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Présidentielle à Madagascar : "profonde inquiétude" de la Francophonie

mai 18, 2013
La candidate Lalao Ravalomanana (g) et le président de transition Andry Rajoelina. La candidate Lalao Ravalomanana (g) et le président de transition Andry Rajoelina. © Montage AFP

Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a fait part samedi de sa "profonde inquiétude", après la validation des candidatures d’Andry Rajoelina, Didier Ratsiraka et Mme Lalao Ravalomanana pour la présidentielle à Madagascar.

Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a fait part samedi de sa "profonde inquiétude", après la validation des candidatures d’Andry Rajoelina, Didier Ratsiraka et Mme Lalao Ravalomanana pour la présidentielle à Madagascar.

Abdou Diouf "regrette que cette décision remette en cause l’ensemble du processus de sortie de crise" et "appelle tous les acteurs de la crise malgache à revenir à l’application de la Feuille de route. Il leur demande de respecter la lettre et l’esprit de leurs engagements", dans un communiqué.

Le secrétaire général de la Francophonie appuie la demande de la troïka de l’Organe de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), exprimée le 10 mai, pour un retrait des candidatures de Andry Rajoelina, de l’ancien Président Didier Ratsiraka, et de Mme Lalao Ravalomanana.

La Cour électorale spéciale de Madagascar a validé le 3 mai les candidatures du président de la transition Andry Rajoelina, de l’ancien chef d’Etat Didier Ratsiraka (1975-1993 et 1997-2002) et Lalao Ravalomanana, épouse de l’ancien président Marc Ravalomanana (2002-2009).

La candidature de M. Rajoelina a été déposée hors-délai et ni Mme Ravalomanana ni M. Ratsiraka n’ont résidé à Madagascar au cours des six derniers mois comme l’exige la loi électorale.

Le 10 mai, la "Troïka" (organe chargé de la sécurité) de la SADC avait demandé à ces trois principaux candidats (sur 49) de retirer leur candidature à la prochaine présidentielle dont le 1er tour est prévu le 24 juillet.

Andry Rajoelina s’était à l’origine engagé à ne pas se présenter à cette élection, dans le cadre d’un accord de sortie de crise. M. Rajoelina, 38 ans, a justifié son revirement par les candidatures de Mme Ravalomanana – rentrée en mars dans son pays – et de M. Ratsiraka, qui avait quitté le pouvoir en 2002 et s’était exilé en France, à l’issue d’une grave crise politique née des résultats de la présidentielle l’ayant opposé à M. Ravalomanana.

M. Ratsiraka n’est rentré définitivement à Madagascar qu’en avril dernier.

Jeuneafrique.com avec AFP

Madagascar : la SADC demande aux trois principaux candidats à la présidentielle de se retirer

mai 11, 2013
Andry Rajoelina, en marge du sommet de la SADC à Maputo, le 18 oût 2012. Andry Rajoelina, en marge du sommet de la SADC à Maputo, le 18 oût 2012. © AFP

La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a demandé vendredi aux trois principaux candidats à l’élection présidentielle malgache, dont l’actuel homme fort de Madagascar Andry Rajoelina, de se retirer afin d’éviter des troubles sur la Grande Ile.

Parmi les 41 candidats autorisés par la Cour électorale spéciale (CES) malgache à se présenter à la présidentielle du 24 juillet figurent l’épouse de l’ancien président Marc Ravalomanana déposé en 2009, Lalao, l’ancien président Didier Ratsiraka et Andry Rajoelina.

Or, les deux premiers – qui viennent de rentrer d’exil – n’auront pas résidé pendant six mois dans le pays le jour du scrutin comme l’exige la loi électorale, et la candidature du troisième a été déposée hors délai.

"Le sommet a exprimé sa vive préoccupation quant à la décision de la Cour électorale spéciale d’approuver des candidatures illégitimes pour l’élection présidentielle en violation de la Constitution malgache et de la loi électorale", a fait savoir le secrétariat de la SADC à l’issue d’une réunion de la troïka, l’organe de sécurité de l’organisation régionale, au Cap.

