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Somalie: 5 employés de l’ONU, dont 3 étrangers, tués dans une attaque à Mogadiscio

juin 19, 2013

MOGADISCIO – Cinq employés de l’ONU, trois étrangers et deux gardes somaliens, ont été tués mercredi lors d’une attaque spectaculaire menée par des insurgés islamistes shebab contre le principal complexe des Nations-Unies à Mogadiscio, ont annoncé à l’AFP des sources onusiennes ayant requis l’anonymat.

Selon un employé local de l’ONU à Mogadiscio et une source onusienne à Nairobi, les trois étrangers sont un salarié de l’ONU et deux contractants. Leurs nationalités n’ont pu être confirmée dans l’immédiat.

L’ONU à Mogadiscio n’a pu être jointe pour confirmer officiellement ce bilan.

Au moins trois civils somaliens ont également été tués dans les rues alentour, pris dans les échanges de tirs entre les forces somaliennes et de l’Union africaine (Amisom) et les assaillants, a indiqué à l’AFP Abdulahi Osman, un responsable de la police somalienne.

L’attaque, au cours de laquelle un nombre indéterminé d’assaillants sont parvenus à pénétrer dans l’enceinte onusienne, a pris fin vers 13H15 (10H15 GMT) après environ une heure et demi de combats.

La situation est désormais sous contrôle et les forces de sécurité somaliennes, épaulées par les troupes de l’Amisom (Mission de l’Union africaine en Somalie) ont pris possession des bâtiments (onusiens) et éliminé les assaillants, a déclaré à l’AFP le responsable de la police.

Aucun tir n’était plus entendu dans la zone du complexe des Nations unies depuis environ 13H15, selon un journaliste de l’AFP.

Une source onusienne à Nairobi a confirmé sous le couvert de l’anonymat la fin de l’attaque: c’est terminé, il n’y a plus de combats (…) La fouille du complexe est terminée mais tout le personnel reste pour l’instant dans les pièces sécurisées.

Selon cette même source, vers 11H40 (08H40 GMT) une voiture piégée a explosé devant la porte d’entrée du complexe, puis un kamikaze a déclenché sa ceinture d’explosif.

Les insurgés islamistes shebab ont revendiqué cette attaque menée selon eux par la Brigade du Martyr.

Nos commandos ont attaqué le complexe de l’ONU (…) nous avons déclenché une explosion et sommes entrés dans le complexe, où nous affrontons actuellement les forces infidèles, avait déclaré à la mi-journée à l’AFP par téléphone un haut responsable shebab, ayant requis l’anonymat.

La Mission de l’ONU en Somalie (Unisom) a confirmé sur Tweeter que sa principale enceinte faisait l’objet d’une attaque complexe.

Le terme attaque complexe est employé pour désigner des actions, souvent suicides, menées par des insurgés impliquant l’utilisation combinée de fantassins, de kamikazes et de véhicules piégés.

Romandie.com avec (©AFP / 19 juin 2013 14h07)

Centrafrique: l’ex président Bozizé n’est pas attendu en Afrique du Sud

juin 5, 2013
Centrafrique: l'ex président Bozizé n'est pas attendu en Afrique du Sud Centrafrique: l’ex président Bozizé n’est pas attendu en Afrique du Sud © AFP

L’ex-président centrafricain François Bozizé, renversé en mars, n’est pas attendu en Afrique du Sud, contrairement à ce qu’un de ses conseillers avait affirmé, a déclaré mercredi à l’AFP le ministère sud-africain des Affaires étrangères.

"Je ne sais pas d’où viennent ces rumeurs", a commenté le porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères, Clayson Monyela.

Mardi, l’un des "conseillers" sud-africains de M. Bozizé avait assuré sous couvert de l’anonymat: "Il est attendu sous peu en Afrique du Sud (. . . ) J’ai parlé avec son équipe cet après-midi (mardi) et ils m’ont dit qu’il était encore à Nairobi, après avoir quitté le Cameroun où il s’était réfugié après avoir été chassé par le coup d’Etat en mars".

Le président Bozizé, arrivé au pouvoir par les armes en 2003 grâce au soutien massif du Tchad, s’est exilé depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka à Bangui.

Le 31 mai, la République centrafricaine a lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien président pour "crimes contre l’humanité" et "incitation au génocide". Toutefois aucune notice contre l’ex-président ne figure sur le site internet d’Interpol.

