USA: le gendarme de la Bourse accuse Ghosn d’avoir caché 140 millions de dollars de rémunération

septembre 23, 2019

 

Le gendarme américain de la Bourse, la SEC, a accusé lundi Carlos Ghosn et un de ses lieutenants, Greg Kelly, d’avoir dissimulé plus de 140 millions de dollars de rémunération qui devaient être versés à l’ancien PDG de l’alliance Renault-Nissan au moment de son départ en retraite.

«De 2009 jusqu’à son arrestation à Tokyo en novembre 2018, Carlos Ghosn a pris part à une combine visant à dissimuler plus de 90 millions de dollars de rémunération, et a aussi augmenté de plus de 50 millions l’indemnité de retraite de Ghosn», accuse la SEC dans un communiqué.

Sans reconnaître ni nier les accusations, Carlos Ghosn a conclu un accord à l’amiable avec la SEC.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Forêts tropicales : 500 millions de dollars de plus débloqués

septembre 23, 2019

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Emmanuel Macron et Evo Morales, président bolivien, lundi 23 septembre à l’ONU lors d’une réunion consacrée à l’Amazonie. LUDOVIC MARIN / AFP

De «grands donateurs» internationaux, dont la Banque mondiale, la Banque interaméricaine de développement et l’ONG Conservation International, s’engagent.

De grands donateurs (Banque mondiale, Banque interaméricaine de développement, l’ONG Conservation International) ont décidé de débloquer environ 500 millions de dollars supplémentaires pour aider à protéger les forêts tropicales, dont l’Amazonie, a indiqué ce lundi 23 septembre l’Elysée.

Ces annonces devaient être faites pendant la réunion sur l’Amazonie organisée lundi à l’Assemblée générale de l’ONU à New York en présence de plusieurs chefs d’Etat dont le Français Emmanuel Macron, à l’initiative de la réunion, et les présidents du Chili, de la Colombie et de la Bolivie, mais pas du Brésil.

Trois programmes devaient être annoncés. La Banque mondiale compte mettre en place un programme « Pro Green » avec l’Allemagne et la France pour financer des projets sur le terrain et la Banque interaméricaine de développement financera des actions dans les grands Etats amazoniens. En outre l’ONG américaine Conservation International va aider des projets locaux menés par des organisations non gouvernementales, des communautés autochtones et des entreprises privées.

Cette aide s’ajoute à l’aide d’urgence d’au moins 20 millions de dollars promise fin août à Biarritz pour soutenir les pays touchés par les incendies qui ravagent l’Amazonie, par les dirigeants du G7.

Par Lae Figaro.fr avec AFP

Une vingtaine de pays s’inquiètent pour les droits de l’homme en Arabie saoudite

septembre 23, 2019

 

Une vingtaine de pays, dont quinze Etats membres de l’Union européenne, ont exprimé leur inquiétude ce lundi 23 septembre au Conseil des droits de l’homme de l’Onu face aux allégations de torture, détentions illégales et procès inéquitables à l’encontre d’opposants saoudiens, notamment des militantes des droits des femmes et des journalistes.

Une première déclaration conjointe au sujet de l’Arabie saoudite avait déjà été présentée en mars au Conseil. Les signataires exhortent notamment Ryad à établir la vérité sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, assassiné en octobre au consulat saoudien d’Istanbul, et à faire en sorte que les coupables soient jugés. Parmi eux figurent la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Pérou, a-t-on appris auprès de diplomates. «Nous restons profondément préoccupés par la situation des droits de l’homme en Arabie saoudite. Les acteurs de la société civile en Arabie saoudite font toujours face à la persécution et à des actes d’intimidation», a déclaré l’ambassadrice australienne Sally Mansfield, qui a lu la déclaration.

