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Niger: des "terroristes" se sont évadés de la prison de Niamey

juin 2, 2013
Niger: des 'terroristes' se sont évadés de la prison de Niamey Niger: des "terroristes" se sont évadés de la prison de Niamey © AFP

Une vingtaine de détenus, dont plusieurs "terroristes", se sont évadés lors des troubles survenus samedi à la prison de Niamey, a annoncé dimanche le gouvernement nigérien.

"Les événements d’hier (samedi) ont permis l’évasion d’environ 22 personnes, parmi lesquelles des terroristes", a déclaré lors d’un point presse le ministre de la Justice Marou Amadou.

"Parmi ces personnes il y a le nommé Shedani qui était déjà condamné pour l’assassinat de quatre Saoudiens et d’un Américain. Ce monsieur est activement recherché", a-t-il indiqué, sans plus de précision.

Quatre Saoudiens avaient été tués en 2009 dans l’attaque de leur convoi près de la frontière malienne. Le ressortissant américain auquel il est fait allusion avait été tué en 2000 devant un bar de la capitale nigérienne.

Selon le dernier bilan, trois gardiens ont été tués lors de l’évasion de samedi, l’un des trois gardiens blessés ayant succombé à ses blessures, a poursuivi M. Amadou, par ailleurs porte-parole du gouvernement.

Les autorités avaient évoqué samedi une tentative d’évasion perpétrée par des "détenus déjà inculpés pour +association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste+".

"Il ressort des premiers constats établis sur les lieux que les agresseurs ont manifestement bénéficié de complicités extérieures quant à l’arme introduite dans la prison", a souligné le ministre.

Ces troubles sont survenus une dizaine de jours après un double attentat suicide dans le nord du Niger, revendiqué par des groupes jihadistes qui ont mis en cause la participation de ce pays à l’intervention franco-africaine au Mali voisin.

Jeuneafrique.com avec AFP

Guinée : peine de mort requise contre quatre prévenus après l’attaque contre Alpha Condé en 2011

juin 1, 2013
Le président guinéen Alpha Condé. Le président guinéen Alpha Condé. © AFP

Le procureur d’une Cour d’assises de Conakry a requis vendredi soir la peine de mort contre quatre prévenus et la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre autres, dans l’attaque du domicile du président Alpha Condé en juillet 2011, a-t-on appris de source judiciaire.

Le procureur de la République, William Fernandez, a requis la peine de mort contre deux militaires et deux civils dont une femme, et la "réclusion criminelle à perpétuité" pour quatre autres militaires, selon cette source judiciaire. Ces huit prévenus sont, selon M. Fernandez, "coupables de faits de complicité, d’association de malfaiteurs, d’attentat contre l’autorité de l’Etat, d’assassinat, de tentative d’assassinat, de détention illégale d’armes de guerres et munitions". Il a requis une peine de quinze ans ferme pour trois autres militaires et dix ans ferme contre deux autres prévenus dont l’identité n’a pas été précisée.

M. Fernandez a demandé des peines de trois à huit ans pour huit autres prévenus. Deux ans de prison ferme ont été requis contre un autre officier, en plus d’autres peines, non précisées, contre deux autres prévenus. Le procureur a demandé l’acquittement pour huit autres accusés, tous hauts gradés de l’armée guinéenne.

Le procès, entamé en janvier, se poursuit lundi avec les plaidoiries de la défense. Le 19 juillet 2011, le domicile privé du chef de l’Etat guinéen avait été attaqué de nuit par des inconnus. Après cette attaque, une soixantaine de personnes avaient été arrêtées dont 43 militaires et notamment le général Nouhou Thiam, ancien chef d’état major de l’armée sous le régime de la transition dirigé par le général Sékouba Konaté (janvier-décembre 2010).

Le général Thiam ne figure pas parmi les personnes jugées vendredi car il est poursuivi avec trois autres officiers supérieurs de l’armée devant un tribunal militaire. Certains accusés avaient bénéficié d’un non-lieu, mais trois autres sont morts en détention.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : les soldats burkinabè de la Misma en alerte maximum à Tombouctou

mai 27, 2013
Des soldats burkinabè au Mali en 2013. Des soldats burkinabè au Mali en 2013. © Reuters

Le double attentat qui a frappé le Niger, le 23 mai, n’est pas pour rassurer le bataillon burkinabè de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), basé à Tombouctou. Si les soldats sont en état d’alerte maximum, les moyens dont ils bénéficient sont loin d’être infaillibles.

