La Corée du Nord détient un pasteur canadien, selon sa famille

mars 5, 2015

Ottawa – La Corée du Nord a confirmé au gouvernement canadien qu’elle détenait le pasteur d’une église presbytérienne de la banlieue de Toronto, disparu depuis un mois, a indiqué jeudi sa famille.

Le pasteur Hyeon Soo Lim, 60 ans, de l’église presbytérienne coréenne de la lumière de Toronto, était entré en Corée du Nord en franchissant la frontière depuis la Chine le 31 janvier et n’a plus donné depuis de nouvelles à sa famille, ni à ses proches.

La famille Lim a reçu une note des autorités canadiennes indiquant que la République populaire de Corée du Nord avait confirmé la détention de Hyeon Soo Lim, selon Lisa Pak, la porte-parole de sa famille et de l’église presbytérienne.

Le ministère canadien des Affaires étrangères a de son côté déclaré être au courant qu’un citoyen canadien est détenu en Corée du Nord.

Toutefois, a relevé une porte-parole du ministère, Erica Meekes, étant donné qu’il n’y a pas de bureau officiel du gouvernement canadien dans ce pays, la capacité d’action d’Ottawa est extrêmement limitée.

La famille avait initialement mis l’absence de communication avec le pasteur sur la mesure de quarantaine de 21 jours imposée par la Corée du Nord à tous les visiteurs étrangers depuis l’épidémie du virus Ebola en Afrique.

C’est donc à l’issue de cette supposée quarantaine, le 21 février, que la famille s’est inquiétée, selon Lisa Pak.

Avec plus de cent voyages en Corée du Nord, le pasteur canadien est un habitué du pays où il intervenait dans le cadre de projets humanitaires, principalement avec des orphelinats.

Mercredi à Séoul, le révérend Chun Ki-Won, directeur de Durihana, une organisation sud-coréenne de missionnaires chrétiens qui vient en aide aux réfugiés nord-coréens, avait affirmé que le pasteur canadien avait effectué le déplacement à la demande des autorités nord-coréennes.

Il a souligné que certains des projets du pasteur Lim étaient liés à des associés de Jang Song-Thaek, l’oncle du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, exécuté en décembre 2013 pour trahison et corruption.

Cette affaire met en relief ce que le gouvernement canadien ne cesse de répéter: +n’allez pas en Corée du Nord+, a déclaré le ministre canadien des Affaires étrangères, Rob Nicholson.

Si la religion est reconnue dans la constitution nord-coréenne, elle est encadrée et réservée à des groupes reconnus par le gouvernement.

Les missionnaires étrangers sont toujours accueillis avec beaucoup de suspicion même si leurs activités humanitaires sont reconnues.

Romandie.com

Le procureur argentin Nisman victime d’un homicide

mars 5, 2015

Buenos Aires – Une enquête commandée par la famille du procureur argentin Alberto Nisman, décédé mystérieusement en janvier, a conclu qu’il avait été victime d’un homicide, a déclaré jeudi son ex-femme lors d’une conférence de presse à Buenos Aires.

Alberto Nisman, retrouvé mort chez lui le 18 janvier, accusait d’entrave à la justice la présidente de centre-gauche Cristina Kirchner dans une enquête sur un attentat antisémite qui avait fait 85 mort et 300 blessés à Buenos Aires en 1994.

L’enquête officielle sur la mort suspecte du magistrat n’est pas encore terminée mais s’oriente vers un suicide.

Nous pouvons seulement conclure que Nisman a été victime d’un homicide, sans aucun doute, a affirmé l’ex-femme du procureur, la magistrate Sandra Arroyo Salgado, mère des deux filles du défunt procureur.

Nisman n’a pas eu un accident, ne s’est pas suicidé, ils l’ont tué, a insisté la magistrate qui avait commandé ses propres expertises rassemblées dans un rapport d’une centaine de pages remis au parquet.

Ce rapport affirme que le corps a été déplacé, ce qui contredit la version officielle de la procureure enquêtant sur cette mort, Vivian Fein, selon qui le corps a été trouvé derrière la porte de la salle de bain, obstruant l’entrée, et que personne n’était entré dans la pièce avant l’arrivée d’un juge et d’experts.

Selon Mme Salgado, l’autopsie a donné lieu à des conclusions partiales, précipitées et erronées, favorisant l’impunité du ou des meurtriers.