«Nous sommes préoccupés par les informations faisant état de tortures, de détentions arbitraires, de disparitions forcées, de procès inéquitables et de harcèlement de personnes engagées dans la promotion et la défense des droits de l’Homme, de leurs familles et de leurs collègues», a-t-elle ajouté. La délégation saoudienne au Conseil, qui n’était pas présente lors de la lecture de la déclaration, n’a pas réagi.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Algérie: Algérie : début du procès de Saïd Bouteflika, des généraux Toufik et Tartag et de Louisa Hanoune

septembre 23, 2019

Saïd Bouteflika en avril 2009 lors de la réélection de son frère à la présidence de l’Algérie (image d’illustration). © AP/SIPA

 

Le procès de Saïd Bouteflika, frère et conseiller du président déchu Abdelaziz Bouteflika, ainsi que de deux anciens chefs du renseignement, les généraux Toufik et Tartag, et de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, a débuté lundi à Blida, au sud d’Alger.

La police et les gendarmes ont interdit l’accès aux deux entrées du tribunal militaire à tous les véhicules et piétons, a constaté un photographe de l’AFP sur place. Saïd Bouteflika, Mohamed Mediène – dit « Toufik », directeur des puissants services secrets algériens pendant 25 ans – , son successeur Athmane Tartag et la cheffe du Parti des travailleurs (PT, trotskiste) Louisa Hanoune, comparaissent devant le tribunal.

L’ex-président du Conseil constitutionnel Tayeb Belaïz, fidèle de Bouteflika, est également arrivé à la cour pour témoigner, d’après la même source.

Saïd Bouteflika et les deux ex-patrons du renseignement ont été incarcérés le 5 mai, tandis que Louisa Hanoune a été placée en détention provisoire quatre jours plus tard. La justice militaire les avait inculpés pour « atteinte à l’autorité de l’armée » et « complot contre l’autorité de l’État », des crimes pour lesquels ils encourent de lourdes peines, selon le code de justice militaire et le code pénal.

Réunions pour « comploter » contre Gaïd Salah

Un mouvement de contestation inédit débuté le 22 février a contraint Abdelaziz Bouteflika à renoncer à un 5e mandat puis à démissionner le 2 avril, après deux décennies au pouvoir. Depuis, la justice a ouvert une série d’enquêtes sur des faits présumés de corruption visant des ex-hauts responsables politiques et militaires ainsi que des hommes d’affaires, accusés d’avoir profité de leurs liens privilégiés avec l’entourage de Bouteflika.

Lors de l’instruction, la défense de Louisa Hanoune avait admis qu’elle avait participé à une réunion avec Saïd Bouteflika et « Toufik » le 27 mars, au lendemain d’une déclaration du chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, demandant publiquement le départ du pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika. Quelques jours plus tard, le général Gaïd Salah avait accusé, sans les nommer, Saïd Bouteflika et les généraux Mediène et Tartag de se réunir pour comploter contre l’armée.

Entendu comme témoin le 14 mai dans l’enquête visant le frère de l’ex-président, le général Khaled Nezzar – ancien homme fort de l’Algérie dans les années 1990 – avait affirmé que Saïd Bouteflika lui avait dit envisager d’instaurer l’état de siège et de démettre le général Gaïd Salah, afin de mettre un terme à la contestation contre son frère. Saïd Bouteflika était considéré comme le véritable homme fort du palais présidentiel, mais il ne disposait d’aucun pouvoir constitutionnel.

Également accusés de « complot », Nezzar et sont fils Lotfi sont depuis le 6 août sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par le tribunal militaire de Blida. Selon des médias algériens, ils ont fui en Espagne au début de l’été.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo-diaspora: M. Blaise Nzonza, un ancien yukiste soutient désormais M. Denis Christel Sassou Nguesso

septembre 23, 2019

 

La politique a ses raisons que la raison ignore. Fondateur et ancien Président de l’APAKO (Association des amis de Parfait Kolelas), M. Blaise Nzonza, un ancien membre du Conseil National de l’UDH YUKI, a décidé de rejoindre les rangs des soutiens au député d’Oyo, M. Denis Christel Sassou Nguesso.