Tombouctou, le 22 mai. Un léger vent sec et poussiéreux enveloppe la ville lorsque l’avion du chef de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), Pierre Buyoya, atterrit à 7h du matin. En tenue de treillis et béret rouge, le commandant du bataillon « Badenya », le colonel Gilles Bationo, est sur le tarmac pour accueillir son hôte, qui vient rendre visite aux quelques 500 soldats burkinabè présents dans la « Ville au 333 saints ».

Depuis leur arrivée à Tombouctou, fin avril, ceux-ci sont installés à l’aéroport, à 4 km au sud de la ville. Ils ne se sont pas encore confrontés aux jihadistes, mais malgré le calme qui règne, l’inquiétude est grande. « Le double attentat au Niger signifie qu’on doit se préparer, les prochains attaques pourraient avoir lieu à Tombouctou », explique quelques jours plus tard le colonel Bationo.

Le manque de matériel et les difficultés climatiques ne rassurent pas le bataillon. « Nous sommes venu avec de appareils de vision nocturne de deuxième génération. Avec un vent de poussière ou une nuit sans lune, on ne peut rien voir. Il nous faut des instruments de quatrième génération ». Quant à la rapidité et la maîtrise du terrain par l’ennemi, elle en agace plus d’un. « Les groupes armés circulent dans le désert et sur les dunes de sable avec des pick-up à essence beaucoup plus rapides que les nôtres qui sont à gas-oil », dit le colonel.

Détachement français

Autre problème : la piste d’atterrissage de l’aéroport n’est pas suffisamment sécurisée, selon Washington. Les jihadistes pourraient notamment lancer une attaque à partir de la forêt au sud de l’aéroport. « Nos amis américains refusent d’atterrir à Tombouctou, ils considèrent qu’il y a un risque d’insécurité à cause des arbustes alentour, et nous n’avons pas de machines pour les couper… En cas d’incendie d’avion, on ne peut rien faire car il n’y a aucune citerne de sapeurs pompier à Tombouctou », poursuit le colonel Bationo.

Le bataillon burkinabè bénéficie cependant du soutien du détachement de liaison de l’armée française, composé d’une vingtaine d’hommes stationnés à l’aéroport de Tombouctou. « Nous avons pour mission de faire tout ce qui dépasse les moyens des Burkinabè. Nous faisons appel au support aérien et nous les appuyons au sol s’il le faut », dit le capitaine Pierre, chef du détachement tricolore. Là encore, la présence française semble encore indispensable.

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Jeuneafrique.com Par Baba Ahmed, à Tombouctou

 

Mali: attentat suicide près de Gao, 2 soldats maliens et 5 islamistes tués

mai 4, 2013
Mali: attentat suicide près de Gao, 2 soldats maliens et 5 islamistes tués Mali: attentat suicide près de Gao, 2 soldats maliens et 5 islamistes tués © AFP

Cinq jihadistes se sont fait exploser samedi près de Gao, dans le nord-est du Mali, près d’une patrouille de l’armée malienne dont deux soldats ont également été tués, a-t-on appris de source militaire malienne.

"Une patrouille militaire malienne était dans la localité de Hamakouladji (40 km au nord de Gao) ce samedi. Des jihadistes se sont faits exploser à leur passage. Deux militaires maliens ont été tués sur le coup. Cinq jihadistes sont également morts", a déclaré à l’AFP une source militaire malienne contactée à Gao, la plus grande ville du nord du Mali.

Jeuneafrique.com avec AFP

Rwanda : les introuvables révélations de Théogène Rudasingwa sur l’attentat du 6 avril 1994

avril 26, 2013
Théogène Rudasingwa. Théogène Rudasingwa. © AFP

Alors qu’un nouveau témoignage censé incriminer Paul Kagamé dans l’attentat du 6 avril 1994 apparaît fragile, "Jeune Afrique" dévoile le contenu de l’audition de l’opposant rwandais Théogène Rudasingwa par le juge Marc Trévidic, en avril 2012.

La réaction ne s’est pas fait attendre. Moins de quinze jours après la diffusion par Canal+ d’une enquête qui déconstruit méthodiquement la thèse du juge Jean-Louis Bruguière attribuant au Front patriotique rwandais (FPR, à l’époque mouvement politico-militaire essentiellement tutsi) la responsabilité de l’attentat du 6 avril 1994, un transfuge de l’ex-rébellion sort du bois pour tenter de la ressusciter.

