Angélique Kidjo convoque l’âme de Miriam Makeba sur le nouveau musée afro-américain

septembre 26, 2016

Le National Museum of African American History and Culture à Washington, érigé pour rendre hommage aux Noirs qui ont fait l’Amérique. Crédits : KEVIN LAMARQUE/REUTERS

La forme magnifique du musée, dont la construction avait été réclamée il y a cent cinquante ans par les anciens combattants noirs de la guerre de Sécession et dont l’architecte, David Adjaye, est ghanéen, évoque une couronne traditionnelle yoruba, l’une des ethnies majoritaires du golfe de Guinée, celle de ma mère. Le musée décrit la longue marche de l’émancipation des Afro-Américains, depuis le drame de l’esclavage jusqu’à l’élection d’Obama. Ce qu’il prêche, c’est l’espoir et la fierté noire, qui s’enracine dans la terre africaine. Sa devise est « I, too, am America » : « Moi aussi, je suis l’Amérique ».

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Aujourd’hui encore, je cherche à décrypter l’histoire américaine. Mon parcours est le suivant : je suis née au Bénin, le pays d’Afrique de l’Ouest d’où sont partis la plupart des esclaves vers l’Amérique, et j’ai décidé de m’installer à New York en 1998 pour accomplir mon rêve de petite fille : chanter avec les artistes noirs américains dont la musique avait bercé mon enfance. Et voici qu’aujourd’hui ce musée tente de rétablir des ponts entre l’Amérique, son sombre passé et ses origines africaines.

« Redemption Song »

Les organisateurs m’ont demandé de représenter le Continent africain lors de la très officielle cérémonie d’inauguration à laquelle participaient le président Obama, de nombreuses personnalités politiques et des célébrités, devant des dizaines de milliers de personnes réunies sur le fameux National Mall de Washington, là même où Martin Luther King a prononcé son plus célèbre discours : « I have a dream ». On m’a proposé de chanter Redemption Song, la chanson du Jamaïcain Bob Marley qui, mieux que tout autre, raconte l’exode et la souffrance des esclaves.

Une cérémonie, avec président et stars, ce n’est pas rien. Ce matin, juste avant que l’inauguration ne commence, la tension avait monté dans les coulisses : les services secrets étaient partout. A mes côtés, un couple très symbolique : Robert De Niro et sa femme afro-américaine, et aussi Stevie Wonder, la productrice de télévision Oprah Winfrey, qui a donné 20 millions de dollars au Musée, Bill Clinton, Patti LaBelle et, surtout, John Lewis qui fut le compagnon de route de Martin Luther King. Sur scène, tout à coup, il y eut quatre générations de Noirs américains, y compris une très vielle dame dont le père était né esclave.

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Et puis, ce fut à moi de monter sur scène. Avec mes musiciens africains et ma tenue en wax hollandais, j’avais un peu l’impression de représenter le cliché exotique de l’Afrique. Moi qui suis si souriante d’habitude, je me suis sentie soudain sérieuse. « Emancipate yourself from mental slavery » : la pertinence du message de Redemption Song rend toujours le moment grave. Devant moi le parterre de politiciens aux visages figés, dont Colin Powell et Paul Ryan, ne me facilitait pas la tâche.

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Huit ans ont passé depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama. Le 20 janvier 2009, j’avais été conviée à participer aux festivités liées à l’investiture du premier président noir des Etats-Unis, et Le Monde m’avait demandé de rendre compte, avec ma vision d’artiste et de femme africaine, de cet événement exceptionnel. Je sentais alors que l’élection d’Obama était liée à mon destin. Lors de la cérémonie, mon cœur s’était pincé quand Aretha Franklin avait chanté, elle qui fut la première artiste soul à s’habiller en Africaine sur la pochette de l’album Amazing Grace. J’avais écrit alors pour Le Monde : « Le discours d’Obama renforce en moi la conviction que c’est sa part africaine qui l’a fait élire président. Comme Nelson Mandela, il semble au-dessus de la mêlée. Son père, kényan, a dû lui faire prendre conscience que les Etats-Unis ne sont pas le centre du monde ! »

Paradoxe insurmonté

D’une certaine manière, la cérémonie inaugurale du musée afro-américain est le symbole de l’héritage et du bilan du président Obama. D’un certain côté, il a relevé l’économie américaine et réhabilité l’image des Etats-Unis dans le monde. Il reste un symbole très puissant, dont ce musée est la réalisation la plus visible. Ce bâtiment si imposant sur le Mall est placé juste à côté du Washington Monument, l’obélisque planté en face de la Maison Blanche, l’emblème même de la République. Ce musée, dont les magnifiques expositions sont si nécessaires, est désormais incontournable, tout comme le sera la place d’Obama dans l’histoire des Etats-Unis. Mais la puissance du symbole d’un président noir a aussi stimulé une opposition conservatrice qui s’est liguée pour défendre les valeurs rétrogrades d’une Amérique révolue.