Très visible sur les réseaux sociaux à travers ses nombreux écrits et vidéos, M. Blaise Nzonza donne les raisons pour lesquelles il bascule dans le camp des « ndéyistes ». Une décision surprenante et étonnante que de nombreux congolais de la diaspora auront du mal à comprendre.

Ci-dessous sa déclaration :

SOUTIEN A DENIS CHRISTEL SASSOU NGUESSO

Après une analyse profonde de la situation socio politique et après moult réflexions, Je pense qu’il faut un idéal d’un nouveau genre capable de créer une dynamique positive dans notre pays. Ainsi, J’ai décidé de faire un choix pour l’avenir.

En toute responsabilité et tenant compte du paysage politique congolais et des enjeux de l’heure, j’ai décidé de soutenir et promouvoir l’idéal politique poursuivi par l’honorable Denis Christel SASSOU NGUESSO député de la circonscription d’OYO.

J’ai décidé de soutenir :
– Un homme qui partage comme moi la même conscience aiguë des maux qui minent notre pays, la même détermination d’en venir à bout et la même aspiration à un Congo meilleur débarrassé du tribalisme, de tout repli ethnique et régionaliste, un Congo où les idées extrémistes qu’elles viennent du pouvoir ou de l’opposition n’auront plus de place, un Congo où l’esprit de vengeance, la haine et la violence seront bannis, un Congo où le mieux vivre ensemble sera de mise;

-Un fils du pays, victime d’un acharnement soutenu, irrationnel et disproportionné, fruit d’une cabale orchestrée par certains adeptes de la pensée unique ;

– Un congolais qui par ses nombreuses actions à travers la Fondation Perspectives d’Avenir, a permis à plus de 100.000 congolais de bénéficier des soins gratuits lors des Campagnes de Santé Communautaire qui se sont tenues dans tous les départements de la république ;

– Un homme qui dans un élan de solidarité et de générosité, a permis à plusieurs jeunes congolais de bénéficier des bourses d’études et des formations qualifiantes ;

– Un député qui, dans un souci permanent clairement exprimé de voir les élèves étudier dans les bonnes conditions, a permis à travers le Groupement des Associations Bana-Congo de rénover plusieurs établissements scolaires ;

– Un homme politique qui est de ma génération, de notre génération, une génération avertie qui veut rompre avec les vieilles habitudes et les conflits récurrents qui ont plongé notre pays dans le désarroi le plus absolu ;

– Un congolais qui s’inscrit dans une vision qui est celle du Congo de demain et qui manifeste une ferme volonté de combattre les antivaleurs et les comportements déviants ;

– Un leader politique dont le parcours et ses différentes descentes à travers le pays font de lui un homme avisé des difficultés mais aussi des potentialités que celui-ci regorge ;
J’ai décidé de m’inscrire dans une vision et une dynamique républicaine qui tranchent avec certaines considérations révolues.

Je crois en notre pays et en son futur et je crois que nous pouvons faire de notre société un cadre plus juste, aux légitimes ambitions de chaque congolais.

Le Congo d’abord, le Congo pour toujours.

Fait à Paris le 22 septembre 2019

Henri Blaise NZONZA
dynamiquepourlecongo@yahoo.com

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Climat : l’Allemagne va investir au moins 100 milliards d’euros d’ici 2030

septembre 20, 2019

Global Climate Strike in Berlin

La chancelière allemande Angela Merkel et le ministre des Finances Olaf Scholz lors d’une réunion autour du climat, le 20 septembre à Berlin. MICHAEL HANSCHKE / REUTERS

La coalition gouvernementale allemande vient de se doter d’une stratégie climatique.

L’Allemagne va investir au moins 100 milliards d’euros d’ici 2030 «pour la protection du climat et la transition énergétique», selon le texte final négocié vendredi au sein de la coalition d’Angela Merkel et obtenu par l’AFP.

