Présidentielle au Tchad: L’opposition appelle à une Journée Ville Morte jeudi 5 mai

mai 4, 2016

Les requêtes en annulation de la victoire d’Idriss Déby Itno déposées, la semaine dernière, auprès du Conseil constitutionnel par l’opposition, n’ont rien donné. Les « Sages » n’ont même pas perdu leur temps à les examiner avant de les recaler. D’entrée de jeu, ils leur ont trouvé une vice de forme : celle d’avoir été « collectives » au lieu d’être « individuelles ». L’opposition, bien entendu, conteste, et ne l’entend pas de cette oreille.

Comme l’avait annoncé afriqueeducation.com, vendredi, 29 avril, à 20h35 : « Présidentielle au Tchad : L’opposition refuse la « victoire » de Déby et dit « L’alternance c’est maintenant » ! », elle prépare, d’ores et déjà, la paralysie du Tchad. Déby et sa clique de « profito-situationnistes » des clans Zagawa (clan du chef de l’Etat) et de Hinda (première dame et 14e épouse du dictateur) n’auront qu’à y faire face, grâce aux « 59,92% » des Tchadiens qui l’auraient voté à la présidentielle du 10 avril, selon le verdict de la Cour constitutionnelle, présidée par l’ancien premier ministre, Nagoum Yamassoum, un petit obligé d’Idriss Déby Itno. C’est cette petite personne qui avait, abusivement, invalidé la candidature de l’opposant, Ngarlejy Yorongar, refusant tout recours devant lui permettre de se porter candidat, lui aussi, à l’élection présidentielle. On sait pourquoi : Déby ayant centré sa campagne sur le « fédéralisme », un thème cher défendu depuis de très longues années par le « député fédéraliste » Yorongar, il ne fallait pas lui donner la possibilité de contredire Idriss Déby Itno sur ce terrain qu’il ne maîtrise pas.

La journée ville morte au Tchad aura, donc, lieu, demain, jeudi, 5 mai, sur toute l’étendue du territoire. Ce n’est qu’un début, les Tchadiens devenant conscients que l’alternance à la tête de l’Etat ne viendra, jamais, par les urnes. Tant que Déby (notre photo) sera président de la République.

Dans un communiqué conjoint, Mahamat Ahmad Alhabo, Saleh Kebzabo, Joseph Djimrangar Dadnadji, Gali Ngothé Gatta, Brice Mbaïmon Guedmbaye et Laoukein Kourayo Mbaiherem rejettent « des résultats de ce scrutin fabriqués par le système MPS (Mouvement patriotique du salut, au pouvoir, ndlr), administrativement, validés par la CENI et, juridictionnellement, entérinés par le Conseil constitutionnel ».

Afriqueeducation.com

Burundi : l’ancien président Jean-Baptiste Bagaza est mor

mai 4, 2016

L'ex-président Jean-Baptiste Bagaza (à gauche) et l'ex-chef de l'Etat Sylvestre Ntibatunganya, en janvier 1999.

L’ex-président Jean-Baptiste Bagaza (à gauche) et l’ex-chef de l’Etat Sylvestre Ntibatunganya, en janvier 1999. Crédits : ALEXANDER JOE/AFP
L’ancien président burundais Jean-Baptiste Bagaza, qui avait dirigé son pays de 1976 à 1987, est décédé, mercredi 4 mai, à l’âge de 69 ans, à l’hôpital Sainte-Elisabeth de Bruxelles, où il était soigné depuis une dizaine de jours, ont annoncé sa famille et la présidence burundaise.

Un deuil national de trois jours a été décrété par le gouvernement, qui a rendu un hommage à « un travailleur infatigable qui durant sa présidence a développé des infrastructures économiques (…) dont le peuple burundais se rappellera toujours ».

Le colonel Jean-Baptiste Bagaza, un Tutsi né en 1946 à Rutovu, au sud du pays, était arrivé au pouvoir en 1976 à la suite d’un coup d’Etat militaire contre son prédécesseur, le général Michel Micombero, lui aussi tutsi issu de la même commune.

« Un pilier » qui fait l’unanimité

Considéré comme le bâtisseur du pays (routes, centrales électriques, écoles, industries…), il est pourtant renversé lors d’un coup d’Etat qui porte à la présidence le major Pierre Buyoya, Tutsi également issu de la même commune que ses deux prédécesseurs.

M. Bagaza, sénateur à vie de par la Constitution du Burundi, est l’une des rares personnalités politiques burundaises à faire l’unanimité après sa mort.

