Angola – Isaías Samakuva: « Si je suis élu, Isabel dos Santos devra partir »

août 16, 2017

Isaias Samakuva, l’opposant angolais qui défend une démocratisation pacifique © AFP

 

À moins d’une semaine des élections générales, Isaías Henriques Ngola Samakuva, le candidat de l’Unita, espère convaincre les Angolais qu’il est une alternative crédible au MPLA – au pouvoir. Interview.

À 71 ans, Isaías Henriques Ngola Samakuva, le président de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita, premier parti d’opposition) se présente pour la troisième fois aux élections générales (législatives et présidentielle). Cette année, elles sont prévues le 23 août.

Face à lui – et là, c’est une première – se trouvera João Lourenço, le candidat du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), dirigé par José Eduardo dos Santos, le chef de l’Etat sortant au pouvoir depuis presque 38 ans, qui a décidé de passer la main.

Avec ce départ, mais aussi sur fond d’une des pires crises économiques qu’a connu le pays, l’ancien compagnon de route de Jonas Savimbi, fondateur de l’Unita, pense pouvoir faire mieux qu’en 2012, où il n’avait recueilli que 18,33% des voix – huit points de plus qu’en 2008 lors des premières élections du pays depuis la fin de la guerre civile en 2002. Entre deux meetings, il a répondu à nos questions par téléphone.

Jeune Afrique : Nous sommes à moins d’une semaine du scrutin. Comment s’est passée votre campagne ?

Isaías Henriques Ngola Samakuva : La tendance est bonne. Partout où nous passons, nous recevons énormément de soutien, ce qui nous donne bon espoir.

Votre parti a traversé des crises internes, comme la démission en 2011 de plusieurs cadres, dont votre ancien responsable de campagne, Abel Chivukuvuku, qui a créé le Casa Ce. Ne craignez-vous pas une dispersion des voix ?

Absolument pas. D’abord, ils sont nombreux parmi ces cadres à être revenus dans le giron de l’Unita. Ensuite, je pense que la création d’un nouveau parti est une bonne chose pour la démocratie. On ne pourra plus accuser l’Unita d’hégémonie sur l’opposition.

Le MPLA travaille pour s’enrichir

En 2012, vous étiez tout aussi optimiste. Et pourtant vous n’avez remporté que 18,33% des voix…

Beaucoup de choses ont changé depuis. Par exemple, tout le monde a compris que les accusations contre l’Unita, rendu responsable de la guerre civile et qui voudrait enflammer le pays, sont infondées, et qu’en réalité nous travaillons vraiment pour la paix. Quand le MPLA, lui, travaille pour s’enrichir.

Que ferez-vous de mieux que José Eduardo dos Santos, en poste depuis presque 38 ans ?

Nous répondrons aux besoins de tous les Angolais, en leur fournissant de l’eau potable, de l’électricité, des médicaments, de l’emploi… Ce dont ils sont actuellement privés.

Comment vous y prendrez-vous concrètement alors que le pays traverse l’une des pires crises économiques de son histoire ?

Il faut réellement diversifier notre économie. Mais pour cela nous avons besoin d’attirer les investisseurs étrangers dans d’autres secteurs que celui du pétrole. Ils n’ont actuellement pas accès aux opportunités et ne sont pas totalement libres d’investir. Rien que pour obtenir un visa, c’est pour eux une épreuve !

Quelle sera votre première mesure si vous êtes élu président ?

Réviser la loi qui encadre les investissements étrangers, car actuellement elle ne les protège pas. Nous devons donner des garanties.

Vivez-vous comme une aubaine le départ de José Eduardo dos Santos ?

En quelque sorte. Car le candidat João Lourenço n’apportera aucun changement, et les Angolais le savent. Notamment parce que dos Santos sera toujours à la tête du MPLA, et que c’est ce parti qui dirige en sous-main.

Si l’Unita remporte l’élection, qu’adviendra-t-il d’Isabel dos Santos, la fille du président nommée en novembre 2016 à la tête de la Sonangol, la compagnie pétrolière nationale ?

Nous pensons que sa nomination n’était pas éthique. Elle a été beaucoup contestée par le peuple angolais. Si je suis élu, elle devra partir.

Même si elle est compétente ?

A-t-elle vraiment bien géré ? Nous étudierons cela. Mais d’autres qu’elle sont compétents également.

