Le député britannique David Amess assassiné lors d’un rassemblement citoyen

octobre 15, 2021

 Le député conservateur David Amess a été poignardé dans une église de sa circonscription, dans la ville de Leigh-on-Sea, au Royaume-Uni.

© /Photo tirée du compte Twitter de David Amess Le député conservateur David Amess a été poignardé dans une église de sa circonscription, dans la ville de Leigh-on-Sea, au Royaume-Uni.

L’élu conservateur a été poignardé à plusieurs reprises vendredi dans une église de Leigh-on-Sea, dans le comté d’Essex, où il rencontrait ses concitoyens. Il a succombé à ses blessures sur place.

Selon les forces de police de l’Essex, l’élu de 69 ans est mort sur les lieux en dépit des efforts soutenus des services d’urgence pour le réanimer.

Un appel a d’abord été reçu par la police pour une agression au couteau dans l’église méthodiste de Belfairs, à Leigh-on-Sea, une ville balnéaire à l’est de Londres. Sur les lieux, les agents ont découvert la victime gravement blessée avant de procéder à l’arrestation d’un homme de 25 ans. Un couteau a aussi été retrouvé sur les lieux par les policiers.

Le suspect est détenu et passible d’une accusation de meurtre.

«Nous ne recherchons personne d’autre en rapport avec l’incident et nous ne pensons pas qu’il y ait une menace permanente pour le grand public», a assuré la police.

Le bureau du député Amess, à Londres, a confirmé l’incident sans donner plus de détails.

Le député David Amess a été attaqué alors qu'il rencontrait ses concitoyens dans une église de sa circonscription.

© ANDREW COULDRIDGE/Reuters Le député David Amess a été attaqué alors qu’il rencontrait ses concitoyens dans une église de sa circonscription.

Selon des témoignages recueillis par les médias britanniques, David Amess aurait été poignardé à plusieurs reprises alors qu’il participait à une «surgerie», soit une rencontre avec les citoyens de sa circonscription où ces derniers viennent lui faire part de leurs demandes ou pour y signaler des problèmes à régler.

David Amess, membre du Parti conservateur, siège au Parlement britannique depuis 1983. Il y représente la circonscription de Southend West depuis 1997. Eurosceptique, il a été une voix très active en faveur du Brexit.

Cette attaque a priori gratuite contre un député a soulevé l’indignation de nombreux citoyens et parlementaires dont le leader du Parti travailliste, Keir Starmer, qui a déclaré sur Twitter qu’il s’agissait d’une nouvelle «horrible et profondément choquante».

«Je pense à David, à sa famille et à son équipe», a-t-il ajouté.

L’ancien premier ministre conservateur, David Cameron a pour sa part écrit sur Twitter : «Des nouvelles très alarmantes et inquiétantes en provenance de Leigh-on-Sea. Mes pensées et mes prières vont à Sir David Amess et à sa famille».

Plusieurs précédents

Ce triste événement n’est pas sans rappeler l’assassinat en pleine rue de la députée europhile Jo Cox, en 2016, une semaine avant le référendum sur le Brexit par un sympathisant néo-nazi.

Le député travailliste Stephen Timms a avait aussi été poignardé à l’estomac en mai 2010 par une étudiante radicalisée par des sermons en ligne d’un prédicateur lié au groupe terroriste Al-Qaida.

En 2000, le député libéral démocrate Nigel Jones et son assistant Andrew Pennington avaient aussi été attaqués par un homme armé d’une épée lors d’une rencontre avec des citoyens. Andrew Pennington a été tué tandis que Nigel Jones avait été blessé.

Avec CBC/Radio-Canada

Guinée : Mamadi Doumbouya accroît la pression sur les médias

octobre 15, 2021
Investiture du colonel Mamadi Doumbouya, le 1er octobre 2021 © DR

Alors que les forces spéciales guinéennes ont « visité » sans ménagement le siège de Djoma Média, un groupe appartenant à un proche d’Alpha Condé, l’inquiétude grandit pour la liberté de la presse.

Après avoir renversé l’ancien président Alpha Condé, le 5 septembre, Mamadi Doumbouya assurait qu’il « n’y aura[it] aucun esprit de haine, ni de vengeance [ni] de chasse aux sorcières ». Mais pour la presse, certaines méthodes sont bien moins rassurantes que ces paroles. Le 9 octobre, les forces spéciales guinéennes ont fait une descente musclée au siège de Djoma Média, dans la banlieue sud-est de Conakry, un groupe audiovisuel privé connu pour appartenir à un proche d’Alpha Condé. Son patron, Kabinet Sylla – surnommé « Bill Gates » – était intendant à la présidence sous l’ancien chef de l’État.

