Municipales au Venezuela: Madura dégage la voie avant la présidentielle

décembre 10, 2017

Photo de la présidence vénézuélienne montrant le président Nicolas Maduro votant lors d’un scrutin municipal à Caracas, le 10 décembre 2017 / © Venezuelan Presidency/AFP / HO

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé dimanche que les principaux partis d’opposition seraient exclus de l’élection présidentielle de 2018, en raison de leur boycott du scrutin municipal organisé ce jour.

« Tout parti qui n’a pas participé aujourd’hui et qui a appelé au boycott des élections ne peut plus participer », a déclaré le dirigeant socialiste lors d’une conférence de presse, affirmant qu’il s’agissait là d’un « critère de l’Assemblée nationale constituante », intégralement composée de partisans du chef de l’Etat.

Le président s’exprimait à l’issue d’une journée électorale marquée par une participation apparemment faible, avec de nombreux bureaux de vote quasi-déserts, alors que la victoire de son camp semble presque assurée en l’absence des trois principaux partis d’opposition, ceux de Henrique Capriles, Leopoldo Lopez et Henry Ramos Allup.

Le vote, qui devait se terminer à 16H00 locales (20H00 GMT), n’était toujours pas clos vers 23H00 GMT, ce qui pourrait retarder les résultats, initialement attendus entre 02H00 et 04h00 GMT lundi.

« Nous devons nous préparer dès maintenant pour l’élection présidentielle », a déclaré le chef de l’Etat. Ce scrutin est programmé pour décembre 2018 mais sera sans doute avancé au premier trimestre selon nombre d’analystes.

Le vice-président Tareck El Aissami a déjà annoncé que M. Maduro, élu en 2013, briguerait un second mandat l’an prochain, malgré sa faible popularité, dans un contexte de grave crise économique et de réprobation de sa gestion de la crise politique par la communauté internationale.

Ces élections municipales lui servent de dernier test grandeur nature avant le rendez-vous de 2018.

« Le message est très clair, c’est par la voie du vote que nous voulons des solutions pour le pays », géant pétrolier ruiné notamment par la chute des cours du brut, a lancé M. Maduro.

La participation était faible dans la capitale Caracas et d’autres villes comme San Cristobal, frontalière avec la Colombie, ont observé des journalistes de l’AFP. Les élections municipales sont généralement peu populaires, et en 2013 seuls 42% des électeurs s’étaient déplacés.

Le politologue Luis Salamanca entrevoit ainsi une « victoire quasi-certaine du gouvernement, accompagnée d’une forte abstention ».

« Pour la participation, nous sommes en bonne voie », a cependant assuré le ministre de la Communication Jorge Rodriguez, également directeur de campagne du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) au pouvoir.

– L’opposition a déçu –

Près de 20 millions de Vénézuéliens étaient appelés aux urnes pour élire les maires de 335 villes pour quatre ans. Actuellement le PSUV en gouverne 242 et l’opposition 76 seulement, le reste étant aux mains d’indépendants.

Après la colère au printemps, avec trois mois de manifestations exigeant le départ du président Maduro et qui ont fait 125 morts, l’heure semble être au découragement dans le pays, face à une crise économique qui provoque de graves pénuries d’aliments et de médicaments, ainsi qu’une inflation galopante, attendue à plus de 2.300% en 2018 par le FMI.

Victor Torres, chauffeur à Macaraibo (nord-est), soupire: « je suis allé acheter l’autre jour une banane: elle coûtait le matin 1.900 bolivars, et 3.000 l’après-midi. On ne peut vivre ainsi. Les politiques me déçoivent ».

Car c’est aussi l’opposition qui a déçu: deux ans après sa victoire historique aux élections législatives, où elle avait remporté pour la première fois depuis 1999 la majorité au Parlement, elle se déchire entre partisans du dialogue et adeptes d’une ligne plus dure.

Et si les trois principaux partis de la Table de l’unité démocratique (MUD) ont renoncé à présenter des candidats aux municipales, certaines formations y participent de façon indépendante.

La coalition peine à se remettre de sa gifle électorale aux régionales d’octobre, largement remportées par le camp présidentiel malgré les nombreuses accusations de fraudes.