J’accepterai le résultat des urnes si celui-ci exprime la volonté du peuple

L’Unita n’a jamais dirigé le pays. N’est-ce pas un handicap ?

Ce n’est pas compliqué de diriger un pays si la volonté politique existe et si nous agissons de manière transparente pour répondre aux besoins des citoyens. Le MPLA s’y prend mal, nous avons aujourd’hui un pays désorganisé, plongé dans la misère.

Accepterez-vous sans histoire le résultat des urnes, quel qu’il soit ?

Oui, si celui-ci exprime la volonté du peuple.

Comment jugerez-vous cela ?

Nous nous assurerons que l’élection a respecté la loi et les procédures. Si c’est le cas, nous accepterons le choix du peuple, quel qu’il soit.

À 71 ans, il s’agit de votre troisième campagne électorale. Est-ce la dernière ?

Oui, je me présente pour la dernière fois.

Jeuneafrique.com par Michael Pauron

États-Unis: les deux présidents Bush appellent à rejeter « le racisme, l’antisémitisme et la haine »

août 16, 2017

Washington – Les deux anciens présidents américains George H.W Bush et son fils George W. Bush ont appelé mercredi les Etats-Unis à « rejeter le racisme, l’antisémitisme et la haine sous toutes ses formes », après les violences à Charlottesville.

Ce bref communiqué des 41e et 43e présidents américains, au ton très solennel, vient un peu moins de 24 heures après le tollé déclenché par Donald Trump qui a renvoyé dos à dos les groupuscules suprémacistes blancs –dont un sympathisant a tué une jeune femme samedi à Charlottesville– et les manifestants antiracistes.

Le président Trump, très remonté, a affirmé mardi au cours d’une conférence de presse chaotique que la responsabilité des violences dans la ville universitaire de Virginie devait être recherchée « des deux côtés ».

« Alors que nos prières vont à Charlottesville, nous nous remémorons ces vérités fondamentales couchées dans la Déclaration d’indépendance par le plus éminent des citoyens de cette ville (Thomas Jefferson, NDLR): ‘tous les hommes sont créés égaux; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables' », écrivent les deux Bush.

« Nous savons que ces vérités sont éternelles parce que nous sommes les témoins de la décence et de la grandeur de notre pays », ont-ils conclu.

Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, avait réagi dès dimanche au drame de Charlottesville dans un tweet citant le grand résistant à l’apartheid Nelson Mandela.

Ce tweet est devenu le plus « aimé » de l’histoire du réseau social avec 3,4 millions de « likes » mercredi.

Les deux autres présidents américains toujours en vie, Jimmy Carter et Bill Clinton, n’avaient pas encore réagi publiquement mercredi à ces événements qui ont choqué une partie de l’Amérique.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 18h08)                                            

Plus de 100 enfants tués dans les inondations en Sierra Leone

août 16, 2017

Des habitants observent les opérations de secours le 15 août 2017 à Freetown / © AFP / SAIDU BAH

Encore traumatisées par les centaines de morts, dont plus de 100 enfants, après les inondations et les glissements de terrain qui ont touché Freetown, les autorités sierra-léonaises redoublaient d’effort mercredi pour retrouver quelque 600 personnes toujours portées disparues.

Cette catastrophe, une des pires de l’histoire du pays, causée par trois jours de pluies torrentielles, a fait plus de 300 morts à Freetown dans la nuit de dimanche à lundi, selon la Croix-Rouge locale.

Des responsables à la morgue centrale de la capitale sierra-léonaise ont de leur côté évoqué le chiffre de 400 morts.

« Nous avons reçu 105 enfants », a précisé mercredi à l’AFP Mohamed Sinneh Kamara, un employé de la morgue, où les corps s’entassent dans une odeur pestilentielle et où l’identification des victimes était difficile.

« Il n’y a pas assez de gants, d’équipements de protection et de bottes en caoutchouc » pour les familles, a déploré l’employé de la morgue.

La famille de Mabinty Sesay participait dimanche soir à une veillée de prière à l’église du quartier de Regent, dans les faubourgs de la ville, l’une des zones les plus touchées, lorsqu’une coulée de boue a recouvert l’édifice.

« J’ai perdu 13 membres de ma famille mais je n’ai pu en identifier que deux », a-t-elle confié à l’AFP, alors qu’une autre femme perdait connaissance en identifiant son mari dans un amas de corps.

