Un touriste meurt écrasé par la croix de Jean Paul II à Brescia

avril 24, 2014

Un jeune touriste de 20 ans est mort jeudi écrasé dans l’effondrement d’une immense croix près de Brescia, dans le nord de l’Italie. La Croix du Christ Rédempteur avait été réalisée dans une zone montagneuse à l’occasion de la visite du pape Jean Paul II dans cette ville en septembre 1998.

Le jeune homme, originaire de la région de Bergame, était en excursion sur le site de Cevo avec des camarades de son aumônerie, selon l’agence Ansa et le "Corriere della Sera". La croix, haute de plus de 30 mètres, s’est apparemment brisée de façon soudaine et la portion la plus haute est tombée sur le groupe, tuant le jeune sur le coup.

Cette oeuvre de l’artiste italien Enrico Job (1934-2008) était constituée d’une longue poutre en trois portions, à laquelle l’artiste avait donné une forme très incurvée. Au bout de la croix, pendait une statue du Christ de six mètres de haut et pesant 600 kilos.

Canonisé dimanche

La croix avait été créée pour célébrer la visite à Brescia du pape polonais Karol Wojtyla au centenaire de la naissance de Paul VI. Jean Paul II sera canonisé dimanche en même temps que Jean XXIII, originaire d’un petit village proche de Bergame, comme le jeune homme décédé jeudi.

Romandie.com

Une nouvelle femme dans la vie d’Oscar Pistorius ?

avril 24, 2014

L’athlète a rencontré une jeune infirmière

Pour attendre en paix la reprise de son procès prévue le 5 mai, Oscar Pistorius peut compter sur sa famille. Et sur Leah Skye Malan, une jeune infirmière qu’il a rencontrée en décembre, moins d’un an après le décès de sa petite amie, Reeva Steenkamp.

Oscar Pistorius est libre. Libre de ses mouvements, libre de partir en vacances. Il doit seulement être présent lors de son procès qui reprendra le 5 mai. Il est libre aussi de se faire de nouveaux amis, de rencontrer l’amour s’il se présente à nouveau, plus d’un an après avoir entendu le dernier "Je t’aime" de sa compagne Reeva Steenkamp exécutée par arme à feu le soir de la St Valentin.

Ainsi libre, à Noël, l’accusé est allé passer quelques jours dans un resort du Mozambique, à Inhambane. Dans ce décor de rêve composé de plage de sable fin, de mer turquoise et de baleines bondissantes, le champion Olympique a rencontré la jeune Leah Skye Malan. À 19 ans, la jeune fille originaire de Potchefstroom (où son père, Andre, tient une agence immobilière) suit des études d’infirmière à Johannesburg.

Selon le Mail Online, les deux sud-africains s’entendent parfaitement bien. « Elle le soutient beaucoup » précise une source du journal qui affirme que la famille de Leah a déjà accueilli l’athlète comme un des leurs. Le couple se rend régulièrement dans la maison d’Andre et de Beverley-Ann, les parents de Leah, à deux heures de Johannesburg, pour goûter aux joies de la tranquillité. Quand ils se voient en ville, c’est une autre histoire. Assailli de toutes parts, le champion olympique de 27 ans préfère se déguiser pour sortir. Lui à qui l’on reprochait de jouer la comédie devant le tribunal semble souffrir de devoir se travestir pour exister.

Fini le temps où il frimait à bord de ses belles voitures. Oscar panse à présent ses plaies discrètement, dans les bras d’une jeune infirmière.

Gala.fr par Sarah Merlino

Maroc : délinquance à Casablanca, peur sur la ville ?

avril 24, 2014
Casablanca, une ville où les disparités sociales sont criantes. © AFP

Casablanca, une ville où les disparités sociales sont criantes. © AFP

La multiplication des actes de délinquance dans la capitale économique marocaine nourrit un fort sentiment d’insécurité au sein de la population. Qui ne cache plus son ras-le-bol.