Cet effort, réclamé par des manifestations massives dans tout le pays, doit permettre à la première économie européenne d’accélérer la baisse de ses émissions polluantes, jusqu’ici nettement inférieure à ses objectifs. L’enjeu consiste à prendre des mesures pour inciter les Allemands à réduire les émissions polluantes, et permettre au pays, aujourd’hui en retard, d’atteindre ses objectifs de réduction d’émissions polluantes.

L’annonce intervient alors que des dizaines de milliers de manifestants, 80.000 selon les organisateurs, s’étaient rassemblés à Berlin à l’emblématique Porte de Brandebourg, en ce jour d’un mouvement mondial de grève pour la défense du climat. La mobilisation devrait être particulièrement bien suivie en Allemagne, où les écologistes ont le vent en poupe et enchaînent les succès électoraux.

Global Climate Strike in Berlin

De nombreux manifestants réunis à Berlin le 20 septembre pour la grève du climat. FABRIZIO BENSCH

Au total, des manifestations doivent avoir lieu dans 575 villes allemandes, «du jamais vu», a estimé la porte-parole allemande du mouvement FridaysforFuture, Luisa Neubauer dans un tweet.

Une panoplie de mesures

Selon le projet d’accord en discussion, des investissements d’«un montant à trois chiffres en milliards d’euros», soit au moins 100 milliards d’euros, sont prévus d’ici à 2030. Les partis se sont particulièrement disputés sur son financement, rendu extrêmement compliqué par le fait que le gouvernement refuse de contracter de nouvelles dettes, conformément à sa politique d’orthodoxie budgétaire du «Schwarze Null».

Les négociations achoppaient en particulier sur un modèle de tarification des émissions de CO2, où l’essence, le diesel, le gaz de chauffage ou le fioul pourraient être intégrés dans un marché national de certificats et voir leur prix monter, d’environ 11 centimes par exemple pour le litre de diesel.

Question centrale: où fixer le curseur pour à la fois avoir un prix suffisamment élevé afin d’inciter les consommateurs à opter pour les solutions les moins polluantes, mais en même temps ne pas provoquer de levée de bouclier de l’opinion, à l’exemple du mouvement des gilets jaunes en France ? Il est question dans les discussions de prix plancher et plafond sur ce marché.

Concrètement, la stratégie du gouvernement comprend aussi une panoplie de mesures destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’énergie, le bâtiment, l’agriculture, l’industrie et les transports. Cela va de la promotion des transports publics et des trains, à l’augmentation du prix des voyages en avion en Allemagne, ou à diverses subventions pour le développement des voitures électriques ou pour des chauffages individuels efficaces et propres.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Perquisition à LFI: trois mois de prison avec sursis requis contre Mélenchon

septembre 20, 2019

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Jean-Luc Mélenchon était poursuivi pour «actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation». MARTIN BUREAU / AFP

Des amendes, allant de 2 000 à 10.000 euros, ont été requises contre les cinq autres prévenus. Les plaidoiries de la défense débutent ce vendredi 20 septembre.

Le parquet de Bobigny a requis vendredi trois mois de prison avec sursis contre le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon pour les incidents ayant émaillé la perquisition au siège de son parti LFI en octobre 2018.

Jean-Luc Mélenchon est poursuivi pour «actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation». Des amendes, allant de 2000 à 10.000 euros, ont par ailleurs été requises contre les cinq autres prévenus.

Le ministère public n’a requis une peine de prison avec sursis que pour le chef du parti LFI. Il a aussi demandé 8.000 euros d’amende pour Jean-Luc Mélenchon, les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l’eurodéputé Manuel Bompard, 10.000 euros contre le président de l’association «L’Ere du peuple» Bernard Pignerol et 2000 euros contre l’attachée de presse du mouvement. «La loi a prévu 10 ans, de 10 ans on passe à trois mois avec sursis… Tout ce souk pour ça!», s’est exclamé Jean-Luc Mélenchon devant la presse, après avoir salué les dizaines de militants qui attendaient dans le hall pour le soutenir.