>> À lire sur le même sujet : "Génocide rwandais : le documentaire qui accuse le juge Bruguière"

Selon l’hebdomadaire Marianne, Jean-Marie Micombero affirme que «  ce sont bien ses anciens compagnons du FPR qui sont à l’origine de l’attentat  » contre l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana, « mais aussi du meurtre de trois Français, deux jours plus tard [les gendarmes Jean-Paul Maïer et Alain Didot et l'épouse du second, Gilda Didot, NDLR] ». Micombero, écrit Marianne, appartenait à l’époque à « une petite section chargée du renseignement et dépendant directement du high command de Kagamé », ce qui lui aurait permis de disposer d’informations de première main sur ces deux épisodes jamais élucidés.

L’hebdomadaire omet toutefois de préciser que le pedigree de ce témoin-miracle incite à prendre son témoignage avec prudence. Condamné en 2007 par une cour militaire rwandaise pour  falsification de documents –  peine ramenée à un an de prison en appel, l’homme ayant plaidé coupable  –, il s’est installé en Belgique il y a deux ans et a rejoint le Congrès national rwandais (CNR) de Théogène Rudasingwa, l’un des principaux mouvements de l’opposition en exil. Selon des sources au sein de l’armée rwandaise, Micombero, qui n’était qu’un simple sergent en 1994, n’a jamais appartenu à une unité de renseignement et ne pouvait, vu son grade, avoir accès aux communications stratégiques du haut commandement.

Une audition vide de révélations

Son témoignage n’est pas sans rappeler celui de son camarade de parti, Théogène Rudasingwa. Fin 2011, cet ancien secrétaire général du FPR avait claironné sur sa page Facebook qu’il détenait des éléments accablants démontrant la responsabilité dans l’attentat de Paul Kagamé. Le 20 avril 2012, Rudasingwa était entendu à Paris par le juge Marc Trévidic. Le procès-verbal de son audition, que Jeune Afrique a pu consulter via l’un des Rwandais mis en examen, offre une illustration saisissante des témoignages à géométrie variable qui se sont accumulés dans ce dossier. Face au magistrat antiterroriste, loin des révélations accablantes promises aux médias, Rudasingwa n’apportait en effet aucun élément sérieux susceptible de faire progresser l’enquête.

Lorsque Marc Trévidic lui demande de quelles informations il dispose pour attribuer ce crime à son ancien mentor, Rudasingwa se borne à évoquer une confidence que lui aurait faite l’actuel président rwandais lors d’un tête-à-tête. « Paul Kagamé m’a dit [en juillet 1994] qu’il avait décidé l’attentat parce qu’il savait qu’Arusha [les accords de paix signés en août 1993 dans cette ville tanzanienne, NDLR] n’allait pas marcher. Il m’a dit qu’il avait pensé que si on supprimait la tête du régime, le régime tomberait. » Pour le reste, l’ancien cadre du FPR affirme avoir obtenu des informations par des officiers qu’il se refuse à nommer, invoquant des craintes pour leur sécurité.

"Je ne sais pas"

Quand le juge d’instruction cherche à savoir « quels éléments sur l’attentat » ces personnes lui auraient confiées, Rudasingwa botte en touche : « Je préfère que ces témoins donnent leur version ». Qui, à part Paul Kagamé, était informé du projet d’attentat, l’interroge le magistrat ? « Je ne sais pas. » Quant au fameux « commando network » qui aurait été chargé des basses œuvres – dont l’attentat – au sein du FPR, Rudasingwa indique à Marc Trévidic n’en avoir jamais « entendu parler ». Connaît-il l’identité des membres du commando ? « Je n’ai pas mémorisé ces noms », se justifie le témoin-miracle, de moins en moins loquace. Que sait-il de la formation des tireurs ? « Cela n’est pas une information qui m’a été donnée. » « Savez-vous comment ont été choisis les tireurs ? », relance le juge. « Je ne sais pas », admet Rudasingwa. Confirme-t-il la tenue de réunions préparatoires à l’attentat ? « Je ne pense pas qu’une telle réunion ait eu lieu. »

Au passage, Théogène Rudasingwa décrédibilise implicitement le témoignage des seuls transfuges du juge Bruguière à ne s’être pas rétractés jusque-là, les qualifiant d’« officiers subalternes qui n’auraient pas été en mesure de savoir les projets de Kagamé ». Et lorsque le juge Trévidic déroule les noms des différents officiers du FPR incriminés par les témoins à charge qui l’ont précédé dans la procédure, Théogène Rudasingwa les exonère quasiment tous, avant de conclure son audition par ces mots : « Mon intérêt principal, c’est de commencer à dire la vérité. J’ai été l’un des principaux artisans du mensonge consistant à accuser les Hutus extrémistes ».

