Congo: Du rififi autour du cadavre du Colonel Marcel Ntsourou à la morgue centrale de Brazzaville

février 27, 2017

 

Depuis l’assassinat du Colonel Marcel Ntsourou dans sa cellule à la Maison d’Arrêt de Brazzaville,, on joue et danse Ekongo, folklore rituel mbossi, dans la résidence de Denis Sassou Nguesso qui se trouve au passage à niveau après le bureau de la compagnie de téléphone Azur, au centre-ville de Brazaville.
Comme on le voit dans Le Pleurer Rire de Henri Lopèz, on danse Ekongo pour sabler du sang à l’occasion de l’assassinat d’un grand homme. Danser Ekongo inspire au calme, à la quiétude et à la tranquilité. Sa musique est pour les mbossi ce que le chant grégorien est pour les catholiques. C’était ainsi pour l’assassinat du Président Marien Ngouabi.
Cette batisse, dis-je, est située à gauche, lorsqu’on revient de Ex-Carole Fleurs. Elle a des murs qui comportment des figures géométriques triangulaires, symboles de la franc-maçonnerie.

Depuis l’assassinat du Colonel Marcel Ntsourou, des barons du pouvoir, membres du gouvernement et hauts dignitaires du PCT (Parti Congolais du Travail) parmi lesquels de nombreuses personnalités les plus influentes du régime, des cadres supérieurs civils et militaries, tous franc-maçons, y entrent et sortent.

