RDC: enquête sur un virement suspect de la Banque centrale du Congo

avril 22, 2018

Des billets de Francs congolais. © Photolia

Selon un document que s’est procuré Jeune Afrique, la Banque centrale du Congo a versé 7,5 millions de dollars à une société détenue par des proches du président Joseph Kabila en mai 2016.

C’est un relevé bancaire de cinq pages dont Jeune Afrique révèle l’existence cette semaine. Il détaille les mouvements sur l’un des comptes de Sud Oil, une discrète société pétrolière congolaise détenue par des proches du président Joseph Kabila.

En date du 16 mai 2016, un virement reçu d’un montant de 7,5 millions de dollars apparaît sur ce relevé. Son donneur d’ordre pose question : il s’agit de la Banque centrale du Congo. Or, financer ou subventionner des sociétés privées ne figure pas dans les attributions de cette institution publique…

Jeune Afrique a mené l’enquête pour savoir à qui a bénéficié cet argent. Cet article est disponible dès aujourd’hui dans les kiosques dans notre n°2989-2990 et dans l’édition digitale de Jeune Afrique.

Jeuneafrique.com

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Réunion du G7 sur fond de confrontation avec Moscou, Téhéran et Pyongyang

avril 22, 2018

Les ministres des Affaires étrangères du G7 (Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada) lors d’une réunion de deux jours à Toronto, au Canada le avril 2018 / © AFP / Lars Hagberg

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont entamé lundi une réunion de deux jours à Toronto, au Canada, pour confirmer leur front uni face à la Russie et sonder les Etats-Unis avant des échéances cruciales sur l’Iran et la Corée du Nord.

Avant le sommet des sept pays les plus industrialisés (Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada) les 8 et 9 juin au Québec, cette rencontre sera suivie lundi et mardi d’une réunion des ministres de l’Intérieur et de la Sécurité toujours sur le même thème: « Construire un monde plus pacifique et plus sûr ».

Les chefs de la diplomatie du G7 avaient déjà apporté mi-avril leur soutien au Royaume-Uni après l’empoisonnement, sur son sol, d’un ex-agent russe, imputé à la Russie.

A Toronto, la confrontation des Occidentaux avec Moscou, qui atteint des niveaux inégalés depuis la fin de la Guerre froide, est à l’ordre du jour de nombreuses sessions de travail, qu’elles portent sur le conflit en Ukraine ou le « renforcement de la démocratie contre les ingérences étrangères » — une allusion claire au rôle attribué à la Russie de Vladimir Poutine lors des dernières élections aux Etats-Unis ou ailleurs en Europe.

« Nous ne devrions jamais nous montrer faibles face au président Poutine », a estimé le chef de l’Etat français Emmanuel Macron depuis Paris, avant de s’envoler pour Washington à la rencontre de son homologue américain Donald Trump. « C’est un homme très fort », « quand vous êtes faibles, il s’en sert » pour « fragiliser nos démocraties », a-t-il ajouté dans un entretien diffusé dimanche sur la chaîne américaine Fox News, tout en assurant « respecter » le maître du Kremlin.

Un peu plus d’une semaine après les frappes menées par Washington, Paris et Londres contre le régime syrien en réponse à une attaque chimique présumée près de Damas, la Syrie est aussi au coeur des débats avec toujours, en toile de fond, la relation avec les Russes.

Les Occidentaux tentent de conjuguer mises en garde contre le Kremlin pour son soutien à Bachar al-Assad et tentatives de relance d’un processus diplomatique après sept années de conflit, qui passent forcément par un dialogue avec Moscou. Mais la stratégie des Etats-Unis inquiète aussi leurs alliés depuis que Donald Trump a annoncé son intention de retirer les troupes américaines dès que possible.

– Point d’étape sur l’Iran –

Deux autres grands dossiers diplomatiques devraient faire l’objet de discussions intenses.