Deux mois plus tard, apparemment peu convaincu par les révélations de Théogène Rudasingwa, le juge Trévidic faisait procéder à une perquisition chez l’ex-gendarme français Paul Barril, allié indéfectible des « Hutus extrémistes » avant, pendant comme après le génocide.

Jeuneafrique.com par Mehdi Ba

Canada: les suspects de l’attentat déjoué comparaissent brièvement

avril 23, 2013
Deux hommes vivant au Canada, accusés d'avoir voulu mener une "attaque terroriste" contre un train de passagers avec le soutien d'éléments d'Al-Qaïda en Iran, ont brièvement comparu mardi devant la justice, pour se faire signifier leurs chefs d'accusationAFP/Atalante/AFP – Deux hommes vivant au Canada, accusés d’avoir voulu mener une "attaque terroriste" contre un train de passagers avec le soutien d’éléments d’Al-Qaïda en Iran, ont brièvement comparu mardi …plus  devant la justice, pour se faire signifier leurs chefs d’accusation  moins 

Photo Par Ian Willms - Des médias canadiens ont indiqué que la police fédérale - qui estime que l'attentat présumé n'était qu'au "stade de la planification" - avait décidé d'intervenir plus tôt que prévu après les événements qui ont endeuillé le voisin américain

Photo Par Ian Willms – Des médias canadiens ont indiqué que la police fédérale – qui estime que l’attentat présumé n’était qu’au "stade de la planification" – avait décidé d’intervenir plus tôt que prévu après les événements qui ont endeuillé le voisin américain

Deux hommes vivant au Canada, accusés d’avoir voulu mener une "attaque terroriste" contre un train de passagers avec le soutien d’éléments d’Al-Qaïda en Iran, ont brièvement comparu mardi devant la justice, pour se faire signifier leurs chefs d’accusation.

Raed Jaser, 35 ans, et Chiheb Esseghaier, 30 ans, ont été arrêtés lundi par la police canadienne au terme d’une enquête d’un an, menée en collaboration avec le FBI américain. C’est la première fois au Canada que des chefs d’accusation impliquant Al-Qaïda sont déposés.

Arrivé au Canada il y a 20 ans, résident permanent établi à Toronto, Raed Jaser est apparu dans une salle d’audience bondée de la capitale économique canadienne. Barbe fournie et veste grise, il a semblé chercher du regard ses proches. Derrière la porte, deux femmes en niqab noir essayaient timidement de lui faire bonjour de la main à travers une petite fenêtre, tandis que son frère essayait de convaincre la police de les laisser entrer, en vain.

"Il est choqué et n’en revient pas", a déclaré sur le perron du palais de justice son avocat John Norris, qui a demandé un interdit de publication pour limiter la couverture journalistique de l’affaire. Il a accusé les autorités de "diaboliser" les suspects en surfant sur l’émoi suscité par "les récents événements", allusion à l’attentat de Boston qui a fait trois morts et plus de 200 blessés il y a une semaine.

Des médias canadiens ont indiqué que la police fédérale – qui estime que l’attentat présumé n’était qu’au "stade de la planification" – avait décidé d’intervenir plus tôt que prévu après les événements qui ont endeuillé le voisin américain.

Raed Jaser, citoyen des Emirats Arabes Unis d’origine palestinienne selon les médias canadiens, fait face à trois chefs d’accusation, en particulier celui d’avoir "comploté" avec Chiheb Esseghaier "afin de commettre le meurtre de personnes inconnues (…) au profit ou sous la direction d’un groupe terroriste, ou en association avec lui", indique l’énoncé de l’accusation.

"Que des intentions"

M. Esseghaier, arrivé au Québec en 2010 pour y poursuivre ses recherches scientifiques, est quant à lui poursuivi pour cinq chefs d’accusations.

