Côte d’Ivoire: Présidentielle sous tension

septembre 19, 2020

 

 

Avec TV5Afrique

États-Unis: Une enveloppe contenant un poison, la ricine, reçue à la Maison Blanche

septembre 19, 2020

La ricine est le poison le plus violent du règne végétal, 6.000 fois plus puissant que le cyanure.

Une enveloppe contenant de la ricine, un poison très puissant, a été adressée à la Maison Blanche cette semaine et interceptée avant d’atteindre le président Donald Trump, rapportent ce samedi les médias américains.

«Le FBI, les services secrets américains et les services d’inspection de la Poste enquêtent au sujet d’une lettre suspecte reçue à un centre de courrier gouvernemental», selon la police fédérale. «À l’heure actuelle, il n’y a aucune menace pour la sécurité», a ajouté le FBI dans un échange avec l’AFP. Selon des sources anonymes, citées par le New York Times et CNN, deux tests menés sur le produit retrouvé dans ce courrier suspect ont établi qu’il s’agissait de ricine.

La ricine est le poison le plus violent du règne végétal, 6.000 fois plus puissant que le cyanure. Il s’agit d’une substance mortelle en cas d’ingestion, d’inhalation ou d’injection, et contre laquelle il n’existe pas d’antidote. D’après le quotidien new-yorkais, les enquêteurs pensent que le courrier venait du Canada et ils auraient identifié une femme comme suspecte. D’autres agences fédérales, situées au Texas, ont également été destinataires de plis contenant ce poison, selon le journal.
Par Le Figaro avec AFP

Un vaste réseau d’arnaque amoureuse ivoirien démantelé au Canada

septembre 19, 2020

Une douzaine de personnes soupçonnées d’avoir commis des « fraudes amoureuses » sur les réseaux sociaux ont été arrêtées au Québec ainsi qu’en Côte d’Ivoire cette semaine. Ces hommes et ces femmes créaient de faux profils d’internautes pour nouer des relations intimes avec des Québécois, souvent âgés et vulnérables. Cette fraude organisée pendant plusieurs années aurait permis de soutirer près de 1,5 millions d’euros aux victimes. 

Sur son compte Facebook, Sogli Espoir Kouassi, que l’on suspecte d’avoir dirigé un réseau de « fraude amoureuse », se fait appeler Méphistophélies, du nom de l’un des « princes de l’enfer ». Lui et deux de ses complices ont été formellement accusés au palais de justice de Québec avant d’être libérés sous caution. Les policiers ont aussi arrêté d’autres personnes à Montréal et dans la région d’Ottawa.

Au cœur de la fraude se trouvent les liens que les accusés ont noué avec des internautes francophones sur des sites de rencontres virtuelles. Les enfants de plusieurs des victimes racontent comment un de leurs parents est tombé amoureux d’un ou d’une Ivoirienne rencontrés sur la toile.

De l’argent envoyé pour aider les faux amoureux

À partir d’un faux profil, le but des arnaqueurs était d’entretenir la relation virtuelle avec leur victime assez longtemps pour réussir à leur soutirer de l’argent. Plusieurs des sexagénaires bernés ont versé des sommes importantes au fil des ans. L’une d’entre elles a même envoyé plus de 350 000 dollars canadiens (près de 224 000 euros). Il s’agirait du plus gros montant versé. Le prétexte pour ces versements était souvent le même : aider leur prétendu soupirant à payer des frais médicaux suite à un accident ou encore à monter un dossier d’émigration pour venir les voir au Québec.

Certaines des victimes y ont laissé leurs économies, d’autres ont même fait faillite, incapables de rembourser les prêts contractés pour aider les faux amoureux. Selon la police québécoise, qui a travaillé en collaboration avec la police ivoirienne, l’argent de la fraude aurait déjà été dépensé.

Au total, les autorités ont identifié une cinquantaine de victimes dont l’erreur aura été d’avoir cru qu’elles avaient trouvé le grand amour sur internet. Neuf des quinze suspects ont été arrêtés mardi 14 septembre.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

Commémoration : Edo Ganga et Franklin Boukaka célébrés par l’Institut français du Congo

septembre 19, 2020

A l’occasion des 140 ans de la création de Brazzaville, l’Institut français du Congo (IFC)  en partenariat avec la mairie de Brazzaville, le ministère de la Culture et des Arts, et la Délégation de l’Union européenne, Deux Rives productions, Thierry Frémeaux & associés célèbrent les artistes musiciens emblématiques Edo Ganga et Franklin Boukaka.  