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La nation américaine est née d’un paradoxe qu’elle n’a jusqu’à présent pas réussi à surmonter : la déclaration d’indépendance affirmait que tous les êtres humains naissaient égaux et que leurs droits étaient inaliénables alors même que toute l’organisation sociale du pays reposait sur l’esclavage.

Ce paradoxe est encore bien vivant aujourd’hui : on célèbre dans ce musée l’émancipation des Afro-Américains de la manière la plus fastueuse au moment où l’Amérique est rattrapée par la division et la violence raciale : c’est le couvre-feu à Charlotte (Caroline du Nord), où un homme noir a encore été tué par la police, le 20 septembre, quatre jours après la bavure de Tulsa, où la policière blanche qui a tiré sur un Afro-Américain avoue « qu’elle était morte de peur ». Je suis une femme noire vivant à New York et je m’aperçois que les clichés et les préjugés vont encore bon train. Juste un exemple : dans une nouvelle série très branchée de HBO The Night Of, toutes les femmes noires sont des prostituées, tandis que tous les hommes noirs sans exception sont des criminels. Et ceci en 2016 !

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La réalité de l’Amérique serait-elle encore celle de la ségrégation, à l’image de la prestigieuse université de Yale, qui forme l’élite, tout en étant installée à New Haven (Connecticut), grande ville noire parmi les plus pauvres du pays ?

« Songs of freedom… » : je viens de finir a capella le dernier refrain de Redemption Song. On me dit que Stevie Wonder n’est pas encore prêt et la production me demande d’enchaîner avec une autre chanson ! Je choisis sans trop réfléchir Afirika, mon hommage très rythmé à Miriam Makeba et à la beauté de mon continent. Sur mes injonctions, tout le public reprend en chœur le refrain et des sourires apparaissent un peu partout dans la foule. J’aperçois même Oprah Winfrey qui, mains levées, chante à tue-tête : « Ashe e mama, she e mama Afirika ». Le temps gris vient de disparaître et le soleil se lève enfin sur le National Mall !

Angélique Kidjo est une chanteuse béninoise établie aux Etats-Unis. Lauréate d’un Grammy Awards en 2007, elle est également ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF.

Un homme interpellé pour avoir piraté 3 000 photos de la famille royale britannique

septembre 26, 2016

C’est le tabloïd anglais The Sun qui a le premier révélé une affaire de piratage informatique touchant la famille royale anglaise. Et pour cause, le journal a été contacté par le pirate présumé.

Vendredi 23 septembre, le journal explique être en contact, via le service de messagerie chiffrée WhatsApp, avec une personne se présentant comme un pirate informatique. L’anonyme souhaite vendre près de 3 000 photos provenant du compte iCloud de Pippa Middleton, mais aussi des messages stockés sur le service en ligne d’Apple, contre « un minimum de 50 000 livres [58 000 euros] ».

Il affirme être en possession de clichés de la jeune femme de 33 ans, de son fiancé, mais aussi du prince William et de son épouse Kate, sœur cadette de Pippa. Parmi les photos dérobées figureraient également des clichés du prince George et de la princesse Charlotte, enfants de Kate et de William.

Scotland Yard fait savoir également que ses services ont reçu un rapport concernant le piratage d’un compte personnel iCloud et que des « enquêteurs spécialisés » travaillaient sur l’affaire.

Un précédent des photos de célébrités volées

Le lendemain, un homme de 35 ans était arrêté dans le Northamptonshire, dans le centre de l’Angleterre, puis mis en garde à vue dans un commissariat de police du sud de Londres. Selon la BBC, l’homme a été libéré sous caution lundi, et l’enquête se poursuit.

En août 2014, plusieurs actrices, dont Jennifer Lawrence, avaient été les cibles d’un piratage à la suite duquel des clichés d’elle nue, récupérés sur iCloud, avaient été diffusés. Le géant américain Apple avait nié toute défaillance de son système de sécurité, affirmant que les pirates étaient parvenus à répondre correctement à des questions de sécurité, voire à détourner directement les mots de passe des comptes grâce à des e-mails contenant des liens piégés.