Le président Pierre Nkurunziza a exprimé sa « très grande tristesse ». Le CNARED, une plateforme qui regroupe la quasi-totalité de l’opposition à M. Nkurunziza, et dont M. Bagaza était membre, a assuré qu’il venait « de perdre un pilier de sa lutte pour un Burundi meilleur ».

Le Burundi traverse depuis plus d’un an une profonde crise ponctuée de violences, qui ont déjà fait plus de 500 morts et poussé plus de 270 000 Burundais à fuir leur pays.

Lemonde.fr

RDC: Kinshasa rend un dernier hommage à Papa Wemba

mai 4, 2016

Une effigie géante du chanteur Papa Wemba devant le siège du Parlement congolais, Kinshasa, le 2 mai 2016.

Une effigie géante du chanteur Papa Wemba devant le siège du Parlement congolais, Kinshasa, le 2 mai 2016. Crédits : JUNIOR KANNAH/AFP
Des milliers de Congolais ont rendu, mercredi 4 mai, un dernier hommage à leur idole, le chanteur Papa Wemba, lors d’une messe en la cathédrale de Kinshasa, avant son inhumation prévue dans l’après-midi, à environ 80 km de la capitale.
Devant la cathédrale Notre-Dame du Congo, à Kinshasa, où les funérailles de Papa Wemba ont été célébrées, mercredi 4 mai 2016.
Devant la cathédrale Notre-Dame du Congo, à Kinshasa, où les funérailles de Papa Wemba ont été célébrées, mercredi 4 mai 2016. Crédits : John bompengo /AP

Au moins 2 000 personnes ont assisté à cette cérémonie à la mémoire de l’artiste à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame du Congo, et jusqu’à 10 000 personnes s’étaient massées souvent dès l’aube aux abords de l’édifice religieux, suivant l’office sur plusieurs écrans géants.

La cérémonie, présidée par l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, a vu la présence de plusieurs évêques, dont le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), Mgr Nicolas Djomo, et d’une soixantaine de prêtres.

Lire aussi : Papa Wemba pouvait-il être sauvé ?

Egalement présent, le gouverneur de Kinshasa et ami de longue date de Papa Wemba, André Kimbuta. Il a salué « un maître de l’art », un « homme de talent et de génie » et enfin, « l’homme du spectacle, mort en spectacle ».

Grand héros et prince de la SAPE

Papa Wemba est mort à 66 ans, en plein concert, dimanche 24 avril, alors qu’il participait au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), un quartier populaire d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Depuis son rapatriement dans la capitale congolaise, la dépouille a fait l’objet de nombreux hommages, chacun voulant saluer la star, élevée à titre posthume au rang de grand officier de l’ordre national des Héros Kabila-Lumumba, la plus haute distinction du pays.

Le président congolais Joseph Kabila et divers membres du gouvernement présentent l'hommage de la nation à Papa Wemba, élevé au rang de Héros national Kabila-Lumumba, le 2 mai 2016.

Le président congolais Joseph Kabila et divers membres du gouvernement présentent l’hommage de la nation à Papa Wemba, élevé au rang de Héros national Kabila-Lumumba, le 2 mai 2016. Crédits : JUNIOR KANNAH/AFP

Lors de ces trois jours de funérailles officielles, sa dépouille a été exposée lundi et mardi au Palais du peuple, siège du Parlement. Dès mardi, les Kinois avaient rivalisé d’ingéniosité pour mettre au point leurs banderoles en hommage au « baobab » ou encore au « chef coutumier », en référence au titre qu’il s’était lui-même donné dans son fief de Molokai, à quelques rues de là, au cœur du quartier populaire de Matonge, dans le centre de Kinshasa.

Voix haut perchée et personnalité flamboyante, le « rossignol » Papa Wemba était l’une des grandes figures de la rumba congolaise et le prince de la SAPE (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), mouvement dont il a été l’un des initiateurs dans les années 1970 et qui se caractérise par l’audace vestimentaire.

Lemonde.fr

RDC: enquête sur le recrutement de mercenaires étrangers proches de l’opposant Katumbi

mai 4, 2016

Kinshasa – Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête sur le recrutement de mercenaires étrangers, dont des Américains, liés selon lui à l’opposant Moïse Katumbi, probable candidat à la présidentielle.

J’ai donné injonction au PGR (Procureur général de la République, ndlr) d’ouvrir un dossier judiciaire dans l’ex-province du Katanga (…) nous avons la preuve documentée que plusieurs anciens militaires américains qui se trouvent actuellement au Katanga sont au service de M. Katumbi, a déclaré à Kinshasa le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba.