Candidature surprise de Rajoelina

La SADC, qui joue les médiateurs dans la crise malgache depuis le renversement de M. Ravalomanana par M. Rajoelina en 2009, a également exprimé "son mécontentement sur la décision de S.E. Rajoelina de revenir sur son engagement préalable de ne pas se présenter à l’élection présidentielle", selon le communiqué. Elle a également exprimé sa déception face à la décision imprudente de la Mouvance Ravalomanana de présenter Mme Lalao Ravalomanana, ancienne première dame de la République de Madagascar, en tant que candidate à la présidentielle.

MM. Ravalomanana et Rajoelina s’étaient engagés à ne pas se présenter, mais l’actuel homme fort de la Grande Ile a fait une candidature surprise pour répondre à celle de l’épouse de son prédécesseur et toujours grand rival.

"Le sommet a exhorté S.E. Andry Rajoelina, l’ancien président Didier Ratsiraka et Madame Lalao Ravalomanana à réfléchir au retrait de leurs candidatures au nom de la paix et de la stabilité à Madagascar", a conclu la SADC. L’organisation régionale appelle néanmoins tous les partis malgaches à respecter le calendrier électoral – un premier tour de la présidentielle le 24 juillet avant un éventuel second tour couplé avec des législatives le 25 septembre -, et invite l’ONU et l’Union africaine à venir superviser l’organisation du scrutin.

Vives réactions

A Madagascar, les réactions ont été très vives dès vendredi soir. "Suivant les lois en vigueur, les trois candidats ne peuvent plus retirer leur candidature", a observé Nirhy Lanto Andriamahazo, coordonnateur à la présidence de la Transition malgache, un proche d’Andry Rajoelina."Et je me demande si ce n’est pas l’inverse (le maintien des candidatures) qui peut apporter l’apaisement. En effet, dans l’état actuel des choses, nous avons des représentants des quatre mouvances (les quatre principaux partis malgaches, ndlr) dans cette élections à travers Andry Rajoelina, Didier Ratsiraka, Lalao Ravalomanana et Tabera Randriamanantso pour la mouvance de l’ancien président Albert Zafy", a-t-il ajouté.

Le dirigeant de la Mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo, a fait remarquer que Mme Ravalomanana était la seule candidate de son camp, alors qu’Edgar Razafindravahy, le candidat avancé par M. Rajoelina avant qu’il ne présente sa propre candidature, ne s’était pas encore retiré. "Si Andry Rajoelina se retire, il a encore Edgar Razafindravahy comme candidat à la présidentielle. Pour nous, si Lalao Ravalomanana se retire, nous n’avons plus personne pour cette élection présidentielle", a-t-il déclaré à l’AFP. "En plus, les décisions de la Cour électorale spéciale ne sont susceptibles d’aucun recours. Alors pourquoi la SADC fait-elle encore une telle demande ?", s’est-il interrogé.

Quant à Ange Andrianarisoa, chef de la délégation de la Mouvance Didier Ratsiraka, il s’est carrément emporté : "Pourquoi la SADC nous donne-t-elle des ordres ? La Cour électorale spéciale est souveraine sur ses décisions. La CES a déjà trouvé que ça vaut mieux que les dossiers des trois candidats soient validés. La SADC s’immisce trop dans les affaires malgaches !"

 Jeuneafrique.com avec AFP

Didier Ratsiraka, candidat à la présidentielle malgache

avril 28, 2013
Didier Ratsiraka

Didier Ratsiraka

 
L’ancien président de Madagascar, Didier Ratsiraka, prendra part à l’élection présidentielle prévue en juillet prochain dans son pays, ont annoncé ses partisans peu après avoir déposé sa candidature.
"Nous sommes heureux d’avoir pu déposer le dossier de candidature de Didier Ratsiraka pour la présidentielle”, a déclaré samedi à Antananarive, Monfort Razafimahefa, membre de l’équipe de campagne de l’ex-président.