Alberto Nisman, 51 ans, a été retrouvé mort une balle dans la tête et un pistolet à son côté, alors que son appartement était fermé de l’intérieur.

Il devait le lendemain présenter devant le Parlement un rapport prouvant selon lui que la présidente Kirchner et d’autres hauts responsables avaient entravé l’enquête sur l’attentat contre la mutuelle juive de l’AMIA.

D’après M. Nisman, Mme Kirchner et des membres de son gouvernement auraient couvert de hauts dirigeants iraniens soupçonnés d’être les commanditaires de cet attentat en échange de contrats commerciaux.

Plusieurs de ses accusations ont été démontées entre temps, mais une majorité d’Argentins doutent que le procureur Nisman se soit réellement donné la mort.

Mercredi, un autre procureur enquêtant sur les accusations de M. Nisman a fait appel de la décision fin février d’un juge de ne finalement pas poursuivre la présidente, faute d’éléments probants.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2015 20h23)

Israël va importer des fruits et légumes de Gaza pour la 1e fois depuis 2007

mars 5, 2015

Jérusalem – Les Israéliens pourront consommer la semaine prochaine des fruits et des légumes directement importés de la bande de Gaza pour la première fois depuis 2007, a annoncé jeudi un organe du ministère israélien de la Défense.

Des tomates et des aubergines venues de Gaza seront les premières à se retrouver sur les étals israéliens dans quelques jours, a indiqué le Cogat, organe du ministère de la Défense chargé de coordonner les activités israéliennes dans les territoires palestiniens.

Cela n’était pas arrivé depuis 2007 et la prise du pouvoir par le Hamas islamiste dans le territoire palestinien enclavé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée.

D’autres fruits et légumes gazaouis seront proposés plus tard en Israël, a dit le Cogat.

Mais, interrogé par l’AFP, Raëd Fattouh, le chef du comité de liaison de l’Autorité palestinienne avec les Israéliens, a affirmé n’avoir reçu jusqu’ici aucune notification d’une telle décision de la part des Israéliens.

Un porte-parole du Cogat a expliqué à l’AFP que l’Etat hébreu voulait aider les producteurs de Gaza tout en prenant en compte l’une des obligations observées par les juifs les plus religieux: l’interdiction, tous les sept ans, de consommer ou de vendre des fruits et légumes produits en Israël sur des terres cultivés par des juifs.

Cette obligation résulte d’un des commandements du judaïsme: laisser la terre se reposer tous les sept ans, l’année de shnat shmita. L’année de snaht shmita en cours (l’an juif 5775) a commencé le 24 septembre 2014. La précédente datait de 2007. Cela n’empêche pas les ultra-orthodoxes d’acheter des produits cultivés par des non-juifs comme des Arabes israéliens, ou encore des fruits et légumes produits en Cisjordanie, en Jordanie et donc maintenant dans la bande de Gaza.

Des pans entiers de la bande de Gaza et de son économie ont été réduits en ruines par la guerre de l’été 2014 entre Israël d’une part, le Hamas et ses alliés palestiniens de l’autre. Le territoire à l’économie aux abois reste soumis au strict blocus israélien, aggravé par un quasi blocus égyptien.

La politique de l’armée et des forces de sécurité israéliennes consiste à soutenir la reconstruction de l’économie de la bande de Gaza. Les mesures (annoncées jeudi) sont destinées à soutenir la population palestinienne tout en isolant le Hamas, une entité terroriste qui empêche la reconstruction en détournant les ressources, a affirmé le général Yoav Mordehai, chef du Cogat, cité dans un communiqué de ce service.

Le mouvement des fruits et légumes gazaouis vers Israël fera lui-même l’objet de procédures strictes, a-t-il dit.

L’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie occupée et censée gouverner la Cisjordanie et la bande de Gaza, a été évincée de ce dernier territoire par un coup de force du Hamas en 2007. Malgré une réconciliation intra-palestinienne en 2014, le Hamas n’a pas permis à l’Autorité palestinienne de reprendre pied dans la bande de Gaza.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2015 21h09)

Nigeria : au moins 68 personnes tuées dans une attaque de Boko Haram dans le Nord-Est

mars 5, 2015

Un village attaqué par Boko Haram, le 19 février 2015.
Un village attaqué par Boko Haram, le 19 février 2015. © Edwin Kindzeka Moki/AP

Au moins 68 personnes ont été tuées jeudi par le groupe islamiste Boko Haram dans un village du nord-est du Nigeria, selon des témoins et des membres d’une milice locale.