Quelque 600 personnes sont toujours portées disparues, selon la Croix-Rouge, les glissements de terrain spectaculaires ayant surpris de nombreux habitants dans leur sommeil.

Des opérations de secours pour tenter de retrouver ces victimes se poursuivaient mercredi.

Les survivants quant à eux sont confrontés à des conditions difficiles.

« Il y a un besoin en nourriture, en eau, en équipements sanitaires et en aide médicale. Comme nous sommes toujours en saison des pluies, d’autres inondations sont encore possibles », a expliqué Adele Fox, coordinatrice santé pour l’ONG Concern Worldwide.

Située en bordure de mer, Freetown –surpeuplée avec environ 1,2 million d’habitants– est frappée chaque année par des inondations qui entraînent leur lot de maladies: dysenteries et choléra notamment. Des habitations précaires sont régulièrement emportées par des pluies torrentielles, mais jamais jusqu’ici à une telle échelle.

Face à l’ampleur des destructions, le choc et la tristesse ont commencé à faire place à la colère.

« Il y a de la frustration par rapport à la régularité des inondations et des destructions pendant la saison des pluies », a relevé Mme Fox.

– L’aide internationale s’organise –

L’ambassade d’Israël au Sénégal a envoyé 20.000 portions de nourriture et « de l’eau propre, des couvertures et d’autres produits nécessaires vont suivre », a-t-elle indiqué.

Le Programme alimentaire mondial de l’ONU a également commencé à distribuer de l’aide à 7.500 personnes, tandis que le Royaume-Uni a proposé son soutien à son ancienne colonie, indépendante depuis 1961.

« Nous sommes débordés », a reconnu mardi, très ému, le chef de l’État, Ernest Bai Koroma, lors d’une visite à Regent.

Petit pays d’Afrique de l’Ouest et un des plus pauvres au monde, la Sierra Leone a un « besoin urgent d’aide », a-t-il lancé.

Les autorités ont ouvert un centre d’accueil pour venir en aide à plus de 3.000 habitants désormais sans abris de Regent, où tout un pan de colline s’est effondré, emportant les habitations.

« Nous avons vu des destructions massives. Des gens qui tiraient des corps à mains nues. Nous n’avons vu aucun survivant dans les maisons submergées », a déclaré Daniel Byrne, de l’ONG Oxfam, après une visite sur le terrain.

« Des voisins ont accueilli des survivants. L’un d’eux a pris 30 personnes dans sa maison de trois pièces », a-t-il ajouté, en disant craindre la propagation de maladies.

A New York, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que « les représentants de l’ONU en Sierra Leone et (ses) partenaires humanitaires mènent des missions d’évaluation ».

« Ils aident les autorités nationales dans les opérations de secours, à évacuer les habitants, à fournir de l’aide médicale pour les blessés, à recenser les survivants et à fournir de la nourriture, de l’eau et des effets de première nécessité aux victimes », a-t-il ajouté.

– Victimes d’Ebola –

Environ 150 personnes ont déjà été enterrées mardi soir à Freetown, selon un responsable du conseil municipal de la capitale, Sulaiman Zaino Parker.

De nombreuses autres victimes doivent être inhumées dans la localité proche de Waterloo aux côtés des tombes de personnes décédées pendant l’épidémie du virus Ebola (4.000 morts en Sierra Leone en 2014 et 2015).

« Toutes les victimes auront droit à un enterrement digne selon les rites musulmans et chrétiens », a expliqué M. Parker.

Le président de la Guinée voisine et chef de l’Union Africaine, Alpha Condé, qui a effectué mardi une visite à Freetown, a lancé un appel à la mobilisation internationale.

Le Pape François s’est quant à lui dit « profondément attristé » dans un message à l’archevêque de Freetown, Charles Edward Tamba.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 18h23)                

Italie/Femme découpée en morceaux à Rome: son frère avoue

août 16, 2017

Rome – La macabre découverte de deux jambes de femme dans une benne à ordures de Rome a été rapidement éclaircie mercredi avec les aveux du frère de la victime, ont rapporté les médias italiens.

Maurizio, 62 ans, est soupçonné d’avoir tué lundi soir sa sœur Nicoletta, 59 ans, puis d’avoir dispersé son cadavre découpé en morceaux. Tous deux vivaient ensemble dans un appartement du quartier Flaminio, dans le nord de Rome, juste en face d’une école de police.