M. Ratsiraka qui a dirigé la Grande île jusqu’en 2002, année où il a perdu des élections controversées devant Marc Ravalomanana, tiendra une conférence de presse pour expliquer sa décision de se présenter à la présidence de la république.

Ratsiraka qui est actuellement âgé de 76 ans est revenu à Madagascar en début d’avril, mettant fin à 11 ans d’exil en France, où il avait été obligé de se rendre, à la suite de sa défaite électorale.

Il avait pris le pouvoir à Madagascar en 1975 après un coup d’Etat et dirigé le pays jusqu’en 1993. Il était ensuite revenu au pouvoir en 1996, avant de se faire battre par Ravalomanana.

La décision de Ratsiraka intervient à un moment où l’actuel président en exercice, Andry Rajoelina et l’ancien président déchu, Marc Ravalomanana ont tous les deux promis de ne pas participer à l’élection présidentielle prévue le 24 juillet.

Madagascar est confrontée à une crise politique sans précédent, depuis l’arrivée au pouvoir de M. Rajoelina, à la suite d’un coup de force soutenu par l’armée, contre Ravalomanana en 2009.

Marc Ravalomanana, grand homme d’affaires, vit en exil en Afrique du Sud depuis son renversement, alors que des acteurs locaux et internationaux tentent de faire signer un accord pour rétablir la démocratie constitutionnelle à Madagascar.

APA-Antananarivo (Madagascar)

La stabilité de Madagascar, objet d’un entretien entre le pape et Rajoelina

avril 27, 2013
 
Le pape François accueille le président de l'autorité de transition malgache, Andry Rajoelina. Le pape François accueille le président de l’autorité de transition malgache, Andry Rajoelina. © AFP

Le pape François a reçu vendredi le président de l’autorité de transition malgache Andry Rajoelina, avec lequel il a évoqué la stabilité du pays, au cours d’"entretiens cordiaux", a annoncé le Vatican.

Ces entretiens "ont permis aux deux parties de constater la qualité de leurs relations, puis d’aborder certains aspects de la situation nationale (…) et de souligner les efforts déployés par Madagascar en vue de la stabilité du pays et de la démocratie, mais aussi d’un meilleur développement et d’une reprise des activités internationales", a indiqué le Vatican dans un communiqué.

Après s’être salués en français, M. Rajoelina et le pape se sont entretenus en privé pendant une quinzaine de minutes. Au terme de la rencontre, le souverain pontife a remis la médaille du Saint-Siège à Andry Rajoelina, avant de donner personnellement les traditionnels chapelets à l’épouse du président et aux cinq autres membres de la délégation. "Je suis heureux d’avoir pu vous confier tout ce que j’avais sur le coeur", a assuré le président au pape en quittant la Salle de la bibliothèque pour rejoindre le 2e étage du Palais apostolique, afin d’y rencontrer le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, et Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats.

Andry Rajoelina a décidé de ne pas se présenter à la prochaine présidentielle, dans le cadre d’un accord avec son grand rival l’ex-président Marc Ravalomanana – qu’il a chassé du pouvoir en 2009 – pour tenter de rétablir la concorde à Madagascar. Le parti du président Rajoelina, le TGV, a choisi le maire d’Antananarivo et homme d’affaires Edgard Razafindravahy pour être son candidat à l’élection présidentielle, prévue le 24 juillet. La présidentielle malgache du 24 juillet doit en théorie permettre à la Grande Ile de rétablir un ordre constitutionnel mis à mal par le renversement de Marc Ravalomanana en 2009, qui a conduit à la suspension des aides financières internationales. Même si Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina ont renoncé à se porter candidats à la présidentielle, après des mois d’intense pressions internationales, ils vont, selon les analystes, se livrer à un duel à distance par candidats interposés.

