France: Nabilla crée l’émeute

juin 24, 2016

La bimbo a dû annu­ler sa séance de dédi­caces

Nabilla crée l’émeute

 

Nabilla avait une séance de dédi­caces hier, dans un centre commer­cial de Besançon. Mais la direc­tion du maga­sin a dû annu­ler, après que les fans de la bimbo ont créé l’émeute.

“Mes chéris, je suis telle­­ment triste de ne pas avoir passé un moment avec vous. Je suis vrai­­ment touchée de tout cet amour, c’est fou !” Déçue, mais heureuse. Nabilla Benat­tia était à Besançon hier, pour une séance de dédi­caces. Mais visi­ble­ment, ses “sham­poings”,  le surnom affec­tif que la bimbo donne à ses fans, sont venus en trop grand nombre. Le jour­nal régio­nal l’Est Répu­bli­cain était sur place: “En raison de la surex­­ci­­ta­­tion d’une foule de plusieurs centaines d’ado­­les­­cents, la rencontre de Nabilla avec ses fans n’a pas pu avoir lieu norma­­le­­ment.”

Une obser­va­tion, appuyée par de nombreuses images de la scène en ques­tion. La sécu­rité du centre commer­cial, visi­ble­ment débor­dée, n’a pas pu empê­cher les mouve­ments de foule. Sur une vidéo, diffu­sée sur le Twit­ter de Wab, une agence de commu­ni­ca­tion, on voit plusieurs personnes tomber à terre, sous les cris hysté­riques de la foule. Le quoti­dien régio­nal indique même que certains fans ont été pris de “malaises”. La direc­tion du centre commer­cial a été contrainte d’an­nu­ler la rencontre. “’Réfu­giée’ à l’étage du centre commer­cial, elle a néan­moins accordé quelques entre­vues à des admi­ra­teurs triés sur le volet”, rapporte l’Est Répu­bli­cain.

Un témoi­gnage qui corro­bore les messages de Nabilla, adres­sés à ses fans via Twit­ter. “Vous êtes de plus en plus nombreux à être présents, vous étiez plus de 2000 personnes, malheu­­reu­­se­­ment les débor­­de­­ments et les malaises ont forcé le centre à devoir annu­­ler l’évé­­ne­­ment, je m’en excuse.”

Gala.fr

Suisse: La presse romande prend acte du réveil des peuples

juin 24, 2016

Les éditorialistes romands ne se montrent pas autrement surpris par le résultat du référendum vendredi en Grande-Bretagne. Pour la plupart, le Brexit sonne le réveil des peuples européens.

« Depuis plus de dix ans, la colère des peuples européens gronde. Et les dirigeants de l’Union européenne n’entendent rien et regardent ailleurs. Avec le vote des Britanniques (…), les leaders politiques européens ne peuvent plus faire semblant », constatent La Tribune de Genève et 24 Heures.

Et les quotidiens lémaniques d’appréhender d’ores et déjà une fausse sortie de crise: « Malheureusement, ces leaders risquent de donner une mauvaise réponse à ce choc en proposant une plus grande intégration européenne. Ce n’est pas ce que les peuples attendent. Les peuples veulent que leur industrie, leurs emplois, leurs conditions de vie, leur sécurité soient mieux défendus en Europe ».

Flegmatique
Pour Le Temps, « les vraies conséquences économiques du Brexit seront diluées entre après-demain et les deux prochaines années. Un peu de flegme s’impose ». « Keep calm and slow down… », prescrit le journal. « Du flegme ? Il en faudrait un peu plus. Certes, les mouvements sont brusques et des pertes, il y en aura. Mais cela ne devrait pas forcément durer ».

Et Le Temps de poser en aparté cette question pleine de bon sens: « Le Brexit peut-il empêcher les Britanniques d’acheter des montres et de venir passer des vacances en Suisse? Cela reste à prouver ».

L’Agefi adopte un ton grave: « Le Royaume-Uni va peut-être y laisser son unité, l’UE aussi, et c’est bien de cela qu’il s’agit: il faudra compter dix ans de détricotage et de brume en Europe. Avec les inconnues inhérentes à ce genre de situation, ce qui ne va certainement pas favoriser la conjoncture globale ».