Les militaires se sont présentés en affirmant vouloir « vérifier une information faisant état du stationnement de véhicules volés dans l’enceinte » du siège du groupe, rapporte son directeur général, Kalil Oularé, interrogé par Jeune Afrique. Mais la situation a dégénéré quand les policiers qui montaient la garde devant l’entrée s’y sont opposés. Les forces spéciales n’avaient ni mandat ni ordre de mission.

Deux blessés

Des renforts, avec à leur tête le colonel Amara Camara, qui commande la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) numéro 21 du quartier populaire de Cosa, sont alors arrivés pour prêter main forte aux policiers. Des affrontements ont éclaté entre les deux unités et des coups de feu ont brièvement été entendus. Deux hommes ont été blessés.

Mais la tempête n’était pas encore finie à Djoma Média. « Vers 23h10, un commandant de l’armée et un civil se sont à nouveau présentés à notre siège, toujours pour les mêmes motifs, explique Kalil Oularé. Quand j’ai remonté l’information au colonel Balla Samoura [membre du Comité national de rassemblement pour le développement], il m’a répondu de les laisser faire. Après vérification, ils sont repartis. » Puis vers 4h du matin, des hommes en uniforme des forces spéciales ont fait irruption au domicile du colonel Amara Camara et ont emporté de l’argent et des bijoux, selon la famille de ce dernier.

LES MÉDIAS ONT ÉTÉ EXCLUS DES PRESTATIONS DE SERMENT DE MOHAMED BÉAVOGUI ET DE MAMADI DOUMBOUYA

Interdits aux journalistes

L’incident survenu au siège de Djoma Média a provoqué une levée de boucliers au sein de l’opinion. L’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée (Urtelgui) a condamné « énergiquement cette agression armée et ciblée de la part d’éléments présumés issus de l’Unité d’élite anciennement commandée par le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya ».

L’émotion a été assez forte pour que le colonel Balla Samoura se fasse l’émissaire du président de la transition. Le 11 octobre, ce haut membre de la junte s’est voulu rassurant : « À moins qu’il ne commette un jour une faute grave, Djoma n’est la cible d’aucune action de déstabilisation de la part des nouvelles autorités. »  Cela n’a pas rassuré : le 8 octobre, le média apprenait que ses comptes étaient gelés.

Les premières semaines du régime de Mamadi Doumbouya ne paraissent pas de bon augure pour la liberté de la presse. La prestation de serment du nouveau Premier ministre, Mohamed Béavogui, a notamment été interdite aux journalistes, exception faite de la RTG, le média d’État. Cela avait déjà été le cas pour celle de Mamadi Doumbouya lui-même ou lors des concertations nationales avec les forces vives du pays.

Avec Jeune Afrique par Diawo Barry

RDC : Augustin Kibassa rame pour se maintenir à flot

octobre 15, 2021
Kash © Kash

Fragilisé par la polémique qui fait rage autour de la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM), le ministre des Télécommunications a gagné un sursis. Mais pour combien de temps ?

La barque commence à être bien chargée… Mais Augustin Kibassa Maliba a réussi pour le moment à conserver son poste. Mercredi 13 octobre, les députés ont rejeté une motion de défiance à son égard, initiée par le Front commun pour le Congo (FCC, de Joseph Kabila) qui reproche au ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication sa volonté de maintenir la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM), vouée aux gémonies par de nombreux élus et représentants de la société civile.

Les députés de la majorité présidentielle ont volé au secours du ministre, faisant valoir qu’il fallait, avant de procéder à un vote d’une telle importance, lui laisser le temps de venir s’expliquer de vive-voix devant les élus.

« Sauver le soldat Kibassa »

Augustin Kibassa a pour sa part assuré avoir entendu les critiques. Et s’être même « senti personnellement interpellé par la pertinence des interventions des députés ». Il leur a promis de saisir le gouvernement à ce sujet lors d’un prochain conseil des ministres. Une manière pour lui de partager une part des attaques dont il fait l’objet depuis plusieurs semaines avec l’ensemble du gouvernement…

Au sein de l’Union sacrée, le mot d’ordre est encore de « sauver le soldat Kibassa ». Mais pour combien de temps ? Lors de la réunion qui s’est tenue, lundi 11 octobre, pour mobiliser les députés de la majorité sur ce dossier, certains d’entre eux ont rué dans les brancards lorsque Jean-Marc Kabund-a-Kabund, premier vice-président de l’Assemblée nationale et patron de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, de Félix Tshisekedi), a pris la défense du ministre.