C’est que “les mauvaises habitudes ont la vie dure”. Pire encore lorsque celui qui les a, est un sanguinaire qui, tel une sangsue, se gaverait du sang de ses compatriotes qu’il boirait et dont il se laverait avant ses sorties publiques.
Ces va et vient entre la résidence du grand maitre préfigurent ce qui se passe à quelques kilometres de là, plus précisement à la morgue centrale de Brazzaville où se trouve gardé le corps du Colonel Marcel Ntsourou, tombé en disgrâce avec le régime de Denis Sassou Nguesso dont la haine congénitale pour les congolais en général et le peuple téké en particulier, n’est plus à démontrer.
Est-ce ce qui justifierait pourquoi depuis son assassinat, toutes les rues menant à ladite morgue sont fermées au public ? Est-ce ce que garde en secret le régime qui même permettait pas l’accès auprès de la morgue à de paisibles passants qui pour certains habitent dans ses environs ? Sinon, pourquoi le pouvoir tenait-il mordicus à ne livrer que zinqué à la famille le corps du Colonel Marcel Ntsourou ? Le comble du ridicule, Denis Sassou Nguesso en a même imposé le jour de l’enterrement !
Et comme si cela ne suffisait pas, il maintient qu’il n’est pas question que le corps aille à la maison comme de tradition, ou bien qu’il soit transporté à Lékana en camion, privant ainsi les populations téké situées le long de la route menant jusqu’à Lagué, où sera inhumé Marcel Ntsourou de lui rendre un dernier hommage digne de son rang et de leur affection pour ce grand cadre militaire hors pair.
Ses enseignants russes l’appelaient “un génie”, à en croire l’un de ses condisciples, visiblement choqué:
“Je reconnais tes compétences, grand officier aimant l’ordre et la discipline; ton caractère ne pouvait que t’attirer des ennuis et des inimitiés.
Brave, les russes reconnaissent tes dons et disaient que tu es un génie mais au milieu des ténèbres les génies n’ont pas leur place.
Je serai heureux de te revoir pour parler de notre école des cadets, de l’histoire militaire de la Russie, de Napoléon Bonaparte, de Omaley, des espions russes et allemands que tu aimais lire”.                                                                                                                                                                                                                                                      Pourquoi le pouvoir de Brazzaville a-t-il continué à faire du chichi même pour montrer le cadavre du Colonel Marcel Ntsourou à sa famille biologique s’il ne se reproche rien ? Le cadavre d’un mort, fut-il un prisonnier de conscience, tel le Colonel Marcel Ntsourou,  n’appartient-il pas à sa famille ?
Et pour ajouter la gifle à l’insulte, Thierry ou TUERIE Moungalla, porte-parole du pouvoir sanguinaire du Congo-Brazzaville, s’en orguellit que le pouvoir ait remis deux hélicoptères puis des militaries qui iront accompagner la dépouille de Marcel Ntsourou dans son village.
Qui les a réclamées ? A qui profite le crime ?
La vraie raison, c’est pour surveiller que le cercueil zinqué ne soit pas ouvert et que les travaux de la pierre tombale aient lieu immédiatement, même si l’on ne les termine pas, question de se rassurer que la famille ne voit pas le corps du colonel Assassiné.
Eh bien, nous sommes en mesure de révéler, ces derniers jours, un comportement on ne peut atypique autour du casier qui contient le corps du Colonel Marcel Ntsourou à la morgue. Deux médecins militaires et le général Pascal Ibata s’activent à couper la langue de l’illustre disparu, son cœur et son phallus.
Ces parties du corps sont nécessaires pour les pratiques rituelles maçonniques. Il nous souviendra qu’en 1988, Denis Sassou Nguesso avait sorti un canif de sa poche et coupé puis empoché le pénis de Pierre Anga qui lui tenait aussi tête.
Le 16 Décembre 2013, le jour des attaques contre le domicile du Colonel Marcel Ntsourou, un grand commerçant originaire de à Lékana du nom de Louami, avait été abattu sans cause par des militaires à la Gare centrale de Brazzaville alors qu’il revenait de la Caisse de Retraites des Fonctionnaires (CRF).
Là aussi, la famille s’activa pour aller enterrer le corps; manque de pôt, Florent Ntsiba et Denis Sassou Nguesso s’intercallèrent: “Tout sauf ça !”
Au finish, ils remirent le corps zinqué à la famille du défunt avec pour consigne de ne pas l’ouvrir, en plus d’une somme de 20 millions. Monsieur Louami était aussi originaire de Lagué, comme Marcel Ntsourou.
Après quelques jours, profitant d’une accalmie, la famille alla déterrer le cadavre et de couper le zinc. Quelle ne fut pas sa stupéfaction de ne trouver qu’un cercueil rempli de briques. Où étaitt parti le corps ? Il ne fallait pas etre Florent Ntsiba ou Denis Sassou Nguesso pour comprendre que la dépouille de Louami avait dû prendre certainement la direction d’Oyo, si ce n’est celle de la loge des franc-maçons à Diata, si ce n’était celle de la chambre des fetiches au Palais du people ou dans l’une des nombreuses villas de Denis Sassou Nguesso.
Comme d’habitude hélàs, l’enfant de maman Mouébarra était à l’étranger, cette fois en Afrique du sud pour assister sommet de l’Union Africaine, comme à chaque fois qu’il se passe quelque chose d’insolite.
Florent Ntsiba qui ne croit qu’aux fétiches aurait fait pareil pour le fils du voisin immédiat de ses parents à Ebongo, un quartier de Lékana. “Le fils du vieux Opfa, jeune frère du défunt Copa, oeuvrait dans les chantiers de construction à Oyo lorsqu’il fut abattu tel du gibier par on ne sait qui.
Florent Ntsiba  tel un bon samaritain de mauvais goût, offra de prendre en charge les funérailles. En contrepartie, il exigea de faire zinquer le cercueil. Celui-ci fut enterré à Lekana, et des militaires envoyés sur place empêchèrent l’ouverture du cercueil. C’était il y a presque dix ans.
A l’annonce de l’assassinat de son fils, maman Nguilii, c’est ainsi qu’on l’appelle, a fait une très grave crise d’hypertension dont elle ne s’en est jamais remise jusqu’à nos jours. Au contraire, bien que malade, elle continue de porter le deuil de son fils assassiné. Ses larmes ne sont jamais sèches.
Autant de souffrances infligées à de paisibles et pauvres familles par Denis Sassou Nguesso, lui dont la femme Antoinette Sassou Nguesso, n’a pas de coeur. Est-ce ce qui explique pourquoi sa femme n’éprouve pas de peine comme des milliers de mamans congolaises dont lui son mari Denis Sassou Nguesso tue les enfants pour ses pratiques rituelles ?  Est-ce nous qui l’avons rendue sterile ? La petite institutrice au salaire pompeux de 50 millions de Francs mensuels ne comprend t-elle pas assez que dans la vie l’on ne peut pas tout avoir ?
C’est le moins que l’on puisse se demander. Aujourd’hui c’est le tour du corps du Colonel Marcel Ntsourou de vivre ce qui s’apparente ainsi à sa deuxième mort, ce malgré de loyaux services rendus à ce pouvoir, pour ramener au pouvoir cet hitler dans sa version congolaise.
La roue de l’histoire ne tourne jamais dans un sens ascendant. Qu’Antoinette Sasou Nguesso se souvienne de l’exécution, en 1989, de Nicolae et de Helena Ceaueşcu.
En Afrique, l’assassinat du Général ivoirien Robert Guéï et de sa femme Rose Doudou Guéï le 26 Octobre 2000 est encore trop récent pour être oubliée.
Il n’est plus loin ce jour où les congolais danseront sur les corps sans vies de Denis Sassou Nguesso et sa femme Antoinette aux cris des oufs, enfin….que l’on est libre ! Il ne faut jamais sous-estimer la colère d’un peuple trop longtemps martyrisé !
 Au Congo Brazzaville, les conditions d’un coup d’état sont aujourd’hui réunies, mais qui va le faire ? Une chose est certaine, nous ne nous soumettrons jamais. Denis Sassou Nguesso va diriger debout.
“Ils sont tous peureux” a relevé le Colonel Marcel Ntsourou, avant de renchérir: s’agissant des AET, “je leur lance un défi, même à titre posthume !
Et notre informatrice de conclure: ”Lorsque vous parlez des AET, cela me fait rire. Le Général Jacques Antoine Bouity, qui a au moins la troupe, n’est-ce pas lui qui passe le plus clair de son temps à la rue Bouzala, à Ouenzé ? A force de trop lécher le derrière de cette femme, il risquerait de s’enfler la bouche comme dans les contes de fée. Ah les généraux congolais et leur foutue armée !” la jolie femme militaire, capitaine de grade, a éclaté de rire.