Photo 1 : Hôtel de ville de Brazzaville (crédit photo/ DR)

Les 140 ans de la capitale du Congo seront célébrés à travers deux événements, une exposition de photos dont le vernissage aura lieu le 03 octobre, date anniversaire, et une table-ronde, sous la forme d’un programme audio-visuel, diffusé sur les radios et télévisions congolaises, le 3 octobre.

S’agissant du vernissage, il aura lieu dans le Hall de l’hôtel de ville Brazzaville. A propos, l’IFC a offert du 31 août au 5 septembre une formation à dix photographes en voie de professionnalisation, trois venant de Pointe-Noire et sept de Brazzaville. Cet atelier a été animé par Baudoin Mouanda, le photographe congolais le plus connu à l’international et le plus primé. La restitution de cette formation fera l’objet d’une exposition de quarante tirages accueillie à l’hôtel de ville, puis par la délégation de l’Union européenne avant d’être proposée à toutes les mairies d’arrondissement.

La table ronde quant à elle sera ouverte par Dieudonné Bantsimba, maire de Brazzaville, où les neuf maires raconteront l’histoire de Brazzaville, du petit village de Mfoa jusqu’à une métropole cosmopolite de 1.400.000 habitants, depuis les quartiers historiques de Bacongo et Poto-Poto, jusqu’aux plus récents, Talangaï ou Djiri.

Des hommages à Edo Ganga et Franklin Boukaka

Photo 2 : Franklin Boukaka (crédit photo/ DR

Disparu, le 7 juin dernier à l’âge de 87 ans, le patriarche Edo Ganga a été une légende des deux côtés du fleuve Congo. Un hommage national lui a été rendu le 22 juillet. Les Bantous de la capitale vont honorer le dernier de leur fondateur, à travers des chansons qui ont marqué l’histoire de la musique.

Il est prévu à cette occasion des témoignages de l’ambassadeur de France au Congo, du représentant de la République du Congo à l’Unesco, Henri Ossebi, de la marraine des 60 ans des Bantous de la capitale, Claudia Lemboumba Sassou Nguesso, du journaliste Paul Soni-Benga, de l’historien Bouetoum, et bien sur des Bantous de la capitale. Interviendront à cette occasion des artistes musiciens, Kosmos Mountouari, Casimir Zoba Zao, et Roga-Roga.

Le 10 octobre 2020, Franklin Boukaka aurait totalisé 80 ans s’il était encore en vie. La rumba engagée, la poésie musicale et le panafricanisme étaient le crédo de ce grand   artiste, mort tragiquement. On retient de lui, auteur de l’hymne “Le Bûcheron” « Ayé Africa, Eh eh Africa ? Oh liberté (Lipanda) ».

Cet hommage sera marqué par les témoignages de : Alphonsine Batebokela (sa sœur), Joseph Akondzo (président de l’association des amis de Franklin Boukaka), Malcom Boukaka (son fils), Blanchard Ngokoudi (directeur artistique de la soirée), Matondo Kouba (éditeur), Fidèle Mpassi (chanteur), Clotaire Kimbolo (chanteur). Interviendront, les artistes musiciens suivant : Casimir Zoba Zao, Liz Babindamana, Egige Lenguis, Alban Kodia, et l’orchestre Symphonique kimbanguiste.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

RDC-Enjeux politiques : Claude Nyamugabo confirme le retour aux affaires de Joseph Kabila en 2023

septembre 19, 2020
mediacongo.net - Actualités - "Le FCC, c'est une idée géniale du président  de la République" (Claude Nyamugabo)
Claude Nyamugabo
L’apparition de Joseph Kabila au Sénat à l’ouverture de la session ordinaire de septembre, essentiellement budgétaire, a été diversement interprétée dans l’opinion. Pour beaucoup, cela est symptomatique du rêve qui habita le désormais sénateur à vie, de retourner aux affaires en retrouvant le fauteuil présidentiel perdu à la suite de l’élection présidentielle de novembre 2018 pour laquelle il était non partant après expiration de son mandat. Pour l’heure les thuriféraires et autres laudateurs du Front commun pour le Congo (FCC) ne jurent que par le retour au pouvoir de Joseph Kabila Kabange. Ils ne cachent plus leur désir et en parlent de plus en plus avec conviction à l’image du ministre national de l’Environnement et Développent durable, Claude Nyamugabo.