Nouveau masssacre, jeudi 5 mars, dans le nord-est du Nigeria. « Des hommes très lourdement armés ont attaqué le village de Njaba, dans l’État de Borno, mardi », a rapporté Falmata Bisika, 62 ans, qui a pu trouver refuge à Maiduguri, la capitale de cet État. « Les terroristes étaient armés jusqu’aux dents a-t-elle déclaré, et ils se sont mis à tirer sur les habitants qui tentaient de fuir dont des adolescents et des personnes âgées », a-t-elle poursuivi. « Quatre de mes petits-enfants ont été tués », a-t-elle confié.

« J’ai participé au comptage des corps, soixante-huit personnes ont été tuées », a quant à lui déclaré Muminu Haruna, 42 ans, qui s’est d’abord caché dans un grenier derrière chez lui, avant de courir vers Maiduguri, située à une cinquantaine de kilomètres au nord.

Le village a été entièrement brûlé, et plusieurs enfants ont été pris pour cibles délibérément. Selon Ali Mulai, qui fait partie de la milice d’auto-défense du village, l’attaque a commencé vers 5h du matin (04h00 GMT). « Parmi les victimes se trouvaient des garçons et des filles de 13 à 19 ans et d’autres habitants, plus âgés. Ils ont été tués par balles, massacrés », a-t-il déclaré.

Selon un autre membre de la milice de Njaba, l’assaut a été lancé depuis Gwoza, une ville sous le contrôle de Boko Haram depuis le mois de juin, où les islamistes affluent en grand nombre depuis quelques jours.

Jeuneafrique.com avec AFP

Egypte: Sissi remplace le ministre de l’Intérieur

mars 5, 2015

Le Caire – Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a remplacé jeudi son ministre de l’Intérieur Mohamed Ibrahim, qui supervisait la sanglante répression lancée contre les partisans de l’islamiste Mohamed Morsi destitué par l’armée.

M. Ibrahim, nommé sous Morsi en janvier 2013, a été remplacé à l’occasion d’un remaniement ministériel surprise, au moment où les forces de sécurité peinent à enrayer les attentats jihadistes qui secouent régulièrement le pays.

Le dernier de ces attentats a eu lieu lundi en plein coeur du Caire près de la Cour suprême faisant deux morts.

Le général Ibrahim avait échappé en septembre 2013 à une tentative d’assassinat revendiquée par Ansar Beït al-Maqdess, le principal groupe jihadiste du pays qui a fait allégeance au groupe Etat islamique (EI).

Il a été remplacé par Magdy Mohamed Abdel Hamid Abdel Ghaffar, issu des rangs du département de la sécurité nationale.

Lors de ce remaniement, six ministres au total ont été remplacés. Outre, l’Intérieur il s’agit des ministres de l’Agriculture, de l’Education, de la Culture, du Tourisme et des Communications, selon un communiqué de la présidence.

Deux nouveaux ministères ont également vu le jour: celui de la Population, un portefeuille autrefois tenu par le ministre de la Santé, et le ministère de l’Enseignement technique.

Les nouveaux ministres ont prêté serment devant le président Sissi, selon le communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2015 15h33)

François Hollande évoque avec humour sa rela­tion avec Julie Gayet

mars 5, 2015
François Hollande: souriant et confiant

François Hollande: souriant et confiant!

Joue-la comme Sarko

En grande forme à l’is­sue d’un entre­tien avec des lecteurs du Pari­sien, François Hollande n’a pas pu s’em­pê­cher de glis­ser une petite note d’hu­mour, en faisant réfé­rence, à demi-mots, à sa rela­tion avec Julie Gayet.

Cette semaine, François Hollande a reçu à l’Ely­sée des lecteurs du Pari­sien/Aujourd’­hui en France. Quand il n’était pas dérangé par sa chienne Philae, il a répondu à leurs nombreuses ques­tions sur le présent et l’ave­nir de la France. En revanche, il s’est montré nette­ment moins loquace lorsque l’un d’eux lui a demandé quelque chose de plus intime. « Pourquoi n’offi­cia­li­sez-vous pas votre liai­son avec Julie Gayet ? », a lancé un certain Lucas. Comme d’ha­bi­tude lorsqu’on essaie de l’en­traî­ner sur ce terrain-là, le Président a botté en touche : « Je ne réponds pas aux ques­tions d’ordre privé. Je sais que certains sont inté­res­sés par ces sujets, a-t-il admis avec amuse­ment. Mais ce que veulent les Français, ce sont des résul­tats. » Compre­nez : on est là pour parler poli­tique et écono­mie, et pas de ce qui se passe dans mon lit. Mais, à l’is­sue de l’en­tre­tien, c’est un François Hollande très détendu qui a fina­le­ment glissé une allu­sion à cette rela­tion.