Zenga-mambu.com par Lieutenant Etienne Ngassongo

France/Cohn-Bendit, Caresche, Masse : Macron engrange des nouveaux soutiens socialistes et écologistes

février 27, 2017

Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé d’Europe Ecologie-Les Verts, et Christophe Caresche, député socialiste, ont tous deux annoncé leur soutien à Emmanuel Macron, dimanche 26 février.

Lundi, un poid lourd du Parti socialiste marseillais a annoncé au « Monde » son ralliement au candidat d’En Marche !.

Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé d’Europe Ecologie-Les Verts, et Christophe Caresche, député socialiste, ont tous deux annoncé leur soutien à Emmanuel Macron, dimanche 26 février.
Fils et petit-fils de parlementaires socialistes, lui-même député de 2002 à 2007, le conseiller départemental PS marseillais Christophe Masse a annoncé au Monde, lundi 27 février, qu’il soutiendra Emmanuel Macron à la présidentielle. Ex-député socialiste et candidats aux législatives de 2017, Christophe Masse, membre d’une famille historique du PS prend le risque de diviser la gauche dans une circonscription visée par le Front national (FN).

« Je prends mes responsabilités, explique au Monde M. Masse, 53 ans. Ma ligne, c’est la social-démocratie et je ne peux pas faire la campagne de Benoît Hamon, qui, depuis sa victoire, n’a effectué aucun geste envers notre courant au sein du PS. Je n’adhère pas à son programme, à sa vision de l’entreprise, ni à ses avis sur la sécurité, l’immigration, la famille… » Durant la primaire, Christophe Masse avait été en première ligne dans les Bouches-du-Rhône pour soutenir Manuel Valls.

Depuis, il a renoué contact avec le maire de Lyon, Gérard Collomb, qu’il a connu au sein du pôle réformateur du PS. C’est par le biais de ce dernier qu’il s’est rapproché des équipes d’Emmanuel Macron. « Mon ralliement les intéresse, car j’ai un certain poids à Marseille, estime le conseiller des Bouches-du-Rhône, notamment dans les trois arrondissements où je suis élu depuis plus de vingt ans. Mais cela ne me donne aucune certitude concernant une investiture d’En marche ! pour les législatives. Je suivrai la procédure, comme les autres. »

Cohn-Bendit vote pour « la personne la mieux placée »

A l’image de M. Masse, plusieurs autres parlementaires socialistes du département ont décidé de ne pas s’investir dans la campagne de Benoît Hamon. La sénatrice Samia Ghali, qui, après avoir évoqué un possible ralliement à Emmanuel Macron, explique désormais qu’elle « restera en retrait pendant la présidentielle », ou le député Jean-David Ciot, premier secrétaire fédéral, qui a annoncé, durant un conseil fédéral, qu’il ferait de même, provoquant la colère de certains de ses camarades.