D’abord la Corée du Nord, à l’approche d’un sommet historique, d’ici début juin en théorie, entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, censés parler, après des mois d’escalade, d’une « dénucléarisation » de la péninsule coréenne.

Ensuite l’Iran, alors que le président américain doit aussi décider, d’ici le 12 mai, s’il « déchire » ou pas l’accord de 2015 conclu par les grandes puissances avec Téhéran pour l’empêcher de se doter de la bombe atomique.

Une menace à laquelle le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a riposté samedi depuis New York en avertissant que Téhéran reprendra « vigoureusement » l’enrichissement d’uranium en cas de rupture de l’accord et adoptera des « mesures drastiques ».

Donald Trump réclame, pour le préserver, que la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, signataires européens de ce texte jugé historique à l’époque mais que lui considère laxiste, proposent des solutions pour le durcir.

Les tractations vont bon train et devaient se poursuivre à Toronto lors d’une réunion dimanche des ministres français Jean-Yves Le Drian, britannique Boris Johnson et allemand Heiko Maas avec le secrétaire d’Etat américain par intérim John Sullivan.

« Nous avons beaucoup progressé mais le compte n’y est pas encore », a prévenu, avant ce point d’étape, un haut responsable américain interrogé par des journalistes.

Le sujet sera aussi sur la table lors de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron de lundi à mercredi à Washington, où il demandera à Donald Trump de rester dans l’accord iranien tant qu’il n’a pas de « meilleure option pour le nucléaire ». A ce stade, il n’y a « pas de plan B », a-t-il mis en garde sur Fox News.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2018 19h20)                

RDC: une commission instituée pour les funérailles de l’opposant Étienne Tshisekedi

avril 22, 2018

 

Cérémonie d’hommage à Étienne Tshisekedi à Bruxelles, le 5 février 2017. © Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Le gouvernement, le parti de l’opposant historique défunt Étienne Tshisekedi et sa famille ont mis en place samedi une commission pour organiser ses funérailles en République démocratique du Congo, 14 mois après sa mort à Bruxelles, selon un communiqué conjoint.

« Une commission spéciale (de 9 personnes) chargée de l’organisation des funérailles est mise en place« , présidée par le ministre congolais de l’Intérieur, assistée d’un représentant de la famille et celui du parti (UDPS), lit-on sur le communiqué conjoint signé à Kinshasa par les trois parties. Mais aucune date des funérailles n’a pour l’instant été avancée.

Le gouvernement était représenté par le ministre de l’Intérieur et le gouverneur de Kinshasa, Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a engagé le parti et Mgr Gérard Mulumba, jeune frère de l’opposant défunt a signé au nom de la famille.

Le palais du peuple, siège du parlement congolais est retenu comme lieu d’exposition de la dépouille pour les hommages officiels et populaires dont la durée est fixée à « environ 48 heures ».

Un avion spécial sera dépêché à Bruxelles pour ramener la dépouille et les membres de la famille.

« Trêve politique »

Les trois parties ont décidé que le corps d’Étienne Tshisekedi sera enterré « dans la concession familiale » située dans la périphérie de Kinshasa, dans la commune de Nsele, le parti et la famille ayant renoncé à leur exigence de l’enterrer à Limeté dans le centre de Kinshasa.

Elles ont enfin convenu d’observer « une trêve politique », pendant la période du deuil. Chaque partie est invitée à éviter « toute récupération politique ».

Plus de quatorze mois après sa mort à Bruxelles le 1er février 2017, le corps de l’opposant historique attend toujours en Belgique son rapatriement et son inhumation en RDC où son fils Félix Tshisekedi lui a succédé à la tête du parti.

Le gouvernement, la famille et le parti ne s’accordaient pas jusque là sur le lieu de l’enterrement de l’opposant décédé.