Jeuneafrique.com

François Bozizé a discrètement quitté le Cameroun

juin 3, 2013

 

L’ancien chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, renversé le 24 mars dernier par les rebelles de la Séléka et qui s’était réfugié depuis lors au Cameroun, a discrètement quitté dimanche soir la capitale de ce pays, Yaoundé, a appris APA de sources introduites.
Accompagné de son épouse et d’une escorte légère, il a embarqué sur un aéronef de la compagnie Kenya Airways en partance pour Nairobi.

Les officiels joints au téléphone par APA se sont refusés à confirmer une mesure d’expulsion contre l’ex-homme fort de Bangui, aujourd’hui sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour «crimes contre l’humanité» lancé par le nouveau pouvoir de son pays.

Les autorités camerounaises semblent manifestement embarassées par son cas, elles qui, au lendemain du putsch en RCA, s’étaient empressées de préciser que François Bozizé était «en transit» sur leur sol, «pour des raisons uniquement humanitaires».

Plus tard, après avoir été discrètement reçu en audience par le chef de l’Etat Paul Biya, il avait rendu publique sa «Déclaration de Yaoundé» dans laquelle il se présentait comme «le président démocratiquement élu de RCA».

Hebergé dans un premier temps dans un grand hôtel situé au cœur de la capitale camerounaise, François Bozizé avait ensuite été logé dans une villa du quartier Golf où, pendant quelques jours, il s’était répandu en déclarations vengeresses contre ses tombeurs dans les médias locaux.

Cette agitation, apprend-on, a amené ses hôtes à lui imposer la discrétion.

 
APA-Yaoundé (Cameroun)

Kenya: au moins 2 blessés par balle dans des heurts entre pro-Odinga et la police

mars 30, 2013

KISUMU (Kenya) – Au moins deux Kényans ont été blessés par balle au cours d’affrontements samedi à Kisumu (ouest) entre policiers et jeunes partisans de Raila Odinga, peu après la confirmation par la Cour suprême de la victoire de son rival Uhuru Kenyatta à la présidentielle du 4 mars, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Accusant le camp de Kenyatta d’irrégularités massives, Raila Odinga et plusieurs associations citoyennes avait saisi la Cour suprême, qui a estimé samedi que l’élection avait été libre, équitable, transparente et crédible.

A Kisumu, ainsi qu’à Homa Bay, deux fiefs de M. Odinga distants d’une centaine de km, la police a réussi en début de soirée à disperser une centaine de jeunes brûlant des pneus et jetant des pierres, selon le correspondant de l’AFP et un journaliste local.

Divers incidents, à l’ampleur encore indéfinie, ont également été signalés dans deux bidonvilles de Nairobi, fiefs de M. Odinga.

Le correspondant de l’AFP à Kisumu a vu deux hommes touchés par balles dans des affrontements avec la police, des manifestants ont jeté des pierres sur la police et enflammé des pneus. Un responsable policier à Kisumu a indiqué, sous le couvert de l’anonymat, que trois personnes avaient été blessées par balle par la police.

Selon ce responsable, plusieurs routes avaient été bloquées par des barricades enflammées et des pillards ont profité de la situation.

A Nairobi, des habitants du bidonville de Kawangware ont indiqué à l’AFP que la police avait tiré des gaz lacrymogènes contre des partisans de Raila Odinga, mais que la situation était en train de se calmer en début de soirée, alors que la nuit est tombée sur la capitale.

Des incendies ont par ailleurs été signalés dans le bidonville de Mathare.

Il y a un peu de tension dans les quartiers de Kibera, Mathere et autres bidonvilles, mais nous avons suffisamment d’agents déployés pour assurer la sécurité, a déclaré le chef de la police de Nairobi, Benson Kibui.

Romandie.com avec (©AFP / 30 mars 2013 17h56)

Kenya : au moins 39 morts dans de nouvelles violences tribales dans le sud-est

décembre 22, 2012

Trente-neuf personnes ont été tuées et des dizaines très grièvement blessées vendredi à l’aube dans l’attaque d’un village de la région de la rivière Tana, dans le sud-est du Kenya, où des tueries tribales avaient déjà fait plus de 100 morts en août et septembre.