Le chef d’En Marche ! peut également compter sur deux nouveaux soutiens, qui se sont déclarés durant le week-end. Le premier s’appelle Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Le second, Christophe Caresche, chef de file des députés réformistes au PS.

Daniel Cohn-Bendit était l’invité, dimanche 26 février, de l’émission « Questions politiques » (France Inter, Le Monde, France Télévisions). Il a déclaré qu’« au jour d’aujourd’hui », il voterait pour Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, « le mieux placé » pour battre largement Marine Le Pen. M. Cohn-Bendit votera en avril pour la première fois à une élection présidentielle française, après sa naturalisation en 2015.

« Qui peut aujourd’hui le mieux battre Marine Le Pen au 2e tour ? Si c’est François Fillon qui est au 2e tour, la gauche ira très difficilement voter ; si c’est Benoît Hamon, la droite n’ira pas voter, donc si vous voulez vraiment nous éviter Marine Le Pen, Emmanuel Macron au jour d’aujourd’hui est le mieux placé », a-t-il argué.

« Ce que j’espère, c’est que le candidat sera devant Marine Le Pen » dès le premier tour, a aussi déclaré M. Cohn-Bendit. « Je ne vote pas idéologiquement, je vote pour la personne la mieux placée et la faire gagner à 70 %-30 %, je vote contre Marine Le Pen », a-t-il martelé. M. Cohn-Bendit a par ailleurs salué l’alliance entre le candidat d’EELV, Yannick Jadot, et Benoît Hamon, le candidat du PS.

Une « décision pas facile à prendre », pour Christophe Caresche

Christophe Caresche, député de Paris et chef de file des réformateurs au Parti socialiste, a également apporté son soutien au candidat d’En Marche ! dans une interview au Journal du dimanche. M. Caresche reproche au candidat socialiste, Benoît Hamon, de « constituer une sorte de Podemos ou de Labour version Corbyn, à la française », qui « amène le PS à se radicaliser, à se déporter vers une gauche “mouvementiste” et protestataire, qui ne sera pas en capacité d’assumer les responsabilités du pouvoir ».

« A titre personnel, ma décision est prise : le moment est venu de soutenir Emmanuel Macron », annonce M. Caresche. Selon lui, l’ancien ministre « offre la possibilité de créer une nouvelle force, cohérente » et « rassemble déjà des responsables issus de formations politiques opposées mais qui, au fond, pensent la même chose : il faut relancer l’Europe et faire du redressement économique une priorité ». « Pour un homme de gauche, Emmanuel Macron est la seule solution permettant de contrer efficacement Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle », fait-il également valoir.

Interrogé par France 3 sur la décision de M. Caresche, le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a déclaré que c’était « une mauvaise chose pour lui-même et la candidate qu’il soutient dans son arrondissement, Myriam El Khomri », pour les législatives. « C’est une mauvaise chose pour le Parti socialiste, évidemment », a-t-il ajouté.

« Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose pour Emmanuel Macron », car « il a décidé de gagner au centre droit. Il n’a pas envie, pas besoin que la gauche vienne faire une OPA sur sa candidature, ça ferait fuir ses électeurs », a reproché M. Cambadélis.

Selon M. Caresche, « c’est une décision qui n’est pas facile à prendre : je dois tout au PS, à commencer par ma carrière politique. Mais il faut prendre acte aujourd’hui du fait que nos chemins se séparent ». Il n’est pas candidat à un nouveau mandat aux législatives de juin et s’est montré évasif sur la possibilité, pour d’autres élus de l’aile droite du PS, de le suivre derrière le candidat d’En Marche !.