Kash

Avec Jeune Afrique par Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

Crise anglophone au Cameroun : scènes d’émeutes à Buea après le décès d’une écolière

octobre 15, 2021
Un pick-up de l’armée camerounaise à Lysoka, près de Buea, le 7 octobre 2018. © MARCO LONGARI/AFP

La mort d’une fillette de 6 ans, tuée par un gendarme alors qu’elle se rendait à l’école, a entraîné de vives protestations dans la capitale régionale du Sud-Ouest, jeudi 14 octobre. Les habitants soupçonnent une bavure, les autorités tentent de ramener le calme.

La tension est toujours vive à Buea, ce vendredi 15 octobre, au lendemain d’une journée d’émeutes où deux personnes ont été tuées. Tout au long de l’après-midi de jeudi, des coups de feu ont été entendus dans la capitale du Sud-Ouest, une des deux régions anglophones du Cameroun en conflit avec le pouvoir central depuis 2017. Les protestations ont ensuite gagné la ville voisine de Limbe, où des jeunes ont enflammé des tonneaux d’essence pour exprimer leur colère.

Tout a commencé aux alentours de 8 heures du matin, lorsqu’une écolière de six ans a été tuée d’une balle tirée par un gendarme en faction à un check-point. La fillette et sa mère se trouvaient à bord du véhicule familial lorsqu’elles ont été interpellés au lieu dit Buitingi Molyko, derrière le principal stade de la ville. Selon Bernard Okalia Bilai, le gouverneur de la région du Sud-Ouest, le véhicule aurait « refusé d’obtempérer ».

Dans un communiqué rendu public en début de soirée, le porte-parole de l’armée ajoute que « le conducteur a ensuite été rattrapé dans sa fuite », et qu’après les procédures d’identification d’usage, « le ton est inexplicablement monté entre le gendarme et le conducteur ». Il s’en serait suivi un tir de sommation « inadaptée » et « disproportionné » qui a atteint la petite Carolaise Enondialle, la tuant sur le coup.

Gendarme lynché

À Buea, selon la rumeur, le drame serait la conséquence d’une opération de racket qui aurait mal tourné. Des sources locales indiquent que le tir faisait suite au refus de l’automobiliste de s’acquitter d’une somme de 500 francs CFA exigée par le gendarme. Informés de la situation, les habitants des alentours ont entrepris de se faire justice en prenant à partie le gendarme accusé d’avoir ouvert le feu. Ce dernier a été lynché. Conduit à l’hôpital régional de la région, il est décédé en fin d’après-midi du 14 octobre.

« C’est un drame que nous déplorons », a déclaré le gouverneur de la région, qui a également demandé aux populations de garder leur calme, de peur que la colère ne soit « récupérée par les terroristes qui n’attendent que de telles occasions pour créer le désordre ». Alors que les milices sécessionnistes ont promis de s’en prendre aux forces de défense, il a également annoncé que « les auteurs de l’incident, toutes catégories confondues, seront punis conformément à la loi camerounaise ».

« Combien de personnes allez-vous encore tuer ? »

Un message d’apaisement qui n’a visiblement pas été entendu par la foule, laquelle a continué à défiler dans les rues de la ville, ses rangs grossissant tout au long de la journée. L’évêque de Buea, Michael Bibi, qui se trouvait non loin du lieu du drame, a rejoint les manifestations. « Combien de personnes allez-vous encore tuer ? », chantaient les manifestants avant d’être finalement dispersés par les forces de défense qui ont dû faire usage de tirs, créant une ambiance d’émeute dans la ville. Les coups de feu ont été entendus jusque tard dans la nuit.

Carolaise Enondiale a quant à elle été inhumée aux alentours de 18h30, au cimetière de la paroisse Saint Antoine de Padua. Une enquête a été ouverte par les autorités administratives locales et les forces de défense et de sécurité afin de préciser les circonstances du drame et d’en déterminer les responsabilités.

Avec Jeune Afrique par Franck Foute

Canada: Le Québec s’approche de sa première neige

octobre 14, 2021

Après le passage d’une tempête automnale, le Québec subira les effets d’un creux atmosphérique et d’une dépression stagnante en début de semaine prochaine. De la petite neige est prévue dans certaines régions.

Grande cassure

Le Québec subira une descente d’air arctique dès dimanche alors qu’un creux atmosphérique balayera la province. Cet événement aura pour effet de faire chuter le mercure de façon importante. Ce refroidissement des températures combiné à la présence d’une dépression stagnante va apporter à la première neige de la saison dans certains secteurs du Québec.