Si la saleté envahissante, les klaxons intempestifs, le niveau de pollution atmosphérique inquiétant sont autant de motifs de désamour pour les habitants de la capitale économique du Maroc, ce sont les vols avec violences et les agressions à l’arme blanche qui restent en tête de la liste des griefs. Deux faits divers récents ont particulièrement marqué les esprits : une attaque contre un salon de coiffure huppé dans un beau quartier et la descente de dizaines de jeunes hooligans armés de sabres contre les joueurs du Wydad de Casablanca (l’un des deux grands clubs de football de la ville), qu’ils ont dépouillés de tous leurs biens après les avoir pris en otages et abreuvés d’insultes pour leurs résultats sportifs jugés insuffisants.

"Casablanca, où se côtoient riches et pauvres, est la ville des disparités sociales les plus criantes. C’est la ville des gratte-ciel et des bidonvilles. C’est le centre de la finance et des affaires, mais aussi de la misère, du chômage et d’autres maux." Ce constat sans appel n’est pas celui d’un opposant ou d’une plume nihiliste. Ce sont les mots de Mohammed VI, en octobre 2013, lors de l’ouverture de la session d’automne du Parlement. Consacrant une large partie de son adresse aux élus aux problèmes de Casablanca, le roi avait alors su se montrer solidaire, faisant état de sa préoccupation face à la situation vécue au quotidien par les Bidaouis.

Paranoïa sécuritaire galopante

La presse en ligne n’a pas manqué de se ruer sur ces sujets très rentables en clics. C’est alors que le grand public a découvert un phénomène jusque-là connu des seuls initiés : le tcharmil, en référence à la charmoula, une marinade qui accompagne les viandes et nécessite l’usage de grands couteaux de boucher, tels ceux exhibés par de jeunes délinquants, qui, par bravade, postent sur Facebook les photos de leurs exploits, armes et butins. Fanfaronnade ou trouble à l’ordre public ? Pour la police judiciaire, c’est surtout une belle occasion de mettre en avant son travail.

En visite à Casablanca pour présider la cérémonie de signature des conventions de financement du nouveau quartier du port – marina, résidences de luxe, centres commerciaux, cité des sciences – pour un montant global de 6 milliards de dirhams d’investissement (532 millions d’euros) et lancer la nouvelle stratégie industrielle du gouvernement, Mohammed VI ne pouvait ignorer le ras-le-bol des habitants, en proie à une paranoïa sécuritaire galopante. Comme à chaque visite royale, Casablanca bruisse de rumeurs de limogeage de responsables de la sécurité.

Le 7 avril, le ministère de l’Intérieur a donné des instructions à tous les services pour réagir et rassurer la population, à Casablanca et dans les autres régions. Rapidité et fermeté sont les maîtres mots d’une véritable opération de communication au cours de laquelle journalistes et photographes sont invités, quasi quotidiennement, à constater les arrestations qui se succèdent. Dans une version un peu cheap du perp walk (marche de celui qui a perpétré le crime), des jeunes sont filmés de dos, derrière des tables parsemées de butins présumés de vol : quelques montres, des survêtements, des sabres et autres armes blanches. Pour les programmes de réinsertion et la présomption d’innocence, il faudra repasser…

Jeuneafrique.com par Youssef Aït Akdim

Les 10 Africains les plus influents du monde selon le magazine "Time"

avril 24, 2014
Les dix Africains distingués par le classement Time 2014. © AFP/Reuters - Montage JA

Les dix Africains distingués par le classement Time 2014. © AFP/Reuters – Montage JA

Comme chaque année, l’hebdomadaire américain "Time" a publié mercredi le classement des 100 personnalités les plus influentes de la planète. Parmi elles, dix Africains dont la ministre des Finances nigériane, Ngozi Okonjo-Iweala, la religieuse burundaise Rosemary Nyirumbe ou Abdel Fattah al-Sissi, considéré comme le futur président de l’Égypte.

•Les "leaders"

Parmi les personnalités distinguées par le magazine américain Time, la ministre nigériane des Finances occupe une place de choix. Considérée comme la gardienne des fonds publics de son pays, Ngozi Okonjo-Iweala est surnommée "Madame Casse-pieds" ou la "Dame de fer". Elle a notamment fait de la corruption son ennemi numéro un et du développement de l’agriculture son premier objectif.