Ce dernier, qui devisait le vendredi 18 septembre à Kolwezi dans la province du Lualaba où il séjourne, a clairement affirmé le souhait de sa formation politique, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), de voir son leader, Joseph Kabila, revenir au pouvoir. « Le retour de Joseph Kabila n’est pas un slogan, c’est une réalité. Il va retourner au pouvoir et nous sommes en train d’y travailler. Toute la population attend cela avec impatience », a déclaré le ministre Claude Nyamugabo qui, par ailleurs, a sollicité l’implication des militants venus en masse, pour que cet objectif que s’est fixé le parti soit réellement atteint.

Les propos de Claude Nyamugabo ne font que corroborer ce que le Coordonnateur du FCC, Nehemy Mwilanya, avait déclaré dans une récente interview accordée à Jeune Afrique, à savoir qu’il existerait un accord secret que Félix Tshisekedi et Joseph Kabila auraient signé en vue d’une reprise de pouvoir par le FCC en 2023. Ce que dément avec la dernière énergie le secrétaire général intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, pour qui « Félix Tshisekedi n’a de compte à rendre qu’au peuple congolais et non à un individu, quel que soit son rang ».

A tout prendre, l’option de voir Joseph Kabila, postuler comme candidat à la présidentielle de 2023 est de plus en plus partagée par les cadres et militants du PPRD. Ces derniers ne ratent plus une seule occasion de confirmer cette option, quand bien même l’intéressé ne s’y est pas encore prononcé officiellement.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC : Joseph Kabila et la parabole sénatoriale

septembre 19, 2020

Glez

L’impénétrable Joseph Kabila a fait un retour remarqué, cette fois sur les bancs du Sénat, à l’occasion de la rentrée parlementaire de RDC.

« Coucou, c’est moi » : véritable dramaturge politique, l’ancien président de la RDC ménage toujours quelque effet de surprise à ses départs et ses retours politiques. Pas encore quinquagénaire, l’insondable Joseph Kabila a compris qu’à vouloir être président très longtemps en continu, il s’exposait aux analyses constitutionnalistes désobligeantes, voire aux insurrections populaires.

S’il lui prenait l’envie de vouloir revenir au pouvoir, pourquoi ne pas s’épargner une guerre civile – comme celle que connut son voisin Denis Sassou Nguesso – en jouant, comme Vladimir Poutine, une partie de billard à plusieurs bandes ? Alors que l’interlude du Russe a été primatorial, celui du Congolais démocratique, après 18 ans de présidence, pourrait s’avérer sénatorial, la Constitution accordant un mandat de « sénateur à vie » aux anciens présidents de la République. Kabila vient donc de faire son retour sur la scène publique, ce 15 septembre, toute écharpe dehors, à l’occasion de la rentrée parlementaire de RDC.

Calcul pour une présidentielle à venir, ou modestie d’un ancien magistrat suprême qui souhaite servir son pays à toute tâche ? C’était la première fois qu’il siégeait à ce poste. Et comme la politique est autant une affaire de tour d’ivoire que de cour mondaine, l’apparition du sénateur Kabila – discret mais omniprésent en coulisses – n’a pas manqué de retenir l’attention…

Alliance de la carpe et du lapin

D’autant que le retour public de l’autorité morale du « Front commun pour le Congo » (FCC) intervient au moment où semble se fissurer l’alliance entre les proches de Joseph Kabila et ceux de Félix Tshisekedi. Si le second a pris la place du premier, à l’issue de l’élection de décembre 2018, la plateforme kabiliste est largement majoritaire au Parlement, ainsi que parmi les 65 membres du gouvernement.

Si l’alliance de la carpe et du lapin n’a pas encore officiellement implosé, des dissensions se font jour semaine après semaine autour d’une désignation à la présidence de la Commission électorale nationale indépendante, de nomination controversée à la Cour constitutionnelle, d’exonérations accordées à des sociétés commerciales opérant en RDC, de sautes d’humeur des militants respectifs ou de rumeurs de tractations « adultérines » avec d’autres anciens présidentiables.