Il existe un réseau avec une société basée en Virginie aux États-Unis qui assure le recrutement des mercenaires spécialisés dans la formation, le maniement des armes, comme agent de sécurité, ou garde du corps, a poursuivi M. Thambwe.

Le 24 avril, quatre proches de M. Katumbi, dont un Américain, avaient été arrêtés à Lubumbashi et transférés dans la capitale Kinshasa.

M. Katumbi, ancien gouverneur de l’ex-Katanga (sud-est), est un potentiel candidat à la présidentielle prévue théoriquement avant la fin de l’année.

Manifestement, par rapport aux échéances (électorales) à venir, il y a probablement une démarche qui se prépare, a affirmé le ministre de la Justice, égrenant les noms et les spécialités de sept autres ex-militaires américains et d’au moins deux ex-militaires sud-africains ayant séjourné à Lubumbashi dans des résidences appartenant à M. Katumbi, et précisant que 658 Américains étaient entrés récemment au Katanga.

Moïse Katumbi avait déjà accusé vendredi le pouvoir congolais de chercher à lui nuire, dénonçant des allégations mensongères, faisant état de supposés recrutements de mercenaires étrangers dans l’ex-province du Katanga et de l’existence de camps d’entraînements relayées en boucle jeudi par Télé 50, un média proche du pouvoir.

Passé dans l’opposition en septembre après avoir démissionné de ses fonctions de gouverneur et quitté le parti présidentiel, M. Katumbi, 51 ans, est l’une des grandes figures de la politique au Katanga.

Depuis des mois, le climat politique est très tendu en RDC en raison de l’incertitude liée au très probable report de la présidentielle censée avoir lieu fin novembre.

L’opposition accuse le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, de manoeuvrer pour se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat en décembre.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2016 17h36)

Congo: Brazzaville Makambo. Antoinette fait la promotion de l’impudicité et de la pornographie

mai 4, 2016

 

Malgré toutes les photos du ministre, pornographe, pasteur ou frère en christ ou en crise Leonidas Mottom dont le motaka a fait le tour de la planète Antoinette Sassou Nguesso alias Nguli souhaite que son poulain ministre et acteur X à ses temps perdus reste au gouvernement. Ce à quoi serait opposé son époux Denis qui veut voir partir le petit pervers de Léonidas qui met à mal ses discoursde rupture. Alors, rupture ou pas rupture Denis? Qui porte le pantalon à Mpila? Toi ou Nguli?

Le comble dans cette affaire c’est que c’est Léonidas Mottom lui même, ce grand pornographe, qui avait diffusé ces photos sur la toile pour humilier la fille. Tel est pris qui croyait prendre.

Le premier conseil des ministres du gouvernement illégal et illégitime de la non rupture s’est achevé il y a un peu plus de 30 minutes.

Voici Léonidas Mottom, le sexetape, au sortir du conseil des sinistres ministres avec sa tête honteuse. Soni eeh!

Photo de BrazzaNews.

Voici la Mercedes immatriculée G 33 du frère en crise sexuelle promu ministre. Photo prise hier soir au Radisson de Brazzaville où est désormais logé le ministre pornographe et qui a été transmise à Brazza News par un proche de ce dernier. Le petit est vraiment mal entouré et va en baver si même ses propres amis se foutent de sa gueule dans son dos. Kie kie kie. Elle est belle la rupture. On n’a pas fini de rire.

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.net

Congo: Premier Conseil des ministres

mai 4, 2016
Premier conseil de ministres du gouvernement Clément Mouamba avec tous les pervers et les morts vivants au complet

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.

RDC/Kinshasa: Dernière messe en hommage à Papa Wemba avant son inhumation

mai 4, 2016

Des milliers de Congolais ont rendu mercredi matin un dernier hommage à leur idole, le chanteur Papa Wemba, lors d’une messe en la cathédrale de Kinshasa. Son inhumation est prévue dans l’après-midi dans la périphérie de la capitale.

« Depuis trois jours, comme un seul homme, le peuple congolais », l’Afrique et le monde « pleurent celui qu’il est convenu d’appeler le père de la rumba congolaise », a déclaré lors de cette messe l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, saluant également « les mérites » d’un « vaillant musicien ».

Six évêques, une soixantaine de prêtres, des membres de la famille de Papa Wemba, des officiels, célébrités et anonymes, étaient présents en la cathédrale Notre-Dame du Congo pour cette messe à la mémoire du chanteur.

Avant la célébration, le cardinal Monsengwo, accompagné du président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) Mgr Nicolas Djomo et d’autres évêques, se sont inclinés quelques minutes devant la dépouille du « roi de la rumba congolaise », devant sa veuve en pleurs.