Dans ce classement figurent également la cyberactiviste et ex-directrice de la stratégie Afrique de Google, Ory Okolloh, ou encore la médiatrice de la république d’Afrique du Sud, Thuli Madonsela. Enfin, Time a choisi de mettre à l’honneur celui qu’il considère comme le "futur homme fort de l’Égypte" : Abdel Fattah al-Sissi, candidat à la présidentielle égyptienne à venir.

•Le "titan"

Ce n’est pas une surprise. Aliko Dangote figure dans la sélection des personnalités les plus influentes de la planète dans la catégorie "Titan". "L’homme le plus riche d’Afrique qui fait le bien tout en réussissant", explique à son sujet Bill Gates, qui loue le leadership du milliardaire nigérian. C’est "un leader constamment à la recherche de solutions pour lier le secteur privé des affaires et la santé publique", ajoute encore l’Américain.

•L’artiste

Dans la catégorie des artistes, Time ne pouvait ignorer le Kényan Binyavanga Wainaina. Écrivain célèbre, il a annoncé publiquement son homosexualité, le 18 janvier dernier, contestant ainsi la législation anti-gay des États voisins, notamment l’Ouganda, et se battant pour plus de tolérance. Dans une nouvelle publiée en ligne et intitulée "Je suis homosexuel, maman", l’écrivain a lancé un véritable pied-de-nez à la tendance répressive du continent africain.

•Les "pionniers"

Enfin, Time a choisi d’honorer les personnalités qui, dans des contextes difficiles, en zone de conflit, ont choisi d’œuvrer pour la paix. La religieuse ougandaise Rosemary Nyirumbe est de ceux-là. Depuis plus de trente ans, elle vient en aide aux femmes ayant subi des traumatismes et des violences en Ouganda, à travers des programmes d’alphabétisation et d’éducation. "Les traumatismes qu’elle guérit sont insondables", explique à son sujet l’acteur américain Forest Whitaker, "mais la portée de son amour est sans bornes".

Derniers Africains de l’édition 2014 du classement Time : l’imam Omar Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique, l’archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, et le révérend Nicolas Guérékoyame-Gbangou, chef de l’Église évangélique centrafricaine. "Ces trois hommes travaillent sans relâche pour la paix afin de maintenir l’unité de leur pays", explique à leur sujet Jim Wallis, considéré comme un "conseiller spirituel" du président américain, Barack Obama. "Grâce à leurs efforts, le monde entier ne peut plus ignorer le conflit", écrit-il encore.
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Jeuneafrique.com par Mathieu OLIVIER

France – RDC : Raphaël Mobutu reste introuvable, une semaine après sa chute dans la Garonne

avril 24, 2014
Raphaël Mobutu Ngbonga, un des enfants de l'ancien président du Zaïre (RDC). © DR

Raphaël Mobutu Ngbonga, un des enfants de l’ancien président du Zaïre (RDC). © DR

Plus d’une semaine après avoir sauté dans la Garonne, la nuit du 15 au 16 avril, Raphaël Mobutu, un des enfants de l’ancien président de la RDC (ex-Zaïre) est toujours introuvable. À en croire la famille du disparu, la police a écarté l’hypothèse de la noyade, mais les recherches se poursuivent.

"Nous continuons à croire que notre frère a pu sortir de l’eau", confie à Jeune Afrique, jeudi 24 avril, Yadongo Yemo Mobutu, fille de l’ancien président du Zaïre (aujourd’hui RDC, Joseph Désiré Mobutu Sese Seko (1965 – 1997). Dans la nuit du 15 au 16 avril, "entre 23 heures et 1 heure du matin", Raphaël Mobutu Ngbonga, 35 ans, a sauté dans la Garonne, après avoir été pris en charge par les sapeurs-pompiers. Quelques instants plus tôt, sa voiture avait percuté un platane, à quelques mètres du pont des Catalans, à Toulouse.

Qu’est-ce qui s’est réellement passé après l’accident ? Selon la famille du disparu, le jeune homme, probablement sous le choc, est resté calme dans sa voiture jusqu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers. Ces derniers l’ont rapidement installé dans l’ambulance, après l’avoir maîtrisé à deux reprises à cause de ses moments d’agitation vraisemblablement dus au traumatisme. Mais Raphaël a finalement réussi à quitter l’ambulance pour se diriger vers le parapet du pont.