Lemonde.frpar Gilles Rof avec AFP 

France: François Hollande rend hommage aux francs-maçons

février 27, 2017

Les éléments d’un drame humanitaire de grande ampleur sont réunis en Afrique de l’Est

février 27, 2017

Editorial. Selon l’ONU, 20 millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’une assistance alimentaire d’urgence dans sept pays.

A Thonyor (Soudan du Sud) le 25 février.

A Thonyor (Soudan du Sud) le 25 février. SIEGFRIED MODOLA / REUTERS
Editorial du « Monde ». Voilà des années qu’on n’avait pas vu revenir sa tête de gorgone émaciée. Elle a les traits de ces gosses au gros ventre et au corps squelettique. Il y a ces files d’attentes de malheureux en guenilles venus chercher une maigre ration alimentaire dans des camps de personnes déplacées. On sait trop à quoi ressemble la famine en Afrique. Elle est là, de retour dans la partie est du continent noir. La mort rôde. L’ONU, les organisations humanitaires préviennent : la faim pourrait tuer des dizaines de milliers de personnes dans les jours qui viennent.

Il faut sonner l’état d’urgence, bien sûr. Mais il y a aussi quelque chose de désespérant – d’obscène ? – à devoir constater la réapparition récurrente de la famine dans un monde qui, de façon chronique, déborde de surplus alimentaires dont on ne sait que faire. Bien sûr, la question est plus complexe. Elle ne se limite pas à la production de denrées alimentaires.

Mais tout de même, en situation extrême, comme aujourd’hui en Afrique de l’Est, les ressources devraient être faciles à dégager, même si la distribution de l’aide pose des problèmes spécifiques. Les moyens financiers ne devraient pas être trop difficiles à réunir. Bref, la répétition du drame de 2011 dans la Corne de l’Afrique, quand la sécheresse a fait quelque 260 000 victimes en Somalie, aurait quelque chose d’intolérable.

Sécheresse et guerres

Sept pays sont concernés : Djibouti, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan du Sud et, dans une moindre mesure, Tanzanie. La sécheresse n’est pas la seule coupable, même si elle affecte tout le monde. La guerre doit aussi être incriminée au Soudan du Sud, de même que Boko Haram, cette puissante secte djihadiste armée, et Al-Qaida en Somalie avec les groupes de Chabab, l’ensemble bien souvent sur fond d’Etats faillis.

En tout, 20 millions de personnes, selon l’ONU, ont aujourd’hui besoin d’une assistance alimentaire d’urgence en Afrique de l’Est. Les éléments d’un drame humanitaire de grande ampleur sont réunis.

Lire aussi :   La famine menace à nouveau l’Afrique de l’Est

La sécheresse ne devrait surprendre personne. Quoi qu’en pensent les Etats-Unis de Donald Trump – en plein négationnisme scientifique –, le réchauffement climatique frappe l’Afrique en première ligne. Et plus durement qu’ailleurs. « Les sécheresses y seront nombreuses, plus régulières et plus intenses », avait prévenu le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

L’incapacité du gouvernement central du Nigeria à venir à bout de Boko Haram affecte aussi toute la région du lac Tchad. Au Soudan du Sud, quatre ans d’une guerre civile atroce ont déplacé des centaines de milliers de personnes et provoqué la famine dans le nord du pays – où 100 000 personnes pourraient mourir de faim si elles ne sont pas aidées dans les jours qui viennent.

Pour l’ensemble de l’Afrique de l’Est, les sommes requises tourneraient autour de 2 milliards de dollars. C’est une petite levée de fonds dans un monde où quelque 4 000 milliards de dollars sont échangés tous les jours. Mais la distribution de l’aide est périlleuse en zone de guerre, où la question de l’accès aux populations est primordiale : « Si l’on s’y prend mal, tout cet argent peut finir dans les poches de responsables corrompus et avoir des effets pervers », prévient un expert humanitaire.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a eu les mots qu’il fallait : « Nous sommes face à une tragédie, nous devons éviter qu’elle devienne une catastrophe. »

Lemonde.fr

Un Allemand décapité par des islamistes aux Philippines (officiel)

février 27, 2017

Manille – Les islamistes philippins d’Abou Sayyaf ont décapité un septuagénaire allemand enlevé à bord de son voilier l’an dernier dans le sud des Philippines, a confirmé lundi le gouvernement à Manille.