Il se voit reprocher en particulier d’avoir "chargé directement ou indirectement une personne de se livrer à une activité (…) sous la direction d’un groupe terroriste", ce qui semble accréditer la thèse selon laquelle il était le leader présumé du complot.

Originaire de Tunisie, selon les médias, il a comparu à Montréal, mais devrait être transféré "vraisemblablement" dès la fin de la journée à Toronto où le dossier est instruit, a indiqué le procureur fédéral Richard Roy.

Les deux suspects doivent être jugés par la Cour supérieure de l’Ontario à une date qui reste à déterminer, a dit Me Norris.

L’avocat de M. Jaser a exhorté le public à ne pas oublier que les deux hommes sont toujours présumés innocents, tant l’annonce de ce "projet d’attentat déjoué" a choqué le pays, relativement épargné par le terrorisme international.

De son côté, Chaheb Esseghaier, portant lui aussi une barbe imposante, s’est levé à la fin de l’audience et a déclaré au juge Pierre Labelle que les chefs d’accusation n’étaient "que des intentions" qui lui étaient prêtées.

L’émoi populaire a été renforcé par les déclarations de la police fédérale canadienne qui a affirmé lundi que les deux hommes recevaient leurs ordres d’éléments d’Al-Qaïda établis en Iran.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a rejeté mardi les accusations contre son pays, qu’il a jugées "ridicules" et "hilarantes".

L’Iran est un pays à majorité chiite alors qu’Al-Qaïda est formé d’extrémistes sunnites qui considèrent les chiites comme des hérétiques.

AFP par Clément SABOURIN

Plusieurs morts dans la violente explosion au Texas

avril 18, 2013
  • Sur cette photo postée sur Instagram, on observe un panache de fumée impressionnant en provenance de l'usine d'engrais de West. L'explosion a envoyé dans l'air une boule de feu d'une trentaine de mètres de large, selon des témoins.

Sur cette photo postée sur Instagram, on observe un panache de fumée impressionnant en provenance de l’usine d’engrais de West. L’explosion a envoyé dans l’air une boule de feu d’une trentaine de mètres de large, selon des témoins. Crédits photo : Andy Bartee/AP

VIDÉOS – Le souffle de la déflagration a détruit en grande partie l’usine d’engrais près de Waco et 60 à 80 habitations alentour. Il y aurait entre cinq et quinze morts et plus de 160 blessés.

Une explosion massive qui a entraîné un bilan très lourd. Une déflagration est survenue mercredi soir dans une usine d’engrais de West, non loin de Waco au Texas. Le souffle a détruit en grande partie l’usine et les batiments alentour: 60 à 80 habitations dont une école. Les maisons les plus proches de l’explosion ont été aplaties et une maison de retraite se serait effondrée. Un premier bilan provisoire fait part de 5 à 15 morts et de plus de 160 blessés. Le bilan est amené, sans doute à monter, estiment les autorités. Le retour du jour permettra en effet des recherches intensives pour fouiller les débris des maisons.

Un hôpital voisin avait admis cette nuit plus de soixante patients dont 39 grièvement blessés. Trois à cinq pompiers, parmi les premiers à s’être rendus sur place, sont portés disparus. L’explosion a été entendue dans un rayon de 80 kilomètres. Les secours sur place comparent les dégâts aux scènes de dévastation après une tornade, voire au conflit irakien et à l’attentat d’Oklahoma City.

Entendue dans un rayon de 80 kilomètres

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Un incendie avait éclaté à l’usine en fin d’après-midi, vers 18h30. Les pompiers étaient en train de le traiter quand l’explosion est survenue. Rien n’indique pour le moment un geste criminel même si on ignore encore l’origine du sinistre qui pourrait être dû à de l’ammoniac. On craint de nouvelles explosions, notamment celle d’un autre silo de l’usine, et des fuites d’ammoniac.

Le feu principal est maîtrisé et les pompiers sont sur la zone mais ils ne peuvent s’approcher de trop près en raison des fumées toxiques qui s’échappent. Une zone englobant 8 à 10 pâtés de maisons a été évacuée. Les autorités demandent aux habitants de l’autre moitié de la ville de rester chez eux, pour limiter les inhalations de fumées mais d’après la qualité de l’air n’est pas une source d’inquiétude.