Raphaël Mobutu amnésique ?

Alertés, les policiers ont débarqué pour tenter de le rattraper. "Ils marchaient à son rythme", raconte Yadongo Yemo Mobutu. Histoire de ne pas l’effrayer et entraîner sa chute. Mais, Raphaël, du haut de ses 1 mètres 91, a quand même sauté dans la Garonne. Très vite, un hélicoptère est intervenu pour le retrouver. Sans succès. "Ils ont cherché pendant deux heures, et les trois jours suivants, les hommes-grenouilles ont sondé le fleuve mais ils n’ont rien trouvé", explique la sœur de la victime qui continue à "garder espoir". Aujourd’hui, "la police a écarté l’hypothèse de la noyade", affirme-t-elle, confiante. "Amnésique, Raphaël doit être quelque part mais il ne sait plus qui il est et où il habite", avance-t-elle.

En attendant que la mairie de Toulouse décide de la reprise des recherches, la famille a pris le relais. Des affiches sont collées un peu partout dans la ville, surtout dans les endroits où le disparu, amateur du basket, avait l’habitude de se rendre.

Né dans une famille de six enfants dont deux issus d’un précédent mariage de "Maman 41" – sa mère et épouse du président Mobutu avant l’union de ce dernier avec Bobi Ladawa -, Raphaël est père de trois enfants. Il était intérimaire dans la préparation de commandes de produits pharmaceutiques à Toulouse.
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Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

L’armée russe lance de nouvelles manoeuvres à la frontière avec l’Ukraine

avril 24, 2014

Moscou – L’armée russe a lancé de nouvelles manoeuvres à la frontière avec l’Ukraine en réponse à l’opération militaire lancée par les autorités de Kiev contre les séparatistes pro-russes dans l’est du pays, a annoncé jeudi le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

Nous sommes contraints de réagir à un tel développement de la situation, a déclaré M. Choïgou, cité par les agences russes.

Des exercices des unités des districts militaires du Sud et de l’Ouest ont débuté, a-t-il indiqué.

L’aviation effectue des vols (…) près de la frontière, a-t-il ajouté.

Le ministre a exprimé sa grande préoccupation quant à l’assaut meurtrier lancé par les troupes ukrainiennes contre les séparatistes à Slaviansk, bastion des insurgés pro-russes dans l’Est, qui a fait jusqu’à cinq morts dans les rangs des insurgés selon Kiev, et un soldat ukrainien blessé.

Le feu vert donné à l’utilisation d’armes contre les civils de son propre pays a déjà été donné. Si on n’arrête pas cette machine militaire aujourd’hui, cela mènera à un grand nombre de morts et de blessés, a dit M. Choïgou.

Il a affirmé que plus de 11.000 soldats ukrainiens avaient été envoyés pour l’opération contre les séparatistes, qui seraient eux un peu plus de 2.000, selon lui.

Le rapport de force est clairement inégal, a-t-il jugé.

Un peu plus tôt, le président russe Vladimir Poutine avait déclaré que l’opération de Kiev dans l’Est était un crime grave et que cela aurait des conséquences. Il n’avait toutefois pas précisé leur nature.

Romandie.com avec(©AFP / 24 avril 2014 15h30)

Le Colombien Omar Porras reçoit le Grand Prix suisse de théâtre

avril 24, 2014

Le directeur du Teatro Malandro de Genève, Omar Porras, reçoit le Grand Prix suisse de théâtre. L’acteur et metteur en scène de 51 ans, né en Colombie, recevra l’anneau Hans Reinhart, accompagné de 100’000 francs, le 22 mai à Winterthour en présence du ministre de la culture Alain Berset.