"Je peux confirmer que 39 personnes ont été tuées ce (vendredi) matin, au cours d’affrontements tribaux entre Orma et Pokomo", deux communautés traditionnellement rivales, installées le long de la rivière Tana, une région rurale et isolée, a déclaré à la presse le chef de la police dans la province de la Côte, Aggrey Adoli. "Sur ces 39, treize sont des enfants, six des femmes et onze des hommes tous de la communauté orma. Les neuf autres sont des miliciens pokomo", a-t-il ajouté.

Entre mi-août et mi-septembre, plus de 100 personnes avaient été tuées au cours d’un cycle de violences aux contours flous, succession d’attaques de villages et d’opérations de représailles entre Orma – essentiellement des éleveurs – et Pokomo – majoritairement des agriculteurs. Selon Antony Kamitu, chef des GSU (forces spéciales de la police) dans la zone, où elles sont déployées depuis mi-septembre, le village de Kipao a été attaqué vendredi vers 03H00 du matin (00H00 GMT).

Kipao, village orma selon un policier sur le terrain, est situé dans la zone reculée de Tarassa, à environ 400 km au sud-est de Nairobi. Une zone où, mi-août, au moins 52 villageois orma avaient été tués à coups de machettes ou brûlés vifs par des Pokomo qui avaient attaqué plusieurs hameaux.

Rivalités ancestrales et approche des élections

Les responsables de la police n’ont pas expliqué dans l’immédiat ce qui a déclenché l’attaque de vendredi. Si le climat restait explosif dans la région, le calme était revenu depuis la mi-septembre avec le déploiement d’un millier d’hommes des GSU, qui seul avait permis de rétablir l’ordre alors que la police locale était débordée et incapable de mettre fin aux violences.

Selon un policier présent sur le terrain, les tensions entre les communautés orma et pokomo avaient ressurgi ces derniers jours sur fond d’opération de désarmement consécutive aux tueries de l’été. "Il y a eu des tensions ces deux derniers jours, à propos d’un ordre fait aux communautés de rendre leurs armes, certains avaient le sentiment que le gouvernement était plus tolérant d’un côté" que de l’autre, a expliqué ce policier à l’AFP.

Les rivalités sont ancestrales et parfois sanglantes autour des pâturages ou des points d’eau entre Orma et Pokomo. Mais les observateurs et les habitants de la région estiment que les violences de l’été, inédites par leur ampleur et leur intensité, n’avaient rien à voir avec les anciens différends. Des témoins avaient fait état d’attaques de villages méthodiquement organisées, menés par des miliciens entraînés, pour certains étrangers à la région et visant femmes et enfants.

Les raisons exactes des violences de l’été restent peu claires, mais pourraient s’expliquer, selon certains observateurs, par l’approche des élections générales de 2013, le redécoupage électoral et la démographie ayant modifié les rapports de force politico-ethniques dans la zone.

Le 4 mars, outre un successeur au chef de l’Etat Mwai Kibaki – qui ne se représente pas – et de nouveaux députés, les Kényans éliront pour la première fois des sénateurs, des gouverneurs et certains responsables locaux. Un vice-ministre kényan, député de la région, avait été inculpé en septembre d’incitation à ces violences et limogé. Selon la Croix-Rouge kényane, plus de 30 personnes ont été très grièvement blessées dans l’attaque de vendredi et plus de 45 maisons ont été incendiées.

Jeuneafrique.com avec AFP

Kenya: deux policiers blessés dans une explosion dans le nord-est

juin 23, 2012

Deux policiers ont été blessés samedi après-midi dans une explosion dans la région de Mandera, frontalière de la Somalie dans le nord-est du Kenya, a indiqué une source policière.

L’explosion pourrait avoir été causée par un engin artisanalé, a ajouté cette source sous couvert d’anonymat.

"Les policiers étaient sous un arbre quand l’explosion est intervenue, les blessant tous les deux," a indiqué la source, ajoutant que les deux officiers avaient été emmenés à l’hôpital.

Le nord-est du Kenya, où les incidents entre tribus pastoralistes, disposant souvent d’armes automatiques, sont fréquents, a aussi vu se multiplier les explosions et attaques à la grenade depuis que le Kenya a lancé son armée à la poursuite des islamistes shebab dans le sud somalien fin 2011.

Depuis plusieurs mois aussi, la capitale Nairobi et la ville côtière de Mombasa, où l’ambassade américaine vient de mettre en garde contre une menace imminente d’attentat, ont aussi fait l’objet d’attaques.