Jeuneafrique.com avec AFP

Près de 60 morts dans un attentat anti-électoral de l’EI à Kaboul

avril 22, 2018

Un Afghan sur le site de l’attentat-suicide à Kaboul, le 22 avril 2018 / © AFP / SHAH MARAI

Près de 60 civils, chiites pour la plupart, ont été tués et 120 blessés dimanche à Kaboul dans un attentat-suicide revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) contre un centre d’enregistrement pour les élections législatives, validant les pires craintes de violences à l’occasion du scrutin annoncé pour octobre.

Un kamikaze s’est fait exploser dans la matinée parmi une foule dense à l’entrée du centre où les électeurs récupéraient leur pièce d’identité avant de s’inscrire sur les registres électoraux. Depuis, les bilans n’ont cessé d’enfler tout au long de la journée.

En début de soirée, 57 morts et 119 blessés avaient été décomptés, très majoritairement membres de la minorité chiite hazara, régulièrement ciblée par les extrémistes sunnites de l’EI, selon le ministère de la Santé.

Au moins 21 femmes et cinq enfants figurent au nombre des morts, a précisé le porte-parole du ministère Wahid Majrooh; et 47 femmes et seize enfants parmi les blessés.

« Nous savons maintenant que le gouvernement est incapable de nous protéger », hurlait un homme, Akbar, face au désastre, insultant crument le président Ashraf Ghani, avant d’être coupé par la télévision (privée) Tolo News.

« Mort au gouvernement », « Mort aux talibans », a crié la foule autour de lui, désignant les papiers et photos d’identité ensanglantés sur le sol.

Les talibans ont fait savoir rapidement qu’ils n’avaient « rien à voir avec l’attaque d’aujourd’hui », rejetant implicitement la responsabilité sur l’EI : le groupe a ensuite revendiqué l’attaque via son organe de propagande, Amaq.

L’attentat s’est produit dans le quartier majoritairement chiite de l’ouest de Kaboul, Dasht-e-Barchi: « Les gens étaient rassemblés pour récupérer leur tazkira (carte d’identité), l’explosion s’est produite à l’entrée. C’était un kamikaze », a déclaré le chef de la police de Kaboul, Dawood Amin.

Selon le porte-parole de l’Intérieur Najib Danish, « le kamikaze est arrivé à pied et a déclenché sa charge au milieu de la foule » provoquant d’importants dégâts.

Il s’agit du premier attentat à Kaboul contre un centre préparant les listes électorales en vue des législatives du 20 octobre, depuis le début des inscriptions le 14 avril.

Mais deux autres centres d’inscriptions ont été pris pour cible en province au cours de la semaine écoulée.

– « plus personne n’ira voter » –

Vendredi, une roquette en a frappé un dans la province de Badghis (nord), faisant un mort et un blessé parmi les policiers qui le gardaient, selon un responsable provincial qui a accusé les talibans.

Mardi, trois employés de la commission électorale (IEC) et deux policiers avaient été enlevés dans la province de Ghor (centre) et libérés 48 heures plus tard après intervention des anciens. Là encore les responsables locaux avaient accusé les talibans.

Violence et attentats sont les principaux obstacles au bon déroulement des élections, admet la Commission électorale qui a ouvert les centres d’inscriptions dans les écoles et les mosquées, tous gardés par des policiers qui fouillent les électeurs à l’entrée.

« Notre patience est à bout, ce gouvernement est responsable de ces vies perdues, plus personne n’ira voter désormais », s’énerve Hussain, 34 ans, qui veille son cousin blessé à l’hôpital Istiqlal.

Cinquante blessés, tous membres de la minorité Hazara chiite, ont été acheminés dans cet établissement où les lits sont tous pleins et l’odeur de sang tenace dans les couloirs, a rapporté un journaliste de l’AFP. « On était 200 environ à faire la queue pour obtenir notre tazkira », se souvient Ali Rasuli, 29 ans, atteint aux jambes et à la poitrine. « Les policiers ne fouillaient personne », a-t-il accusé.