© Fournis par MétéoMédia

Petite neige

Les vents froids du nord-ouest feront chuter les températures entre lundi et mardi. Les premiers flocons vont tomber de l’Abitibi vers le Saguenay et le Lac-Saint-Jean. La probabilité de voir ces précipitations solides est un peu plus élevée pour ces régions, mais les modèles actuels ne sont pas unanimes. Certains secteurs montagneux de l’Estrie pourraient également voir quelques flocons.

© Fournis par MétéoMédia

Neige tardive

Le Québec accuse déjà un retard avec la première neige pour les principales grandes villes du Québec. Dans certaines régions, en Abitibi et au Saguenay par exemple, les précipitations solides arrivent en moyenne lors de la première semaine d’octobre.

© Fournis par MétéoMédia

Avec Multimédia par Francis Brière

Guinée: Liste des généraux mis à la retraite par Mamadi Doumbouya pour une réforme de l’armée

octobre 14, 2021

Le colonel Doumbouya met à la retraite forcée plus de 40 généraux jugés proches d’Alpha Condé.

Ci-dessous, la liste des 42 Généraux de l’armée guinéenne envoyés à la retraite ce mardi 12 octobre 2021 par le président de la Transition, colonel Mamady Doumbouya à travers un décret lu à télévision nationale.

1-Général d’armée Sékouba Konaté

2-Général d’armée Namory Traoré

3-Général de corps d’armée Aboubacar Sidiki Camara

4- Général de corps d’Armée Ibrahima Baldé

5- Général Mohamed 2 Bangoura

6- Général de division Alpha Oumar Diallo

7- Général de division Fodé Keita

8- Général de division Fodé Touré

9- Général de division Bouréma Condé

10- Général de division Amadou Doumbouya

11- Général de division Adrien Naby Youssouf Soumah

12- Général de division aérienne Bambou Fofana

13- Général de division Siba Lohalamou

14- Général de division Mathurin Bangoura

15- Général de brigade Oumar Sanoh

16- Général de brigade Ansoumane Kaba

17- Général de brigade Mohamed Diané

18- Général de brigade Pépé Roger Sagno

19- Général de brigade Tidjane Diallo

20- Général de brigade Abdoulaye Keita

21- Général de brigade M’Hawa Sylla

22- Général de brigade Amadou Kaba

23- Général de brigade Aly Moussa Camara

24- Général de brigade Ibrahima Kalil Condé

25- Général de brigade Naby Youssouf Bangoura

26- Général de brigade Aboubacar Diakité

27- Général de brigade Mohamed Lamine Keita

28- Général de brigade Bachir Diallo

29- Général de brigade Bhoundouka Condé

30-Général de brigade Aboubacar Biro Condé

31- Général de brigade Édouard Théa

32- Général de brigade Mohamed Lamine Diarra

33- Médecin Général Remy Lamah

34- Médecin général Mbemba Kaba

35- Général de brigade aérienne Sidy Yaya Camara

36- Général de brigade aérienne Aboubacar Monchon Bangoura

37- Général de brigade aérienne Georges Sy

38- Général de brigade Mamadou Djan Diallo

39- Amiral Zézé Onovogui

40- Amiral Lansana Touré

41- Général de brigade Oumar Kandé

42- Général de brigade Ousmane Camara

Mamady Doumbouya

Conformément au statut général et particulier des officiers, précise l’article 2 du décret, les droits suivants leur sont accordés :
La totalité de la solde indiciaire mensuelle qui évolue en fonction du barème de solde annuelle,
Une indemnité de logement qui équivaut à 75% de la solde indiciaire,
Les frais de représentation qui équivalent à 50% de la solde indiciaire,
Un passeport diplomatique pour lui, de son conjoint ou sa conjointe,
Un grade d’un élément,
Un véhicule neuf non renouvelable,
Une dotation mensuelle en carburant,
La gratuité des soins de santé pour lui-même.
Et dans sa deuxième version, l’officier général peut occuper des fonctions civiles

Avec Ibrahima sory kandja Bangoura pour Gangan RTV

Youth challenge: Mvutu parmi les quatorze projets retenus

octobre 14, 2021

La start-up congolaise Mvutu bénéficiera, aux cotés de treize autres concurrents venus de plusieurs régions du monde, d’un accompagnement des Nations unies pour concrétiser ses projets de restauration des écosystèmes.