Trois jours de funérailles
Dès l’aube mercredi, des milliers de personnes se sont rassemblées aux abords de la cathédrale pour assister au passage de la dépouille du chanteur. Nombre de fans n’ont pas pu accéder à l’intérieur de la cathédrale déjà bondée.

La dépouille du roi de la rumba congolaise avait été exposée lundi et mardi au Palais du peuple, siège du Parlement où les travaux avaient été suspendus temporairement.

Dès lundi, après le rapatriement du corps d’Abidjan, le chanteur a été décoré de la plus prestigieuse décoration en RDC par le président congolais Joseph Kabila. Durant ces trois jours de funérailles officielles, les hommages se sont succédés.

Né il y a 66 ans dans le centre de la République démocratique du Congo, le chanteur s’est effondré en plein concert en Côte d’Ivoire où il participait au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), un quartier populaire d’Abidjan.

Romandie.com

RDC: au moins 17 civils tués dans une attaque dans l’est, à Beni

mai 4, 2016

Goma (RD Congo) – Au moins 17 civils ont été massacrés dans la nuit de mardi à mercredi lors d’une attaque dans un village de la région de Beni (Nord-Kivu), dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), théâtre de massacres récurrents, a appris l’AFP auprès de l’armée.

Les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) ont fait une incursion à Luna, un hameau du village de Erengeti, situé à 60 kilomètres au nord-est de Beni, a déclaré à l’AFP le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l’Opération Sokola 1 des Forces armées de la RDC (FARDC).

Le bilan est de 17 morts pour l’instant, a-t-il ajouté, demandant à la population de garder son calme car l’armée contrôle la situation.

C’était entre 20H00 et 22H00 que l’ennemi a contourné les positions de l’armée pour tuer, égorger des paisibles gens dans leurs maisons, a indiqué pour sa part à l’AFP l’administrateur du territoire de Beni, Bernard Amisi Kalonda, sans préciser si les assaillants étaient des ADF.

Lui parle d’au moins 16 morts. Les 16 corps sont devant moi, tués à la machette ou à la hache, a-t-il précisé, interrogé par téléphone par l’AFP depuis Goma.

C’était vers 20H00 (19H00 GMT) que nous avons entendu des gens crier et des tirs, a indiqué de son côté Adona Lesse, chef du village de Eringeti, ajoutant que la fouille (des lieux) continue.

Le général Jean Baillaud, chef des Casques bleus de la mission de l’ONU en RDC, a déclaré à l’AFP pour sa part qu’on parle de 17 morts. Le général était en route pour les lieux du massacre avec le général Kasereka, commandant des FARDC dans la province du Nord-Kivu.

Dans la région de Beni et aux confins de l’Ituri voisine, les rebelles ougandais de l’ADF sont régulièrement accusés d’être les responsables d’une succession de massacres et d’attaques contre des civils. Selon l’ONU, ces attaques ont coûté la vie à plus de 500 civils depuis 2014.

En décembre, l’ONU s’était déclarée déterminée à aller jusqu’au bout du combat lancé contre les rebelles ougandais des ADF, auteurs de plusieurs tueries.

La dernière attaque d’envergure de ces rebelles date du 29 novembre. Selon l’ONU, 24 personnes dont un Casque bleu malawite avaient péri dans un assaut contre la ville d’Eringeti, à la lisière du territoire de Beni et de l’Ituri.

Le Nord-Kivu est déchiré depuis plus de vingt ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2016 13h40)

Canada: les feux de forêt forcent l’évacuation de milliers de personnes

mai 3, 2016

Montréal – Les autorités canadiennes ont émis mardi un avis d’évacuation obligatoire de milliers de personnes dans la moitié sud de Fort McMurray, au nord de la province de l’Alberta, en raison d’un important feu de forêt attisé par les vents qui gagnait les premières habitations.

L’incendie progresse rapidement vers le nord de la ville, l’évacuation obligatoire a été déclarée pour une dizaine de quartiers de la ville de 100.000 habitants, selon l’alerte donnée vers 15h00 locale (21H00 GMT) par les services d’urgence de l’Alberta.

Une demi-heure plus tôt, la mairesse de la ville, Melissa Blake, avait demandé à ses administrés de se tenir prêts à évacuer et de préparer le juste nécessaire.

Mais vers 22H00 GMT, la situation s’est aggravée. Des évacuations sont en cours et probablement d’autres sont à prévoir, a posté sur son compte Twitter Mme Blake en demandant à la population de garder son calme et de rester cordial sur la route.