Lemonde.fr avec AFP

Gabon: Les « félicitations » malvenues de Macky Sall à Bongo Ondimba Ali dénoncées par Jean Ping

septembre 26, 2016

La « communauté internationale » a « pris acte » des résultats proclamés par la Cour constitutionnelle, qui consacrent le hold up de Bongo Ondimba Ali (BOA). Mais de toutes les réactions qui parviennent à Libreville, c’est celle du président du Sénégal, Macky Sall (sur notre photo le 9 décembre 2014 à Libreville avec BOA), qui affiche un soutien ferme à la réélection du président-sortant et le félicite de tendre la main à l’opposition pour organiser un « dialogue politique » et former un gouvernement d’union nationale.

Si Jean Ping a, d’ores et déjà, refusé la (fausse) main tendue de BOA, son entourage a, sévèrement, critiqué l’empressement de Macky Sall dans ce qui est considéré comme une ingérence dans les affaires intérieures gabonaises, dans le but de préserver ses (seuls et uniques) intérêts. En effet, c’est le milliardaire sénégalo-gabonais, Seydou Kane, installé, à Libreville, où il appartient à la légion étrangère dont Jean Ping a promis le démantèlement, qui aurait, fortement, encouragé son ami et frère, le président, Macky Sall, d’apporter un tel appui diplomatique à BOA, au moment où beaucoup de ses homologues lui tournent le dos.

Les Gabonais ont, à travers cette intervention de Seydou Kane, la preuve de ce qui les attend, pendant ce deuxième septennat de BOA, en ce qui concerne l’implication (tant dénoncée) de la légion étrangère dont le chef suprême s’appelle le Béninois, Maixent Accrombessi, dans les affaires stratégiques du Gabon. Les Gabonais n’ont qu’à bien se tenir : ils auront droit à sept nouvelles années de pleurs et de grincements de dents, avec les mêmes émergents.

Bien introduit auprès de la présidence sénégalaise, Seydou Kane avait participé au financement de la campagne de Macky Sall, en 2012. Devenu président du Sénégal, ce dernier lui a, logiquement, ouvert les portes du palais et lui a délivré un passeport diplomatique sénégalais. Homme d’affaire avisé, Seydou Kane a pris la mesure des gains à engranger et a introduit, à son tour, le chef de la légion étrangère, Maixent Accrombessi, auprès de Macky Sall. Directeur de cabinet et véritable président du Gabon, le Béninois, Maixent Accrombessi, qui est marié à une Sénégalaise, en a profité pour lancer quelques affaires florissantes au Sénégal. Des broutilles qui s’élèveraient à quelques dizaines de milliards de F CFA.

Macky Sall en envoyant son message de félicitations à BOA (qui a pourtant royalement perdu l’élection) aurait-il souhaité que sa victoire obtenue de haute lutte en mars 2012 (comme cela a été le cas pour Jean Ping), fut détournée par Me Abdoulaye Wade, qui avait à sa disposition l’armée et la gendarmerie pour réaliser un hold up ?

Afriqueeducation.com

Gabon : l’investiture de Ali Bongo Ondimba aura lieu

septembre 26, 2016

Le président Ali Bongo au XIVe Sommet de la Francophonie, à Kinshasa, en octobre 2012. © Baudouin Mouanda pour JA

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba sera investi pour un second septennat mardi, quatre jours après la validation de sa réélection par la Cour constitutionnelle, a annoncé la présidence lundi.

L’investiture aura lieu au Palais présidentiel du bord de mer, ce mardi 27 septembre, a précisé la présidence. La Cour Constitutionnelle a validé vendredi l’élection d’Ali Bongo en rejetant la requête de son rival Jean Ping, qui a dénoncé un déni de droit et continue de se proclamer le président élu. Pourtant la cour a entériné l’avance d’Ali Bongo, affirmant qu’il avait été élu avec 172 990 voix (50,66%) devant Jean Ping (161 287 voix, 47,24%).

De son côté, lundi après-midi, Jean Ping devait recevoir à son domicile le corps diplomatique présent au Gabon. L’opposant a lancé samedi un appel à la communauté internationale, sans préciser ce qu’il en attend, après avoir épuisé tous les recours légaux au Gabon.