1- Le logo de Mvutu/DR

Mvutu fait, en effet, partie des lauréats de GenerationRestoration Youth Challenge après avoir postulé, du 16 avril au 15 juin derniers, au concours lancé par les structures 1t.org et UpLink, en collaboration avec le partenaire Salesforce et l’apport de Décennie des Nations unies. GenerationRestoration Youth Challenge vise à soutenir les jeunes éco-preneurs, pour la restauration des écosystèmes. Plusieurs plateformes à travers le monde, dont les actions et solutions innovantes témoignent de la puissance d’une génération soucieuse de l’environnement et de la technologie pour apporter des changements réels et concrets, bénéficieront de l’accompagnement de cette initiative.

C’est un appel mondial à des solutions dirigées par des jeunes pour conserver et restaurer les écosystèmes. Conformément à la Décennie des Nations unies, le défi couvre la conservation et la restauration de tous les types d’écosystèmes terrestres et côtiers intacts et dégradés, y compris les forêts, les prairies, la tourbe et autres. La période d’incubation commence en fin octobre jusqu’à janvier 2022. Ils bénéficieront, lors de l’incubation, des conseils sur les questions techniques, commerciales, marketing et de développement opérationnel visibilité.

Les quatorze meilleurs projets innovateurs UpLink du GenerationRestoration Youth Challenge sont pour la plupart menés par des jeunes. Il s’agit de AkoFresh, L’Initiative Cábula, Coalition Wild, Ceriops, Green Generation, Millennium Kids Inc, Mvutu, Ecological Food Caterpillars Company, L’Éducation à la recherche pour des actions durables, PIB Global Limited, Saving the Amazon, Seawater Solutions, L’Urban Garden Initiative (TUGI) et Treeconomy. Tous ces projets ont un seul point : restaurer la biodiversité.
 

Mvutu mise sur la valorisation des produits biologiques au Congo

La plateforme Mvutu, qui signifie « Réponse » en langue Kituba, est une start-up congolaise qui offre des services agricoles de bout en bout, en commençant par la distribution d’intrants, des conseils agricoles personnalisés jusqu’à la mise en place d’un marché pour la vente des produits en passant par l’accès aux services financiers et d’une chaîne frigorifique pour la conservation des vivres récoltés.

Dirigée par le jeune Congolais Divin Kouebatouka, Mvutu est, en effet, une solution d’agriculture numérique pour l’assurance météorologique et une source de sécurité alimentaire puis résilience des communautés.

2- Les agents de Mvutu sur le terrain/DR 

Il estime que Mvutu s’approvisionne en produits biologiques de la plus haute qualité auprès des petits exploitants agricoles au Congo. « Nous agrégeons la demande et livrons une large gamme de produits frais et exotiques directement des fermes aux magasins de clients B2B2C comme les détaillants, grossistes, vendeurs locaux, supermarchés, restaurants, hôtels, des particuliers et exportateurs. Nous soutenons les petits exploitants agricoles dans la planification des cultures en harmonie avec les marchés, la modernisation des infrastructures côté ferme et la transition vers des pratiques durables », a expliqué Divin Kouebatouka.

Il ajoute que sa structure tire profit des technologies pour assurer une exécution fluide des commandes des fermes aux magasins tout en organisant les contrôles de qualité, la distribution et la satisfaction des clients.

L’un des défis actuels de Mvutu consiste à finaliser le développement de son service USSD pour les agriculteurs ainsi qu’une application mobile pour les vendeurs ambulants. « Cela nous aidera à avoir une bonne visibilité de la demande et de l’offre et nous donnera la possibilité de rationaliser et d’automatiser la distribution alimentaire de la ferme à l’assiette », conclut-il.

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma

Agroalimentaire : le Togo à l’assaut du défi de la transformation

octobre 14, 2021

REPORTAGE. Ces dernières années, producteurs et politiques cherchent les voies et moyens d’engager une transformation locale des matières premières. Illustration.

A travers quelques produits agricoles cles comme le cacao, le soja ou le coton, le Togo veut impulser de nouveaux schemas pour faire de la transformation locale une realite.
À travers quelques produits agricoles clés comme le cacao, le soja ou le coton, le Togo veut impulser de nouveaux schémas pour faire de la transformation locale une réalité.© GODONG/DELOCHE / BSIP via AFP

Au Togo, comme dans la plupart des pays d’Afrique, l’agriculture occupe une très large portion des actifs et contribue énormément à l’économie, dont elle est d’ailleurs le moteur, avec pas moins de 40 % du produit intérieur brut (PIB). Mais la transformation in situ des matières premières pour avoir une plus-value en est le talon d’Achille. Aujourd’hui encore, c’est l’exportation sous forme brute vers l’Occident qui prime. Résultat : malgré l’abondance des ressources, le continent continue à importer chaque année des milliards de dollars d’aliments transformés et de produits raffinés. Les produits agricoles qui illustrent assez bien ce schéma sont la noix de cajou, le café et le cacao. Alors que le continent africain concentre 70 % de la production mondiale de fèves de cacao et que la transformation du chocolat est à l’origine de 100 milliards de dollars à travers le monde, selon l’International Cocoa Organization, seuls 6 % de cette somme reviennent aux pays exportateurs de la matière brute, comme la Côte d’Ivoire et le Ghana.