Sur les images des télévisions, de longues files de voitures gagnaient le nord sur l’autoroute principale de la ville au milieu des flammes, la police ayant fermé cette principale voie en direction du sud.

Tous les habitants des quartiers situés au sud-est de la ville, localisés sous le fleuve Clearwater, ont été invités à gagner d’urgence un centre d’hébergement à plus d’une vingtaine de kilomètres, a indiqué la municipalité de Wood Buffalo, un des quartiers de cette ville au nord de la province pétrolière.

Contenu jusqu’à lundi au sud de la ville, l’incendie a été poussé par des vents de nord-est et a gagné rapidement mardi les premiers quartiers en raison de la sécheresse qui affecte la province où les records de température étaient battus mardi avec près de 30 degrés.

La veille, l’état d’urgence avait été décrété et 500 personnes avaient été évacuées par précaution et en raison des fumées importantes générées par l’incendie à un peu plus d’un kilomètre de la ville.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2016 00h49)

Congo-Brazzaville: Sa femme devenue ministre du dictateur, notre confrère va-t-il démissionner de sa rédaction ?

mai 3, 2016

 

 

C’est pathétique, mais rien n’est plus étonnant sous le soleil de Brazzaville. Quand Firmin Ayessa vient lire la liste du nouveau gouvernement de « rupture » sur Télé Congo (Télé Foufou pour la diaspora congolaise), il précise bien que : « sur proposition du premier ministre chef du gouvernement », le président de la République chef de l’Etat a signé le décret nommant le gouvernement. Mais, depuis hier que les ministres défilent sur Télé Congo pour se présenter au peuple, ils ne font que remercier le (seul) président de la République. Aucun mot gentil pour le premier ministre qu’on ne cite même pas. Qui a, finalement, proposé ce gouvernement à Sassou ? Clément Mouamba ou quelqu’un d’autre ? Les ministres de l’Economie forestière, des Finances, des Postes et Télécommunications et de la Jeunesse, se sont, tous, bornés, hier, à remercier le seul chef de l’Etat. Pas un (petit) mot gentil pour leur premier ministre.

Parmi les nouveaux venus au gouvernement, on compte l’épouse d’un confrère parisien, directeur de la rédaction de son état dans un magazine panafricain de la place, parfaitement, connu, sur le continent, comme donneur de leçons. Des leçons qu’il ne s’applique, jamais, à lui-même, ni aux journalistes qu’il dirige dans son équipe. Son épouse, Arlette Nonault, qui vient d’être nommée ministre, est une nièce du dictateur. Conservatrice sur les bords, elle a été en flèche dans le combat qui permit à son oncle d’adopter la nouvelle constitution qui lui a assuré le hold up du 20 mars dernier. Membre du Bureau politique du PCT, elle est très active dans les réseaux sociaux, quand ce n’est pas dans la désinformation livrée au public, à Paris, au travers du magazine de son époux. Les Congolais de la diaspora s’en offusquent, grandement. A plusieurs reprises, ils ont interpellé son fondateur. N’ayant pas eu gain de cause, ces derniers temps, ils vont carrément devant le siège de ce magazine avec des pancartes et des banderoles, pour y manifester leur colère, parfois, en brûlant les vieux numéros du magazine pour signifier leur dégoût.

Acculé jusqu’à ses derniers retranchements, le dictateur n’a plus la capacité de faire l’économie de ses appuis : jouant son va tout, cette fois, il a choisi d’exposer sa nièce sur la place publique (gouvernement), espérant sauver quelques meubles ? Question à son époux, donneur de leçons à l’Afrique entière : à quand sa démission, ou tout au moins, son retrait de la rédaction de son magazine ? Car pour des raisons d’éthique, de déontologie et de conflit d’intérêt, il doit, absolument, quitter le groupe qui l’emploie. Anne Sinclair avait abandonné ses magazines sur TF1 quand son époux, Dominique Strauss Kahn, fut nommé ministre de l’Economie et des Finances, dans le gouvernement Jospin, en 1997. Dernièrement, c’est l’ex-première dame de France, Valérie Trierweiler qui avait abandonné le Service Politique de Paris Match pour ne faire que de la Culture, lors de l’accession de François Hollande à l’Elysée. Il existe beaucoup d’autres exemples de ce type.

Les Congolais attendent, donc, avec impatience la décision du mari de la nouvelle ministre du Tourisme et des Loisirs du Congo. Choisira-t-il comme tout bon jouisseur (qu’il semble être) de conserver le beurre et l’argent du beurre ?

Afriqueeducation.com


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