Omar Porras "réécrit les classiques, davantage avec le geste qu’avec la parole, les arrachant à la tradition académique pour les rendre aux comédiens et aux artisans du théâtre, dans une fête baroque et bariolée, riche de sons et riche de cultures", écrit le président du jury Gianfranco Helbing, cité jeudi par l’Office fédéral de la culture.
Une compagnie qui voyage

Né à Bogota où il suit une école de danse moderne, Omar Porras part pour la France en 1985. En 1990, il crée le Teatro Malandro à Genève, une des compagnies suisses qui tourne le plus dans le monde.

Sa première production "Ubu roi" d’Alfred Jarry, fut donnée en 1991 au Théâtre du garage à Genève. La deuxième, "La Visite de la vieille dame" de Friedrich Dürrenmatt, lui a valu le Prix romand du spectacle en 1994.
Avec la Comédie française

Depuis quelques années, Omar Porras travaille aussi dans des institutions renommées, comme la Comédie française et met en scène des opéras, comme "la Flûte enchantée" de Wolfgang Amadeus Mozart en 2007 au Grand Théâtre de Genève. Sa dernière oeuvre, "La dame de la mer" d’après la pièce de Henrik Ibsen, a été invitée à la première Rencontre du théâtre suisse 2014.

En le récompensant, l’Office fédéral de la culture "honore un artiste dont la carrière a contribué à la renommée du théâtre suisse sur le plan international".

Romandie.com

Abdoulaye Wade : un retour au Sénégal qui inquiète la défense de son fils Karim

avril 24, 2014

Le retour au Sénégal d’Abdoulaye Wade, prévu le 25 avril, suscite de l’inquiétude au sein de la défense de son fils, Karim Wade. Mais pour l’instant, "Gorgui" a su garder le silence concernant cette affaire.

Depuis son retour au Sénégal, en octobre 2012, Karim Wade n’a revu ni ses trois filles, ni son père, ni sa soeur, tous établis en France. Seule sa mère, Viviane, a accompli le voyage à Dakar pour lui rendre visite en prison. Concernant ses filles, lui-même laissait entendre, à la veille de son incarcération, qu’il se refusait à les faire venir au Sénégal, convaincu que Macky Sall et Aminata Touré, alors ministre de la Justice, étaient "capables de tout".

Du côté de Sindiély Wade, en silence radio depuis la défaite de son père à la présidentielle de 2012, difficile de savoir ce qui la tient depuis si longtemps éloignée du Sénégal malgré l’emprisonnement de son frère. Mais les rumeurs insistantes de détournement financier à l’occasion du Festival mondial des arts nègres (Fesman) de 2010 ont pu inciter à la prudence celle qui fut l’une des principales ordonnatrices de l’événement.

Quand Wade inquiète la défense de Karim

Quant à l’ancien président Abdoulaye Wade, son entourage n’est pas pressé de le voir fouler de nouveau le sol sénégalais. La perspective d’un retour de ce fougueux octogénaire, abonné aux déclarations à l’emporte-pièce, ne rassure en effet ni les avocats de son fils ni le bureau politique du Parti démocratique sénégalais (PDS). À l’exception d’une rapide déclaration à Abidjan, en décembre 2013, où il assurait qu’"un jour [Karim] sera déclaré innocent", Wade père s’est conformé aux recommandations de ses proches l’incitant à garder le silence – pour ménager, selon certaines sources, la possibilité d’une négociation en coulisses avec le régime de Macky Sall.

Mais "Gorgui" ("le vieux", en wolof) ne tient pas en place. Il vient tout juste d’entamer son retour à Dakar. Un come-back annoncé à plusieurs reprises depuis un an, qui doit enfin se concrétiser, vendredi 25 avril…

Jeuneafrique.com par Mehdi Ba

Mali : accusé de complicité d’assassinat, Sanogo encourt la peine de mort

avril 24, 2014
Amadou Haya Sanogo a été nommé général 4 étoiles en août 2013. © DR

Amadou Haya Sanogo a été nommé général 4 étoiles en août 2013. © DR

Le général putschiste Amadou Haya Sanogo a vu les accusations le visant s’alourdir. En plus de complicité d’enlèvement, il doit répondre depuis le 22 avril du chef de complicité d’assassinat dans l’affaire des Bérets rouges d’avril-mai 2012.