Les opinions négatives à son égard ont grimpé de 46,1 à 65,7%, selon un sondage Venebarometro réalisé entre octobre et novembre, pendant que la popularité du président Maduro remontait de 24,4 à 31,1%.

La MUD se rend compte aussi qu’aucune stratégie – confrontation dans la rue ou négociation – ne semble ébranler le chavisme (du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013), qui garde la mainmise sur la quasi-totalité des institutions.

Emblème de cette hégémonie: l’Assemblée constituante, aux pouvoirs très étendus, a confisqué ceux du Parlement, unique instance contrôlée par l’opposition.

Les maires élus dimanche devront d’ailleurs, pour pouvoir exercer leur mandat, prêter allégeance devant cette institution rejetée par une grande partie de la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 11 décembre 2017 01h09)                

Publicités

Le Qatar paiera 8 milliards de dollars pour24 avions de chasse britanniques

décembre 10, 2017

Le ministre de la Défense britannique, Gavin Williamson (G) avec son homologue qatari Khalid ben Mohamed al-Atiya, le 10 décembre 2017 à Doha / © AFP / STRINGER

Le Qatar paiera huit milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) pour l’achat de 24 avions de chasse Typhoon britanniques, a-t-il indiqué dimanche lors de la signature finale de ce contrat à Doha par les ministres de la Défense des deux pays.

Le Qatar, qui est actuellement isolé par l’Arabie saoudite et ses alliés, avait annoncé en septembre un accord avec la Grande-Bretagne pour l’achat de ces 24 avions de chasse, un des plus gros contrats de défense signé par l’émirat depuis le début de la crise du Golfe le 5 juin. Il n’avait jusqu’alors pas précisé le montant de la transaction.

Selon le ministre de la Défense britannique, Gavin Williamson, il s’agit de la plus grosse commande d’avions de chasse Typhoon depuis une décennie.

« Ces formidables avions vont renforcer les moyens militaires du Qatar pour faire face aux défis que nous partageons au Moyen-Orient », a-t-il déclaré lors de la signature avec son homologue qatari Khalid ben Mohamed al-Atiya.

Les deux ministres ont également signé un accord sur la mise en place d’un escadron aérien conjoint pour garantir la sécurité lors de la Coupe du monde 2022 de football organisée dans l’émirat gazier, selon un communiqué de l’armée qatarie.

L’émirat a par ailleurs exprimé son intention d’acheter d’autres équipements militaires auprès de la Grande-Bretagne, des contrats bienvenus pour ce pays négociant actuellement une sortie de l’Union européenne avec une facture estimée à des dizaines de milliards d’euros.

Le 7 décembre, Doha avait signé un contrat pour l’achat de 12 avions de chasse Rafale français lors d’une visite du président Emmanuel Macron.

Le 5 juin, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont coupé toutes leurs relations diplomatiques ainsi que leurs liaisons aériennes avec le Qatar en l’accusant de soutenir des mouvements extrémistes et de se rapprocher de l’Iran, grand rival régional de Ryad. Doha nie soutenir des mouvements extrémistes.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 21h44)                

Le Nobel de la paix aux antinucléaires à Oslo

décembre 10, 2017

Beatrice Fihn, directrice de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), le 10 décembre 2017 à Oslo / © AFP / Odd ANDERSEN

La destruction de l’Humanité ne tient « qu’à un coup de sang », se sont alarmés dimanche les militants antinucléaires en recevant à Oslo le prix de la paix, avant que les autres Nobel ne soient remis à Stockholm.

« Sera-ce la fin des armes nucléaires ou notre fin à nous? », a lancé Beatrice Fihn, la directrice de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), lors d’une cérémonie à Oslo.

ICAN a reçu le Nobel en présence de survivants des bombardements de Hiroshima et Nagasaki qui avaient fait environ 220.000 morts il y a 72 ans, alors même que la planète est aujourd’hui confrontée à un nouveau péril nucléaire.

La Corée du Nord a ces derniers mois multiplié les tirs de missiles et les essais nucléaires, tout en échangeant des menaces belliqueuses avec Donald Trump, lequel a ordonné des manœuvres militaires dans la région.