L’Hebdo, lui, entame son édito par une interrogation: « Quelle Europe voulons-nous ? » Et de constater amèrement que « l’Europe fiscale, budgétaire et sociale n’existe toujours pas (…) La monnaie est le miroir d’un peuple, elle n’est pas son horizon. La charrue a été mise avant les b½ufs », observe-t-il.

« De même, poursuit-il, les nations que certains ‘bons esprits’ croyaient mortes et enterrées sont toujours bel et bien dans le c½ur des peuples. Il suffit de voir l’Eurofoot pour s’en convaincre ! »

Allemagne isolée
Enfin, pour Le Matin, « le principal problème de l’Europe, c’est qu’elle s’est construite sur un idéal pas toujours compatible avec la volonté populaire (…) Le Royaume-Uni incarne bien cette ambivalence », note-t-il.

Il conclut: « Ce 24 juin 2016, l’Europe a perdu un de ses poids lourds. Alors que la France et l’Italie sont incapables de faire contrepoids, l’Allemagne va se retrouver bien seule comme leader d’un colosse non seulement aux pieds d’argile, mais en plus amputé ».

Période d' »incertitudes »
Outre-Sarine, le Brexit est aussi largement évoqué. La NZZ fait état d’une période « d’incertitudes » également en ce qui concerne le suivi de l’accord bilatéral avec la Suisse car, déplore le journal zurichois sur son site, « Bruxelles a maintenant d’autres soucis ».

Son concurrent, le Tages Anzeiger, qualifie le Brexit « d’ère nouvelle, de tremblement de terre et de moment historique ». Et le quotidien, qui avance le terme de « cercle vicieux », de prédire des lendemains difficiles pour plusieurs gouvernements européens.

La presse bernoise, via la Berner Zeitung, résume l’état des lieux: « c’est grave pour la Grande-Bretagne, un problème existentiel pour le Club de Bruxelles et une calamité pour le monde économique ».

Romandie.com avec(ats / 24.06.2016 15h55)

Brexit: le G7 met en garde contre les possibles effets néfastes des mouvements de change excessifs

juin 24, 2016

Tokyo – Les ministres des Finances et présidents des banques centrales du G7 ont mis en garde vendredi contre les possibles effets néfastes sur la stabilité économique des mouvements de change excessifs après le choc du non britannique à l’Union européenne.

Nous reconnaissons que la volatilité excessive et les mouvements désordonnés des taux de change peuvent avoir des effets néfastes pour la stabilité économique et financière, ont-ils déclaré dans un communiqué publié au Japon, qui préside actuellement le G7, à l’issue d’une conférence téléphonique.

Les banques centrales du G7 ont pris des mesures pour prévenir un assèchement de liquidités, ont-ils ajouté. Nous nous tenons prêts à utiliser les instruments prévus à cette fin.

La Banque d’Angleterre (BoE) avait indiqué un peu plus tôt qu’elle pourrait injecter 250 milliards de livres (326 milliards d’euros) de fonds additionnels.

Dans la foulée, la Banque centrale européenne (BCE) s’était dite prête à fournir des liquidités supplémentaires, si nécessaire, en euros et en devises étrangères, promettant par ailleurs d’assumer ses responsabilités eu égard à la stabilité des prix et du secteur financier en zone euro.

La Banque du Japon (BoJ) avait formulé une déclaration similaire.

Concrètement, cet approvisionnement en devises étrangères est réglé par un accord entre les six plus grandes banques centrales mondiales – la Banque centrale européenne (BCE), celles d’Angleterre, du Japon, du Canada, de Suisse et la Fed américaine – qui les engage à se fournir mutuellement des liquidités dans leur devise respective en cas de turbulences financières.

Les ministres du G7, groupe de pays industrialisés qui réunit Etats-Unis, Japon, Canada, Allemagne, France, Italie et Royaume-Uni, se sont déclarés confiants dans le fait que les autorités britanniques sont bien préparées à faire face aux conséquences du Brexit.

Au lendemain du choix du Royaume-Uni par référendum de quitter l’Union européenne, la livre sterling est tombée au plus bas depuis 1985, et les Bourses dégringolaient.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2016 15h15)      

Brexit: Ban Ki-moon souhaite que l’UE demeure un partenaire solide pour l’ONU

juin 24, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a souhaité vendredi que l’Union européenne continue d’être un partenaire solide pour les Nations unies sur les questions humanitaires, la paix et la sécurité, y compris les migrations, après le Brexit.