« Bien sûr, l’insécurité est notre premier défi et notre inquiétude majeure, surtout dans les campagnes », avouait récemment à l’AFP le président de l’IEC, le Dr Abdul Baie Sayad, lui-même menacé.

Ces législatives sont les premières depuis 2010 et ce scrutin, le premier depuis la présidentielle de 2014.

– Enthousiasme mesuré –

Beaucoup d’Afghans souhaitent se débarrasser d’un Parlement (249 députés) jugé paresseux et corrompu, dont le mandat a expiré depuis trois ans. Mais ils redoutent plus encore un scrutin pour rien, confisqué par la fraude et qui les exposera à un regain de violence.

Face à l’enthousiasme mesuré de ses compatriotes, le président Ashraf Ghani a ordonné jeudi aux gouverneurs des 34 provinces d’accélérer le processus d’enregistrement.

Il a aussi ordonné aux fonctionnaires de s’inscrire avec leurs familles, et aux mollahs de sensibiliser la population.

L’attentat a été condamné par l’Ambassade américaine à Kaboul et les responsables américains de l’opération Resolute Support de l’Otan, qui appuient fortement la tenue du scrutin, préalable à la présidentielle de 2019.

Le dernier attentat en date – revendiqué par l’EI – contre la capitale afghane au Premier jour du nouvel an perse, le 21 mars, avait fait plus d’une trentaine de morts et au moins 70 blessés.

Romandie.com avec (©AFP / 22 avril 2018 16h47)                

Manifestations au Nicaragua: plus de 20 morts, selon une ONG

avril 22, 2018

Affrontements entre étudiants et la police antiémeute à Managua, le 21 avril 2018 / © AFP / INTI OCON

Les violentes manifestations contre une réforme des retraites ont fait plus de vingt morts au Nicaragua, a affirmé dimanche l’ONG Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh).

Ces manifestations ont commencé mercredi dans plusieurs villes du pays. Elles rassemblent des opposants à une réforme du gouvernement du président Daniel Ortega visant à augmenter les contributions des employeurs comme des salariés et à réduire de 5% le montant des retraites pour réduire le déficit de la Sécurité sociale.

« Nous estimons que le nombre de morts dépasse vingt, mais nous sommes en train de vérifier car il y a beaucoup de désinformation. La situation est vraiment grave et réduit nos possibilités de confirmer », a déclaré à l’AFP la présidente du Cenidh, Vilma Nuñez.

Sollicités par l’AFP pour confirmer ce chiffre, ni le gouvernement, ni la police n’ont répondu. Le dernier bilan officiel faisait état de dix morts vendredi, tandis que quotidien La Prensa a fait état de plus de 30 morts, mais sans citer de source.

Samedi soir, de nouveaux affrontements entre jeunes manifestants et policiers antiémeutes ont éclaté à Managua après un discours télévisé du président Ortega. Les protestataires ont dressé des barricades dans les rues et lancé des pierres sur les policiers qui ont riposté à l’aide de gaz lacrymogènes.

Un caméraman nicaraguayen, Miguel Ángel Gahona, est décédé samedi dans la ville de Bluefields (est), après avoir été touché par des balles alors qu’il tournait des images d’affrontements entre manifestants et policiers, ont indiqué des sources syndicales.

Selon un communiqué officiel, un policier de 33 ans a été également été tué par un coup de feu dans le secteur de l’Université Polytechnique (UPOLI) à Managua.

Les opposants à la réforme des retraites ont annoncé une nouvelle marche en direction de l’UPOLI, point névralgique de la contestation, où des centaines d’étudiants se sont retranchés.

Il s’agit des manifestations les plus violentes au Nicaragua depuis l’arrivée au pouvoir de Daniel Ortega il y a onze ans.

Le président a lancé samedi un appel au dialogue, mais a affirmé que les manifestations étaient soutenues par des groupes politiques opposés à son gouvernement et financés par des organisation extrémistes des Etats-Unis, sans toutefois les identifier.