Le meurtrier présumé a été incarcéré mercredi après ses aveux à la police, selon les médias, qui évoquent de possibles querelles pour motifs économiques entre le frère et la sœur.

Une jeune femme qui fouillait les poubelles avait découvert mardi soir, dans la benne d’un quartier résidentiel du nord de Rome, deux jambes de femme sectionnées à la hauteur de l’aine et attachées ensemble avec du ruban adhésif. Elle avait donné l’alerte.

Mercredi, la tête et le tronc de la victime ont été extraits d’une autre benne, à 2,5 kilomètres de là, tout près de l’appartement où vivaient le frère et la sœur.

Les enquêteurs ont reconnu Maurizio sur des images de vidéo-surveillance, où on le voit selon la presse en train de jeter quelque chose dans la première benne.

En 2015, les Romains avaient été horrifiés par la mystérieuse découverte d’une jambe coupée portant le tatouage « aujourd’hui est un beau jour pour mourir », retrouvée par un passant à proximité d’une digue d’un affluent du Tibre. Les enquêteurs avaient rapidement identifié la personne décédée: un ultra du club de football de la Lazio, drogué et braqueur récidiviste.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 17h45)                                            

« J’étais parmi les cadavres »: après un massacre en Centrafrique, un survivant témoigne

août 16, 2017

Jonas Ngobo, membre de la Croix-Rouge centrafricaine et survivant d’un massacre à Gambo, dans le sud-est de la Centrafrique, photographié dans la chapelle Saint-André de Loungougba, le 14 août 2017 / © AFP / Alexis HUGUET

« J’étais parmi les cadavres et les blessés »: Jonas Ngobo, de la Croix-Rouge centrafricaine, a survécu à un massacre dans le sud-est de la Centrafrique, région isolée qui subit une flambée de violences depuis début mai, avec pour conséquence des milliers de réfugiés en RDC voisine.

Jonas Ngobo, 54 ans, a vu mourir plusieurs de ses collègues humanitaires dans la tuerie du 5 août à Gambo à environ 450 km à l’est de la capitale Bangui. Six au total, selon le bilan du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) publié le 9 août.

A un correspondant de l’AFP, il raconte cet épisode de violences envers les civils, emblématique du conflit entre groupes armés de l’ex-Séléka, prétendant défendre les musulmans, et anti-balaka, majoritairement chrétiens. La guerre porte aussi sur le contrôle des ressources naturelles, explique un récent rapport du think tank américain Enough Project.

A Gambo, la tuerie a commencé vers midi quand des ex-Séléka ont voulu reprendre la ville à des anti-balaka, après l’arrivée d’un contingent marocain de la Mission des Nations unies (Minusca), se souvient M. Ngobo qui travaillait au dispensaire.

« Tout le monde pensait que l’hôpital était le refuge. Les gens se sont agglutinés en pensant qu’ils étaient sous protection de la Croix-Rouge », raconte cet homme aux traits tirés rencontré lundi dans le village de Loungougba où il s’est réfugié après les combats, à 50 km vers l’est en direction de Bangassou.

« En arrivant, un des Séléka a pris son couteau pour déchirer le drapeau de la Croix-Rouge. Avec des armes, avec des machettes, ils ont égorgé des gens. Ils ont attaqué à l’intérieur, à l’extérieur, dans tous les bureaux. Ils ont cassé toutes les portes », poursuit l’ancien « major » (responsable d’un pavillon du dispensaire).

« Ils ont continué jusqu’à 16h00 avant se replier. On a retrouvé des morts et des blessés en ville. Le soir, la ville était déserte. Tout le monde a fui en brousse », selon M. Ngobo.

Il ajoute avoir été « pris en otage (par les assaillants) dans leur base pour soigner leurs blessés durant cinq heures ». « Après, ils m’ont ramené à l’hôpital et m’ont dit de ne pas bouger. J’étais parmi les cadavres et les blessés ».

« Vers 23h00, le samedi 5, je me suis enfui en brousse. J’aidais des blessés à partir vers Bangassou (à 75 km vers l’est). Certains ont mis une semaine pour arriver jusqu’ici, d’autres sont arrivés aujourd’hui même » (lundi dernier), confie M. Ngobo.

« Le bilan provisoire que j’avais fait samedi soir, c’était 32 morts dans les pavillons et dans la cour », dit-il.