Réagissant dans un communiqué à la décision du peuple britannique de sortir de l’UE, il a dit espérer aussi que Londres continue d’exercer un rôle dirigeant dans de nombreux domaines, notamment en matière d’aide au développement.

A l’ONU nous allons continuer de travailler avec le Royaume-Uni et l’Union européenne, tous deux d’importants partenaires, a-t-il souligné.

Pour la période de transition qui s’ouvre entre le Royaume-Uni et le reste de l’UE, M. Ban compte sur le pragmatisme de l’Europe et son sens de la responsabilité commune dans l’intérêt des citoyens européens.

Nous sommes plus forts quand nous travaillons ensemble, conclut-il.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2016 14h26)

Le FMI appelle à une transition en douceur vers une nouvelle relation UE-Royaume-Uni

juin 24, 2016

Washington – La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a exhorté vendredi l’Union européenne et la Grande-Bretagne à assurer ensemble une transition en douceur vers une nouvelle relation économique après la victoire du Brexit.

Nous exhortons les autorités au Royaume-Uni et en Europe à collaborer ensemble pour assurer une transition en douceur vers une nouvelle relation économique (…), notamment en clarifiant les procédures et les objectifs généraux qui guideront ce processus, a déclaré la dirigeante dans un communiqué.

Les Britanniques ont décidé jeudi par référendum de quitter l’UE, soulevant une onde de choc sur les marchés financiers et alimentant l’incertitude sur l’avenir du projet européen.

Avant le scrutin, le FMI avait à plusieurs reprises mis en garde contre l’impact négatif du Brexit, n’excluant pas une récession en Grande-Bretagne dans l’hypothèse d’un scénario noir.

Nous prenons acte de la décision prise par le peuple du Royaume-Uni, a sobrement commenté Mme Lagarde, qui avait mis son poids dans la balance pour alerter sur les conséquences d’un Brexit.

Sans surprise, la dirigeante a également assuré soutenir fermement les engagements des banques centrales britannique (BoE) et européenne (BCE) d’injecter des liquidités sur le marché et de limiter toute volatilité financière excessive.

Nous continuerons à surveiller étroitement l’évolution de la situation et nous nous tenons prêts à soutenir nos Etats-membres en cas de nécessité, a conclu Mme Lagarde.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2016 14h57)

Hollande: l’Europe mise gravement à l’épreuve, il faut des changement profonds

juin 24, 2016

Paris – Le vote des Britanniques en faveur du Brexit met gravement l’Europe à l’épreuve, qui ne peut plus faire comme avant et doit désormais se concentrer sur l’essentiel, a estimé vendredi le président français François Hollande.

Le vote des Britanniques met gravement l’Europe à l’épreuve, a déclaré lors d’une allocution officielle M. Hollande, regrettant profondément ce choix douloureux.

L’Europe ne peut plus faire comme avant (…). Elle doit montrer dans ces circonstances sa solidité et sa force, a-t-il estimé, s’exprimant à l’issue d’une réunion avec plusieurs membres du gouvernement.

Le danger est immense face aux extrémismes et aux populismes (…) L’Europe est une grande idée et pas seulement un grand marché, et c’est sans doute à force de l’avoir oublié qu’elle s’est perdue, a poursuivi M. Hollande, assurant notamment que l’UE doit être comprise et contrôlée par ses citoyens.

Il a confirmé qu’il se rendrait lundi à Berlin pour y retrouver la chancelière allemande Angela Merkel, avant le sommet européen post-Brexit de mardi et mercredi à Bruxelles.

La France sera donc à l’initiative pour que l’Europe se concentre sur l’essentiel, a promis le président français, citant: la sécurité, l’investissement pour la croissance et pour l’emploi, l’harmonisation fiscale et sociale, ainsi que le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique.

Ce qui se joue, c’est la dilution de l’Europe au risque du repli, ou la réaffirmation de son existence au prix de changements profonds, a conclu le chef de l’Etat français.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2016 12h52)

Bernie Sanders assure qu’il votera pour Hillary Clinton

juin 24, 2016

Le sénateur du Vermont Bernie Sanders a assuré vendredi qu’il voterait pour Hillary Clinton, sa rivale au sein du camp démocrate, lors de la présidentielle américaine de novembre. Il concède ainsi tacitement la victoire des primaires à l’ancienne Première dame.