Les autorités kényanes imputent régulièrement ces agressions aux somaliens shebab, un mouvement récemment intégré au réseau Al-Qaïda, mais ceux-ci ne les ont jamais revendiquées.

Jeuneafrique.com avec AFP

Kenya : le ministre de la Sécurité intérieure tué dans un accident aérien

juin 10, 2012
Des sauveteurs sont sur les lieux de l'accident d'un hélicoptère le 10 juin 2012. Des sauveteurs sont sur les lieux de l’accident d’un hélicoptère le 10 juin 2012. © AFP

Le ministre kényan de la Sécurité intérieure George Saitoti, candidat à l’élection présidentielle et important responsable dans la lutte contre les islamistes somaliens, a été tué dimanche près de Nairobi dans l’accident, aux causes encore indéterminées, de son hélicoptère avec cinq autres personnes à bord.

"Nous avons malheureusement perdu M. Saitoti et le ministre délégué (à la sécurité intérieure) Orwa Ojode", a déclaré à la presse le vice-président kényan Kalonzo Musyoka, arrivé sur les lieux de l’accident, dans une forêt près de Nairobi. Parmi les victimes se trouvent également les pilote et co-pilote de l’appareil — dont une femme — et les deux gardes du corps des responsables gouvernementaux, a ajouté M. Musyoka.

Le vice-président kényan n’a fait aucun commentaire sur la cause possible de l’accident de l’appareil, un hélicoptère de police muni de petites ailes fixes de la société Eurocopter. Cet appareil s’est écrasé à 08h30 locales (05h30 GMT) dans la forêt de Kibiku, dans les collines de Ngong proches de Nairobi, peu après avoir décollé de l’aéroport Wilson à Nairobi à destination de l’ouest du Kenya pour assister à une célébration religieuse.

Le Kenya a subi ces derniers mois une série d’attentats, attribués systématiquement par le gouvernement aux islamistes somaliens shebab, et en tant que ministre de la Sécurité intérieure, M. Saitoti était impliqué dans les mesures de sécurité prises à l’encontre de ces derniers. Mais rien à ce stade ne permet d’accréditer la thèse d’un attentat plutôt que celle d’un accident. L’armée kényane est entrée en octobre dernier en Somalie, où elle mène depuis, conjointement aux forces militaires d’autres puissances régionales, des opérations pour déloger les islamistes shebab de leurs bastions du sud et du centre de ce pays livré à la guerre civile depuis plus de 20 ans;

Brusque chute de l’appareil

"J’ai vu un appareil voler très bas, il est descendu soudainement et nous avons entendu une forte explosion, puis le feu s’est déclaré quand il a touché le sol", a rapporté à l’AFP un témoin, Ole Tolei, un fermier des environs de cette zone rurale. "L’appareil a fait du sur-place, et on a eu l’impression qu’il faisait demi-tour, et alors il est descendu", a témoigné un autre habitant, Henry Lelei. Après l’accident, "nous nous sommes précipité sur place et il y avait une femme qui pleurait. Elle n’était pas brûlée, mais nous ne pouvions pas nous approcher car le feu était trop fort. Quand l’incendie s’est propagé nous avons dû nous enfuir", a-t-il poursuivi.

"Le gouvernement va s’assurer qu’une enquête poussée soit menée. Nous ferons d’autres déclarations ultérieurement", a déclaré le Premier ministre Raila Odinga, qui s’est également rendu sur place. Les corps des occupants de l’appareil ont été brûlés au point d’empêcher toute identification immédiate, ont rapporté des officiers de police sur place. Un journaliste de l’AFP présent sur les lieux a vu les corps calcinés des six personnes sortis des décombres de l’appareil, dont les débris étaient dispersés sur plusieurs dizaines de mètres dans une zone forestière. La police a établi un cordon de sécurité pour tenter d’empêcher une foule de centaines de badauds d’approcher des lieux de l’accident.

Plusieurs fois ministres depuis 1983

George Saitoti était ministre de la Sécurité intérieure depuis la réélection de l’actuel président Mwai Kibaki en 2008. Il avait annoncé son intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle, prévue en principe en mars 2013. Il avait été ministre des Finances dès 1983, puis vice-président du Kenya à partir de 1989, avant d’être limogé en 2002 par le président de l’époque Daniel Arap Moi, après s’être opposé au choix de ce dernier de soutenir Uhuru Kenyatta pour lui succéder à la tête de l’Etat.

