Articles Tagués ‘Gouvernement’

Sommet de Maputo : la SADC au chevet du Zimbabwe

juin 15, 2013

Plusieurs chefs d’État d’Afrique australe tiennent ce samedi 15 juin à Maputo un sommet test pour la crédibilité de l’organisation régionale qui doit examiner la situation au Zimbabwe, alors que le pays n’est pas prêt pour tenir des élections libres, selon des analystes.

Robert Mugabe, 89 ans, au pouvoir au Zimbabwe depuis 33 ans et candidat à sa propre succession, a décidé d’organiser les élections législatives et présidentielle le 31 juillet. Une décision qui rouvre la crise avec son Premier ministre et principal opposant Morgan Tsvangirai, qui exige le vote préalable de réformes pour limiter la mainmise présidentielle sur les médias et faire un grand ménage dans les forces de l’ordre, largement inféodées.

« Nous prévoyons que la SADC va endosser notre position qui est d’aller aux urnes d’ici au 31 juillet et que la fixation du calendrier est bien une prérogative présidentielle », a déclaré, sûr de son fait avant le sommet, un porte-parole du parti présidentiel, Rugare Gumbo. « Le Zimbabwe est un État souverain et nous appliquons la décision de la plus haute cour de justice. Nous espérons que la SADC nous soutiendra sur ce point », a-t-il ajouté.

« La proclamation de la date des élections par le président est conforme aux lois nationales », a également commenté Blessing Vava, un membre de l’assemblée constituante zimbabwéenne. Selon lui, « la SADC va probablement se contenter de demander des réformes avant les élections ».

SADC, l’arbitre

Si la SADC elle-même ne peut pas trancher, elle a cependant un rôle clé à jouer. C’est elle qui a empêché le pays de sombrer dans la guerre civile en 2008 et parraine depuis les efforts en faveur de la démocratie au Zimbabwe. Elle a contribué à un semblant d’armistice entre Mugabe et Tsvangirai, les obligeant à cohabiter depuis quatre ans dans un gouvernement d’union nationale qui a permis un début de redressement économique.

Cette trêve n’empêche pas que les opposants au camp présidentiel soient régulièrement en butte à la répression, mais elle a permis l’adoption en mars d’une nouvelle Constitution, validées par tous les partis et nettement plus démocratique, au moins sur le papier.

C’est aussi la SADC, et notamment l’Afrique du Sud représentée samedi par le président Jacob Zuma, qui devra passer à la caisse pour trouver les 132 millions de dollars nécessaires à l’organisation du scrutin que les caisses publiques zimbabwéennes exsangues ne peuvent pas financer.

« C’est un test pour la SADC. L’organisation régionale a demandé qu’il y ait des réformes avant la tenue du scrutin », observe le politologue Ernest Mudzengi. « C’est vraiment un cas d’école pour voir si la SADC prouve qu’elle est un bloc régional fort capable de faire appliquer les principes démocratiques, ajoute-t-il. C’est vraiment difficile pour la SADC et on ne peut pas prédire ce qui va se passer ».

"Le Zimbabwe n’est pas prêt pour de vraies élections"

Plusieurs observateurs, de l’ONG Human Rights Watch à l’institut de recherche sud-africain Institut for Securities Studies (ISS), jugent que les conditions d’une élection vraiment libre au Zimbabwe ne sont pas réunies. « Le pays n’est clairement pas prêt pour de vraies élections », a estimé cette semaine une note d’analyse d’ISS à Pretoria, recommandant que la SADC pousse pour un report du scrutin et menace le Zimbabwe d’une suspension, voire menace Robert Mugabe lui-même de sanctions sur son patrimoine et ses déplacements.

« Les services de sécurité qui ont joué un rôle décisif lors des précédentes élections sont loin d’être impartiaux : la télévision d’État, la radio et les journaux dominants continuent de suivre une ligne outrageusement pro-ZANU-PF », le parti de Mugabe, souligne cette note. Et d’ajouter : « Il est temps que les leaders de la SADC abandonnent l’illusion que la ZANU-PF est capable de faire les réformes nécessaires toute seule ».