Jeuneafrique.com avec AFP

Madagascar: l’Afrique australe parle d’élections sans Ravalomanana ni Rajoelina

août 18, 2012
Madagascar: l'Afrique australe parle d'élections sans Ravalomanana ni Rajoelina Madagascar: l’Afrique australe parle d’élections sans Ravalomanana ni Rajoelina © AFP

La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) bouclait samedi à Maputo un sommet annuel largement consacré à Madagascar, si bien que ses dirigeants n’allaient avoir que peu de temps à consacrer aux autres crises régionales.

Désespérant de pouvoir mettre d’accord les deux principaux protagonistes de la crise, les quinze pays de la SADC envisagent désormais l’organisation d’élections à Madagascar sans l’ancien président Marc Ravalomanana ni l’actuel président de la Transition Andry Rajoelina, selon le ministre seychellois des Affaires étrangères Jean-Paul Adam.

"Alors que le sommet reconnaît le droit à chaque individu de se présenter aux élections, il a pris note des recommandations de l’équipe de médiation de la SADC qui a dit que si les deux présidents devaient ne pas se présenter, cela faciliterait l’ensemble du processus d’apaisement conduisant à des élections pacifiques", a-t-il précisé à l’AFP.

"L’idée que les deux ne se présentent pas a été attentivement considérée par le sommet", a-t-il ajouté en français.

Les deux intéressés, présents en ville, n’avaient pas officiellement réagi à la mi-journée, a-t-il noté, alors que la cérémonie de clôture, officiellement prévue en début d’après-midi, a été reportée à 15h00 GMT.

L’organisation régionale tente de mettre d’accord sur un processus de sortie de crise MM. Ravalomanana et Rajoelina, le premier ayant été renversé par le second en 2009.

Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud, veut rentrer pour se présenter à la présidentielle, prévue en mai 2013, mais Andry Rajoelina s’y oppose, mettant en avant des problèmes de sécurité publique et rappelant que son adversaire a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour son rôle dans la mort de 36 manifestants abattus par sa garde lors des émeutes qui l’ont emporté.

"Sur la question du retour du président Ravalomanana, une mission spécifique va être chargée d’évaluer ses implications pour la sécurité et il y a un accord sur le fait que le retour du président Ravalomanana sera réglé de façon à ce qu’il n’y ait pas de menace pour la sécurité de Madagascar, ni de menace pour lui-même", a expliqué Jean-Paul Adam.

Les Seychelles ont accueilli ces dernières semaines deux rencontres entre MM. Ravalomanana et Rajoelina sans qu’ils puissent aplanir leurs différends.

Le sommet de Maputo, entamé vendredi, devait aussi aborder, entre autres sujets, la situation au Zimbabwe et en République démocratique du Congo (RDC).

"Nous allons aborder tous ces sujets", a confirmé le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Marius Fransman.

Au Zimbabwe, les principaux partis se sont mis d’accord en juillet sur un projet de Constitution –préalable à l’organisation d’élections–, mais le texte est désormais remis en cause par la Zanu-PF, le parti du président Robert Mugabe, ce qui fait craindre un nouveau blocage.

Concernant la RDC, les dirigeants de la SADC devaient se prononcer sur l’éventuel envoi d’une "force neutre", évoqué lors d’une récente réunion à Kampala, dans l’est du pays où le mouvement rebelle M23 –appuyé par le Rwanda selon l’ONU– a pris les armes contre les autorités en avril, obligeant quelque 250. 000 personnes à fuir les combats.

Le sommet s’est poursuivi samedi en l’absence de l’homme fort de la SADC, le président sud-africain Jacob Zuma, qui est rentré précipitamment suite au massacre de la mine de Marikana (nord), où 34 mineurs grévistes ont été tués par la police jeudi.