Le soja comme vitrine

Depuis quelques années, il y a une véritable prise de conscience sur le besoin de développer les infrastructures de transformation sur place. Ananas, mangues, papayes, soja, légumes frais, café, cacao. Choco Togo, d’Éric Agbokou, spécialisée dans la transformation du cacao – en plus de la production locale, elle importe le bio du Ghana et de la Côte d’Ivoire, des plus grands pays producteurs d’Afrique et du monde – en chocolat, fait partie des têtes de pont. Ses chiffres d’affaires montant crescendo depuis 2013, la diversité des pays d’exportation du chocolat de Choco Togo, les prix glanés un peu partout pour sa qualité sont assez parlants. L’ambition d’Éric Agbokou est de s’approprier le marché ouest-africain et de passer le cap des 10 000 tonnes annuelles de production.

Kanyi Group, de Kanyi Koffi Anoumou, est aussi une référence dans le secteur dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, notamment pour la transformation des fruits séchés, aux côtés d’Ecocert. Agrokom, de Daniel Komlan ,fait dans la trituration du soja, tout comme Mama Soja.

Le Togo rêve de devenir un champion du soja bio dans le monde (image d’illustration).© WIKUS DE WET / AFP

Concrètement, le soja « made in Togo » est le porte-étendard de cette nouvelle stratégie. La filière est très porteuse, de la production à la transformation de la graine jusqu’à sa commercialisation. Le petit pays en a produit jusqu’à 176 000 tonnes à l’été 2021, contre 40 000 tonnes en 2018. Le soja constitue une matière première de choix pour une multitude d’industries sur le marché mondial des huiles et des protéines végétales. Il représente plus de 50 % en masse de la production mondiale d’oléagineux. Le Togo ne veut plus se contenter d’exporter. Il veut transformer localement et exploiter son immense potentiel pour en faire de l’huile, bien sûr, mais aussi de la farine, des savons et même du fromage.

Les politiques en place et les chiffres

Cet essor du secteur de la transformation in situ des produits agricoles bio tient en partie au cadre institutionnel et politique tracé par l’État togolais. En effet, bien des structures ont été créées dans la perspective de la promotion agricole de façon générale. Projet de transformation agroalimentaire du Togo (PTA-Togo) dans le cadre du plan stratégique de développement des agropoles au Togo (2017-2030) et de l’initiative Nourrir l’Afrique (2016-2025), visant à accroître de 19 à 40 % la part des produits agricoles transformés sur place, Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) et ses dérivés, mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA), etc. De nombreux programmes, projets ou mécanismes ont permis de faire un grand pas vers la transformation des produits agricoles sur place. Manifestation ultime ces derniers temps de cette volonté politique, la mise en place de la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) et la promotion du volet transformation des produits.

Le secteur a par ailleurs bénéficié des appuis des partenaires en développement aussi. « Si nous appuyons les acteurs de la transformation, alors cela va agir sur toute la chaîne de valeur. Donc nous appuyons les transformateurs dans la démarche qualité, mais également pour obtenir les équipements nécessaires pour pouvoir répondre aux besoins du marché », a déclaré Isaac Nyuito, chargé de programme à la délégation de l’Union européenne au Togo.

Avant Choco Togo, la quasi-intégralité des fèves togolaises était exportée.© Choco Togo

L’un des pays européens actifs dans l’appui aux transformateurs des produits bio est sans doute l’Allemagne, qui, avec des programmes, projets et autres appuis aussi bien financiers que matériels, logistiques et techniques, aura contribué à booster cette activité au Togo, avec son bras armé, la GIZ.

En l’espace de quelques années, le Togo est parvenu à rattraper son retard et à occuper le rang de second exportateur africain de produits bio à destination des pays de l’Union européenne, derrière l’Égypte, selon des données statistiques rendues publiques en juin 2020. Passant de 22 000 tonnes à près de 45 000 tonnes, soit une hausse de 102 % enregistrée, le pays avait plus que doublé ses exportations de produits biologiques vers cet espace entre 2018 et 2019. Ce chiffre faisait du Togo le 14exportateur mondial (contre la 31place pour 2018), et de nouveau le premier plus gros exportateur de la Cedeao vers l’UE dans le domaine.