Accueil froid

La même communauté internationale a accueilli froidement la réélection d’Ali Bongo. Les observateurs électoraux de l’Union européenne ont sévèrement critiqué dimanche les travaux de la Cour, qui n’a pas rectifié selon eux les évidentes anomalies qu’ils ont constatées lors du scrutin à tour unique du 27 août.

La première proclamation de la victoire d’Ali Bongo, le 31 août, avait entraîné des manifestations, des émeutes, des morts et des interpellations par centaines.

Jeuneafrique.com avec AFP

Iran: libération d’une Irano-canadienne accusée de délits sécuritaires

septembre 26, 2016

Téhéran – Une anthropologue irano-canadienne arrêtée et emprisonnée en juin en Iran pour délits sécuritaires, a été libérée et a quitté le pays, a annoncé lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle Irna.

Cette femme de 65 ans, Homa Hoodfar, également accusée d’activités féministes, a été libérée pour raisons humanitaires, selon le porte-parole, Bahram Qasemi.

Il a précisé que Mme Hoodfar avait transité par le sultanat d’Oman avant de partir pour le Canada.

Le site de la télévision d’Etat avait affirmé que Mme Hoodfar était fondatrice et membre de la Fondation WLUML (Femmes sous lois musulmanes) dont le siège se trouve à Londres.

Au Canada, le Premier ministre Justin Trudeau a déclaré dans un communiqué que les Canadiens étaient soulagés de constater que Mme Hoodfar a été libérée et qu’elle retrouvera bientôt sa famille, ses amis et ses collègues.

Le gouvernement du Canada s’est impliqué de façon active et constructive aux plus hauts niveaux (…) depuis le début de cette dure épreuve, a-t-il ajouté.

M. Trudeau a expliqué qu’en l’absence de représentation diplomatique canadienne en Iran, le Canada a travaillé en étroite coopération avec d’autres pays, notamment Oman, l’Italie et la Suisse, qui ont joué un rôle déterminant pour obtenir cette libération.

Il a également souligné la coopération de représentants des autorités iraniennes qui ont facilité sa libération et son rapatriement. Ils comprennent que les cas comme celui-ci nuisent à l’établissement de relations plus productives.

Romandie.com avec (©AFP / 26 septembre 2016 17h31)

Le président de la RD Congo Joseph Kabila reçu par le pape François

septembre 26, 2016

Cité du Vatican – Le pape François a reçu lundi matin au Vatican Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo (RDC), pour une audience préparée avant les violences meurtrières ayant secoué son pays il y a une semaine.

Une attention particulière a été prêtée aux sérieux défis posés par la situation politique actuelle et les récents affrontements qui se sont produits dans la capitale, a précisé un communiqué du Vatican.

L’importance de la collaboration entre les différents acteurs politiques et les représentants de la société civile ainsi que les communautés religieuses, a été souligné, pour promouvoir le bien commun, à travers un dialogue respectueux et inclusif pour la stabilité et la paix dans le pays, ajoute le texte.

Enfin, ont été soulevées les violences persistantes que subit la population de l’est du pays et l’urgence d’une coopération au niveau national et international pour fournir l’assistance nécessaire et rétablir la coexistence civile, poursuit le communiqué du Vatican, qui évoque néanmoins des discussions cordiales.

La contribution importante de l’église catholique en RDC, dans les domaines de l’éducation, de la santé et la réduction de la pauvreté, a également été mise en exergue à l’occasion de cette visite, selon le Saint-Siège.

Après une arrivée très protocolaire au Vatican, le président congolais est entré rapidement dans la bibliothèque de la maison pontificale pour s’entretenir avec le pontife argentin, sans que les photographes ne puissent immortaliser leur première poignée de mains dans l’antichambre.

Le pape est apparu très concentré et peu souriant au début de ces 20 minutes d’entretien avec M. Kabila, mais l’ambiance était légèrement plus détendue à la sortie, lorsque les deux hommes ont pris congé en se serrant la main, cette fois devant les photographes.

Le président congolais, accompagné d’une délégation d’une douzaine de personnes, a ensuite été reçu par Mgr Paul Gallagher, le ministre des Affaires étrangères du Vatican, en l’absence du secrétaire d’Etat, Mgr Pietro Parolin, parti assister à la signature de l’accord de paix historique en Colombie.

La capitale congolaise Kinshasa a été secouée les 19 et 20 septembre par des violences – ayant fait entre une trentaine et une centaine de morts – entre les forces de sécurité et l’opposition qui exige le départ de M. Kabila, dont le mandat expire fin décembre.

La Constitution interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter, mais le chef de l’Etat ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps.