Jeuneafrique.com avec AFP

Madagascar: l’ex-président Ravalomanana condamne l’expulsion de sa femme

juillet 28, 2012
Madagascar: l'ex-président Ravalomanana condamne l'expulsion de sa femme Madagascar: l’ex-président Ravalomanana condamne l’expulsion de sa femme © AFP

L’ex-président malgache Marc Ravalomanana a condamné samedi l’expulsion de sa femme Lalao, placée dans un avion vers Bangkok la veille alors qu’elle tentait un retour à Madagascar, mais le chef de la Transition Andry Rajoelina a dénoncé une "provocation" menaçant les pourparlers en cours entre les deux rivaux.

"Une fois de plus, le régime en place à Madagascar a montré qu’on ne peut pas lui faire confiance", a-t-il déclaré dans un communiqué.

M. Ravalomanana a ajouté qu’il allait porter plainte auprès de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), l’organisation régionale qui tente une médiation pour sortir le pays de la crise où il est plongé depuis qu’il a été chassé du pouvoir par Andry Rajoelina en 2009.

Ce dernier a pour sa part dénoncé vendredi soir dans une déclaration de son bureau un retour non autorisé qui est, selon lui, "une provocation".

Pour le président de la Transition, "Marc Ravalomanana a encore torpillé le processus de sortie de crise en se servant, cette fois-ci, de sa propre épouse elle-même, Mme Lalao Ravalomanana", affirmant "qu’un tel retour n’a même pas été évoqué (. . . ) aux Seychelles".

Sommés de s’entendre avant le 31 juillet par la SADC, MM. Rajoelina et Ravalomanana se sont rencontrés mardi et mercredi aux Seychelles. Ils doivent à nouveau se voir dans les prochains jours, l’ultimatum ayant été repoussé au 16 août.

Marc Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, indique dans son communiqué que son rival lui a donné lors de cette réunion l’assurance que sa famille serait protégée à Madagascar.

Il ajoute les voyages familiaux devaient rester discrets, si bien que leur fils Tojo –présent à Madagascar depuis plusieurs mois– devait seul rencontrer Lalao Ravalomanana à l’aéroport. Ce qui n’a pas empêché les principales personnalités de son camp de s’y rendre pour accueillir l’ancienne première dame.

 Jeuneafrique.com avec AFP

Retour à Madagascar de l’épouse du président malgache destitué

juillet 27, 2012
Retour à Madagascar de l'épouse du président malgache destitué Retour à Madagascar de l’épouse du président malgache destitué © AFP

L’épouse du président malgache destitué Marc Ravalomanana est revenue vendredi à Madagascar, après avoir été refoulée à deux reprises de même que son mari, a indiqué à l’AFP le dirigeant de son mouvement.

"Mme Lalao Ravalomanana est bien arrivée sur le sol de Madagascar", a declaré Mamy Rakotoarivelo, président du Congrès de la Transition et chef de la mouvance Ravalomanana.

"Elle a pu embarquer sans problèmes, mais elle a été retenue à son arrivée à l’aéroport d’Ivato par la police de l’air", a ajouté M. Rakotoarivelo.

L’aéroport d’Ivato, principal aéroport de Madagascar, dessert la capitale Antananarivo.

"La police de l’air a appellé le Premier Ministre, Omer Beriziky, qui a donné son accord à l’entrée de Mme Ravalomanana sur le territoire malgache".

"Le président Marc Ravalomanana a pris la décision de faire rentrer sa femme Lalao à son retour des Seychelles. Je ne peux pas vous dire si il en a parlé avec Andry Rajoelina", le président de la Transition lors de leurs discussions mercredi aux Seychelles.

"Nous n’avons pas encore de date concernant la prochaine rencontre de MM. Ravalomanana et Rajoelina, mais elle se tiendra obligatoirement avant le 16 août, en accord avec la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

La date du 16 août remplace en effet la date limite imposée par la SADC pour que les deux parties trouvent un accord, elle était précédemment fixée au 31 juillet.