La séquence, furtive, est visible à 2min50 sur cette vidéo mise en ligne hier après-midi par Le Pari­sien. On y voit le président de la Répu­blique dire au revoir aux lecteurs du quoti­dien, et notam­ment à Lucas, l’homme qui lui avait posé la ques­tion sur Julie Gayet. Détail à connaître : ce monsieur travaille à Disney­land Paris. De fort bonne humeur, François Hollande lui a serré la main et lui a lancé avec humour : « Bon ! Et à Euro­dis­ney, quand on montera l’opé­ra­tion ! » Vous avez saisi l’al­lu­sion ? En 2008, c’est à Disney­land que Nico­las Sarkozy et Carla Bruni avaient offi­cia­lisé leur histoire, devant une foule de photo­graphes. Une opéra­tion de commu­ni­ca­tion bien rodée que François Hollande et Julie Gayet pour­raient – qui sait ? – repro­duire un jour. Ce serait d’ailleurs une simple forma­lité, puisque la quasi-tota­lité du pays est déjà au courant, et que l’ac­trice l’ap­pelle son « fiancé » en privé

Voici.fr par Mathias Alcaraz

Ukraine: journée de deuil en hommage aux 32 mineurs tués dans l’est

mars 5, 2015

Donetsk (Ukraine) – L’Ukraine observe une journée de deuil jeudi après la mort d’au moins 32 mineurs dans un coup de grisou dans une mine de charbon de l’est séparatiste pro-russe, où le nombre d’attaques rebelles augmente malgré la trêve.

Le coup de grisou est survenu la veille dans la mine Zassiadko, tristement célèbre pour ses incidents meurtriers et qui est située en banlieue du fief rebelle de Donetsk, à quelque kilomètres de la ligne de front.

Après une nuit de recherche, le bilan de 32 morts a été confirmé.

Les corps de 32 mineurs ont été retrouvés et un mineur est toujours porté disparu, a indiqué le ministère séparatiste des Situations d’urgence. Les secouristes remontent les corps à la surface, où on a commencé à procéder à leur identification, a précisé l’organisme dans un communiqué.

Quatorze corps ont déjà été remontés, dont sept déjà identifiés, a ajouté l’administration régionale de Donetsk, pro-Kiev, qui a également confirmé jeudi la mort de 32 mineurs.

Le président ukrainien, Petro Porochenko, a décrété une journée de deuil dans le pays et les drapeaux nationaux ont été mis en berne sur les bâtiments publics. Les médias audiovisuels ont exclu de l’antenne les programmes de divertissement.

L’accès de la mine restait bouclé par les rebelles armés mais les mineurs, déposés par des bus, ont repris le travail, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Des mineurs ont refusé de parler aux journalistes, alors qu’un responsable de la sécurité de la mine interrogé sur les circonstances de l’incident a dit ne rien savoir.

– Non-respect des règles de sécurité –

Tout ça arrive parce que c’est le bordel. La direction vole tout et ce sont les mineurs qui en paient le prix, a lancé, les larmes aux yeux, une femme dont l’époux a été tué dans le coup de grisou.

Le régime de travail n’est pas respecté, ils travaillent huit heures au lieu de six. Les normes de sécurité ne sont pas respectées. On leur demande sans arrêt d’extraire toujours plus pour avoir des chiffres ronds pour les résultats!, a déclaré à l’AFP cette femme, qui a refusé de donner son nom.

Le parquet ukrainien a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête pour violation des règles de sécurité, tout en reconnaissant que l’instruction était de facto impossible sur le terrain, faute d’accès pour les enquêteurs ukrainiens à cette mine, située dans la zone sous contrôle rebelle.

Encore en activité malgré la guerre, la mine Zassiadko est une des plus grandes d’Ukraine avec ses 10.000 employés, mais aussi une des plus dangereuses avec de fréquents coups de grisou. Sa direction a son siège sur le territoire contrôlé par Kiev.