M. Saitoti avait alors rejoint le camp de l’opposant de l’époque Mwai Kibaki, et avait occupé d’abord le poste de ministre de l’Education après l’élection de ce dernier en 2002.

Jeuneafrique.com avec AFP

L’Afrique générera bientôt plus de déchets "électroniques" que l’Europe

mars 15, 2012

L’Afrique devrait générer davantage de déchets dits  électroniques que l’Europe à partir de 2017, en raison de sa consommation  "exponentielle" d’ordinateurs et, plus encore de téléphones portables, ont  prévenu des experts jeudi à Nairobi.

"Une étude nous indique que l’Afrique produira plus de déchets électroniques  que l’Europe en 2017", a déclaré à la presse Katharina Kummer Peiry, secrétaire  exécutive de la Convention de Bâle de 1989 sur le contrôle des mouvements  transfrontaliers des déchets dangereux et leur élimination.

"Au rythme où vont les choses (. . . ) en 2017 nous serons confrontés à une  énorme quantité de déchets électroniques, davantage même qu’en Europe", a  renchéri Miranda Amachree, de l’Agence nationale du Nigeria chargée de  l’application des normes et règles en matière d’environnement.

Ces experts s’exprimaient à l’occasion d’un colloque, au siège du Programme  des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à Nairobi, sur le défi croissant  que pose à l’Afrique la gestion des déchets électroniques, une définition qui  inclut également les télévisions, refrigérateurs, etc.

Si l’Afrique est déjà confrontée à la gestion de milliers de tonnes de ces  déchets exportés par l’Europe, elle devra aussi gérer de plus en plus gérer sa  propre consommation en augmentation en la matière.

A l’origine de ce phénomène, "il y a la croissance démographique (. . . ) et  le taux de pénétration.  De plus en plus de personnes ont accès à ces produits"  en Afrique, qui a désormais dépassé le seuil du milliard d’habitants, a relevé  Mme Kummer Peiry.

"Il faut garder à l’esprit les efforts entrepris à tous les niveaux pour  accroître l’accès (notamment aux équipements de communication électronique),  cela fait partie du développement", a ajouté cette spécialiste, qualifiant la  progression en la matière d’"exponentielle" en Afrique.

Le Kenya, à titre d’exemple, exonère de droits de douane à l’importation les  équipements liés aux technologies de l’information depuis 2008, afin de  favoriser leur pénétration dans le pays, un exemple suivi notamment par la  Zambie l’an dernier.

"L’utilisation d’équipements électriques et électroniques, et en particulier  d’outils d’information et de télécommunication, demeure bas en Afrique en  comparaison à d’autres régions du monde, mais elle augmente de façon  spectaculaire", note un rapport du programme Afrique de la mise en oeuvre de la  convention de Bâle rendu public le mois dernier.

"Le taux de pénétration d’ordinateurs personnels a été multiplié par dix au  cours de la décennie écoulée, et le nombre d’abonnés à la téléphonie mobile par  cent", selon ce rapport.

L’Afrique, où le recyclage de ces équipements demeure largement informel,  "doit évoluer vers un recyclage plus encadré pour s’assurer que les métaux  précieux sont extraits comme il se doit, par exemple, des téléphones portables",  a souligné Mme Kummer Peiry.

Car ce qui est un problème potentiel peut être transformé en chance de  développement économique, a souligné pour sa part Achim Steiner, directeur  exécutif du PNUE.

"A partir d’une tonne de téléphones cellulaires, une fois retirées les  batteries, vous pouvez extraire 3,5 kg d’argent, 340 grammes d’or, 140 grammes  de palladium et 130 kg de cuivre", a-t-il précisé à la presse.

De plus, fondre des métaux recyclés "requiert trois à quatre fois moins  d’énergie que de fondre des métaux à l’état naturel", a-t-il ajouté.  M.   Steiner a cependant reconnu qu’un transfert des technologies appropriées vers  l’Afrique était un préalable à un meilleur recyclage sur ce continent.

Jeuneafrique.com  avec AFP

Kenya: funérailles nationales dans un grand parc pour Wangari Maathai

octobre 8, 2011

Le Kenya a organisé samedi des funérailles nationales dans un grand parc du centre de Nairobi en hommage au prix Nobel de la Paix kényan Wangari Maathai, décédée le 25 septembre, a constaté l’AFP.