Outil de création d’emplois et de valeur ajoutée

Certains acteurs l’ont compris depuis bien longtemps, la transformation locale des produits agricoles apporte une plus-value énorme aussi bien aux producteurs qu’au pays puisqu’elle permet la création d’emplois de meilleure qualité. « Si nous devons développer l’Afrique, ça ne peut qu’être par la voie de l’entrepreneuriat. Et nous n’allons pas produire sans transformer. La transformation sur place apporte une grande valeur ajoutée. Aller travailler dans une fonction publique, ce n’est pas mal, mais ça ne vous permet pas spécifiquement de contribuer au développement de votre pays », estime Kanyi Koffi Anoumou.

« J’étais dans la transformation des épices et farine et j’employais 2 personnes, mais, depuis que je me suis tourné vers les fruits séchés, ce nombre oscille désormais entre 10 et 14 en fonction de la production », explique Solim Kpemissi, la directrice générale de Futur of Africa SAS.

Défis et perspectives

Les défis ne maquent pas, cependant : entre la disponibilité des matières premières, les équipements pour ce faire, l’absence de débouchés locaux pour consommer ces produits, entre autres. Mais les acteurs du secteur, grâce à leurs diverses approches, tentent de surmonter de plus en plus ces écueils. « Les défis sont énormes : défis en termes de production, défis en termes de disposition de machines, défis en termes de personnel, de formation adéquate pour le personnel en matière de transformation », liste Kanyi Koffi Anoumou. « Mais nous arrivons à apporter des solutions, souligne-t-il. Je ne dirai pas que j’ai cherché une matière première pendant une ou deux semaines sans trouver. Parce qu’au fur et à mesure qu’on avance nous essayons de former nos coopératives à produire beaucoup plus en quantité pour que nous ne manquions de rien. »

Des produits transformés et commercialisés directement sur place trouvent leur place sur les étals des marchés et des principaux commerces du Togo.© DR

L’autre défi de grande portée à relever, c’est la consommation locale des produits bio. « Le marché d’écoulement, au début, c’était extrêmement difficile. Mais maintenant, je dirais que ça va mieux, pas totalement à 100 %. Avec le temps, on espère vivement que ça changera. (…) Il y a la concurrence qui est un peu rude, ce qui fait que parfois les productions locales deviennent plus chères que les produits importés. Nous sommes en train de régler ce côté-là pour que nos produits soient accessibles à tout le monde », ajoute le patron de Kanyi Group.

Amana Azotou, à la tête d’Ecocert abonde : « Honnêtement, certains produits transformés localement ont plus de valeur ajoutée à l’exportation que sur le marché local, si l’on pense créer plus de richesse pour l’entreprise et participer au développement de son pays », insiste-t-il. Pour lui, le marché togolais est trop petit. « C’est vrai qu’il faut travailler pour faire connaître localement ses produits car cela vous permet de nouer des contacts avec des partenaires qui peuvent porter votre projet et vous aider à vous faire connaître sur le marché international. L’exportation se prépare et c’est un travail de longue haleine », dit-il.

Comme pour témoigner de la place du bio et encourager sa production au Togo, il a été institué un marché idoine, l’Espace Viva. « On a identifié les producteurs qui font de l’agroécologie, utilisent des techniques comme la permaculture. On leur rend visite avant de les sélectionner pour qu’ils participent au marché des paysans. On les connaît donc très bien, ce sont des personnes engagées depuis très longtemps », a déclaré Aimée Abra Tenou, sa fondatrice.

Avec Le Point par notre correspondant à Lomé, Kouevi Nyidiiku

France-Présidentielle : Valérie Pécresse va reprendre sa carte à LR

octobre 14, 2021

EXCLUSIF. Candidate à l’investiture de LR, la présidente de la région Île-de-France annonce au « Point » qu’elle réadhère au parti qu’elle a quitté en 2019.

Valerie Pecresse avait quitte LR en 2019. Elle reprend aujourd'hui sa carte.
Valérie Pécresse avait quitté LR en 2019. Elle reprend aujourd’hui sa carte.© PASCAL GUYOT / AFP

Selon nos informations, Valérie Pécresse a décidé de reprendre sa carte des Républicains, dont elle sollicite l’investiture pour la présidentielle d’avril. Et ce, contrairement à son principal compétiteur Xavier Bertrand, qui a fait savoir qu’il ne réadhérerait pas à son ancienne famille politique. « Je vais adhérer à nouveau aux Républicains. C’est la conséquence logique du fait que j’ai accepté depuis le début de jouer collectif. C’est une question de cohérence », annonce à notre journal Valérie Pécresse, qui va officialiser ce choix ce jeudi soir à l’occasion d’une réunion publique à Dijon (Côte-d’Or).