En novembre et décembre 2007, une série d’explosions avaient fait au total 106 morts dans cette mine. Cinquante-cinq gueules noires y avaient également été tuées dans un coup de grisou en 2001, et 50 autres en 1999.

Cette mine est contrôlée par le député ukrainien Ioukhim Zviaguilski, ancien allié du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, destitué en février 2014 après plusieurs mois d’un mouvement de contestation pro-européen à Kiev, réprimé dans le sang.

L’explosion dans cette mine du quartier Kievski, situé à proximité de l’aéroport de Donetsk, théâtre d’intenses combats depuis mai jusqu’à sa reprise par les rebelles en janvier, n’a cependant aucun lien avec le conflit armé de presque 11 mois qui a fait plus de 6.000 morts.

Le nombre d’attaques rebelles sur les positions ukrainiennes a augmenté de 12 à 40 en 24 heures, ont annoncé jeudi les autorités ukrainiennes, faisant état d’un soldat tué et d’un blessé.

Kiev a néanmoins assuré poursuivre le retrait de ses armes lourdes de la ligne du front. L’armée a annoncé que les Ukrainiens prévoyaient de commencer jeudi à retirer leurs lance-roquette multiples Grad.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2015 13h45)

GB: L’université de Bristol teste des toilettes éclairées à l’urine

mars 5, 2015

Londres – Une université de Bristol (sud-ouest de l’Angleterre) teste depuis jeudi des toilettes éclairées à l’urine, un procédé pouvant servir à terme à rendre plus sûrs les sanitaires dans les camps de réfugiés.

La West of England University a noué un partenariat avec l’ONG Oxfam pour expérimenter cette technologie pouvant rendre service dans des endroits souvent sombres et dangereux, en particulier pour les femmes.

Le WC prototype est judicieusement situé à côté du bar des étudiants de l’université où ceux-ci, mais aussi leurs professeurs, sont priés de faire don de leur urine pour alimenter des piles à combustible microbiennes, intégrées à l’ensemble.

Ces piles permettent de produire de l’électricité directement par la dégradation de matière organique. Associée dans ce processus, l’urine sert à stimuler les microbes qui génèrent en conséquence davantage d’électricité.

La West of England University se veut en pointe sur ce sujet. Dès 2013, l’un de ses chercheurs, le Dr Ioannis Ieropoulos, avait dit avoir produit suffisamment d’électricité avec de l’urine pour recharger un téléphone portable, envoyer des textos, surfer sur internet et passer un bref coup de fil.

On a déjà prouvé que ça fonctionnait. Difficile d’imaginer une technologie plus écolo. Et en plus, ce produit-déchet est disponible en grande quantité. Ce projet avec Oxfam pourrait avoir un impact énorme dans les camps de réfugiés, s’enthousiasme aujourd’hui le Dr Ieropoulos.

Andy Bastable, responsable de l’eau et des installations sanitaires à Oxfam, est d’accord: cette technologie représente un grand pas en avant. C’est toujours un défi d’éclairer des zones loin de toute source d’énergie. Vivre dans un camp de réfugiés est suffisamment difficile pour ne pas y ajouter la menace d’être agressé dans des endroits mal-éclairés la nuit. Le potentiel de cette invention est énorme.

D’autant qu’elle ouvre la voie à une exploitation de combustibles à très bas coûts, avec un produit, l’urine, disponible en grande quantité, et gratuitement.

Une pile à combustible microbienne coûte environ 1 livre à produire et notre prototype aux alentours de 600 livres (826 euros). Cela représente un atout significatif d’autant que la technologie a une durée de vie en théorie inépuisable, souligne le Dr Ieropoulos.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2015 14h02)

Burkina : le gouvernement autorise l’exhumation du corps supposé de Thomas Sankara

mars 5, 2015

Thomas Sankara à Harare, le 2 septembre 1986.
Thomas Sankara à Harare, le 2 septembre 1986. © AFP

Le gouvernement de transition burkinabè a adopté mercredi un décret autorisant l’exhumation et l’expertise de la dépouille supposée de Thomas Sankara. Mais la procédure s’annonce encore longue, aucun accord n’ayant été conclu entre les autorités et Mariam Sankara, la veuve de l’ex-président.

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara. Le gouvernement de transition burkinabè a adopté, mercredi 4 mars, en conseil des ministres, un décret « portant autorisation d’exhumation et d’expertises des restes du président Thomas Isidore Noël Sankara ». Le compte-rendu du Conseil précise que l’adoption de ce décret permet aux ayants-droit de l’ancien chef de l’État « d’ouvrir la tombe supposée contenir son corps et de faire procéder à toutes expertises nécessaires à l’identification ».