Depuis 2000, toutes les élections au Zimbabwe ont donné lieu à de graves violences politiques, notamment en 2008 quand Tsvangirai avait devancé Mugabe au premier tour. Des policiers ont alors participé aux violences contre les supporters de l’opposant qui firent plus de 200 morts.

Jeuneafrique.com avec AFP

ITALIE. Une élue de la Ligue du Nord appelle à violer une ministre

juin 14, 2013

» ITALIE. Les 3 rendez-vous judiciaires qui attendent Berlusconi
Une élue locale du parti anti-immigrés et régionaliste de la Ligue du Nord a appelé jeudi 13 juin à violer la ministre italienne de l’Intégration, Cécile Kyenge, une Italo-Congolaise. La classe politique dans son ensemble a exprimé son indignation. Dolores Valandro a été expulsée de la Ligue.

"Mais personne ne la viole jamais, juste pour lui faire comprendre ce que peut éprouver la victime de ce terrible délit ? Une honte !", a écrit Dolores Valandro, une conseillère d’arrondissement de Padoue (nord) sur Facebook, en publiant la photo de Cécile Kyenge.

Dolores Valandro commentait un article d’un site spécialisé, intitulé "Tous les crimes des immigrés", dénonçant une tentative présumée de viol de deux Roumaines par un Africain à Gênes.

Depuis l’entrée en fonctions du gouvernement d’Enrico Letta fin avril, Cécile Kyenge a été la cible de plusieurs attaques racistes, venant généralement de membres de la Ligue, et elle a toujours été défendue aussi bien par la droite que la gauche, mais cette fois-ci même les dirigeants de la Ligue ont haussé le ton.

Je me dissocie de la manière la plus totale de la phrase violente, stupide et inopportune écrite par (…) Dolores Valandro. Nous prendrons immédiatement des mesures disciplinaires à son encontre et je lui ai personnellement demandé d’enlever cette phrase de son profil Facebook et de présenter ses excuses" à Cécile Kyenge, a réagi Massimo Bitonci, chef des sénateurs de la Ligue du Nord et président de la section où est inscrite la conseillère.
"Déclaration inqualifiable"
Flavio Tosi, maire de Vérone et secrétaire régional de la Ligue du Nord pour la Vénétie, a dénoncé "une déclaration inqualifiable" annonçant "l’expulsion, ce soir", de Dolores Valandro de la Ligue du Nord.

Cécile Kyenge a déclaré peu après que "tout le monde devrait se sentir offensé par ces déclarations" et a rappelé qu’elle luttait depuis longtemps contre le langage et les comportements violents.

Elle a reçu le soutien du Premier ministre italien Enrico Letta, qui a déclaré : "Cécile Kyenge a raison. Chacun de nous doit se sentir offensé. Je me sens offensé".

Les propos de l’élue de la Ligue du Nord "ne méritent aucun commentaire, seulement le dédain. Cécile mérite ma solidarité, celle du gouvernement et celle du pays", a ajouté Enrico Letta.

Dolores Valandro, expulsée de la Ligue du Nord, a par la suite présenté ses excuses. "C’est quelque chose que j’ai dit dans un moment de colère. Quand je suis en colère, je me défoule comme ça", a-t-elle déclaré.

"Eloge de l’incompétence"
Cécile Kyenge, 49 ans, est la première femme noire de l’histoire de l’Italie à accéder au rang de ministre. Arrivée en Italie en 1983 de la République Démocratique du Congo, elle se bat depuis sa nomination pour ouvrir un débat sur une réforme de la citoyenneté basée sur le droit du sol.

Elle a été la cible d’attaques racistes d’un groupuscule d’extrême droite et de divers élus de la Ligue du Nord sans que jamais cela n’aille aussi loin qu’un appel au viol.