Le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes, avait rapporté qu’une vidéo postée par le groupe extrémiste montrait un membre d’Abou Sayyaf, spécialisé dans les enlèvements crapuleux, en train d’assassiner Jürgen Kantner avec un couteau.

Peu après la publication de cette vidéo, un responsable gouvernemental, Jesus Dureza, a confirmé la mort de l’Allemand âgé de 70 ans.

« Nous avons fait de notre mieux (pour le sauver), mais en vain », a-t-il affirmé.

Des responsables militaires dans le sud du pays ont affirmé que le corps de l’Allemand n’avait pas encore retrouvé.

Abou Sayyaf, accusé d’être à l’origine des pires attaques terroristes de l’histoire de l’archipel, avait exigé avant dimanche le versement d’une rançon de 30 millions de pesos (560.000 euros) pour libérer son otage.

L’armée philippine avait annoncé le 7 novembre avoir découvert le Rockall, le voilier de Jürgen Kantner, dérivant dans le sud des Philippines. La dépouille de sa compagne, Sabine Merz, avait été découverte à bord, présentant une blessure par balle.

Le couple avait déjà été enlevé en 2008 par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden et retenu pendant 52 jours. L’AFP avait interviewé le couple en 2009 au sujet de cette épreuve et Jürgen Kantner avait expliqué qu’il ne renoncerait jamais à naviguer.

Basé dans les îles reculées du sud des Philippines où la majorité des habitants sont musulmans, Abou Sayyaf a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI).

Il a extorqué des millions de dollars de rançon en enlevant des otages étrangers et chrétiens et les analystes jugent qu’il s’agit plus d’un groupe crapuleux que d’un mouvement idéologique.

Abou Sayyaf a exécuté deux Canadiens, en avril et en juin, lorsque les millions de dollars de rançon demandés n’avaient pas été versés.

Abou Sayyaf est une ramification extrémiste de l’insurrection séparatiste musulmane qui a fait plus de 100.000 morts depuis les années 1970 dans ce pays d’Asie du Sud-Est composé à très grande majorité de catholiques fervents.

Considéré comme une organisation terroriste par Washington, il a été fondé au début des années 1990 avec des financements du réseau Al-Qaïda.

En 2014, les islamistes d’Abou Sayyaf avaient enlevé un autre couple d’Allemands sur leur yacht dans le sud des Philippines. Ils les avaient relâchés six mois plus tard en affirmant avoir reçu les 250 millions de pesos exigés (4,6 millions d’euros).

Romandie.com avec(©AFP / 27 février 2017 13h57)             

États-Unis : qui est Mahershala Ali, premier acteur musulman à remporter une statuette aux Oscars ?

février 27, 2017

L’acteur musulman Mahershala Ali, après avoir reçu l’oscar du meilleur second rôle masculin. © Evan Agostini/AP/SIPA

Pour la première fois de son histoire, la grand-messe du cinéma américain a récompensé un musulman africain américain, en décernant dimanche soir l’oscar du meilleur second rôle masculin à Mahershala Ali pour sa prestation dans Moonlight.

Dans le film de Barry Jenkins, Mahershala Ali incarne Juan, un jeune trafiquant de drogue cubain qui fait office de père de substitution pour le petit Chiron. Dans son quartier pauvre de Miami, celui-ci est raillé à cause de son homosexualité par les jeunes de son âge et maltraité par sa mère droguée.

Le rôle de Juan, un dur au grand cœur, a immédiatement conquis l’acteur de 43 ans, qui a déclaré lors de la remise d’un prix du Syndicat des acteurs d’Hollywood (SAG) que Moonlight illustrait « ce qui se passe lorsqu’on persécute les gens : ils se replient sur eux-mêmes ».