« La manière rationnelle de procéder est de cesser de vivre dans des conditions où notre destruction mutuelle ne tient qu’à un coup de sang », a souligné Mme Fihn, en appelant à débarrasser la planète des armes atomiques.

« Leur existence incite les autres à se joindre à la course nucléaire. Elles ne nous protègent pas, elles poussent au conflit », a-t-elle affirmé.

Coalition regroupant près de 500 ONG dans une centaine de pays, ICAN a œuvré en faveur d’un traité d’interdiction de l’arme atomique, adopté en juillet par 122 États. Historique, ce texte est affaibli par l’absence des neuf puissances nucléaires parmi les signataires.

« Le message principal d’ICAN est que le monde ne peut jamais être sûr aussi longtemps que nous avons des armes nucléaires », a souligné la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, dans son discours de remise du Nobel.

« Ce message résonne auprès de millions de personnes qui ont le sentiment que la menace d’une guerre nucléaire est la plus élevée depuis longtemps, surtout à cause de la situation en Corée du Nord », a-t-elle ajouté.

– « Enfer sur Terre » –

Dans un signe de défiance apparent, les puissances nucléaires occidentales (États-Unis, France, Grande-Bretagne) ont, contrairement à l’usage, décidé de ne pas envoyer leur ambassadeur à la cérémonie mais des diplomates de second rang.

Pour elles, l’arme atomique est un outil dissuasif qui permet d’éviter les conflits et dont il n’est pas question de se défaire tant que d’autres pays cherchent à s’en doter.

Mais Mme Reiss-Andersen a fait valoir les risques liés à d’éventuels « dirigeants irresponsables », à « des erreurs techniques ou humaines », à des sabotages « par des hackers au nom d’États hostiles, de terroristes ou d’extrémistes ».

« Les armes nucléaires sont si dangereuses que la seule mesure responsable est d’œuvrer à leur démantèlement et leur destruction », a-t-elle dit.

Rescapée d’Hiroshima, Setsuko Thurlow, a reçu le Nobel au nom d’ICAN conjointement avec Mme Fihn.

Devant le roi de Norvège et la Première ministre Erna Solberg, elle a relaté les horreurs glaçantes qu’elle a vues après le premier bombardement atomique de l’Histoire le 6 août 1945 alors qu’elle n’avait que 13 ans.

Elle a raconté les morts omniprésents, les faibles appels à l’aide des mourants, les survivants formant « une procession de fantômes », les membres en lambeaux, les yeux énucléés ou encore les intestins sortant des estomacs béants.

« C’était l’enfer sur Terre », a confié cette femme de 85 ans lors d’un entretien avec l’AFP.

Bien que la quantité d’ogives nucléaires sur la planète ait fondu depuis la fin de la Guerre froide, leur nombre reste estimé à 15.000 et de plus en plus de pays en détiennent.

« Neuf nations menacent encore d’incinérer des villes entières, de détruire la vie sur Terre, de rendre notre beau monde inhabitable pour les futures générations », a déploré Mme Thurlow.

« Les armes nucléaires ne sont pas un mal nécessaire, elles sont le mal ultime », a-t-elle lancé.

Les autres prix Nobel (littérature, physique, chimie, médecine et économie) ont été remis à Stockholm sous les ors de la Konserthuset où la Fondation Nobel organise chaque année une cérémonie somptueuse.

Les 11 lauréats présents ont reçu des mains du roi Carl XVI Gustaf de Suède une médaille en or, un diplôme et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises (environ 905.000 euros).

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 18h37)   

Jérusalem: le pape renouvelle son appel à la « sagesse »

décembre 10, 2017

Le pape François, le 10 décembre 2017 au Vatican / © AFP / Andreas SOLARO

Le pape François a renouvelé dimanche, dans un communiqué, son appel à la « sagesse » et à la « prudence de tous » après la décision controversée des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Le Saint Père renouvelle son appel à la sagesse et la prudence de tous et forme de ferventes prières afin que les responsables des nations, dans ce moment particulièrement grave, s’engagent à prévenir une nouvelle spirale de violence », a précisé ce communiqué du Vatican.