Interrogé sur la chaîne MSNBC pour savoir s’il voterait Hillary Clinton le 8 novembre prochain, Bernie Sanders a répondu « oui ». Cette annonce intervient à un mois de la convention démocrate lors de laquelle l’ancienne secrétaire d’Etat devrait officiellement être investie comme candidate démocrate pour la présidentielle.

Romandie.com avec(ats / 24.06.2016 14h43)

Brexit: Merkel met en garde contre des décisions hâtives et convoque un mini-sommet à Berlin

juin 24, 2016

Berlin – La chancelière Angela Merkel a regretté vendredi le coup porté à l’Europe par le Brexit et mis en garde contre toute réaction hâtive de l’UE, invitant à Berlin lundi pour en débattre les dirigeants français et italien ainsi que le président du Conseil européen.

C’est avec regret que nous prenons acte de la décision de la majorité de la population britannique (…) c’est un coup porté à l’Europe, un coup porté au processus d’unification européenne, a dit Mme Merkel dans une déclaration à la presse.

Mais pour la chancelière allemande, la portée du Brexit pour le reste de l’Europe va dépendre de la capacité des 27 Etats restant dans l’Union européenne à ne pas tirer des conclusions rapides et simples du référendum en Grande-Bretagne, qui diviseraient encore plus l’Europe.

Selon elle, ils doivent analyser la situation avec calme et retenue, l’évaluer et ensuite prendre ensemble les bonnes décisions.

A cette fin, Mme Merkel, devenue en dix ans au pouvoir la figure clé de l’UE, a invité à Berlin le président français François Hollande et le chef du gouvernement italien Matteo Renzi pour des pourparlers lundi dans la soirée.

Elle recevra aussi séparément le président du Conseil européen Donald Tusk.

L’Allemagne a un intérêt tout particulier et une responsabilité particulière à faire en sorte que l’unification européenne réussisse, a-t-elle dit pour expliquer cette invitation.

Nous sommes de plus en plus confrontés à des populations qui ont des doutes quant à la direction qu’a pris le processus d’unification européenne, a-t-elle noté. Nous devons nous assurer que les citoyennes et citoyens sentent combien l’UE participe à l’amélioration de leur vie personnelle, a-t-elle ajouté.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a appelé de son côté à éviter à la fois l’hystérie et l’état de choc et à admettre que nous n’avons pas de réponses à toutes les questions qui se posent.

Mme Merkel doit par ailleurs faire mardi un discours devant le Bundestag, la chambre basse du Parlement, pour présenter sa position avant le sommet des dirigeants européens de mardi et mercredi.

La chancelière a par ailleurs rappelé que le fondement de la construction européenne était une idée de paix et que les valeurs de liberté, démocratie et d’Etat de droit ainsi que les intérêts diplomatiques et économiques de l’Europe ne peuvent être défendus qu’ensemble.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2016 15h04)

Pour Trump, en visite en Ecosse, le Brexit c’est fantastique

juin 24, 2016

Turnberry (Royaume-Uni) – Le Brexit, c’est fantastique, a déclaré Donald Trump, le candidat républicain à la Maison Blanche, qui y voit un parallèle avec le soutien dont il dispose aux Etats-Unis, vendredi en Ecosse.

Je pense que c’est extraordinaire, je pense que cela va être extraordinaire. C’est fantastique, a-t-il déclaré à la presse après avoir atterri en hélicoptère à Turnberry, sur la côte ouest écossaise, où il a inauguré la réouverture après travaux de l’un de ses parcours de golf.

Je vois un vrai parallèle avec ma campagne, a-t-il déclaré à la presse. Les gens veulent reprendre le contrôle de leurs pays, ils veulent l’indépendance dans un certain sens, a-t-il ajouté.

Avant ce voyage en Ecosse, région qui, elle, a voté pour le maintien dans l’UE, Donald Trump avait déclaré à la chaîne Fox News pencher pour le Brexit, tout en admettant ne s’être pas trop intéressé à la question.

C’est le premier déplacement à l’étranger pour le milliardaire new-yorkais depuis qu’il a été investi comme candidat républicain à la Maison Blanche.

