que prof à Harvard"

Mais le ton est bien différent sur la Toile. Certains se demandent si l’ex-Premier ministre grec, qui a contribué à la mise sous tutelle du pays par le Fonds monétaire international et l’Union européenne, possède une légitimité quelconque pour donner de tels cours. "Il devrait plutôt enseigner comment avoir une moustache impeccable", lance un internaute. "Est-ce que Harvard est encore une faculté réputée ou est-ce devenu un simple BTS pour politiciens qui ont échoué ? Il est plus difficile d’être étudiant que professeur à Harvard", répond un autre. "Si les étudiants de Papandréou deviennent les futurs dirigeants du monde, nous allons vite mourir de rigueur", conclut une troisième.

Des photos satiriques sont aussi diffusées, comme celle d’un étudiant faisant la manche, affublé d’une pancarte portant l’inscription : "S’il vous plaît, aidez-moi, mon professeur à Harvard était Papandréou, je n’ai aucun avenir." Nombre de blogueurs demandent que son salaire soit versé à l’État grec pour rembourser la dette abyssale du pays. Enfin, une poignée de commentateurs estiment, plus amèrement, que Georges Papandréou a réussi à transformer la Grèce, un pays paisible et onirique, en un cas d’école économique et politique à ne pas suivre.

Liberation.fr par Christophe Donner

Côte d’Ivoire : un post du blog de Guillaume Soro appelle à "éradiquer" le FPI, qualifié d’"organisation terroriste"

août 21, 2012

Capture d'écran du blog de Guillaume Soro. Capture d’écran du blog de Guillaume Soro. ©

On aurait pu attendre moins "clivant" de la part du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, pays à la recherche d’une réconciliation qui semble toujours hors de portée. Sur son blog personnel relayé par les réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre Guillaume Soro a publié, mardi 21 août, un article intitulé "Le FPI : une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer", signé par un de ses conseillers spéciaux. L’ancien parti de Laurent Gbagbo y est comparé à Al-Qaïda ou encore au Mujao.

Le 4 juillet 2012, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, déclarait : « La réconciliation nationale fait son chemin en Côte d’Ivoire ». Il semble cependant que, dans son esprit, les efforts d’apaisement soient désormais bien loin. Alors que le pays est secoué par des violences, dont les auteurs ne sont pas encore clairement identifiés, les propos belliqueux reviennent au pas de charge. Jusqu’au plus haut sommet de l’État.

De fait, Guillaume Soro a relayé sur son blog personnel, mardi 21 août, les écrits d’un de ses conseillers les plus proches, Félicien Sékongo, ancien porte-parole des Forces Nouvelles (ex-rebéllion). L’article, intitulé « Le FPI : une organisation terroriste à éradiquer », n’est rien de moins qu’un tract incendiaire à l’encontre du Front populaire ivoirien (FPI), l’ancien parti de Laurent Gbagbo, accusé – sans preuves – d’être derrière les récentes attaques contre les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

"Au nom de l’humanité"

« Aqmi, Al Qaïda, Mujao… Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. En Côte d’Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI », explique le texte, qui trônait fièrement, mardi après-midi, en Une du blog de Guillaume Soro.

Et d’expliquer « par a + b » que « l’essence politique du FPI, c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu’un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis et que cela devait même être source de réjouissance. » Avant de conclure : « C’est le lieu donc d’appeler à l’union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l’humanité. » Rien que cela.

La Côte d’Ivoire avait-elle besoin d’un nouvel appel à la violence ? Surtout émanant du second personnage de l’État ? Les Ivoiriens jugeront.

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

François Fillon blessé dans un accident de scooter en Italie

juillet 30, 2012

Capri, c’est le pied 

 
 L’ancien Premier ministre François Fillon s’est fracturé le pied hier après-midi à Capri après avoir perdu le contrôle de son scooter.

Ce devait être une belle journée pour François Fillon sur l’île de Capri, en Italie. Arrivé jeudi, il a passé le week-end en compagnie de Luca di Montezemolo, nous apprend l’agence de presse italienne Ansa. Ce monsieur n’est autre que le président de la luxueuse marque de voitures Ferrari. Profitant du soleil méditerranéen, François Fillon s’est aventuré seul sur les routes de l’île en scooter. Mais hier après-midi, un accident s’est produit alors qu’il se trouvait sur son deux-roues. D’après l’AFP, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a subitement perdu le contrôle de son véhicule. Tombé de son scooter, François Fillon a entraîné l’engin dans sa chute et celui-ci a écrasé le pied du candidat à la présidence de l’UMP. Les secours ont transporté l’homme politique jusqu’à la Villa Stuart, une clinique spécialisée dans les affections qui touchent les athlètes.

Les médecins ont opéré le pied fracturé de François Fillon, qui sera bientôt rapatrié en France, d’après ses proches. Lui qui est aujourd’hui en lice contre de nombreux rivaux pour la tête de l’UMP devra prendre quelques jours de repos. Mais son entourage est déjà prêt à repartir à la conquête des voix au sein du parti : « De toutes les façons, il reprendra sa campagne, on verra à quel moment et dans quelles conditions », glissent ses collaborateurs. Après un tel accident, pas sûr que François Fillon garde un souvenir ému de l’île. Pour lui, Capri, c’est fini (HAHAHA).

Voici.fr par J.M.


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