Ce drame intervient deux jours après l’attentat qui a été perpétré sur la ligne d’arrivée du marathon de Boston, dans le nord-est du pays), et à 48 heures du 20e anniversaire de l’incendie de Waco. Le feu avait embrasé un complexe que tenaient David Koresh et ses adeptes de la secte des Davidiens. Cet incendie avait marqué la fin du siège de Waco par les agents du FBI. 82 adeptes du groupe religieux et quatre agents du FBI avaient péri.

Par Constance JametAFP, AP, Reuters AgencesService infographie du Figaro

Guerre au Mali : Gao dans la peur des attentats-suicides

février 8, 2013

Des soldats français patrouillent à Gao, au Mali, le 4 février 2013. Des soldats français patrouillent à Gao, au Mali, le 4 février 2013. © Sia Kambou/AFP

L’attentat-suicide qui s’est produit à Gao, le 8 février, fait redouter aux habitants de la ville d’autres actions du même type. En brousse aussi, l’insécurité règne : les jihadistes mènent une guerre de mouvement pour échapper aux forces alliées – essentiellement maliennes, françaises et tchadiennes – qui les traquent.

À Gao, les lendemains de fête sont difficiles. Après avoir été libérée le 26 janvier, la grande ville du nord-est malien vit désormais dans la peur des attaques isolées. Vendredi 8 février, à l’aube, un kamikaze armé d’une ceinture d’explosifs et se déplaçant en moto a commis un attentat-suicide au niveau d’un check-point gardé par des soldats maliens, à l’entrée nord de la ville, selon les premiers éléments fournis par l’armée malienne.

L’explosion, qui a retenti à plusieurs kilomètres à la ronde, n’aurait fait qu’un blessé léger parmi les soldats. Le kamikaze, dont le corps a été déchiqueté, est mort. Cet attentat (le premier depuis le début de l’intervention française au Mali) a été revendiqué par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Psychose

Depuis, les habitants de la ville s’inquiètent. « C’est la psychose. Ils veulent nous imposer leur terreur », souffle un sous-officier de l’armée malienne. « Avec ça, les gens qui avaient fui vers le sud ne risquent pas de revenir », déplore pour sa part un élu local.

Un porte-parole du Mujao a affirmé le 7 février que son groupe avait créé « une nouvelle zone de conflit ». Il a promis « des attaques de convois », des mines et des attaques kamikazes. Deux jours plus tôt, un obus avait explosé près d’un hôtel dans la même ville de Gao. Et depuis la semaine dernière, huit personnes, dont plusieurs soldats, ont péri sur la route reliant Douentza à Goursi en sautant sur des mines.

« Nous sommes dans un contexte délicat, explique un officier français. Il y a beaucoup de munitions sur le territoire. Il reste beaucoup de jihadistes isolés. Certains axes n’ont pas encore été nettoyés, et nous sommes en phase d’identification des poches de combattants. Dans les villages où l’armée française est invisible, les jihadistes reviennent ».

Ratissages

D’autres localités situées au nord de Gao sont clairement identifiées comme étant favorables aux islamistes armés. « Il va y avoir des ratissages », annonce un officier malien. Selon les informations recueillies par les services de renseignement maliens et français, les combattants des groupes islamistes se sont repliés plus au nord, dans la région de Kidal, et à l’est, vers Ménaka. « Mais il en reste également autour de Gao », indique un haut-gradé français. « Nous sommes dans une guerre asymétrique », rappelle-t-il.

Dans ce contexte, la route menant à Gao est toujours fermée aux civils par l’armée malienne. Pour se rendre dans cette ville depuis le sud, les journalistes doivent s’insérer dans les convois de l’armée française. Des colonnes interminables de chars d’assaut, de tanks et de camions, qui se déplacent lentement, et dont les soldats qui les composent sont aux aguets. La dernière colonne arrivée à Gao dans la nuit de jeudi à vendredi avait quitté Bamako mardi. « Actuellement, nous avons du monde partout. C’est une guerre de mouvement », indique-t-on du côté de l’armée française.

Jeuneafrique.com par Rémi Carayol, envoyé spécial à Gao

Attentat meurtrier dans le centre de Beyrouth

octobre 19, 2012

BEYROUTH (Reuters) – Un attentat à la voiture piégée a fait au moins huit morts et 78 blessés vendredi dans le centre de Beyrouth, ont rapporté des témoins et des responsables libanais.