– ‘Pourquoi nous haïssent-ils?’ –

En mai, ce sont des anti-balaka -d’après la Minusca- qui avaient attaqué Bangassou et sa région, tuant six Casques bleus. Ils contrôlent toujours la ville depuis, a constaté le correspondant de l’AFP, même si des contingents marocains, gabonais et bangladeshi de la Minusca y sont visibles.

A Bangassou, plusieurs centaines de musulmans sont toujours réfugiés à l’intérieur du petit séminaire Saint Louis à côté de la cathédrale. Ils craignent pour leur vie s’ils en sortent.

« Pourquoi ils nous haïssent, pourquoi ils nous font ça? Les femmes ont été attaquées, les enfants égorgés », se lamente l’un d’eux, Djamal Mahamat Salet, fils du grand imam de Bangassou. Il affirme que son père est mort le dimanche 14 mai lors de l’attaque des anti-balaka.

Contrôlé par les groupes d’auto-défense en civil, Bangassou est quasiment déserte, surtout le quartier administratif. L’activité au marché reprend peu à peu, selon l’évêque espagnol de Bangassou, Juan José Aguirre.

Dimanche dernier, ce dernier a traversé en pirogue la Mbomou pour aller dire la messe aux milliers de réfugiés centrafricains qui ont fui les violences de l’autre côté de la frontière, en République démocratique du Congo, dans le village reculé de Ndu.

Une fois passé le poste de douane, il a délivré son homélie en sango, la langue nationale de la Centrafrique, et donné aux réfugiés des nouvelles, en français cette fois, des derniers événements qui ravagent leur pays, de l’autre côté de la rivière, à Bangassou et Gambo.

Ils sont des « milliers dans des zones reculées de la RDC où très peu d’acteurs humanitaires sont présents », s’est inquiété mercredi le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés dans un communiqué.

« Le dernier grand mouvement a été signalé par les autorités dans la ville (congolaise) de Yakoma, où plus de 10.000 individus sont arrivés depuis la semaine dernière. Ils ont fui l’insécurité à Bema, situé en face de la ville congolaise de Yakoma », détaille le HCR.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 13h38)                

Après Charlottesville, un tweet d’Obama le plus « aimé » de tous les temps

août 16, 2017

L’ex-président américain Barack Obama, le 9 mai 2017 à Milan, en Italie / © AFP/Archives / Andreas SOLARO

Une citation de Nelson Mandela tweetée dimanche par Barack Obama est devenue le tweet le plus « aimé » de l’histoire du réseau social, a indiqué Twitter mercredi.

« Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion », avait écrit dimanche le premier président noir des Etats-Unis, après qu’un sympathisant néo-nazi a tué une manifestante anti-racisme la veille à Charlottesville en Virginie.

Mercredi à 11H00 GMT, le tweet avait été « liké » – les abonnés avaient coché un petit coeur au bas du tweet – 3,1 millions de fois et retweeté 1,3 million de fois.

Barack Obama ne s’est pas autrement exprimé sur le sujet, que par cette citation du grand résistant à l’apartheid illustrée d’une photo du 44ème président des Etats-Unis souriant à quatre enfants, dont une petite fille noire et un bébé tout blond, qui le regardent d’une fenêtre.

M. Obama a également publié le reste de la citation de Nelson Mandela dans deux autres tweets sans photo et qui ont eu moins de succès: « Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l’amour jaillit plus naturellement du coeur humain que son opposé ».

Le président Donald Trump a déclenché une vague d’indignation mardi en affirmant que la responsabilité des violences qui ont endeuillé Charlottesville devaient être cherchées du côté de l’extrême-droite mais aussi de la gauche et des militants anti-racismes qui s’y étaient affrontés.

Ces déclarations, au cours d’une conférence de presse chaotique au ton souvent acerbe et accusateur, ont provoqué un tollé et plongé la Maison Blanche dans une nouvelle crise.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 13h43)                

Allemagne: les quantités d’œufs contaminés importés bien pires qu’annoncé

août 16, 2017

Plus de 28 millions d’oeufs potentiellement contaminés au fipronil ont été importés en Allemagne, soit près du triple de ce qui avait été annoncé jusqu’ici par le gouvernement / © AFP/Archives / JOHN THYS

Plus de 28 millions d’oeufs potentiellement contaminés au fipronil ont été importés en Allemagne, soit près du triple de ce qui avait été annoncé jusqu’ici par le gouvernement, affirme mercredi le journal régional Neue Osnabrücker Zeitung (NOZ).