Le député européen de la Ligue du Nord, Mario Borghezio, a été exclu début juin des rangs du groupe EFD du Parlement européen, farouchement opposé aux institutions européennes, pour ses "propos racistes" envers Cécile Kyenge.

Il avait dénoncé en termes grossiers la nomination de Cécile Kyenge au gouvernement italien. "C’est un éloge à l’incompétence (…) Elle a la tête d’une femme au foyer", avait-il notamment déclaré.

Le Nouvel Observateur avec AFP

Le pape reconnait la corruption et l’existence d’un lobby gay dans la Curie

juin 11, 2013

CITE DU VATICAN – Le pape a reconnu la difficulté de réformer la Curie romaine, en évoquant un courant de corruption et l’existence d’un lobby gay, selon des religieux latino-américains qui ont rendu compte de leur rencontre récente avec François.

Interrogé, le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi a souligné qu’il s’agissait d’un entretien privé, auquel il n’était pas présent, et sur lequel il n’avait aucun commentaire à faire et ne pouvait porter de jugement.

La réforme de la Curie (gouvernement de l’Eglise), voulue par presque tous les cardinaux lors des réunions préparatoires du dernier conclave, est une entreprise difficile, a reconnu le pape lors d’une audience accordée le 6 juin aux responsables de la Confédération latino-américaine et des Caraïbes des religieux et religieuses (CLAR).

Selon une synthèse de cet échange de près d’une heure, rapportée le 11 juin par le site catholique progressiste Reflexión y Liberación et dévoilé mardi par des médias à Rome, le pape a ajouté : Dans la Curie, il y a des gens saints, vraiment, mais il y a aussi un courant de corruption. On parle de ‘lobby gay’, et c’est vrai, il existe. Il faut voir ce que nous pouvons faire, a-t-il encore affirmé selon ce compte-rendu.

Je ne peux pas mener moi la réforme, poursuivait-il, reconnaissant être très désorganisé. Ce sera le travail du groupe de huit cardinaux qu’il a nommés et qui doit se réunir pour la première fois de façon officielle à Rome au mois d’octobre.

Si ces propos sont authentiques, ce serait la première fois qu’un pape aura parlé aussi directement d’un problème si sensible à des hôtes extérieurs.

Avant l’élection du pape François, plusieurs journaux italiens avaient évoqué l’existence d’un lobby gay qui serait à la fois groupe de pression et victime de chantage de prélats au Vatican.

L’existence de ce réseau aurait bouleversé Benoît XVI et contribué à sa décision de démissionner. Mais le Saint-Siège avait démenti avec fermeté ces médisances, désinformation et calomnies.

Mais, depuis très longtemps, des informations courent sur l’homosexualité de certains religieux, qui auraient des relations dans la plus grande discrétion à l’extérieur du petit Etat.

Romandie.com avec (©AFP / 11 juin 2013 15h44)

Surveillance aux USA – Appels pour l’extradition du consultant

juin 10, 2013

Des élus américains ont réclamé lundi l’extradition d’Edward Snowden. Le consultant s’est réfugié à Hong Kong, d’où il a révélé être la source de fuites sur le programme américain de surveillance électronique pour "informer les gens de ce qui est fait en leur nom et (…) contre eux".

L’avenir du jeune consultant de 29 ans, qui a livré à la presse des pans entiers du système étendu de surveillance par l’Agence nationale de sécurité (NSA), restait incertain. Il fait l’objet d’une enquête par le gouvernement américain. Une éventuelle extradition, si elle est demandée par Washington, pourrait toutefois se heurter à un véto de Pékin.

A Hong-Kong, la députée pro-Pékin Regina Ip a jugé que la ville serait "obligée d’honorer les accords" passés avec les Etats-Unis. Elle a enjoint M. Snowden à partir de son propre chef.

Le représentant républicain Pete King a appelé à traduire rapidement Snowden devant la justice. "Je le considère comme un transfuge", a-t-il estimé. "Si vous révélez des informations classifiées, vous pouvez encourir des peines graves. Pour ça, il pourrait être condamné à 15, 20 ans de prison".