On ignore si cet attentat, survenu dans une rue abritant les locaux des Phalanges chrétiennes, visait un responsable politique.

Le Liban, où les plus hautes fonctions sont réparties selon des critères confessionnels, est en proie à des tensions entre partisans et adversaires du président syrien Bachar al Assad.

Ce dernier, dont le régime a longtemps exercé une tutelle de fait sur le Liban, est confronté dans son pays à un soulèvement armé.

Amine Gemayel, président des Phalanges et adversaire résolu du président syrien, a condamné cet attentat.

"Que l’Etat protège les citoyens. Nous ne tolérerons aucune procrastination en la matière, nous ne pouvons pas continuer ainsi. Nous mettons en garde depuis un an. Assez", a dit Amine Gemayel, dont le frère Pierre a été assassiné en novembre 2006.

Plusieurs véhicules ont pris feu en raison de l’explosion, qui a fortement endommagé la façade d’un immeuble de plusieurs étages dans le quartier majoritairement chrétien d’Achrafieh, près de la place Sassine.

Des ambulances ont convergé vers les lieux de la déflagration, survenue en pleine heure de pointe alors que de nombreux parents venaient chercher leurs enfants à l’école.

Des habitants paniqués recherchaient leurs proches tandis que d’autres aidaient à transporter les victimes.

Les forces de sécurité se sont déployées dans le quartier.

TENSIONS AU LIBAN

La Syrie, gouvernée par la minorité alaouite, a longtemps exercé une tutelle de fait sur le Liban après la guerre civile (1975-1990). Elle a dû mettre un terme officiel à sa présence militaire chez son voisin après l’attentat qui a coûté la vie au Premier ministre sunnite Rafic Hariri en février 2005 à Beyrouth.

Les partisans de Hariri ont accusé la Syrie et le Hezbollah chiite, allié de Damas au Liban, d’être les commanditaires de cet attentat, ce que les deux démentent. Le Tribunal spécial pour le Liban mis en place par les Nations unies après la mort de Rafic Hariri a inculpé quatre suspects, membres du Hezbollah.

Le dernier attentat en date dans la capitale libanaise remontait à 2008. Il avait fait trois morts et endommagé un véhicule diplomatique américain.

La guerre civile qui a éclaté en Syrie à la suite du soulèvement contre le régime Assad en mars 2011 a ravivé les tensions au Liban entre mouvements politiques et communautés confessionnelles, notamment à Tripoli, dans le nord du pays, théâtre d’affrontements armés cette année.

Reuters

Irak: une série d’attentats fait au moins 17 morts et 96 blessés

juillet 22, 2012
L'explosion de deux voitures piégées à deux endroits distincts ont tué une personne et en ont blessé une quarantaine d'autres en Irak dimanche, au moment où Al-Qaïda dans le pays a annoncé son intention de s'en prendre "aux juges et aux procureurs"

Une série d’attentats à la voiture piégée et d’attaques à la bombe a tué au moins 17 personnes et en a blessé 96 autres dimanche à travers l’Irak, a-t-on appris auprès de sources médicales et sécuritaires.

L’attentat le plus sanglant s’est produit à Mahmoudiya, au sud de Bagdad, où l’explosion quasi-simultanée de deux voitures piégées a fait au moins dix morts et 36 blessés, selon des sources médicales.

Des attaques ont également touché les villes de Najaf, Ramadi, Mossoul, et Madain.

A Madain, également au sud de Bagdad, l’explosion de plusieurs bombes placées le long d’une route a tué six personnes et en a blessé 13 autres, selon un responsable du ministère de l’Intérieur et une source médicale.

A Mossoul, à 350 km au nord de la capitale irakienne, un policier a été tué et 15 personnes blessées dans l’explosion d’une voiture piégée stationnée à proximité d’un commissariat, selon le lieutenant de police Mohammed Khalaf et le docteur Mahmoud Haddad de l’hôpital municipal.

A Ramadi, la capitale de la province occidentale d’Al-Anbar, neuf personnes ont été blessées, également lors d’attentats à la voiture piégée.

Tôt dimanche, 23 personnes avaient été blessées, dont quatre grièvement, dans une attaque à la voiture piégée dans le centre de la ville sainte chiite de Najaf, à 150 km au sud de Bagdad.

Par AFP |


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