Lors de sa première comparution devant le juge, le 27 novembre 2013, le général Amadou Haya Sanogo avait été accusé de complicité d’enlèvement dans l’affaire dite des bérets rouges. Mais depuis le 22 avril, avec 27 de ses hommes, le leader des putschistes est accusé de complicité d’assassinat. En conséquence, l’ancien homme fort de Bamako encourt, selon le code de procédure pénale, jusqu’à la peine capitale.

L’enquête en cours a avancé notamment grâce aux aveux d’hommes de rang et de sous-officiers ayant participé aux pelotons d’exécution ayant agi lors du "contre coup d’État" du 30 avril 2012, qui avait opposé les bérets verts pro-putschistes aux bérets rouges dévoués à l’ancien président Amadou Toumani Touré, renversé le 22 mars précédent. Le conflit entre les deux corps d’armée s’était soldé par la disparition de 21 bérets rouges – et la dissolution de ce corps, jusqu’à sa réhabilitation, fin mars 2013.

"L’heure est au repentir"

Dans ce dossier, Sanogo est loin d’être en position de force. "Désormais, c’est chacun pour soi, et Dieu pour tous", sourit une source proche du dossier ayant assisté à l’audition, mardi 22 avril, du général quatre étoiles. Ce dernier se serait montré "assagi", "plus mûr", et "déçu de beaucoup de gens" qu’il pensait compter parmi ses soutiens. Les anciens putschistes détenus auraient changé d’attitude : "l’heure est au repentir", poursuit le juriste.

Sanogo a été transféré à la prison de Sélingué pour raisons de sécurité et privé de téléphone. Ses avocats ont encore obtenu une fin de non-recevoir à leur dernière demande de mise en liberté provisoire de leur client. Enfin, la demande de récusation du juge d’instruction en charge du dossier a été refusée par le premier président de la Cour d’appel, le 15 avril.

Premier volet d’une saga judiciaire accablant le général Sanogo, l’affaire des bérets rouges devrait bientôt quitter les bureaux du juge d’instruction, Yaya Karembé, pour être jugée. Mais un autre dossier est déjà sur le feu : celui de la "mutinerie" du 30 septembre dernier, à la suite de laquelle plusieurs corps de militaires disparus avaient été retrouvés. Pour cette dernière affaire, Sanogo et certains membres de son entourage – tous ne sont pas impliqués dans l’affaire des bérets rouges-, sont accusés de faits de torture, séquestration et assassinat.

Jeuneafrique.com par Dorothée Thiénot, à Bamako

Congo: Guy-Romain Kinfoussia, le Président de l’UDR sur la révision de la constitution

avril 23, 2014

Guy-Romain Kinfoussia : En 2016, Sassou ne sera pas éligible et en cas de passage en force, nous appliquerons la désobéissance civile »

Président de l’UDR/Mwinda, l’un des partis phares de l’opposition congolaise, Guy-Romain Kinfoussia s’est confié à notre magazine sur la situation politique du Congo, notamment sur le dossier épineux de la révision de la constitution qui permettrait au président Sassou de briguer un nouveau mandat.

AFRIQU’ÉCHOS MAGAZINE (AEM) :La révision constitutionnelle est au cœur du débat politique au Congo et cela semble vous préoccuper ?

GUY-ROMAIN KIMFOUSSIA(GRK) : Le débat sur cette question a été lancé par le pouvoir pour préparer les esprits en vue d’éventuelles magouilles de grande envergure que le président Sassou et son équipe entendent mettre en place pour demeurer au pouvoir.

AEM : La constitution est, par essence, toujours dynamique…

GRK : Nous protestons parce que nous avons compris quel est le but de cette propagande amorcée par le camp du pouvoir. Il est clair que toute constitution est susceptible d’être révisée, cependant la constitution du 29 janvier 2002 a une particularité, elle contient des verrous qui interdisent au président de la République, dans le cas d’espèce, qui aura plus de 70 ans en 2016 et aura fait deux mandats, de ne pas se représenter. C’est le sujet majeur, c’est le nœud gordien qui nous demande d’accroître notre vigilance pour que le président Sassou ne fasse pas un passage en force.