Avant de remercier les autres acteurs de Moonlight et sa femme, qui vient d’accoucher d’une petite fille, Mahershala Ali a eu un mot pour ses anciens professeurs : « Je veux remercier mes professeurs, tant d’excellents professeurs et une chose qu’ils n’ont pas arrêté de me dire constamment (…) : ce n’est pas à propos de toi. C’est à propos des personnages. Tu es un serviteur, tu es au service de ces histoires et de ces personnages et j’ai vraiment de la chance d’avoir eu cette opportunité. »

Des rôles mineurs

Né en 1974 dans la banlieue d’Oakland, en Californie, le jeune Mahershala Ali – qui a pris le nom de famille de Ali après s’être converti à l’Islam il y a 17 ans – a fait ses armes à la prestigieuse New York University, où il a suivi des cours de théâtre. Ont suivi de nombreuses apparitions dans des séries télévisées policières, comme New York Police Blues, Les Experts, FBI : opérations secrètes

Mais sa carrière demeurait jusque-là cantonnée à des rôles mineurs, malgré des apparitions notables dans la saga Hunger Games ou dans l’Étrange histoire de Benjamin Button. En 2013, Mahershala Ali va enfin connaître le succès grâce à la série House of Cards, dans laquelle il apparaît sous les traits de Remy Danton. Un ancien chef de cabinet aux dents longues, qui devient un féroce lobbyiste avant d’être rattrapé par sa conscience et ses sentiments. Le rôle est à la mesure de l’acteur, qui fait montre de son charisme pendant les quatre premières saisons de la série.

Discriminations

Quinze ans après ses premiers pas d’acteur, Mahershala Ali part à la conquête de rôles plus variés : en jouant un esclave fugitif dans Free State of Jones, où il donne la réplique à Matthew McConaughey ; celui du lieutenant colonel John Johnson dans Les Figures de l’ombre, également en lice pour l’oscar du meilleur film ; et enfin son rôle récompensé par un oscar dans Moonlight.

Lorsqu’il a appris qu’il était sélectionné pour les Oscars, Mahershala Ali a déclaré : « J’espère que je n’ai pas été nommé parce que je suis noir (mais) pour mon travail. » Une allusion aux vives polémiques, ces deux dernières années, après la sélection d’acteurs entièrement blancs aux Oscars. En comparaison, l’édition 2017 marque un record, avec six acteurs noirs finalistes.

Dans l’Amérique de Donald Trump, Mahershala Ali n’a pas manqué également d’évoquer lors de son discours les discriminations qu’il a subies : « J’ai été interpellé en voiture, on m’a demandé où était mon arme, si j’étais un maquereau, ma voiture a été démontée. Les musulmans vont ressentir qu’il y a cette nouvelle discrimination qu’ils n’avaient pas ressentie avant, mais ce n’est rien de nouveau pour nous. »

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo: Évacuation sanitaire à Paris d’Antoinette Sassou Nguesso

février 27, 2017

L’AVC subit par Antoinette Sassou Nguesso, la femme du Président de la république du Congo,  aurait entraîné un début de paralysie ?
On nous signale que sa bouche s’est déformée …

Photo de BrazzaNews.

Suite à un grave malaise (on parle d’un AVC), Antoinette Sassou Nguesso dite madame Denis Sassou Nguesso a été évacuée par avion médicalisé en France.

Son avion est arrivé ce matin à Paris.

Il parait que c’est la réponse des tékés à l’assassinat de Ntsourou.

Photo de BrazzaNews.
Avion médicalisé sur le tarmac réceptionnant la patiente
Brazzanews.fr

Neil Fingleton, géant de Game of Thrones, est mort

février 27, 2017

Neil Fingleton incarnait notamment Mag le géant dans la série Game of Thrones (capture d'écran).

Neil Fingleton incarnait notamment Mag le géant dans la série Game of Thrones (capture d’écran).HBO / Games of Thrones

L’acteur de 2,32 mètres était l’homme le plus grand du Royaume-Uni. Il est décédé samedi d’une insuffisance cardiaque.

Du haut des 2,32 mètres, il était l’homme le plus grand du Royaume-Uni. Egalement acteur à succès, Neil Fingleton est mort à l’âge de 36 ans, a annoncé samedi le club britannique des personnes de grande taille sur sa page Facebook. « Nous avons malheureusement été informés du décès, samedi, de Neil Fingleton, l’homme le plus grand du Royaume-Uni », écrit l’organisation. Selon la presse britannique, le comédien serait décédé en raison d’une défaillance cardiaque.