Le pape François avait déjà manifesté sa préoccupation en appelant mercredi au « respect du statu quo » en conformité avec les résolutions des Nations unies.

Le Vatican indique dimanche suivre avec « grande attention » la situation au Moyen-Orient, et en particulier à Jérusalem, « ville sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans du monde entier ».

Jorge Bergoglio demande également que les responsables internationaux « répondent avec des actes et des paroles aux désirs de paix, de justice et de sécurité des populations de ces terres martyrisées ».

Et avant l’ouverture de réunions convoquées par la Ligue arabe et l’Organisation pour la coopération islamique, le Vatican « rappelle sa position bien connue en ce qui concerne le caractère unique de la Ville Sainte (Jérusalem) et la nécessité absolue de respecter le statu quo, en conformité avec les décisions de la communauté internationale ».

Le Saint-Siège rappelle également que « seule une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens peut apporter une paix stable et durable et garantir une co-existence pacifique entre deux Etats à l’intérieur de frontières reconnues internationalement ».

La décision unilatérale mercredi de M. Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël a provoqué des condamnations internationales. Des heurts ont eu lieu samedi dans les Territoires palestiniens pour le troisième jour consécutif.

Le pape François a fait part à cet égard de sa « douleur » après ces affrontements.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 15h02)                

États-Unis: Trump plaide contre le racisme à une inauguration boycottée par des personnalités noires

décembre 10, 2017

Le président américain Donald Trump lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), le 9 décembre 2017. © Susan Walsh/AP/SIPA

Donald Trump a plaidé samedi contre le racisme et pour l’égalité des chances lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), événement qui avait été boycotté par plusieurs personnalités noires, dont le maire.

« Nous voulons que notre pays soit un endroit où chaque enfant, quelles que soient ses origines, puisse grandir sans peur, sans connaître la haine et entouré d’amour, d’opportunités et d’espoir », a déclaré le président, après avoir visité le tout nouveau musée des droits civiques du Mississippi.

Chutes de neige au Royaume-Uni: les transports perturbés

décembre 10, 2017

Chute de neige à Londres, le 10 décembre 2017 / © AFP / DANIEL SORABJI

D’importantes chutes de neige s’abattaient dimanche sur une grande partie du Royaume-Uni, dont la capitale Londres, entraînant des perturbations dans les transports routiers, ferroviaires et aériens.

Les services météorologiques britanniques (Met Office) ont placé en alerte orange plusieurs zones de l’Angleterre et du Pays de Galles jusqu’à 18H00 dimanche.

La neige tombait également en Ecosse, en Irlande du Nord et plus légèrement dans la capitale Londres, placées en vigilance jaune.

A la mi-journée, la couche de neige atteignait 30 centimètres à Sennybridge (Pays de Galles), 18 cm à Hereford (Angleterre) et 10 cm à Coleshill, près de Birmingham, a précisé un porte-parole du Met Office, Oli Claydon, à l’AFP.

Elle devrait continuer à s’épaissir légèrement dans l’après-midi, même si « le pire est passé », a-t-il ajouté, en mettant aussi en garde contre « le risque de verglas » en raison de températures négatives.

Les dernières chutes de neige de cette importance au Royaume-Uni avaient été observées en mars 2013 et durant l’hiver 2010, selon le porte-parole.

L’aéroport de Birmingham (centre de l’Angleterre), la deuxième ville du Royaume-Uni, a été fermé toute la matinée et n’a rouvert qu’en début d’après-midi. Des dizaines de vols ont été annulés, retardés ou déviés vers d’autres aéroports britanniques, à l’arrivée comme au départ.

De nombreux vols ont également été annulés ou retardés à l’aéroport de Luton, dans le nord de Londres, où toutes les pistes ont rouvert en début d’après-midi après avoir été temporairement fermées en matinée, selon son site internet.

Les transports de voyageurs par train étaient également perturbés dans une grande partie de l’Angleterre et du Pays de Galles, a prévenu National Rail sur son site internet.

Plusieurs autoroutes et routes dans les zones affectées ont été fermées à la circulation à la suite de pannes de véhicules ou de collisions, selon le gestionnaire du réseau routier Highways England.