Leur but est de « semer la terreur, semer l’insécurité », « détruire l’image du Nicaragua » après « onze ans de paix » afin de « prendre le pouvoir », a-t-il martelé à la télévision nationale.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2018 16h51)                

Après sa partie de campagne, le Conseil de sécurité va de l’avant sur la Syrie

avril 22, 2018

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU à Backåkra, dans le sud de la Suéde, le 21 avril 2018 / © AFP / Jonathan NACKSTRAND

Le temps de sa retraite dans la campagne suédoise, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est engagé à redoubler d’efforts pour surmonter ses divisions sur le conflit syrien, a indiqué dimanche la Suède.

« Il y a un accord pour revenir sérieusement à un solution politique sous la houlette du processus de Genève des Nations unies », a annoncé Olof Skoog, ambassadeur de la Suède auprès de l’ONU.

« Nous sommes d’accord pour dire c’est maintenant le moment de récréer et approfondir le dialogue et trouver une dynamique constructive au sein du Conseil », a déclaré le président du Conseil de sécurité, l’ambassadeur péruvien Gustavo Meza-Cuadra.

« Une solution politique doit être conforme à la résolution 2254 », a-t-il dit.

Les membres du Conseil de sécurité, arrivés la veille à Backåkra, la résidence de campagne de Dag Hammarskjöld, second secrétaire général de l’histoire de l’ONU, se sont également accordés sur les efforts humanitaires et les armes chimiques.

Le secrétaire-général de l’ONU Antonio Guterres était également présent. Son envoyé spécial sur la Syrie Staffan de Mistura a participé dimanche aux discussions.

« Nous allons travailler dur maintenant et dans les jours qui suivent pour nous mettre d’accord sur un mécanisme sérieux pour établir si ces armes sont utilisées, qui est responsable », a ajouté M. Skoog.

« Nous avons été très inquiets d’une escalade du conflit dans la région, a-t-il rappelé.

« Le fait que la Russie avec mon collègue Vassili (Nebenzia) et l’ambassadrice américaine Nikki (Haley) s’assoient autour d’une table une journée et demie (…) cela créée une confiance dont le Conseil de sécurité a besoin pour prendre ses responsabilités ».

Cette retraite dans une bâtisse blanche avec vue sur la mer Baltique a eu un « effet cathartique, en permettant aux membres du Conseil de débrancher leur pilotage automatique et d’engager une vraie discussion de substance », a indiqué à l’AFP l’ambassadeur de France, François Delattre.

« Nous avons essayé de commencer à établir des zones de convergence possibles », s’est-il notamment félicité.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2018 15h42)                

États-Unis: un tireur nu tue trois personnes dans un restaurant

avril 22, 2018

Washington – Un tireur nu a tué trois personnes et en a blessé au moins quatre autres dimanche dans un restaurant de la banlieue de Nashville, dans l’Etat américain du Tennessee, selon la police.

La fusillade a éclaté à 03H25 locales dans un restaurant de gaufres ouvert 24h/24 à Antioch, au sud-est de Nashville.

« Un client a affronté le tireur et lui a enlevé son arme. Il était nu et s’est enfui en courant. Il s’agit d’un homme blanc aux cheveux courts », a indiqué la police dans un communiqué.

Dans un autre communiqué publié un peu plus tard, la police a dit rechercher un homme de 29 ans, Travis Reinking, domicilié dans la ville de Morton, dans l’Illinois, située à environ 725 km plus au nord.

Selon la police, le suspect est arrivé sur les lieux de la fusillade à bord d’une voiture immatriculée au nom de Reinking. Il portait un manteau dont il s’est débarrassé avant de fuir.

D’après les médias locaux, le tireur était armé d’un fusil d’assaut AR-15, une arme couramment employé dans les tueries de masse aux Etats-Unis, notamment dans celles qui avaient fait 58 morts à Las Vegas en octobre et 17 morts dans un lycée de Parkland, en Floride, en février dernier.