Romandie.com avec avec(©AFP / 26 septembre 2016 14h09)

Colombie: la guérilla de l’ELN va cesser ses attaques pour le référendum

septembre 25, 2016

Bogota – L’ELN, deuxième guérilla de Colombie, a annoncé dimanche qu’elle cesserait ses attaques dans les prochains jours pour favoriser le bon déroulement du référendum du 2 octobre sur l’accord de paix entre Bogota et la guérilla des Farc.

Nous avons décidé qu’il n’y aura pas d’actions offensives de l’ELN en ces jours du référendum pour faciliter la participation des gens au scrutin, a déclaré Pablo Beltran, chef de l’Armée de libération nationale (ELN), dans une interview à la radio Nacional Patria Libre, organe de l’ELN.

La Colombie vit lundi une journée historique avec la signature officielle de l’accord de paix conclu par le gouvernement de Bogota avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), première guérilla du pays.

Pour entrer en vigueur, l’accord, qui met un terme à un conflit armé de plus d’un demi-siècle, devra être approuvé le 2 octobre par référendum, une procédure non obligatoire mais voulue par le président colombien Juan Manuel Santos pour donner une légitimité populaire à cet accord.

En vue du référendum, l’ELN cessera ses actions offensives mais se réserve la possibilité de riposter à d’éventuelles attaques contre elle, a précisé la guérilla.

Le chef guérillero, dont le vrai nom est Israel Ramirez, a répété que certaines parties de l’accord entre Bogota et les Farc ne convenaient pas à l’ELN. Mais l’ELN ne sera pas un obstacle à ce processus, et nous respecterons le référendum, car faire des critiques ne signifie pas que nous soyons contre, a-t-il déclaré.

Il a ajouté que la décision de l’ELN de cesser ses attaques pendant cette période pouvait s’entendre comme un message positif de l’organisation dans la perspective d’un possible processus de négociation entre elle et le gouvernement.

L’ELN et Bogota sont parvenus en mars dernier à un accord préliminaire sur le principe de l’ouverture de négociations de paix formelles.

Mais ces négociations n’ont pas encore débuté, car le président Santos exige que l’ELN renonce au préalable à la pratique des enlèvements, ce que l’organisation n’a pas encore fait.

Romandie.com avec(©AFP / 26 septembre 2016 01h23

Gouvernement : Les missions des ministres à l’extérieur du Congo sont suspendues jusqu’à nouvel ordre

septembre 25, 2016

 

Cette fois-ci les choses sont claires. La crise économique frappe de plein fouet. Le premier ministre de fait Clément Mouamba, interdit à ses ministres de sortir du territoire sauf autorisation de Monsieur 8%.

Cette circulaire cache un problème de fond qui n’est pas expliqué hormis les contraintes susmentionnées dans cette note à l’attention des gouvernants.

Est-ce le fait réel de la crise financière ou de la non reconnaissance du gouvernement qui serait à l’origine de cette décision ou une lapalissade que les ministres seraient persona non grata pour effectuer les missions à l’étranger?

circulaire-mouamba

Avec Zenga-mambu.com

Gabon/élections: les observateurs de l’UE regrettent que la Cour constitutionnelle n’ait pas rectifié les anomalies observées

septembre 25, 2016

Libreville – La mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne au Gabon a regretté dimanche que la Cour constitutionnelle n’ait pas été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalie observées lors du recensement des votes du scrutin présidentiel du 27 août.

La mission note des faiblesses techniques importantes dans le traitement du contentieux électoral et regrette que la Cour soit contrainte de statuer sur des procès-verbaux fournis par la Commission électorale, dans un communiqué publié deux jours après la validation vendredi de la réélection d’Ali Bongo Ondimba par la Cour qui a rejeté la requête de son rival, Jean Ping.

L’absence de confrontation des différentes copies des procès-verbaux (…) révèle une grande faiblesse du système électoral, selon l’observatrice en chef, Mariya Gabriele, citée dans le communiqué.

La mission rappelle qu’elle a relevé d’évidentes anomalies dans les résultats pour la province du Haut-Ogooué où le taux de participation a été annoncé à 99,93%.

Dans ce fief familial des Bongo, le président sortant avait obtenu 95% des voix, lui assurant la victoire sur l’opposant Jean Ping dans le reste du Gabon, selon les premiers résultats de la Commission électorale. Des résultats corrigés à la marge par la Cour saisie par Jean Ping.