Un réseau hospitalier des Midlands (centre de l’Angleterre) a lui lancé sur Twitter un appel aux automobilistes possédant un véhicule tout-terrain pour amener ses membres du personnel au travail.

Sur la plan sportif, le match entre les Saracens de Londres et Clermont, comptant pour la 3e journée de la Coupe d’Europe de rugby, programmé dimanche, a été reporté à une date ultérieure en raison du terrain enneigé.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 17h03)                

Heurts lors d’une manifestation près de l’ambassade américaine au Liban

décembre 10, 2017

Beyrouth – Les forces de sécurité libanaises ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau dimanche lors d’une rare manifestation près de l’ambassade des Etats-Unis contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Plusieurs centaines de manifestants pro-palestiniens se sont rassemblés près de l’ambassade américaine située dans la localité de Awkar, au nord de la capitale Beyrouth, a constaté un photographe de l’AFP.

Ils ont été empêchés d’atteindre le complexe par une porte métallique qui barrait le chemin menant à l’ambassade, et les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes et fait usage de canons à eau pour repousser les manifestants qui tentaient d’ouvrir cette porte métallique.

Un photographe de l’AFP a été blessé légèrement au torse quand un membre des forces de sécurité libanaises a tiré une balle en caoutchouc sur lui.

Plusieurs manifestants ont été blessées lors des heurts. Certains des manifestants ont jeté des pierres vers les forces de sécurité qui ont elles utilisé des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

La police a arrêté des manifestants mais n’a pas précisé combien.

Les protestataires, qui brandissaient des drapeaux palestiniens et libanais et portaient des keffiehs palestiniens à carreaux noir et blanc, ont scandé des slogans contre le président américain Donald Trump, qui a reconnu mercredi Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Un groupe de manifestants a brûlé une effigie de M. Trump, dont la décision a marqué une rupture spectaculaire avec des décennies de diplomatie américaine et internationale.

« Nous sommes ici pour dire à Trump que sa décision n’a aucune signification. Jérusalem est la capitale de la Palestine », a déclaré une des manifestantes, Sylvia Ammoud. « Ce n’est pas juste une ville mais le symbole de la lutte pour la cause palestinienne », a-t-elle ajouté.

« C’est un sujet qui concerne notre dignité et notre histoire », a ajouté un autre manifestant, Khaled, qui a préféré ne pas donner son nom de famille.

En début d’après-midi, la plupart des manifestants avaient quitté les lieux.

Parmi les manifestants se trouvaient des membres de groupes palestiniens ainsi que des islamistes et des partisans de la gauche libanaise.

De son côté, le chef du puissant mouvement chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah, a appelé à une forte mobilisation lundi contre la décision de M. Trump dans la périphérie sud de Beyrouth, fief du parti.

« J’appelle les hommes, les femmes, les jeunes et les personnes âgées, la banlieue sud, Beyrouth et tous ceux qui le souhaitent au Liban à rejoindre cette manifestation », a déclaré Nasrallah, invitant également les Palestiniens des 12 camps de réfugiés au Liban.

Des centaines de milliers de réfugiés palestiniens vivent au Liban, y compris ceux qui ont fui ou ont été expulsés de leurs maisons après la création d’Israël en 1948, ainsi que leurs descendants.

Israël a occupé le sud du Liban pendant 22 ans avant de retirer ses troupes en 2000, mais les deux pays restent techniquement en guerre.

En 2006, Israël a mené une guerre dévastatrice contre le Hezbollah au Liban, qui a tué plus de 1.200 Libanais, pour la plupart des civils, et 120 Israéliens, en majorité des soldats.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 17h05)                                            

Sécurité: tripartite RDC-Congo-Angola à Brazzaville

décembre 9, 2017

Congo Politics © Le président Joseph Kabila à Kindu, en République démocratique du Congo, le 30 juin 2016.

Les présidents de la RDC, du Congo et de l’Angola se sont retrouvés samedi à Brazzaville pour une réunion tripartite avec notamment à l’ordre du jour la sécurité en Afrique centrale, a-t-on appris de source diplomatique.