«J’estime que sur le plan moral notre victoire est totale (…). Il faut que tout se termine par une relaxe et qu’on passe à autre chose», a-t-il ajouté. Pour justifier ses réquisitions, le parquet a souligné le rôle décisif de Jean-Luc Mélenchon dans l’escalade de tensions ayant mené à l’interruption de la perquisition, scène dont les images filmées par des journalistes ont été largement reprises dans les médias. «La rébellion monte d’un cran dans l’escalier lorsque Jean-Luc Mélenchon arrive», a estime la procureure Juliette Gest, égrenant plusieurs phrases du leader insoumis: «Allez enfoncez-moi cette porte», «rentrez on en a rien à foutre de ce qu’ils disent» ou encore «Allez, vas-y, essaie de me pousser pour voir». «Il lève le doigt menaçant, son visage a touché le sien (du procureur, ndlr), dit  »ne me donnez pas d’ordre ou de consigne », puis il le pousse: la rébellion est constituée», a déclaré Juliette Gest. Selon elle, il s’agit «sans conteste d’un acte de résistance violente, avec usage de la force».

Plus tôt dans la matinée, Me Eric Dupond-Moretti, avocat de policiers constitués parties civiles, s’est exclamé dans sa plaidoirie: «De grâce, arrêtez votre cirque!» Il a dénoncé l’argumentaire des six prévenus Insoumis qui dénoncent un «procès politique»: «On n’est pas au Venezuela ici. On est en France et quand on outrage un policier, on est condamné». Suivront cet après-midi les plaidoiries de la défense. Le jugement sera mis en délibéré.

Lors de la première journée d’audience, Jean-Luc Mélenchon a raconté son «sentiment d’humiliation» au moment de la perquisition ce 16 octobre, et expliqué sa véhémence d’alors, notamment sa phrase «La République, c’est moi», criée à la figure d’un policier en faction. Il a affirmé n’avoir pas voulu s’opposer à la perquisition mais simplement avoir tenté d’y assister pour s’assurer que le fichier des inscrits à LFI ne soit pas emporté. «J’ai eu l’attitude que j’estimais politiquement nécessaire, car je pensais être la cible d’une attaque politique», a expliqué le patron des députés LFI, qui s’est défendu de toute violence physique. La perquisition au cœur du procès avait été menée dans le cadre de deux enquêtes du parquet de Paris: sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d’emploi d’assistants d’eurodéputés de LFI, confiées depuis à des juges d’instruction.

Filmant en direct sur Facebook une première perquisition de son domicile, Jean-Luc Mélenchon avait d’abord dénoncé une «énorme opération de police politique» avant de se rendre avec des proches au siège du mouvement. Devant des caméras, il avait appelé à «enfoncer la porte» pour entrer dans les locaux. On le voyait également bousculer un représentant du parquet, ainsi qu’un policier qui tentait de s’interposer. Les cinq autres prévenus ont présenté une défense similaire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: Trudeau promet d’interdire les fusils d’assaut s’il est réélu

septembre 20, 2019

 

Le premier ministre canadien sortant, Justin Trudeau, a promis vendredi d’interdire les fusils d’assaut et d’aider les villes à restreindre l’accès aux armes de poing s’il est réélu lors des législatives d’octobre.

Cette annonce fait suite à une recrudescence des crimes liés aux armes à feu au Canada, dont une vague de fusillades survenues récemment à Toronto, où le premier ministre a annoncé ces mesures lors d’une conférence de presse.

«Vous n’avez pas besoin d’une arme d’assaut de type militaire, une arme conçue pour tuer le plus grand nombre de personnes en un minimum de temps, pour abattre un cerf», a souligné Justin Trudeau, qui a fait état en 2017 de «2500 victimes de violence par armes à feu de plus qu’en 2013» au Canada.