Il n’y avait aucun dispositif particulier à l’aéroport une heure avant l’arrivée du vol Air Link, a pu constater un journaliste l’AFP sur place.

Lalao Ravalomanana avait tenté à plusieurs reprises de revenir sur le sol malgache, dont la dernière debut mars 2012.

Le fils de Marc Ravalomanana, Tojo, est déjà présent à Madagascar depuis plusieurs mois.

La présence de la famille de l’ancien président en exil pourrait laisser penser à une issue favorable quant à son retour, elle vise aussi à remettre de l’ordre dans l’ex-empire agro-alimentaire de l’ancien président.

La plupart des infrastructures du groupe "Tiko" ont été détruites lors de la prise de pouvoir d’Andry Rajoelina en 2009

Jeuneafrique.com avec AFP

Madagascar: nouvelle rencontre Rajoelina-Ravalomanana "dans quelques jours"

juillet 26, 2012
Madagascar: nouvelle rencontre Rajoelina-Ravalomanana 'dans quelques jours' Madagascar: nouvelle rencontre Rajoelina-Ravalomanana "dans quelques jours" © AFP

Le président de la Transition malgache Andry Rajoelina a indiqué qu’il rencontrerait à nouveau l’ex-président Marc Ravalomanana "dans quelques jours", jeudi à son retour à Madagascar au lendemain d’un sommet aux Seychelles entre les deux rivaux.

"Il y aura encore une rencontre dans quelques jours", a-t-il déclaré, ajoutant qu’il n’avait pas pris de décisions qui auraient risqué de "déstabiliser le pays".

Jeuneafrique.com

Crise malgache: fin du sommet aux Seychelles, Rajoelina a quitté l’archipel

juillet 25, 2012
Crise malgache: fin du sommet aux Seychelles, Rajoelina a quitté l'archipel Crise malgache: fin du sommet aux Seychelles, Rajoelina a quitté l’archipel © AFP

Le sommet présenté comme crucial entre le président malgache déchu Marc Ravalomanana et celui qui l’a renversé en 2009, le président de la Transition Andry Rajoelina, a pris fin mercredi et ce dernier a quitté l’archipel, ont indiqué à l’AFP des sources concordantes.

M. Rajoelina a quitté les Seychelles à destination de Madagascar à 11H00 GMT, a indiqué une source à l’aviation civile seychelloise, ce qu’a confirmé une source gouvernementale seychelloise qui n’était pas en mesure de préciser si les deux principaux rivaux de la crise malgache étaient parvenus à un accord.

M. Ravalomanana était, lui, toujours sur l’île de Desroches, petit îlot isolé à 230 km de Mahé, l’île principale de l’archipel, et devait quitter les Seychelles jeudi par un vol régulier, selon cette source gouvernementale.

Les présidents sud-africain Jacob Zuma et seychellois James Michel, respectivement chef de la "troïka" de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et président en exercice de la Commission de l’océan Indien (COI), qui ont assisté à la rencontre de plusieurs heures, devaient rejoindre Mahé dans la soirée.

La discussion à huis clos entre MM. Rajoelina et Ravalomanana, entamée dans la matinée, était inédite car, s’ils s’étaient déjà rencontré depuis que le premier a renversé le second en 2009, ils avaient toujours évité tout face-à-face direct.

Les médiateurs espéraient que ce face-à-face à huis clos, à l’abri des médias et sans les autres mouvances politiques malgaches, favoriserait un "accord final", décisif pour l’avenir politique de la Grande Ile.

Plusieurs accords signés par les deux hommes n’ont jusqu’ici pas permis de trouver une issue à la grave crise politique dans laquelle est plongée Madagascar depuis la chute de M. Ravalomanana.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le calme revenu à Madagascar, Rajoelina part pour rencontrer Ravalomanana

juillet 23, 2012
Le calme revenu à Madagascar, Rajoelina part pour rencontrer Ravalomanana Le calme revenu à Madagascar, Rajoelina part pour rencontrer Ravalomanana © AFP

Le président de la Transition malgache, Andry Rajoelina, s’est envolé lundi pour les Seychelles où il doit rencontrer son principal rival, l’ancien président Marc Ravalomanana, pour un face-à-face inédit, au lendemain de la répréssion d’une mutinerie dans une base militaire.