Mme Gabriele regrette que les doutes sérieux sur les résultats du Haut-Ogooué n’aient pas été levés de manière satisfaisante.

L’observatrice en chef encourage tous les acteurs à privilégier la voie des recours juridictionnels encore à leur disposition (plutôt que) celle de la voie de la violence.

Elle promet enfin la publication d’un rapport final détaillé de la mission arrivée au Gabon dès le 12 juillet.

Gabon: l’ONU prend note de la réélection de Bongo, appelle au dialogue

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a pris note dimanche de la décision de la Cour constitutionnelle confirmant la réélection d’Ali Bongo à la tête du Gabon et appelé tous les protagonistes à entamer un dialogue large, selon un communiqué de l’ONU.

M. Ban se félicite de l’appel à un dialogue national lancé par le président élu. Mais il souligne que ce dialogue devra être représentatif de toutes les parties prenantes en faveur de la réconciliation nationale, d’une gouvernance inclusive et de l’adoption de mesures consensuelles pour la tenue d’élections législatives pacifiques et crédibles en décembre 2016.

Il est d’une importance capitale pour tous les acteurs de faire preuve de la plus grande retenue et de respecter pleinement les droits de l’homme et les libertés fondamentales, poursuit M. Ban en demandant la libération des personnes détenues de façon arbitraire en relation avec le processus électoral.

Personne n’est détenue de façon arbitraire, a rétorqué à l’AFP le porte-parole du gouvernement Alain-Claude Bilie-by-Nze, rappelant que 800 personnes ont été arrêtées et la moitié déférée au parquet.

Quant aux responsables politiques arrêtés ces derniers jours comme Léon-Paul Ngoulakia, ils se trouvent dans les délais légaux de garde à vue, a estimé le ministre.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2016 20h09)

Décès à 71 ans de l’ancien grand rabbin de France Joseph Sitruk

septembre 25, 2016

Paris – L’ancien grand rabbin de France Joseph Sitruk, guide spirituel de la première communauté juive d’Europe pendant plus de 20 ans et gardien sourcilleux de l’orthodoxie religieuse, est mort dimanche à Paris à l’âge de 71 ans.

Ce séfarade né à Tunis le 16 octobre 1944, malade depuis plusieurs années, est décédé à l’hôpital, a-t-on appris dans l’entourage du grand rabbin de France Haïm Korsia, qui fut son collaborateur et a fait part de sa tristesse et douleur immense.

Dès l’annonce de son décès, les réactions se sont multipliées pour saluer la mémoire de cet homme chaleureux, né à Tunis le 16 octobre 1944, qui a exercé les fonctions de grand rabbin de 1987 à 2008.

Le président français François Hollande a salué la mémoire d’un homme de dialogue, défenseur de la laïcité, (…) une figure marquante du judaïsme français. Le Premier ministre Manuel Valls a présenté ses condoléances attristées.

Pour Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, chargé des Cultes, Joseph Sitruk était un acteur du dialogue avec toutes les religions, un défenseur des valeurs de la République et un combattant infatigable de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Le ministre a assisté en soirée à une cérémonie à la Grande Synagogue de la Victoire à Paris, où étaient notamment présents l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy ainsi que des centaines d’anonymes.

Joseph Sitruk a contribué à faire aimer et rayonner le judaïsme auprès de beaucoup de juifs qui en étaient peut-être éloignés, a salué le président du Consistoire central Joël Mergui.

Il laissera une empreinte très profonde dans l’histoire et la vie du judaïsme français, a souligné le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

Tout au long de ses trois mandats de grand rabbin, cet homme à la barbe fournie aimait à cultiver des relations nourries avec les représentants des autres cultes et les responsables politiques.

Adjoint du grand rabbin de Strasbourg à 26 ans, il devient dès 1975, à 31 ans, grand rabbin de Marseille, avant d’être élu grand rabbin de France pour un premier mandat de sept ans en 1987.

Se disant favorable à une société ouverte, contre toute forme de ghetto, il a défendu l’intégration des juifs mais pourfendu leur assimilation, voulant rejudaïser les juifs en les ramenant dans les synagogues.

Ce rabbin marié et père de neuf enfants a prôné une stricte observance de la loi juive, la halakha, se montrant intransigeant sur les conversions, les mariages mixtes, le repos du shabbat ou dans la condamnation de l’homosexualité.

Il avait provoqué la polémique en juin à propos de la Gay Pride de Tel Aviv, qu’il considérait comme une tentative d’extermination morale du peuple d’Israël.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2016 22h04)