Asile politique en Islande

M. Snowden est sorti de l’ombre dimanche dans un entretien et une vidéo publiés par le quotidien britannique "The Guardian".

Cet ancien agent de l’agence de renseignement CIA travaillait pour des sous-traitants de la NSA. Il s’est réfugié à Hong Kong le 20 mai après avoir copié les derniers documents qu’il voulait divulguer, selon le "Guardian".

Le jeune homme a déclaré qu’il envisageait de demander l’asile politique en Islande, pays le plus proche de ses opinions quant à la liberté d’expression sur Internet. Mais l’Islande a indiqué lundi n’avoir reçu aucune demande de sa part.

Quelques éléments nouveaux sur la vie du jeune homme sont apparus lundi. Il semble avoir modestement contribué en 2012 à la campagne présidentielle de Ron Paul, ultra-libéral farouche défenseur des libertés individuelles et de l’économie de marché. La "source" sur la NSA a aussi essayé, en vain, d’intégrer les forces spéciales de l’armée américaine.

Romandie.com

Mali: des soldats maliens en route vers Kidal occupée par le MNLA

juin 4, 2013

BAMAKO – Des soldats maliens étaient en route mardi vers la ville de Kidal (nord du Mali) occupée par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) qui s’oppose à la présence de l’armée malienne sur place, a appris l’AFP auprès du porte-parole de l’armée à Bamako.

Ce mouvement de troupes en direction de Kidal intervient après l’expulsion ce week-end vers Gao de dizaines de membres des communautés noires de la ville par le MNLA, selon des témoins, et le jour d’un nouvel attentat suicide commis contre un chef militaire de ce mouvement à Kidal.

Pour le moment, il s’agit d’aller à Anefis en vue de préparer l’entrée à Kidal, a déclaré le porte-parole de l’armée, Souleymane Maïga. L’arrivée de soldats maliens à Anefis, localité située environ à mi-chemin entre Gao et Kidal, a été confirmée par des habitants.

Ils (les militaires maliens) sont en route vers Kidal et ils viennent d’arriver à Anefis en grand nombre et lourdement armés, a déclaré à l’AFP un habitant de cette localité située à 150 km au nord de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, et à 200 km au sud de Kidal.

Le porte-parole de l’armée n’a pas souhaité préciser le nombre de soldats maliens envoyés pour reconquérir Kidal. Il a parlé de quatre groupements tactiques interarmes mobilisés pour y parvenir et redéployés dans d’autres secteurs stratégiques afin de resserrer le dispositif autour de Kidal.

Le gouvernement malien a dénoncé une épuration raciale contre les populations noires à Kidal, et réaffirmé que la présence de l’armée malienne dans cette ville n’était pas négociable et interviendrait le plus vite possible avant le premier tour de l’élection présidentielle prévu le 28 juillet.

Nous ne pouvons pas accepter que des Maliens soient pris en otages par des criminels, avait déclaré lundi le ministre malien des Affaires étrangères, Tièman Coulibaly, dans un entretien accordé à l’AFP à Paris. L’armée va marcher sur Kidal, avait-il dit, ajoutant: ce qui s’est passé à Kidal risque d’accélérer l’agenda.

Le MNLA a démenti toute chasse aux Noirs, assurant rechercher des éléments infiltrés envoyés par les autorités maliennes. Selon le MNLA, plusieurs dizaines de personnes, dont un officier malien, ont été arrêtées par ses hommes à Kidal.

Romandie.com

Dix enfants, deux soldats et un policier tués en Afghanistan

juin 3, 2013

KABOUL – Dix enfants qui sortaient de l’école ainsi que deux soldats de l’Otan et un policier ont été tués lundi en Afghanistan dans un attentat suicide visant un convoi de forces afghanes et américaines, a-t-on appris de sources concordantes.

L’attentat est survenu peu avant 11H00 locales (05H30 GMT) dans la province reculée de Paktia (sud-est), un bastion des rebelles talibans.