AEM:Que compte faire l’opposition pour faire échec à la révision des articles dits verrouillés ?

GRK : D’abord, mettre au courant notre base, dont une grande partie ignore ces subtilités. Il faut l’informer et la mobiliser. C’est le travail que nous sommes en train de faire en douceur partout auprès de notre peuple, qui serait mis en contribution par le président Sassou à travers une mascarade de référendum ou d’appel populaire. Nous le mettons au courant pour qu’il comprenne afin les enjeux du problème. Le président Sassou a fait preuve de son incapacité à créer les conditions d’une bonne gouvernance qui aurait dû amener le bien-être de la population depuis très longtemps. Et il veut s’éterniser au pouvoir, nous disons non !

AEM : L’opposition congolaise communique peu ou mal, qu’envisagez-vous pour porter plus loin sa voix ?

GRK : Tout d’abord les moyens de l’État qui devraient être mis à la disposition de toutes les organisations politiques reconnues comme telles sont confisqués par le pouvoir. Tous les verrous de communication ont été actionnés pour rendre inaudibles les revendications de l’opposition. Mais nous ne désespérons pas de communiquer avec nos bases par des meetings, des réunions au niveau des fédérations et des sections pour qu’elles puissent relayer nos messages vers nos militants en se passant des médias publics à la solde du pouvoir. Cela nous permet d’arroser un maximum de nos concitoyens afin que, le moment venu, nous puissions compter sur eux pour traduire en actes nos mots d’ordre.

AEM : L’une des dispositions de la charte de l’Union africaine déconseille le changement de la constitution dans le but d’empêcher l’alternance politique, avez-vous des contacts avec ses instances pour exprimer vos inquiétudes ?

GRK : Nous n’avons pas besoin des contacts particuliers pour faire entendre notre voix. Le débat est aujourd’hui généralisé pour ne pas dire international. Toutes les grandes nations démocratiques viennent de faire entendre leur voix et pour ne citer que la France et les USA, le discours est clair. Il est demandé à tous les pays qui ont du mal à faire asseoir la bonne gouvernance de ne surtout pas toucher à leurs constitutions pour empêcher l’alternance.

AEM : On voit souvent des opposants faire du lobbying auprès des pays occidentaux, ce n’est pas le cas des opposants congolais.

GRK : Cela est dû aux aspects financiers liés à ce genre d’actions. Et ce n’est pas parce qu’on ne se déplace pas qu’on ne communique pas. Nous utilisons tous les moyens modernes, de nouvelles technologies de l’information pour faire entendre notre voix. Certes nous ne sommes pas très visibles, nous nous déplaçons peu et cela se justifie par les conditions astreignantes de sortie infligées aux opposants et faire les tournées coûte aussi cher. Pour ainsi dire, l’une de spécificités de l’opposition congolaise est qu’elle est pauvre et ne dispose des moyens conséquents. La puissance financière qu’elle aurait constituée en étant présente au sein des institutions a été enrayée par le pouvoir pour l’empêcher de bien mener ses actions.

AEM : Quelles sont les actions prévues dans les prochains jours ?

GRK : La convocation d’une concertation nationale pour mettre à plat les dysfonctionnements constatés. Si nous n’obtenons pas gain de cause et que le pouvoir fait un passage en force, nous appliquerons la désobéissance civile, ni plus ni moins.

AEM : Un message au peuple congolais.

GRK : Nous lui demandons d’être courageux et de s’apprêter à faire barrage au passage en force qu’envisage le pouvoir en place. Nous l’invitons à nous soutenir pour obtenir du régime la convocation d’une concertation nationale où toutes les forces : politiques, sociales, syndicales, des jeunes, des femmes ainsi que la communauté internationale soit représentée à cette rencontre. L’objectif poursuivi est de mettre à plat les dispositifs verrouillés du système du président Sassou afin que l’alternance se passe dans des conditions paisibles. Sinon, nous courons tout droit vers une catastrophe. Il n’y a qu’à regarder autour de nous tous les méfaits provoqués par le non-respect des dispositions constitutionnelles.

http://www.afriquechos.ch propos recueillis par Herman Bangi Bayo(AEM), Brazzaville, Congo


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