Les présidents Denis Sassou Nguesso (Congo), Joao Lourenço (Angola) et Joseph Kabila (République démocratique du Congo) doivent aborder des questions « de paix, de sécurité, d’échanges commerciaux », a-t-on ajouté de source diplomatique à Kinshasa.

Jeudi, le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, avait fait la courte traversée de Brazzaville à Kinshasa pour rencontrer le président Kabila.

La crise en RDC suivie de près

Voisins de la RDC, le Congo et l’Angola suivent de près les différentes crises qui agitent leur grand voisin.

Avant l’élection de Joao Lourenço, l’Angola avait annoncé en mai qu’elle fermait sa frontière avec la RDC alors que des milliers de Congolais fuyaient les violences dans le Kasaï.

Des élections sont prévues en RDC le 23 décembre 2018. Le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016, aux termes de la Constitution qui autorise le président à rester en fonctions jusqu’à l’installation de son successeur élu.

Un calendrier électoral rejeté

Le Rassemblement de l’opposition, qui rejette ce calendrier, demande le départ de Joseph Kabila dès la fin de l’année. Toute manifestation de l’opposition reste interdite et réprimée.

La réunion de Brazzaville intervient au lendemain de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens dans l’est de la RDC, tués dans une offensive attribuée aux miliciens ougandais musulmans des ADF.

Jeuneafrique.com

Manifestations en France contre la venue de Netanyahu dimanche à Paris

décembre 9, 2017

Paris – Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi en France contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis et la venue du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu dimanche à Paris.

A Paris, ils étaient environ 400 place de la République à l’invitation des associations EuroPalestine et France Palestine Solidarité, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Ce n’est pas Trump qui décide du droit international (…) Il n’y a pas de peuple élu ! », a lancé Olivia Zemor d’EuroPalestine devant un public brandissant des drapeaux palestiniens.

« Jérusalem, capitale palestinienne! », ont répliqué les manifestants. « Honte, honte! », ont-il ajouté à propos de la rencontre prévue dimanche entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien à l’Elysée.

A Marseille, environ 500 personnes se sont rassemblées sur le Vieux Port en scandant les slogans « Israël, casse toi, la Palestine n’est pas à toi » ou « Nous sommes tous Palestiniens ».

« On part du principe que si les Etats-Unis ont pris cette décision, les autres vont suivre, et il faut réagir tout de suite », a expliqué à l’AFP Maud Sevestre, une des organisatrices de cette manifestation, en dénonçant « le génocide à ciel ouvert » à l’oeuvre à Gaza.

Aux cris de « Palestine vivra, Palestine vaincra », ou de « Allahou Akbar », les manifestants, très jeunes pour la plupart, ont défilé dans le calme, en brandissant deux drapeaux géants de la Palestine.

A Lyon, quelque 300 personnes se sont rassemblées en bord de Rhône, brandissant des drapeaux palestiniens.

« La décision de Donald Trump met le feu à la poudrière », a déclaré à l’AFP Jérôme Faynel président du Collectif 69 Palestine et organisateur du rassemblement lyonnais.

« Il faut maintenant que l’Europe prenne l’initiative. Et la rencontre dimanche entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu pourrait être une bonne occasion d’élever la voix », a-t-il ajouté.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées également à Lille à la mi-journée à l’appel de l’association France Palestine Solidarité du Nord-Pas-de-Calais.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne « vise à mettre le feu aux poudres », a dénoncé Mireille Gabrelle, trésorière de l’association, regrettant la « position hypocrite » d’Emmanuel Macron qui « dénonce la décision de Trump et reçoit en même temps Netanyahu ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 17h34)                                            

Deux palestiniens tués dans des raids israéliens, nouveaux heurts

décembre 9, 2017

Un Palestinien jette des pierres vers les forces de sécurité israéliennes lors de heurts à Naplouse, en Cisjordanie occupée le 9 décembre 2017 / © AFP / JAAFAR ASHTIYEH

Deux Palestiniens ont péri samedi dans des raids aériens israéliens sur Gaza en riposte à des tirs de roquettes, et des heurts ont éclaté dans les Territoires palestiniens pour le troisième jour consécutif, après la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

En signe de protestation contre cette décision, le président palestinien Mahmoud Abbas a décidé de ne pas recevoir le vice-président américain Mike Pence lors d’une visite prévue mi-décembre en Israël et en Cisjordanie, a indiqué à l’AFP son conseiller Majdi al-Khalidi.