Pour le présumé grand architecte de la politique congolaise, Joseph Kabila, il convient tout autant de laisser ses thuriféraires colmater les brèches de la coalition FCC-Cach que d’offrir à la face du monde médiatique quelques rares mais symboliques apparitions christiques, avant une éventuelle résurrection présidentielle. L’épisode du Sénat était donc certainement moins une prise de fonction qu’une parabole…

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

France: Bruno Le Maire testé positif au coronavirus

septembre 18, 2020

Le ministre de l’Économie n’a «aucun symptôme», a-t-il précisé, tout en affirmant s’être placé à l’isolement pour les sept prochains jours.

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire a été testé positif au coronavirus, a-t-il annoncé sur Twitter ce vendredi 18 septembre.

«J’ai été testé positif à la Covid-19 ce soir. Je me suis immédiatement mis à l’isolement à mon domicile conformément aux règles sanitaires édictées par le gouvernement. Je resterai à l’isolement pendant 7 jours. Je continue à exercer mes fonctions», a-t-il écrit, précisant qu’il n’avait aucun symptôme.

Ce n’est pas le premier membre du gouvernement à avoir été concerné directement par le coronavirus. Le ministre de la culture Franck Riester avait également été testé positif au tout début de la première vague épidémique.

Le premier ministre Jean Castex, cas contact du président du Tour de France Christian Prudhomme, s’était placé à l’isolement dans l’attente de son test négatif il y a quelques jours.

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, s’était également placée en quatorzaine fin août après avoir côtoyé une personne positive au Covid-19.

Avec Lefigaro

Pétitions, censure, menaces : la polémique enfle autour du film « Mignonnes »

septembre 18, 2020
« Mignonnes », de la réalisatrice Maïmouna Doucouré, décrit sans lourdeur deux systèmes antagonistes qui s’imposent aux femmes en devenir : la tradition et les réseaux sociaux.

Le long-métrage de la franco-sénégalaise Maïmouna Doucouré qui dénonce l’hypersexualisation des petites filles est au centre d’une violente controverse. Ses détracteurs, qui se radicalisent, l’accusent de « pornographie » et d’« islamophobie ».

Sur change.org, une plateforme permettant de lancer des pétitions en ligne, plus de 733 000 personnes ont déjà signé. Leur objectif : retirer le film Mignonnes de Netflix, et poursuivre en justice la réalisatrice, l’équipe du film, les parents des actrices, ainsi que le géant du site de streaming pour avoir diffusé du contenu « inapproprié » impliquant des mineurs.

« Film pédo-pornographique », « dégueulasse », « encourageant la pédophilie »… les commentaires accompagnant la pétition sont particulièrement violents. Des comptes Facebook d’homonymes de la réalisatrice fleurissent d’insultes en anglais : « Prostituée ! (…) Tu vas allez en enfer ! » Plus grave encore, selon nos sources, la réalisatrice et ses jeunes actrices auraient subi des menaces personnelles depuis plusieurs semaines.

Hypersexualisation

En Turquie, le film jugé « islamophobe et pédophile » a été purement et simplement interdit de diffusion. En cause, des images et un sujet jugés tendancieux. L’histoire de Mignonnes est celle d’une fillette de 11 ans qui se lance dans le twerk pour intégrer un groupe de danse dans son collège.

Maïmouna Doucouré expliquait lors de l’avant-première de son long métrage, mi-août, vouloir « dénoncer à travers (son) œuvre l’hypersexualisation des petites filles. » Des spectateurs s’étaient déjà sentis gênés, car le film montre ce qu’il dénonce : des gamines dans des poses lascives. Mais aucun ne remettait en cause les intentions de la cinéaste, ou ne percevait une dimension érotique dans le film qui a reçu en janvier le prix de la meilleure réalisation au Festival de Sundance.