Connu principalement pour son rôle dans la série à succès de HBO Game of Thrones, Neil Fingleton y interprétait « Mag Mar Tun Doh Weg », dit « Mag le puissant », dans la saison 4. Ian Whyte, un autre acteur de la série, lui a rendu hommage sur Twitter. « Je suis profondément peiné d’apprendre la mort tragique de Fingleton, écrit-il. Il avait réalisé ses rêves. Repose en paix. »

L’acteur avait également été vu dans la série Doctor Who, mais aussi au cinéma dans X-Men: le commencement.

Né à Durham, au nord-est de l’Angleterre, il avait d’abord joué au basket-ball aux Etats-Unis et en Espagne avant de revenir au Royaume-Uni pour embrasser une carrière d’acteur. Loin de s’en plaindre, Fingleton revendiquait sa grande taille. A part « les remarques stupides et les questions », « c’est super d’être grand », avait-il notamment raconté au Guinness des records.

Lexpress.fr avec AFP

Un « anneau de feu » assombrit le sud de l’Amérique latine et de l’Afrique

février 26, 2017

Sarmiento (Argentine) – Le Sud de l’Argentine et du Chili ont pu assister dimanche à une éclipse annulaire de Soleil, un « anneau de feu » autour du disque noir de la Lune, qui est ensuite apparu dans le ciel d’Afrique centrale et australe.

Le phénomène a été observé à partir de 09H23 (12H23 GMT), principalement dans la province de Chubut, région de la Patagonie argentine, à plus de 1.900 km au sud de Buenos Aires.

Là, plus d’une centaines de spécialistes, amateurs et touristes s’étaient déplacés jusqu’à Sarmiento, ville pétrolière, pour voir jusqu’à 97% du Soleil masqué par la Lune.

« J’ai déjà vu six éclipses annulaires et elles sont toutes différentes », a raconté à l’AFP Josep Masalles Roman, venu exprès de Barcelone en Espagne, fier des photos de 24 éclipses prises aux quatre coins du monde.

Une éclipse annulaire se produit lorsque la Lune passe devant le Soleil mais est trop loin de la Terre pour le masquer intégralement.

Munis de téléscopes, lentilles spéciales et accessoires bricolés avec du carton, des dizaines de curieux ont applaudi en voyant la Lune s’approcher du Soleil.

La Lune devait mettre deux heures à traverser le soleil mais l’éclipse annulaire, elle, n’est visible qu’environ une minute. Ce moment tant attendu devait être optimal à 13H37 GMT en Argentine.

Elle devait être à son maximum en pleine mer avec un spectacle uniquement visible des « navires qui se trouveront au bon endroit au bon moment », selon Terry Moseley de l’Association astronomique irlandaise (IAA), qui rappelle qu’il ne faut pas regarder ce spectacle sans lunettes spéciales.

Elle a atteint ensuite l’Afrique par l’Angola et la ville côtière de Benguela vers 15H15 GMT, son voyage se poursuivant en Zambie et en République démocratique du Congo jusqu’au coucher du soleil.

A Luanda, la capitale angolaise, l’éclipse a été observée par un public réduit mais ravi.

« C’est un phénomène qui se reproduit rarement, c’est pour cela nous sommes venus en famille », s’est réjoui Timoteo Mputu.

« C’est la première fois que j’assiste à ce phénomène. Je suis très contente mais je n’arrive pas à bien l’observer car ça me fait mal aux yeux ! », a déclaré une autre spectactrice, Providencia Luzolo.

Romandie.com avec(©AFP / 26 février 2017 20h21)             

France/Sondage : Le Pen et Macron en tête au premier tour de la présidentielle

février 26, 2017

Selon un sondage Kantar Sofres Onepoint, l’alliance conclue mercredi avec François Bayrou profite à Emmanuel Macron, leader « d’En marche ! ». Ce dernier se retrouve désormais à 25%, contre 27% pour Marine Le Pen. Toujours enlisé dans l’affaire « Pénélope », François Fillon est désormais 3ème et distancé avec 20% des voix.

Un duel Marine Le Pen- Emmanuel Macron semble de plus en plus probable au deuxième tour. Toujours selon le même sondage, Emmanuel Macron l’emporterait face à la leader du FN avec 58% des voix.

(Romandie.com, 26.02.2017)