A Turnberry, il a été accueilli par des manifestants, tenus à bonne distance. Les militants de deux associations, Scotland Against Trump et Stand Up To Racism Scotland ont prévu de protester contre la venue du milliardaire, qui a choqué en Europe par des propos sur les musulmans et les migrants.

L’Ecosse est un pays progressiste, tolérant et multiculturel. Nous combattons le sectarisme représenté par Donald Trump. Il n’est pas le bienvenu ici!, a déclaré Keir McKechnie, un responsable de Stand Up To Racism à l’AFP.

Donald Trump doit ensuite se rendre à Aberdeen, à l’est, pour visiter un autre de ses clubs, où plusieurs riverains mécontents l’attendent également de pied ferme.

David Milne, 51 ans, y a même hissé un drapeau mexicain sur sa maison en face du parcours, en signe de solidarité avec tous ceux que Donald Trump a insultés.

L’Écosse, d’où est originaire la mère de M. Trump, a pris ses distances avec le candidat républicain dès décembre, à la suite de sa proposition incendiaire de fermer temporairement les frontières américaines aux musulmans en raison du terrorisme islamiste.

Par certains aspects, son déplacement en Écosse rappellera celui de Barack Obama en Allemagne en juillet 2008, lorsque le sénateur était le candidat probable -mais pas encore investi officiellement- par le parti démocrate.

Mais le regard des deux Américains sur l’Europe est fondamentalement différent. Là où Barack Obama avait loué l’unité de l’Europe devant des dizaines de milliers de personnes, Donald Trump n’est pas tendre avec le Vieux continent.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2016 14h12)

La sortie de l’UE se fera sans précipitation, affirme un Boris Johnson hué devant chez lui

juin 24, 2016

Londres – La sortie de l’Union européenne votée par les Britanniques se fera sans précipitation, a déclaré vendredi le chef de la campagne pour le Brexit, Boris Johnson, hué devant sa porte par des manifestants pro-UE.

Il n’y pas besoin de se précipiter, a déclaré l’ex-maire conservateur de Londres devant la presse lors de sa première apparition publique depuis l’annonce du résultat, après avoir été hué par une centaine de personnes en colère devant son domicile du nord de Londres.

Honte à vous, Vous allez le payer !, a hurlé la foule en le huant, tentant d’empêcher sa voiture de progresser tandis que la police essayait de faire barrage.

Lors de sa conférence de presse, Boris Johnson a affirmé que comme vient de déclarer le Premier ministre, rien ne changera dans le court terme si ce n’est que le travail devra démarrer pour appliquer la volonté du peuple et sortir ce pays de ce système supranational que constitue l’UE.

David Cameron a annoncé sa démission en début de matinée, pour laisser à un autre le soin d’engager les négociations avec Bruxelles. Il restera en place jusqu’à la nomination de son successeur, qui devrait intervenir au congrès du Parti conservateur début octobre.

En attendant, il n’y aura pas de changement immédiat dans la manière dont notre population voyage, dont nos biens circulent et dont nos services sont vendus, a-t-il dit.

Bruxelles a toutefois pressé le Royaume-Uni de lancer dès que possible la procédure de sortie.

Nous attendons maintenant que le gouvernement du Royaume-Uni rende effective cette décision du peuple britannique dès que possible, ont écrit les présidents du Conseil européen, Donald Tusk, de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, du Parlement européen, Martin Schulz, et le Premier ministre Néerlandais Mark Rutte dont le pays assure la présidence tournante de l’UE.

Nous nous tenons prêts à lancer les négociations rapidement avec le Royaume-Uni en ce qui concerne les termes et conditions de son retrait de l’Union européenne, ont-ils ajouté dans un communiqué commun, estimant que tout report prolongerait inutilement l’incertitude.

M. Johnson, s’adressant aux jeunes électeurs britanniques qui se sont majoritairement exprimés pour rester dans l’UE, a promis que le Royaume-Uni resterait une grande puissance européenne.

Nous ne pouvons pas tourner le dos à l’Europe. Nous faisons partie de l’Europe (…) Mais il n’y a tout simplement pas besoin au XXIe siècle de faire partie d’un système de gouvernement fédéral basé à Bruxelles. C’était une idée noble mais qui n’est plus justifiée.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2016 14h05)


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