Ce chiffre de 28,1 millions d’oeufs potentiellement contaminés ne concerne que l’Etat régional allemand de Basse-Saxe alors que le gouvernement fédéral avait jusqu’ici assuré que jusqu’à 10,7 millions d’oeufs sans doute contaminés avaient été importés des Pays-Bas dans toute l’Allemagne, selon la même source.

Le quotidien régional affirme s’appuyer sur des données du ministère régional de l’Agriculture de Basse-Saxe, compilées à partir du système d’alerte de l’Union européenne.

« Tous les lots ont été rappelés », a assuré le ministère régional au journal.

Contacté par l’AFP, ce ministère n’avait pas immédiatement réagi.

Par ailleurs, selon la même source, quelque 17 millions d’oeufs également concernés par ce scandale ont quitté la région sans que ne soit communiquée leur destination exacte.

Le ministre régional de l’Agriculture, Christian Mayer, a évoqué « un chiffre terrifiant ».

L’ampleur du scandale est apparue au grand jour début août aux Pays-Bas avant de se propager en Allemagne, Suisse et en Suède.

Des oeufs contaminés ont été signalés dans 17 pays européens au total.

Le fipronil est un insecticide courant utilisé pour les animaux de compagnie contre les poux, les tiques et les acariens. Son utilisation est interdite sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire dans l’Union européenne.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 15h12)                

Canada, États-Unis et Mexique entament la renégociation de l’Alena

août 15, 2017

La frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, à San Diego le 11 mai 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / JOHN MOORE

Le Canada, les Etats-Unis et le Mexique entament mercredi des discussions pour renégocier le traité de libre-échange nord-américain (Aléna), à la demande de Donald Trump qui en a fait une priorité de sa politique.

Les négociateurs des trois pays seront réunis jusqu’à dimanche dans la capitale américaine pour moderniser cet accord commercial, en vigueur depuis 1994 et qui a fait bondir leurs échanges commerciaux.

« Nous sommes en train de renégocier les accords commerciaux pour qu’ils soient bons pour les travailleurs américains. Il était temps », a déclaré Donald Trump à l’avant-veille de l’ouverture des négociations.

Le président n’a eu de cesse de dénoncer l’Aléna, « un désastre », lui attribuant la responsabilité de nombreuses disparitions d’emplois aux Etats-Unis.

Il a sur cette question le soutien d’une partie de l’opposition démocrate. L’une des parlementaires de ce parti, Rosa DeLauro, a affirmé mardi que « l’Aléna est directement responsable de la délocalisation d’un million d’emplois bien rémunérés ».

Washington entend surtout mettre sur la table des négociations le problème du déséquilibre de sa balance commerciale avec le Mexique, qui, depuis la signature du traité, est passée d’un excédent de 1,6 milliard de dollars à un déficit de 64 milliards de dollars.

L’Aléna est devenu vital pour l’économie mexicaine: 80% des exportations mexicaines, essentiellement des biens manufacturiers comme les voitures mais aussi des produits agricoles, sont destinées aux Etats-Unis.

« Le déficit est un problème de taille auquel nous devrons nous attaquer », a fait savoir mardi un responsable du ministère du Commerce américain, sous couvert d’anonymat.

Jaime Zabludovsky, qui avait négocié l’accord original pour la partie mexicaine, a toutefois rétorqué que le problème du déficit américain ne pouvait se résoudre « dans une relation commerciale ».

« Le déficit est lié à une situation macroéconomique: les Etats-Unis sont une économie qui dépense plus qu’elle ne produit », a-t-il fait valoir, relayant les arguments de nombreux économistes.

Le point de départ de la renégociation de l’Aléna est de parvenir à « un accord commercial plus équilibré favorable aux emplois bien rémunérés pour les Américains et contribuant à la croissance économique des Etats-Unis », a insisté le responsable américain du ministère du Commerce.

– ‘Politesse et force’ –

Avec le Canada, à la fois plus grand client et plus grand fournisseur d’énergie des Etats-Unis, le débat devrait être plus apaisé. Car les échanges commerciaux entre les deux pays, qui ont doublé sous l’Aléna, restent globalement équilibrés.

l’article 19 « Ces négociations marquent un moment très sérieux et lourd de conséquences pour nous tous », a néanmoins relevé lundi la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystie Freeland, qui n’a pas exclu de « vivre des moments dramatiques » lors de cette renégociation.