Les autorités de transition répondent ainsi aux critiques qui commençaient à monter à Ouagadougou. À peine arrivés au pouvoir, le président Michel Kafando et le Premier ministre Yacouba Isaac Zida avaient multiplié les déclarations sur la réouverture de l’explosif dossier Sankara, suscitant une forte attente dans la famille et au sein de la population. Mais, en un peu plus de trois mois au pouvoir, le régime de transition a été rattrapé par d’autres priorités et la relance de cette affaire complexe reléguée au second plan. Lors d’une interview accordée à Jeune Afrique au début du mois de février, le président Michel Kafando s’était même montré plutôt agacé lorsqu’il a fallu répondre à la question : « Ce sont des sujets dont je ne veux pas avoir à reparler encore et encore »

Aucun accord conclu entre la famille et les autorités

Malgré ce décret, la réouverture de la tombe de l’ancien capitaine révolutionnaire ne semble pas être pour demain. Dans un communiqué transmis à la presse, Mariam Sankara, la veuve de Thomas, affirme qu’elle n’a jamais eu de « contact officiel » avec les autorités de transition et qu’aucun accord sur les modalités de « réouverture du dossier juridique et les travaux légistes d’identification » n’a été conclu. Installée à Montpellier, dans le sud de la France, elle réaffirme tout de même « sa disponibilité à discuter » de ces formalités qu’elle a sollicités. Reste maintenant au ministre de la Défense de saisir le tribunal militaire – la justice civile s’étant déclarée incompétente sur ce dossier – pour qu’il ordonne l’ouverture d’une procédure.

Thomas Sankara a été tué le 15 octobre 1987 par un commando d’hommes armés à Ouagadougou dans des circonstances troubles. Le régime de Blaise Compaoré, fortement suspecté d’avoir trempé dans l’assassinat de son ancien frère d’armes, a tout fait pour étouffer cette affaire. À tel point que le doute subsiste toujours sur l’identité de la dépouille reposant dans la tombe supposée de Sankara, au cimetière de Dagnoën, dans la capitale burkinabè. Depuis 2010, sa famille réclame donc l’exhumation et l’identification du corps pour tenter de faire la lumière sur la mort de l’idole de la nation.

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Jeuneafrique.com par Benjamin Roger

Julie Gayet présente François Hollande comme son « fiancé »

mars 4, 2015
Voici mon fiancé!

Voici mon fiancé: l’homme au sourire et aux lunettes !

Tiens, tiens…

C’est JoeyS­tarr qui nous apprend cette éton­nante nouvelle : lorsque Julie Gayet parle de François Hollande, elle l’ap­pelle « mon fiancé ».

Mine de rien, JoeyS­tarr a lâché une jolie petite bombe lors d’une inter­view accor­dée au maga­zine So Film.

Le rappeur est revenu sur le dîner qu’il a passé à l’Ely­sée en décembre dernier, invité par François Hollande. Enfin, pas vrai­ment par le chef de l’Etat, plutôt par sa compagne, Julie Gayet.

JoeyS­tarr s’est souvenu de la façon dont l’ac­trice avait lancé, l’air de rien, cette invi­ta­tion peu commune. « Je tour­nais avec Julie Gayet, confie-t-il, et elle m’a dit : “On se fait un dîner avec mon fiancé, est-ce que tu veux venir ?” »

Problème, sur le coup, JoeyS­tarr ne voit pas trop de qui elle parle ! «  Sur le moment comme une tête d’ardoise, je lui demande qui est son fiancé, explique le chan­teur. Elle ne me répond pas et me rede­mande si je viens. J’accepte et voilà. »

C’est ainsi que JoeyS­tarr s’est retrouvé à souper en bonne compa­gnie sous les ors de la Répu­blique. « Le dîner à l’Élysée, j’y suis allé avec Domi­nique Besne­hard et des gens avec qui je bossais. Ça s’est fait comme ça », explique-t-il.

Selon lui, il était aussi impor­tant d’y aller en tant que citoyen. « Je paye des impôts et je veux voir ce qui se passe, affirme-t-il. C’est de la curio­sité ! » Et nous, par « curio­sité », on aime­rait bien savoir pourquoi Julie Gayet appelle François Hollande son « fiancé »…

Voici.fr par Perrine Stenger


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