Un kamikaze sur une moto s’est fait exploser près d’une école alors que les enfants rentraient chez eux après la fin des cours, a déclaré à l’AFP Zalmai Uriakhail, chef de la police de la province, précisant que les lieux étaient bondés à ce moment là.

Un attentat avec un véhicule piégé a été perpétré contre un convoi de la force internationale de l’Otan (Isaf). Deux membres de l’Isaf ont été tués, a de son côté annoncé un porte-parole de la force, sans divulguer la nationalité des victimes.

L’attentat a également coûté la vie à dix enfants et un policier, a indiqué de son côté le ministère afghan de l’Intérieur, alors qu’un bilan précédent faisait état de neuf enfants morts.

Quinze enfants ont également été blessés dans l’explosion, a déclaré le ministère dans un communiqué, dans lequel il condamne cet attentat inhumain.

Les terroristes qui mènent un combat contre l’éducation ont prouvé une fois encore à travers ce lâche attentat qu’ils n’avaient aucune considération pour les civils innocents et sans défense, a dénoncé le ministère.

Plus tôt dans la matinée, quatre femmes, deux enfants et un homme, membres d’une même famille, ont été tués dans l’explosion d’une bombe artisanale placée par les talibans sur une route près de Mehtarlam, capitale de province de Laghman, dans l’est du pays, a indiqué le porte-parole du gouvernement local, Sarhadi Zwak.

Deux autres personnes blessées dans cet attentat survenu à 06H30 locales (02H00 GMT) ont été hospitalisées, a précisé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Le ministère condamne dans les termes les plus forts cet acte des talibans et prie pour le rétablissement rapide des personnes blessées et présente ses sincères condoléances aux familles des victimes.

Aucune des deux attaques de Paktia et Mehtarlam n’était revendiquée en début d’après-midi. Les attentats suicide et bombes artisanales sont les armes de prédilection des talibans, chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis et qui mènent depuis une tenace rébellion contre le gouvernement de Kaboul et son allié de l’Isaf.

Romandie.com avec (©AFP / 03 juin 2013 13h06)

Egypte: Morsi fragilisé politiquement, mais espère peu d’effets concrets

juin 3, 2013
Egypte: Morsi fragilisé politiquement, mais espère peu d'effets concrets Egypte: Morsi fragilisé politiquement, mais espère peu d’effets concrets © AFP

L’invalidation dimanche par la justice égyptienne du Sénat et de la commission constituante représente un sérieux revers politique pour le pouvoir du président islamiste Mohamed Morsi, qui estime toutefois que cette décision aura peu d’effet dans la pratique.

L’arrêt de la Haute cour constitutionnelle (HCC) devrait enhardir l’opposition à l’approche du premier anniversaire fin juin, de l’élection de M. Morsi, pour lequel les appels à des manifestations de masse se multiplient, soulignent des experts.

Une pétition contre le chef de l’Etat circule depuis quelques semaines et revendique plusieurs millions de signatures, tandis que la grave crise économique que traverse la pays pèse sur la popularité des Frères musulmans, qui dominent le pouvoir.

Mais la présidence évite sauf nouveau coup de théâtre une démolition pure et simple de l’architecture institutionnelle sur laquelle elle s’appuie, fragilisée politiquement mais toujours en place.

"Tout le monde va trouver ce qu’il veut dans ce jugement", estime le politologue Hassan Nafaa, professeur à l’Université du Caire.

L’opposition y voit un encouragement à poursuivre ses attaques contre une volonté de mainmise des islamistes mais pour le gouvernement, "concrètement les choses ne changent pas", ajoute-t-il.

Le journal indépendant al-Tahrir résume la situation créée par la Cour constitutionnelle en titrant: "Tout est invalidé, et tout continue".

La Haute cour constitutionnelle a invalidé dimanche la loi ayant permis l’élection début 2012 du Sénat, une instance dominée de manière écrasante par les islamistes.

Légitimité

Doté de la totalité du pouvoir législatif après la dissolution il y a un an de la chambre des députés sur ordre de la justice, le Sénat constitue une carte maîtresse pour M. Morsi.