La multiplication des massacres a engendré aux Etats-Unis un vaste mouvement social exigeant un plus strict contrôle des armes à feu dans le pays. La violence par armes à feu est un fléau national, avec 96 morts en moyenne par jour, selon l’association anti-armes Everytown for Gun Safety.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2018 11h59)                                            

Le Congo discute d’une restructuration de sa dette avec les négociants en pétrole

avril 22, 2018

Brazzaville a conclu un accord avec le FMI après de longs mois de discussions. Le pays dont la dette a été fortement réévaluée négocie avec Glencore, Trafigura ainsi qu’avec la Chine.

Les discussions ont été longues et houleuses. Le Fonds monétaire international (FMI) et Brazzaville viennent d’annoncer un accord qui apportera un financement sur trois ans au pays. «La République du Congo se félicite d’avoir répondu à l’ensemble des critères pour être éligible » à un tel programme, souligne un communiqué de Brazzaville. Le plus dur reste peut-être à faire : l’Etat doit s’entendre avec ses créanciers (non obligataires) pour restructurer sa dette.

Géants du trading de matières premières

La République du Congo et ses conseillers vont devoir faire accepter un sacrifice aux groupes de négoce de matières premières,  Glencore et Trafigura, ainsi qu’à la Chine qui, à eux trois, détiendraient près de 70% de la dette publique, selon une source bien informée. En septembre, l’agence S&P Global Ratings soulignait l’importance des arriérés de paiement de la compagnie pétrolière congolaise SNPC à l’égard des géants du trading.

Ces contrats, ainsi que ceux signés avec la Chine dans le cadre d’un accord « infrastructures contre ressources minérales » ont longtemps été cachés. C’est après les avoir découverts que le FMI a révisé son estimation de la dette congolaise de 77 % à 110 % du PIB entre mars et octobre 2017 !

Montages opaques et corruption

Le pays dirigé d’une main de fer par Denis Sassou-Nguesso a un lourd passif, ce qui explique que les discussions avec le FMI aient duré aussi longtemps. Le Fonds, qui, dans le passé, a donné son feu vert à un effacement de la dette congolaise (PPTE), exige que Brazzaville n’ait plus  recours au système de préfinancement pétrolier : cette pratique consiste à gager sa future production d’or noir auprès de traders ou groupes pétroliers, en échange d’argent frais. Elle donne lieu à toutes sortes de montages opaques et alimente la corruption.

Aide de 135 millions de la France

Le programme sur lequel le ministère des Finances et le FMI viennent de s’entendre stipule d’ailleurs de «renforcer la gouvernance y compris la transparence dans la gestion des ressources naturelles ». C’est à cette condition que la République du Congo obtiendra une aide financière, notamment un soutien complémentaire de 135 millions d’euros de la part de la France.

Le pays s’apprête donc à vivre sous la surveillance rapprochée des institutions multilatérales pendant des années. C’est peut-être pour éviter d’en arriver là que Brazzaville est allé solliciter d’autres sources au cours des derniers mois.. Il aurait notamment frappé à la porte du royaume saoudien, comme l’indiquait la « Lettre du continent ». Mais cette tentative a semble-t-il échoué.

Le pays traîne par ailleurs toujours un boulet : le  contentieux qui l’oppose à la société Commisimpex , qui détient une créance de plus d’1 milliard de dollars, soit environ 16% du PIB du Congo. Malgré des décisions de justice de 2000 et 2013 en faveur du groupe appartenant à l’homme d’affaires anglo-libanais Mohsen Hojeij, qui fut autrefois un proche de Denis Sassou-Nguesso, cette dette n’est pas prise en compte par le FMI, ni par les agences de notation.

Isabelle Couet

Congo: la compagnie aérienne ECAir mise en liquidation en France

avril 21, 2018

 

Un appareil de la compagnie ECAir. © ECAir

Alors que les appareils d’Equatorial Congo Airlines (ECAir) sont cloués au sol depuis un an, le tribunal de commerce de Bobigny, en France, a prononcé le 18 avril la liquidation judiciaire immédiate de la compagnie, sans maintien d’activité des établissements.