Cette cérémonie a lieu dans un parc du centre de la capitale, Uhuru Park, que Wangari Maathai, célèbre pour son combat contre la déforestation et décédée à 71 ans des suites d’un cancer, avait contribué à sauver de la destruction.

Sa dépouille, contenue dans un cercueil confectionné en bambou et fibres de jacinthe, devait être incinérée à la fin de la cérémonie.

Elle avait fait savoir, selon sa famille, qu’elle refusait que l’on coupe un arbre pour son cercueil.

"En plus d’être une femme de grands courage et ténacité, la regrettée professeur Maathai a démontré, par l’exemple, ses vertus pour servir la nation", a déclaré le président Mwai Kibaki.

Des centaines de personnes entouraient dans Uhuru Park (Parc de la liberté en kiswahili) le cercueil recouvert du drapeau national.

Ses enfants et petits-enfants ont planté un arbre dans ce parc que le régime autoritaire de l’ancien président Daniel arap Moi voulait remplacer par un gigantesque gratte-ciel.

"La meilleure façon de l’honorer est de poursuivre le grand chantier qu’elle a ouvert, dans les domaines de l’environnement, de la justice sociale, des droits humains et de la démocratie", a ajouté Kibaki.

Figure du combat écologiste dans son pays dès les années 70, Wangari Maathai a accédé à la notoriété internationale en 2004 avec son prix Nobel pour la paix. Le jury avait alors motivé son choix en louant "l’approche holistique (de Mme Maathai) envers le développement durable, qui englobe la démocratie, les droits humains et en particulier ceux de la Femme".

Née le 1er avril 1940 à Ihithe, dans le centre fertile du Kenya, Wangari Maathai, dotée d’une forte personnalité et d’une grande énergie, a été une des rares jeunes kényanes de l’époque à pouvoir bénéficier d’une éducation, grâce à la ténacité de son frère aîné Nderitu qui l’a inscrite dans une école de soeurs catholiques.

Elle a bénéficié dans les années 60 d’une bourse américaine qui lui a permis d’étudier la biologie à Atchison (Kansas) puis à Pittsburgh. Elle est ensuite revenue au Kenya tout nouvellement indépendant, où elle est devenue en 1971 la première femme lauréate d’un doctorat en Afrique centrale et de l’Est.

Jeuneafrique.com avec AFP

Kenya: au moins 28 blessés dans une explosion au centre-ville de Nairobi

juin 5, 2011

Au moins 28 personnes ont été blessées dimanche dans une explosion d’origine indéterminée dans le centre-ville de Nairobi, a-t-on appris de source officielle.

L’explosion, apparemment d’assez forte puissance, a eu lieu en fin de matinée à Kiniryaga road, une rue populaire du centre-ville de la capitale kényane où se trouvent de nombreux magasins de pièces automobiles et garages pour véhicules d’occasion, a constaté un photographe de l’AFP.

Plusieurs voitures ont été endommagées, tandis que de nombreux débris, ainsi que visiblement les restes d’un mur écroulé, jonchaient la chaussée autour de laquelle s’affairaient secouristes et policiers.

Une station d’essence, d’où s’est élevé pendant un moment un large panache de fumée noire, a également été partiellement détruite.

Interrogés sur place, plusieurs responsables policiers se sont refusés à faire tout commentaire sur l’origine de l’explosion, accidentelle ou criminelle.

Le Premier ministre Raila Odinga s’est rendu sur place en début d’après-midi et a fait état dans une brève déclaration à la presse d’au moins 28 blessés.

En décembre 2010, trois personnes avaient été tuées à Nairobi dans un attentat à la grenade contre un bus assurant la liaison avec la capitale ougandaise Kampala, et que la police avait lié aux islamistes somaliens shebab.

L’incident avait eu lieu à quelques centaines de mètres de l’explosion de ce dimanche, dans une rue voisine généralement très fréquentée où stationnent chaque jour de nombreux mini-bus.

Les islamistes shebab, qui contrôlent une grande partie de la Somalie, ont à plusieurs reprises menacé de frapper le Kenya accusé de soutenir le fragile gouvernement de transition somalien (TFG) qu’ils combattent.

En août 1998, des attaques-suicide menées par Al-Qaïda contre les ambassades américaines à Nairobi et Dar es-Salaam (Tanzanie) avaient fait 224 morts.

Jeuneafrique.com avec AFP


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