Mais la Cour constitutionnelle n’est pas allée jusqu’à exiger la dissolution du Sénat, ni à le priver du droit de légiférer, permettant à la présidence de clamer que cette institution "garde son rôle législatif entier" en attendant l’élection d’un nouveau Parlement.

Le Sénat a actuellement devant lui plusieurs projets très critiqués par l’opposition et la société civile, dont un sur les organisations non-gouvernementales (ONG) et un autre sur la magistrature, qui provoque depuis des mois la fronde de nombreux juges.

Même si techniquement le Sénat peut examiner et voter ces textes, la décision de dimanche rend sa légitimité à le faire plus problématique.

Concernant la Constitution, l’opposition marque un point avec cet arrêt qui invalide la composition de la commission chargée de rédiger la loi fondamentale. Cette instance aujourd’hui disparue était dominée par les islamistes, et pour cela boycottée par les adversaires de M. Morsi.

Mais la présidence fait valoir que la Constitution elle-même, clé de voûte des institutions pour laquelle M. Morsi s’était battu bec et ongles l’an dernier, reste en place dans la mesure où elle a été validée par un référendum.

"Naturellement, la présidence et ses amis politiques ne sont pas contents de la décision de dimanche", qui jette une ombre sur la légitimité de deux piliers de leur pouvoir et sur leur engagement à promouvoir la démocratie, estime Emad el-Din Hussein, un éditorialiste du journal indépendant al-Chourouq.

Toutefois, M. Morsi et les Frères musulmans "obtiennent sur le terrain ce qu’ils souhaitaient", à savoir le maintien en fonction des sénateurs et de la loi fondamentale, ajoute-t-il.

L’opposition quant à elle "dispose désormais d’une carte forte en enlevant leur légitimité politique" à la Constitution et aux législateurs actuels, "ce qui ne peut qu’inquiéter ceux qui sont au pouvoir", ajoute le commentateur.

Jeuneafrique.com avec AFP

Niger: des "terroristes" se sont évadés de la prison de Niamey

juin 2, 2013
Niger: des 'terroristes' se sont évadés de la prison de Niamey Niger: des "terroristes" se sont évadés de la prison de Niamey © AFP

Une vingtaine de détenus, dont plusieurs "terroristes", se sont évadés lors des troubles survenus samedi à la prison de Niamey, a annoncé dimanche le gouvernement nigérien.

"Les événements d’hier (samedi) ont permis l’évasion d’environ 22 personnes, parmi lesquelles des terroristes", a déclaré lors d’un point presse le ministre de la Justice Marou Amadou.

"Parmi ces personnes il y a le nommé Shedani qui était déjà condamné pour l’assassinat de quatre Saoudiens et d’un Américain. Ce monsieur est activement recherché", a-t-il indiqué, sans plus de précision.

Quatre Saoudiens avaient été tués en 2009 dans l’attaque de leur convoi près de la frontière malienne. Le ressortissant américain auquel il est fait allusion avait été tué en 2000 devant un bar de la capitale nigérienne.

Selon le dernier bilan, trois gardiens ont été tués lors de l’évasion de samedi, l’un des trois gardiens blessés ayant succombé à ses blessures, a poursuivi M. Amadou, par ailleurs porte-parole du gouvernement.

Les autorités avaient évoqué samedi une tentative d’évasion perpétrée par des "détenus déjà inculpés pour +association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste+".

"Il ressort des premiers constats établis sur les lieux que les agresseurs ont manifestement bénéficié de complicités extérieures quant à l’arme introduite dans la prison", a souligné le ministre.

Ces troubles sont survenus une dizaine de jours après un double attentat suicide dans le nord du Niger, revendiqué par des groupes jihadistes qui ont mis en cause la participation de ce pays à l’intervention franco-africaine au Mali voisin.