C’en est fini de l’aventure ECAir, du moins en France. En milieu de semaine le tribunal de commerce de Bobigny a prononcé la liquidation judiciaire sans maintien d’activité de la compagnie aérienne qui constituait « la fierté nationale » du Congo-Brazzaville, selon les mots de Fidèle Dimou, le ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, qui s’exprimait à ce sujet le 23 mars dernier devant le Sénat.

120 000 euros d’arriérés de salaires

Criblée de dettes et clouée au sol depuis octobre 2016, la société, qui n’avait plus déposé ses comptes annuels depuis 2014, avait conservé dans la région parisienne des locaux commerciaux et des salariés – non payés mais tenus à disposition. Trois d’entre eux ont saisi la justice française, estimant que leur entreprise leur doit plus de 120 00 euros d’arriérés de salaires.

Le tribunal leur a donné raison en ouvrant une procédure de liquidation judiciaire qui doit être clôturée au 18 avril 2020 et en fixant provisoirement au 28 juillet 2017 la date de cessation de paiement.

De son côté, le conseil de la compagnie a déclaré à la barre qu’ECAir « appartient à l’État congolais et est donc solvable », et que son siège étant au Congo, « les tribunaux congolais sont seuls compétents pour gérer son dossier ».

La décision attaquée ne pourrait s’appliquer qu’en France. En aucun cas, elle n’est exécutoire sur le territoire de la République du Congo

« La décision du tribunal de Commerce va permettre aux salariés d’ECAir [en France] de bénéficier du régime de garantie des salaires (AGS) et de percevoir une partie de leurs arriérés de rémunération. C’est un soulagement pour mes clients », explique quant à lui Me Aymeric Beauchene, l’avocat des salariés qui ont assigné le 22 janvier dernier la compagnie afin d’obtenir sa liquidation.

« ECAir ne disposant sur le territoire français que d’un établissement secondaire, le tribunal français devait se déclarer incompétent pour ouvrir une procédure de liquidation judiciaire à son encontre », proteste de son côté l’avocate de la compagnie aérienne, qui précise qu’ECAir a d’ores et déjà interjeté appel et déposé une demande de suspension de l’exécution de cette décision.

« En tout état de cause, la décision attaquée ne pourrait s’appliquer qu’en France. En aucun cas, elle n’est exécutoire sur le territoire de la République du Congo, où elle ne peut produire aucun effet », poursuit Judith Adam-Caumeil dans un communiqué de presse.

Tentative de sauvetage

Cette décision intervient alors que les discussions avec Ethiopian Airlines lancées depuis plus d’un an en vue de faire redécoller les avions de la compagnie congolaise semblaient sur le point d’aboutir, et que la compagnie avait tenté ces derniers mois de régler une partie de ses impayés auprès de ses fournisseurs et prestataires. Elle a ainsi pu récupérer, en janvier, son quatrième appareil retenu en Europe pour maintenance.

C’est également le sens des propos tenus par Fidèle Dimou devant les sénateurs congolais le 23 mars dernier, lors d’une séance de questions orales au gouvernement. Il avait alors affirmé que des « projets de partenariats », voire une « prise de participation minoritaire » étaient envisagés afin de faire redémarrer la compagnie.

ECAir était pourtant née sous de bons auspices. L’État congolais avait injecté 500 millions d’euros dans la compagnie depuis sa création en 2011, la gestion des Boeing était confiée à un l’opérateur suisse Privatair, qui fournissait les pilotes, assurait la formation des équipages et s’appuyait sur Lufthansa Technik pour la maintenance de la flotte, afin de contourner l’interdiction faite aux compagnies congolaises de se poser sur le sol des pays membres de l’Union européenne.