Malgré les événements de dimanche, qui ont fait trois morts dont le chef des mutins, M. Rajoelina s’est dit "prêt à négocier avec Marc Ravalomanana pour que la paix revienne", alors que Madagascar est plongé dans une grave crise politique depuis plus de trois ans.

"Je suis prêt pour dénouer la crise et affronter la rencontre aux Seychelles. Même s’il y a eu des comportements cherchant à perturber et créer des problèmes au sein de la nation, Cela ne m’empêche pas de faire face et de partir pour cette rencontre", a-t-il expliqué, en malgache, devant des journalistes depuis une base aéronavale des environs d’Antananarivo, avant de s’envoler.

"Cette fois, pour cette rencontre au Seychelles, la SADC a réduit le nombre de membres de la délégation, donc ce sera un face-à-face avec Marc Ravalomanana", a-t-il ajouté.

La rencontre entre M. Rajoelina et Marc Ravalomanana, qu’il avait déposé début 2009, doit avoir lieu mercredi aux Seychelles, sous l’égide de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), qui parraine le processus de retour à l’ordre constitutionnel sur la Grande Ile.

Les deux rivaux ont signé plusieurs accords à Maputo et Addis Abeba en 2009 puis tenté de nouvelles négociations à Pretoria en 2010 et Gaborone en 2011, sans parvenir à trouver une véritable issue à la crise.

La SADC leur a donné jusqu’au 31 juillet pour régler leurs différends, la signature d’une "feuille de route" devant préparer la sortie de crise, en septembre 2011, n’ayant pas permis de progrès notables.

Les porte-parole de M. Ravalomanana n’étaient pas joignables lundi matin.

Le président de la Transition a pris l’avion alors le calme était revenu aux abords de l’aéroport international d’Antananarivo, où des mutins aux revendications inconnues avaient provoqué des affrontements, dimanche, sur une base militaire, faisant au moins trois morts et quatre blessés.

Ils ont été matés dans la soirée, et leur chef, qui avait été garde du corps d’un ancien ministre de la Défense, a été abattu.

"Il y a eu trois morts, dont le caporal Tsito Mainty (dit Black) qui était parmi les mutins. Et deux du côté des forces de l’ordre. Les autres mutins se sont rendus", a déclaré l’actuel ministre de la Défense André Rakotoarinasy.

Le trafic de l’aéroport international d’Antananarivo, suspendu en raison de sa proximité avec la base mutinée, a été rétabli dimanche soir.

Andry Rajoelina a regretté "la division, les perturbations et tout ce qui est stratégie visant à renverser pouvoir".

"Ce n’est pas la première fois que ça arrive, ça fait trois fois qu’il y a eu des tentatives de renversement du pouvoir. Nous savons ce qui s’est passé à la fin (les mutineries ont été matées, ndlr). (. . . ) Ce qui est triste, c’est que des vies des forces de l’ordre ont été perdues", a-t-il déploré, adressant ses condoléances aux familles des victimes.

Les autorités de Transition de Madagascar ont reproché à la radio privée Free FM d’avoir diffusé dimanche le message d’un sous-officier annonçant un coup d’Etat, "la dissolution des actuelles Institutions de l’Etat et la mise en place d’un directoire militaire", lors de la mutinerie militaire, et annoncé que "des mesures" serait prises contre elle.

Dirigée par une ancienne proche de M. Rajoelina devenue une critique farouche, Free FM est la principale radio d’opposition malgache. Elle critique régulièrement le gouvernement de transition et dénonce certains agissements et pratiques illégales qu’elle impute aux autorités

Jeuneafrique.com avec AFP


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