Jeuneafrique.com avec AFP

Conakry renoue avec les tas d’ordures à la veille de l’hivernage

juin 1, 2013

 

La capitale guinéenne, Conakry, autrefois appelée la perle de l’Afrique, est inondée de tas d’immondices alors qu’elle est arrosée par les premières pluies de la saison, un cocktail qui laisse planer une épidémie de choléra comme celle de l’année dernière qui avait fait plus de 100 morts .
Les montagnes d’ordures sont visibles dans maints quartiers populaires de la banlieue de Conakry, notamment Coza, non loin du camp militaire Alpha Yaya Diallo, la cité Minière, Dar-es-Salam, le marché central Madina, Hamdallaye, Coléah….etc.

Certains citoyens déversent les immondices le long des rails de chemin de fer alors que d’autres attendent la nuit ou profitent des pluies pour jeter les ordures dans les eaux.

Les lieux les plus touchés par l’insalubrité sont les marchés. A Madina, Koloma, Coza, Yimbaya, Taouyah, Kaporo, les commerçants n’en peuvent plus de cohabiter avec les ordures.
Même la presqu’île de Kaloum, qui abrite les ministères, la présidence et bon nombre d’entreprises privées, n’est pas épargné. Des tas d’ordures y sont visibles le long des avenues.

Au lendemain de sa nomination, le gouverneur de Conakry, Sékou Resco Camara, s’était fixé comme objectif l’assainissement de la capitale guinéenne et la lutte contre le banditisme.

Il a en effet multiplié les opérations "Conakry ville propre", suivies d’autres actions de ce genre initiées par la Première dame de la république mais Conakry reste toujours sale.

Lors d’une de ses sorties médiatiques, le Chef de l’État, Alpha Condé, a fustigé l’état d’insalubrité dans lequel baigne une bonne partie de Conakry.

Le lendemain, le gouvernement avait annoncé la prise "des mesures urgentes" en vue de débarrasser la ville de ses ordures, mais depuis, aucune action concrète.

Selon les statistiques de 2012, Conakry produit 800 tonnes d’ordures par jour.

APA-Conakry (Guinée)

Football : la Burundaise Lydia Nsekera première femme élue au comité exécutif de la Fifa

juin 1, 2013
Le président de la Fifa Sepp Blatter et la Burundaise Lydia Nsekera. Le président de la Fifa Sepp Blatter et la Burundaise Lydia Nsekera. © AFP

La Burundaise Lydia Nsekera est devenue la première femme dans l’histoire élue pour quatre ans au comité exécutif (gouvernement du football mondial) de la Fifa, vendredi lors du Congrès de l’Île Maurice, tandis que deux autres femmes y ont été cooptées pour un an.

Moya Dodd (Australie) et Sonia Bien-Aime (Turks-et-Caïcos) ont elles été cooptées pour un an. L’an dernier, au Congrès de Budapest, Lydia Nsekera, déjà, avait été la première femme à entrer au "comex", mais en étant seulement cooptée pour un an.,C’est donc une première historique qui a eu lieu à l’Ile Maurice avec cette élection d’une femme dans l’organe décisionnaire de la Fifa pour un mandat de quatre ans.

C’est aussi la première fois que trois femmes y entrent en même temps, alors qu’il n’y en avait encore aucune il y a deux ans. C’est un pas de plus vers la parité à la Fifa même s’il reste du chemin (24 membres dans le "comex"). "Une femme avait été cooptée l’an dernier pour un an au comité exécutif et cette année, une femme a rejoint officiellement le comité exécutif en étant élue, avec deux autres cooptées. Il nous a fallu 109 ans pour en arriver là", a commenté le président de la Fifa, Joseph Blatter.

Blatter a ensuite loué le "courage" de la Fifa pour ouvrir son gouvernement aux femmes, contrairement à "l’UEFA". "L’UEFA avait quatre sièges à renouveler maintenant, ils auraient pu mettre des femmes, ils n’ont pas le courage. Ils ont mis des hommes, des bons, certes, mais nous, nous ouvrons aux femmes", a-t-il réagi.

Jeuneafrique.com avec AFP


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