Samedi, des Palestiniens sont de nouveau descendus dans les rues à Jérusalem-Est ainsi qu’en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis 50 ans, et dans la bande de Gaza, pour protester contre la décision du président américain Donald Trump. L’armée a évoqué des « émeutes violentes dans une vingtaine de localités ».

Les protestataires ont lancé des pierres sur les soldats qui ont riposté en tirant des balles en caoutchouc ou réelles et des gaz lacrymogènes, blessant trois personnes légèrement, selon l’armée.

A Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, la police a dispersé des manifestants avec des grenades assourdissantes. Selon le Croissant-Rouge, 12 Palestiniens ont été blessés.

Après la « journée de colère » vendredi où deux Palestiniens ont été tués et des dizaines blessés dans des heurts, deux activistes du Hamas ont péri samedi dans des raids aériens israéliens après des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, limitrophe d’Israël, contre le territoire israélien. Les tirs de roquettes n’ont pas fait de victimes.

L’aviation israélienne a visé des cibles « militaires » dans la bande de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, considéré comme une organisation « terroriste » par Israël.

Samedi, un haut responsable militaire israélien a mis en garde contre la poursuite des tirs depuis l’enclave palestinienne.

Elle provoquera « une réponse dure et douloureuse » de la part d’Israël, a déclaré le général Yoav Mordechaï dans un communiqué en arabe publié sur Facebook.

– ‘Escalade violente’ –

Cet accès de violences est survenu après la décision mercredi de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et de transférer à l’avenir l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers la Ville sainte, un geste rompant avec des décennies de diplomatie américaine et internationale.

Jérusalem, avec ses lieux saints juifs, chrétiens et musulmans, constitue un sujet passionnel. Depuis la création d’Israël en 1948, la communauté internationale n’a jamais reconnu cette ville comme capitale. Elle considère que son « statut final » doit être négocié entre Israéliens et Palestiniens.

Après l’annexion de Jérusalem-Est, Israël a proclamé toute la ville comme sa capitale « éternelle et indivisible ». L’ONU n’a jamais reconnu cette annexion alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

En solidarité avec les Palestiniens, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi dans plusieurs pays.

Sans être pour l’instant massive, la mobilisation nourrit les craintes « d’une escalade violente », selon les termes de Nickolay Mladenov, coordonnateur spécial de l’ONU pour le processus de paix.

La décision de M. Trump « ne favorise pas la perspective de paix dans la région », ont affirmé vendredi les ambassadeurs de France, Royaume-Uni, Italie, Suède et d’Allemagne à l’ONU.

– ‘Sermons et leçons’ –

Rejetant « les sermons et les leçons », l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley a répété que M. Trump n’avait « pas pris position sur les limites ou les frontières ». Elle a assuré que les Etats-Unis restaient engagés dans le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis 2014.

Pour les dirigeants palestiniens, la reconnaissance par M. Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël préempte les négociations sur le statut de la ville et empêche les Etats-Unis d’assumer leur rôle historique de médiateur dans le processus de paix.

Elle aura probablement un impact positif sur les relations entre le Fatah de M. Abbas et le Hamas, engagés dans une fragile réconciliation après une décennie de dissensions.

M. Abbas « tiendra bientôt une ligne plus dure concernant le processus de paix et une ligne plus souple à l’égard du Hamas », analyse Ghaith al-Omari, expert au Washington Institute of Near East Policy.

En annonçant sa décision, M. Trump a dit qu’il envoyait prochainement son vice-président Mike Pence au Proche-Orient.

Mais le grand imam d’Al-Azhar, influente institution de l’islam basée au Caire, a annulé sa rencontre avec M. Pence prévue en Egypte le 20 décembre. Le pape des coptes d’Egypte Tawadros II a aussi indiqué samedi qu’il refusait de recevoir M. Pence, comme Mahmoud Abbas.

Une réunion ministérielle de la Ligue arabe était prévue en fin de journée au Caire pour discuter de l’annonce américaine.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 18h44)