Programme de rachat

Si les libéraux de Justin Trudeau sont réélus le 21 octobre, les fusils d’assaut, tels les AR-15, seront interdits et un programme de rachat de ces armes de type militaire déjà en circulation sera mis en place, a promis le Premier ministre sortant.

Les armes de poing comme les pistolets et revolvers ne seront cependant pas interdits, mais les municipalités auront davantage de pouvoirs pour en restreindre l’accès, a précisé Justin Trudeau, faisant état d’une approche «mesurée et basée sur les faits».

Le dernier gouvernement conservateur, sous Stephen Harper, avait fait abolir en 2012 l’obligation pour les Canadiens d’enregistrer leurs carabines et leurs fusils de chasse. Justin Trudeau a promis de ne pas remettre en place ce registre fédéral afin de «respecter les fermiers et chasseurs canadiens».

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump dit avoir été «surpris» par les images de Trudeau grimé en Noir

septembre 20, 2019

 

Donald Trump s’est dit «surpris» vendredi par les images montrant un jeune Justin Trudeau grimé en Noir, qui ont plongé le premier ministre canadien dans l’embarras et l’ont forcé à s’excuser en pleine campagne électorale.

«Je suis surpris», a dit le président américain à la presse à la Maison-Blanche. «J’ai été encore plus surpris quand j’ai vu le nombre de fois», a-t-il ajouté. Après la diffusion mercredi soir d’une première image de «blackface», d’autres images de Justin Trudeau, le visage couvert d’une couche de maquillage noir lorsqu’il était plus jeune, ont émergé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Côte d’ivoire: La stratégie de Henri Konan Bédié, le sphinx de Daoukro, pour la présidentielle de 2020

septembre 20, 2019

Henri Konan Bédié, à Pais le 10 septembre 2019. © Vincent Fournier pour Jeune Afrique

Henri Konan Bédié, qui vient d’officialiser son alliance politique avec Laurent Gbagbo, a accordé un entretien à Jeune Afrique. À un an de la présidentielle, il assume ses changements d’alliance, affiche ses ambitions et détaille sa stratégie politique.

«  Il n’y a pas d’âge limite en politique. » À 85 ans, le sphinx de Daoukro affiche ses ambitions dans la perspective de la présidentielle de 2020, se posant désormais en opposant farouche à son ancien allié Alassane Ouattara.

Dans l’entretien qu’il a accordé le 10 septembre à Jeune Afrique, à paraître dans notre édition du 22 septembre, le patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) détaille notamment sa stratégie d’alliance avec le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo – dont le retour prochain à Abidjan a été hypothéqué par la décision de la procureure de la Cour pénale internationale de faire appel de l’acquittement prononcé en faveur de l’ancien président ivoirien.

La présidentielle en ligne de mire

Et peu importe que les deux partis, qui « travaillent désormais ensemble au sein d’une même plateforme politique », soient aux antipodes en terme idéologique, l’un étant  socialiste, l’autre libéral. « C’est une entente pour travailler ensemble à des objectifs précis en vue l’élection présidentielle de 2020 », assure Henri Konan Bédié. Quant à la présidentielle, « chaque parti aura son candidat. Mais au second tour, le mieux placé recevra le soutien de l’autre », affirme-t-il.

Le président du PDCI, qui n’oublie pas de porter quelques coups de griffes à ceux des cadres qui ont rejoint le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) – « une trahison » -, revient également sur ses relations avec Guillaume Soro, l’ancien président de l’Assemblée nationale passé à l’opposition.

Avec le président ivoirien, son ancien allié, il affirme qu’« il n’y a plus de dialogue ». « Contrairement à moi, [Alassane Ouattara] n’a pas le droit de se présenter », assène Henri Konan Bédié, qui met également en garde contre un éventuel « tripatouillage » de la Constitution qui permettrait au chef de l’État d’instaurer une limite d’âge pour les candidats à la présidentielle.

Par Jeune Afrique