Alors qu’en France la sortie de Mignonnes n’a pas vraiment fait de vagues, une communication particulièrement maladroite de Netflix a mis le feu aux poudres sur les réseaux sociaux fin août. Pour présenter le film rebaptisé Cuties, la plateforme avait utilisé une image racoleuse et écrit un résumé évoquant une petite fille qui « décide d’explorer sa féminité en défiant les traditions familiales. »

Pro-Trump et afroféministes

La polémique est aujourd’hui récupérée politiquement Outre-Atlantique par les ultraconservateurs proches de Donald Trump… La manipulation est d’autant plus profitable que Netflix, qui diffuse les documentaires du couple Obama, est perçu comme pro-Démocrates.

Le sénateur texan Ted Cruz a même demandé au ministère de la Justice de déterminer « si Netflix, ses dirigeants ou les individus impliqués dans le tournage et la production de Mignonnes ont violé les lois fédérales contre la production et la distribution de pornographie infantile ».

De l’autre côté de l’échiquier politique, les afroféministes américaines se sont également scandalisées. « Qu’il s’agisse d’acteurs ou de musique, une image sexualisée est trop souvent le prix du succès grand public pour les femmes et les filles noires. Honteux. », s’indignait ainsi l’activiste Sister Outrider sur Twitter dans un post partagé près de 2000 fois.

Le monde du cinéma français en soutien

La radicalisation des « contres » a poussé l’industrie du cinéma français à venir à la rescousse de Maïmouna Doucouré. Les membres de l’ARP (Société civile des Auteurs Rélisateurs Producteurs), présidée par Claude Lelouch et Pierre Jolivet a déclaré que ce film était « emblématique de l’indispensable liberté d’expression dont le cinéma (…) a besoin pour aborder des sujets dérangeants, donc nécessaires à l’exercice de la démocratie. » L’association de promotion du cinéma français à l’international Unifrance, a également apporté son soutien.

IL EST NORMAL QU’UN FILM SUSCITE DES RÉACTIONS, UN FILM EST AUSSI LÀ POUR DÉRANGER

De son côté Olivier Zegna Rata, délégué Général du SPI, principal syndicat de la production audiovisuelle française, nous confiait sa sidération face à l’instrumentalisation du film, détourné de son propos, à des fins politiciennes. « Des interprétations extrêmes amènent à stigmatiser un film qui parle avant tout d’émancipation féminine, estime-t-il. Il y a bien sûr une responsabilité de Netflix, qui a volontairement modifié le propos de la réalisatrice à des fins marketing. Il ne faut pas que ce type de plateforme puisse procéder à des interventions éditoriales lourdes sans l’accord de l’équipe du film. »

Le responsable se dit aussi inquiet face à une forme de néo-maccarthysme américain qui cherche à faire peser une chape moraliste sur la création. « Il est normal qu’un film suscite des réactions, un film est aussi là pour déranger. »

Reste à savoir si les cinéphiles africains pourront aussi se faire un avis sur Mignonnes… « Aujourd’hui le planning des festivals est perturbé par le Covid : Durban a été décalé, Carthage sans compétition cette année, le FESPACO dans le flou sur la tenue de l’événement… note la spécialiste du cinéma d’Afrique Claire Diao. Mais si l’on se base sur le bon accueil de Rafiki sur un sujet aussi sensible, une histoire d’amour entre deux jeunes filles, on peut penser que les spectateurs africains pourront se faire leur propre avis. » À l’exception du Kenya, où il a été victime de censure, le film avait été diffusé dans de nombreux pays, de l’Afrique du Sud au Maroc.

Contactés par la rédaction, la réalisatrice et son producteur n’ont pas répondu à notre demande d’entretien

Avec Jeune Afrique par Léo Pajon

La juge à la Cour suprême américaine Ruth Bader Ginsburg est décédée

septembre 18, 2020

Ruth Bader Ginsburg est morte à la suite de complications d'un cancer du pancréas.

© Stephan Savoia/EPA Ruth Bader Ginsburg est morte à la suite de complications d’un cancer du pancréas.
L’égérie démocrate à la Cour suprême des États-Unis s’est éteinte vendredi à l’âge de 87 ans après plusieurs combats contre le cancer.Ruth Bader Ginsburg avait été nommée par Bill Clinton juge à la Cour suprême des États-Unis en 1993. Elle a été la deuxième femme à être nommée à cette instance où elle a siégé durant plus de 27 ans.

Malgré des séances bihebdomadaires de chimiothérapie pour traiter son cancer, la magistrate de 87 ans se déclarait capable de maintenir son activité quotidienne.