Endettement

Brazzaville, Pointe-Noire, Douala, Cotonou, Libreville, Bamako, Dakar, Kinshasa, Bruxelles, Paris, Dubaï, des projets vers Lomé, Malabo et Luanda… La compagnie avait rapidement multiplié les dessertes peu après son lancement officiel en septembre 2011.

Mais le beau temps n’avait pas duré. Le premier emprunt obligataire lancé par la compagnie avait été un échec, et les dettes se sont accumulées. Suspendus une première fois en juillet 2016, les vols intérieurs avaient brièvement repris fin septembre, du moins entre Brazzaville et Pointe Noire, avant que les avions ne soient à nouveau cloués au sol le 10 octobre, quand l’Asecna a décidé de suspendre la fourniture des services de la navigation aérienne à la compagnie sur toutes ses plate-formes en raison de son état d’endettement.

Devant cet état de fait, nombreux sont les Congolais qui se montrent amers et n’hésitent pas à pointer du doigt certaines pratiques – vols gratuits, etc. – dont l’abus a pu mettre en difficulté l’ex-roi des airs congolais.

Jeuneafrique.com par

États-Unis: dernier hommage à Barbara Bush à Huston

avril 21, 2018

Des fidèles se recueillent devant le cercueil de l’ex-Première dame Barbara Bush, décédée mardi à l’âge de 92 ans, dans l’église Saint-Martin de Houston (Texas, sud), le 20 avril 2018n / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / SCOTT OLSON

Plus d’un millier de personnes, dont quatre anciens présidents, ont assisté samedi à Houston (Texas) aux obsèques de Barbara Bush, ancienne Première dame des Etats-Unis décédée mardi à l’âge de 92 ans et qui fut le pilier d’une des plus grandes familles politiques du pays.

Elle laisse derrière elle son mari, George H. W. Bush, 93 ans et président de 1989 à 1993, cinq enfants dont George W. Bush président de 2001 à 2009, dix-sept petits-enfants et sept arrière-petits-enfants.

Les anciens couples présidentiels démocrates Barack et Michelle Obama et Bill et Hillary Clinton, assistaient à la cérémonie dans l’église Saint-Martin de Houston, au Texas, retransmise en direct par les grandes chaînes de télévision.

L’actuelle Première dame Melania Trump était aussi présente aux côtés des Obama pour représenter Donald Trump. Celui-ci a souhaité éviter des « perturbations » causées par les mesures de sécurité supplémentaires et par respect pour la famille Bush, selon la Maison Blanche.

Il a toutefois assuré samedi sur Twitter être « en pensées et en prières avec toute la famille Bush ».

M. Trump a plusieurs fois critiqué les Bush, qui ne l’avaient pas soutenu alors qu’il était candidat à la présidentielle de 2016.

Souffrante depuis plusieurs années de la thyroïde, la santé de Barbara Bush s’était récemment détériorée. Elle s’est éteinte mardi dans la maison familiale de Houston.

L’ancienne Première dame incarnait la pudeur et l’élégance, par ses manières douces, ses cheveux blancs, son collier de perles et son style très guindé. Elle était également appréciée dans tous les camps politiques.

Barbara Bush avait créé une fondation portant son nom qui lutte contre l’analphabétisme.

Barbara Pierce est née en juin 1925 dans l’Etat de New York. Elle a rencontré George H. W. Bush à 16 ans avant de l’épouser en 1945 et s’installer au Texas, terre d’adoption de la famille Bush.

Son mariage de 73 ans est la plus longue union présidentielle de l’histoire américaine.

L’ancien président républicain et vice-président de Ronald Reagan est atteint de la maladie de Parkinson, ce qui le contraint depuis plusieurs années à se déplacer en fauteuil roulant.

Le convoi funéraire devait ensuite rallier College Station, à 140 km de Houston, où Barbara Bush sera enterrée sur le site de la Bibliothèque présidentielle de son époux.

Romandie.com avec(©AFP / 21 avril 2018 18h53)