Les négociateurs canadiens seront à Washington avec une attitude constructive mais ferme, a-t-elle insisté, notant que « la politesse et la force ne sont pas contradictoires ».

« Nous nous engageons à conclure un bon accord, pas n’importe quel accord », a-t-elle également expliqué.

Un point de cristallisation sera sans doute la révision du mécanisme de règlement des litiges commerciaux, connu sous le nom de « chapitre 19 », qui permet d’arbitrer les différends en matière de droits compensateurs et de dumping.

Les Etats-Unis entendent supprimer ce dispositif qui, jusqu’à présent, a été favorable au Canada sur le contentieux du bois de construction.

Ce litige a connu de nombreux rebondissements depuis 1983, les producteurs américains accusant leurs homologues canadiens d’exporter ce bois aux Etats-Unis à un prix de dumping, c’est-à-dire inférieur aux coûts de production.

Sur la question du « chapitre 19 », les Canadiens pourront compter sur le soutien des Mexicains qui souhaitent eux aussi le maintien de ce dispositif.

Ce mécanisme garantit « neutralité et objectivité au moment de résoudre un contentieux et il évite que ces questions ne soient traitées devant un tribunal américain, canadien ou mexicain », a commenté Ernesto Cordero, sénateur mexicain du Parti action nationale (PAN, opposition).

Les discussions de cette semaine constituent le premier round d’une série organisée à tour de rôle dans les trois pays. Le deuxième round aura lieu au Mexique le 5 septembre avant le troisième au Canada à une date non communiquée.

Malgré les nombreux points de divergences, les Américains comptent aller vite. « Nous avons un agenda très agressif pour cette négociation », a dit le responsable américain.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 04h04)                

Attentats-suicides dans le nord-est du Nigeria: 28 morts, plus de 80 blessés

août 15, 2017

Une victime des attentats-suicides dans le nord-est du Nigeria arrive en ambulance à l’hôpital de Maiduguri, le 15 août 2017 / © AFP / STRINGER, STRINGER

Trois femmes kamikazes se sont fait exploser mardi dans une ville à 25 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, faisant 28 morts et plus de 80 blessés, selon des sources locales.

« Trois femmes ont déclenché leur ceintures explosives juste à l’entrée d’un camp de déplacés (dans la ville de Mandarari) faisant 28 morts et 82 blessés », a rapporté Baba Kura, membre des milices civiles qui lutte contre le groupe jihadiste de Boko Haram.

« La première femme a déclenché sa ceinture vers 18 heures (17h00 GMT) dans le marché qui se trouve à l’entrée du camp », raconte ce témoin de la scène.

« Cela a créé de la panique, et les commerçants étaient en train de fermer leur boutique quand deux autres femmes se sont fait exploser, causant la majeure partie des morts et des blessés », poursuit M. Kura.

Ibrahim Liman, l’un des chef des milices civiles engagées dans le combat contre les jihadistes, a confirmé le triple attentat, ajoutant que « plus de 80 blessés ont été conduits à l’hôpital de Maiduguri », grande ville du nord-est du Nigeria.

Des sources à l’intérieur de l’hôpital ont fait part « d’un grand nombre de personnes qui sont arrivées » mardi en fin de journée.

Mandarari se trouve dans le district de Konduga, à quelques kilomètres de la capitale de l’Etat du Borno, district qui a été la cible récente de nombreuses attaques du groupe de Boko Haram.

Des hommes armés ont envahi le village d’Amarwa, proche de Mandarari, dans la nuit de samedi à dimanche, tirant au hasard sur les villageois et mettant le feu à toutes les habitations.

Le district de Konduga est l’un des épicentres des violences commises par le groupe jihadiste depuis que l’armée a forcé les combattants islamistes à décrocher de leur base de la forêt de Sambisa, en décembre dernier.

Il y a deux semaines, trois vendeurs de bois ont été décapités non loin de là, accusés par les combattants d’être des espions au service des forces de sécurité.

Le conflit de Boko Haram, particulièrement meurtrier dans la région du lac Tchad, a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis que le groupe extrémiste a pris les armes en 2009.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 03h23)

Congo: Un discours d’économie malade

août 15, 2017

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Zenga-mambu.com