«J’ai souvent dit que je resterais membre de la Cour aussi longtemps que je pourrais faire le travail à plein régime», avait-elle déclaré dans un communiqué suivant la mauvaise nouvelle. «Je reste pleinement en mesure de le faire», avait-elle certifié le 17 juillet dans un communiqué de presse.

Elle était reconnue pour ses combats pour la cause des femmes, les minorités et l’environnement, capable parfois de rallier deux des juges conservateurs les plus modérés.

Ce fut le cas récemment quand la Cour suprême a infligé des revers au président Donald Trump en matière de droits des salariés homosexuels et transgenres ou en invalidant sa décision d’annuler les protections accordées à près de 700 000 jeunes migrants.

Multiples combats contre le cancer

Ces dernières années, «Notorious RBG », comme la surnommaient affectueusement ses partisans, avait subi une opération pour retirer des nodules cancéreux au poumon et avait reçu un traitement à base de radiations pour un cancer au pancréas. Elle avait également combattu quatre cancers durant les années 1990.

Ses hospitalisations récentes n’étaient pas dues au retour du cancer, mais visaient à éliminer des calculs biliaires et à traiter une infection.

Mme Bader Ginsburg était l’une des quatre juges progressistes sur les neuf que compte le Cour suprême américaine. Ses partisans craignent que son départ ne fasse pencher pour longtemps le droit américain dans le camp conservateur.

Sous l’administration de Barack Obama, des démocrates l’avait enjointe à démissionner, mais elle avait déclaré en 2013 ne pas en voir l’utilité étant donné que «les démocrates s’en sortent bien aux élections présidentielles».

Depuis son arrivée au pouvoir, le président Trump a déjà nommé deux juges favorables au port d’armes et opposés à l’avortement.

Une juriste d’une importance historique

Dans un communiqué publié vendredi, le juge en chef de la Cour suprême des États-Unis, John G Roberts, a déclaré que les États-Unis avaient perdu une juriste d’importance historique et respectée de ses collègues.

«Nous sommes en deuil, mais nous avons confiance que les générations futures se souviendront de Ruth Bader Ginsburg comme nous l’avons connue – une défenderesse infatigable et inébranlable de la justice», a-t-il déclaré.

L’ancien président George W. Bush a également réagi à son décès en soulignant qu’elle aimait son pays et la loi. «Elle a consacré plusieurs de ses 87 années à la poursuite de la justice et de l’égalité, et elle a inspiré plus d’une génération de femmes et de filles», avance-t-il dans une déclaration écrite.

Avec CBC/Radio-Canada

Le président du Guatemala, Alejandro Giammattei atteint du Covid-19, sans inquiétude

septembre 18, 2020
© Handout Image fournie par la présidence du Guatemala du président Alejandro Giammattei, le 18 septembre 2020, lors de son intervention télévisée annonçant être positif au Covid-19
Le président du Guatemala, Alejandro Giammattei, a annoncé vendredi avoir été contaminé par le nouveau coronavirus, mais a assuré qu’il va « très bien ».M. Giammattei, 64 ans, a indiqué avoir été testé jeudi soir positif au coronavirus, qui a contaminé à ce jour dans le pays 84.344 personnes, sur près 17 millions d’habitants, dont 3.076 sont décédées.Dans une adresse à la nation, le président a assuré que son « état de santé est stable ». « Je vais très bien », a insisté M. Giammattei, un médecin de formation.Le président, qui a précisé qu’il continuera à assurer ses fonctions en télétravail depuis sa résidence, a exigé de tous les membres du gouvernement et de son vice-président Guillermo Castillo qu’il se fassent aussi tester.

Le ministre de la Culture, Felipe Aguilar, a également été testé positif au coronavirus.

Les frontières du Guatemala, fermées après la détection de la première contamination au coronavirus, le 13 mars, sont rouvertes depuis vendredi, mais les étrangers et non-résidents doivent présenter un test PCR négatif pour pouvoir entrer sur le territoire

Les autres mesures de sécurité sanitaire, qui ont sérieusement affecté l’activité économique, sont progressivement levées depuis fin juillet en fonction des taux de contaminations relevés dans les 340 municipalités du pays, dont 59% sont toujours déclarées en alerte maximum.

Avec AFP