Elle en a informé le patron des Républicains Christian Jacob dans la journée. L’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, puis du Budget, avait quitté LR le 5 juin 2019 après le naufrage des européennes (8,5 % des voix) et la démission consécutive de Laurent Wauquiez. Elle avait alors affiché sa volonté de « refonder la droite, menacée d’extinction », mais de « l’extérieur », aux commandes de son propre mouvement (Libres !).

« Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron »

« Aujourd’hui, je demande à tous les membres de Libres !, qui partagent comme moi les valeurs de la droite, d’adhérer à LR pour construire ensemble le parti de la reconquête et de l’alternance. Et cette ligne, je me l’applique à moi-même. Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron », poursuit Valérie Pécresse, contactée par Le Point.

En début de semaine, le président de la région des Hauts-de-France a pour sa part accepté de participer au congrès de LR mais écarté l’idée de revenir dans le giron du parti, s’attirant de fortes critiques en interne. « C’est un bras d’honneur aux militants ! Il réclame l’investiture du parti, son soutien financier mais il ne veut pas prendre la carte ! », s’insurge un cadre LR. Xavier Bertrand se considère lié par sa promesse : en claquant la porte en décembre 2017, il avait indiqué que sa décision était « définitive ». Selon les règles édictées pour le congrès du 4 décembre, qui doit départager les six candidats en lice (sous réserve qu’ils obtiennent 250 parrainages d’élus), rien n’oblige en théorie Pécresse et Bertrand à reprendre leur carte pour candidater. Mais le geste se veut éminemment symbolique.

Avec Le Point par Nathalie Schusk

France-Viol : Marc Machin condamné à 16 ans de réclusion criminelle

octobre 14, 2021

Marc Machin était jugé pour viol commis sous la menace d’une arme, mais aussi pour extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile.

La cour a assorti cette peine d'une periode de surete de huit ans et ordonne une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.
La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.© xavier de torres / MAXPPP / xavier de torres/MAXPPP

La cour d’assises de Paris a condamné, ce jeudi 14 octobre, Marc Machin à seize ans de réclusion criminelle pour le viol d’une jeune femme, sous la menace d’une arme en 2018. La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans. Marc Machin a en outre été condamné à verser 25 000 euros de dommages et intérêts à la victime.

Dans le box, sweat-shirt blanc, carrure imposante, Marc Machin a semblé accuser le coup à l’énoncé de la peine, laissant échapper ensuite quelques larmes. Dans sa motivation, « la cour a tenu compte de la gravité des faits » qui « ont entraîné un traumatisme extrêmement important pour la victime », ainsi que de deux précédentes condamnations de Marc Machin pour agressions sexuelles, a déclaré le président David Hill.

Le procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile

Marc Machin, 39 ans, était jugé depuis lundi pour viol commis sous la menace d’une arme, extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile. Son procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile.

Cette dernière, alors âgée de 22 ans, avait dénoncé le 21 avril 2018 à la police le viol dont elle avait été victime le matin même dans un appartement à Paris par un homme encagoulé qui la menaçait d’un couteau de cuisine, avant de la contraindre à effacer les traces du crime et de dérober sa carte bleue. Confondu par son ADN, Marc Machin avait fini par reconnaître les faits en garde à vue.

Marc Machin a passé à tort six ans et demi en prison pour l’affaire du Pont de Neuilly. Incarcéré en 2001 à l’âge de 19 ans, il avait été condamné trois ans plus tard à dix-huit ans de réclusion criminelle pour le meurtre à coups de couteau de Marie-Agnès Bedot, une peine confirmée en appel. Mais en mars 2008, un homme sans domicile fixe de 33 ans, David Sagno, s’est accusé de ce meurtre et de celui d’une autre femme commis au même endroit en 2002, ce qui a conduit à la libération de Marc Machin.

Marc Machin a accumulé les condamnations

En 2012, ce dernier a fini par être acquitté à l’issue de son procès en révision, devenant la huitième personne en France depuis la Seconde Guerre mondiale à être innocentée à l’issue d’une telle procédure. La justice lui a alors attribué 663 320 euros d’indemnisation.

Depuis sa sortie de prison en 2008, Marc Machin a accumulé les condamnations, une quinzaine au total, qui lui ont valu pour certaines d’être réincarcéré.

Par Le Point avec AFP