Flavie Flament raconte comment Hamilton la forçait au silence

décembre 7, 2016

 

Dans une interview accordée à BFMTV, l’animatrice, qui accuse le photographe de viol , raconte comment il l’empêchait de parler.

Suite au suicide de David Hamilton, Flavie Flament est sous le choc. Et en colère. D’abord parce qu’il n’y aura jamais de procès. Ensuite parce que des internautes l’accusent d’avoir provoqué la mort du photographe.

C’est en tout cas ce qui ressort d’une interview qu’elle a accordée à BFMTV, dans laquelle elle dit, par exemple, que le suicide de David Hamilton, il y a une dizaine de jours, n’est qu’une «ultime révé­rence assez pitoyable qui signe l’aveu de tout ce qu’il a pu faire pendant quarante ans de carrière».

Par ailleurs, elle explique également comment le photographe s’y prenait pour la contraindre à garder le silence, en la «muselant par la peur»: «C’est quelqu’un qui parvenait à avoir une sorte d’autorité physique et psychologique telle, qu’on savait, de toute façon, en sortant de cet appartement, qu’on ne serait pas comprise et qu’on ne serait pas entendue», a-t-elle expliqué.

Depuis la sortie du livre de Flavie Flament «La consolation», aux éditions Lattès, en octobre dernier, d’autres femmes se sont manifestées, évoquant des attouchements et des viols: «Je voyais leurs messages apparaître et j’avais l’impression de toucher du doigt une amie, quelqu’un qui avait vécu les mêmes choses que moi et en fait, les victimes de viol et encore plus d’un même prédateur, se comprennent», conclut l’animatrice.

Lematin.ch(Créé: 07.12.2016, 14h18

Guinée équatoriale : la CIJ reconnaît le caractère diplomatique de l’immeuble parisien attribué à Teodorìn Obiang

décembre 7, 2016

Le fils du président équato-guinéen Teodoro Nguema Obiang Mangue devant l’Assemblée générale de l’ONU, le 30 septembre 2015. © Frank Franklin II/AP/SIPA

La Cour internationale de justice, réunie à La Haye ce mercredi 7 décembre, ne tranche pas sur l’immunité de Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de Guinée équatoriale, mais reconnaît le caractère diplomatique de l’immeuble situé 42, avenue Foch à Paris.

C’est une décision mi-figue mi-raisin qu’a rendue le 7 décembre la Cour internationale de justice (CIJ), à La Haye. Saisie le 13 juin dernier par la Guinée équatoriale, cette dernière lui demandait de prononcer des mesures conservatoires contre la France dans le cadre de l’affaire dite des Biens mal acquis (BMA), aux motifs que, premièrement, Teodoro Nguema Obiang Mangue (visé par l’enquête parisienne) bénéficiait d’une immunité diplomatique en tant que 2e vice-président de son pays, et que, deuxièmement, l’immeuble dans lequel furent saisis les biens constituait une représentation diplomatique de Malabo.

La CIJ déclare d’une part ne pas être compétente pour déterminer si oui ou non le fils du président équato-guinéen était protégé par son immunité diplomatique au moment où la France a procédé à ladite saisie (meubles, habits, voitures…) dans l’immeuble situé 42, avenue Foch, à Paris. Dans ce cadre, elle dit ne pouvoir « indiquer de mesures conservatoires ».

Perquisitions interdites

En revanche, la CIJ reconnaît le caractère diplomatique de l’immeuble (la France, elle, soupçonne Teodorìn de l’avoir acquis à titre personnel) : « La France doit, dans l’attente d’une décision finale en l’affaire, prendre toutes les mesures dont elle dispose pour que les locaux présentés comme abritant la mission diplomatique de la Guinée équatoriale au 42 avenue Foch à Paris jouissent d’un traitement équivalent à celui requis par l’article 22 de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques, de manière à assurer leur inviolabilité », a-t-elle confirmé dans un communiqué. En d’autres termes : la France ne peut plus procéder à d’autres perquisitions dans cet immeuble.

Jeuneafrique.com par Michael Pauron

Élection présidentielle et scrutin test au Ghana

décembre 7, 2016

Les bureaux de vote pour les élections présidentielle et législatives ont fermé mercredi soir au Ghana. Les résultats sont attendus dès jeudi soir. Ce scrutin a valeur de test dans un pays à l’économie en perte de vitesse et malmené par des scandales de corruption.

Dans une majorité de bureaux de vote de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest, les bureaux de vote ont fermé à 18h00 (heure en Suisse), sous la surveillance de policiers. Quelque 15 millions d’inscrits étaient appelés à élire leur prochain président pour un mandat de quatre ans ainsi que leurs 275 députés.

A Jamestown, un quartier de la capitale Accra, près de 30 personnes comptaient le nombre d’empreintes de pouces attestant du vote d’électeurs. « Jusqu’ici, cette phase du processus (électoral) se déroule dans le calme », a commenté Christopher Fomunyoh, observateur accrédité, et directeur régional d’une ONG américaine.

Sept candidats étaient en lice pour la présidentielle, dont une ex-première dame, Nana Konadu Agyeman-Rawlings. Mais la bataille se joue entre les rivaux historiques: le président sortant John Mahama (Congrès national démocratique – NDC) et le leader du NPP (Nouveau parti patriotique), Nana Akufo-Addo. Si aucun des deux principaux candidats ne remporte plus de 50 % des voix, un second tour aura lieu courant décembre.

« Leader incorruptible »
M. Akufo-Addo est apparu décontracté mercredi matin lors de son vote dans sa ville de Kibi, à deux heures de route au nord d’Accra. Il a souligné qu’il était « très important que le processus électoral se déroule avec efficacité et de manière pacifique, pour que le Ghana garde sa réputation de défenseur de la démocratie » en Afrique.

Pour ses partisans, l’image de l’opposant est celle d’un « leader incorruptible ». Ils espèrent qu’il pourra remettre l’économie d’aplomb pour entrer en compétition avec la Côte d’Ivoire, voisin en plein regain de croissance.

Président sortant « très confiant »
Une foule s’était massée mercredi matin à Bole (nord) pour accueillir le président dans sa ville d’origine. M. Mahama a déclaré se « sentir très confiant » quant aux résultats du scrutin et « fier » de son bilan, n’ayant « aucun regret ».

« Apporter l’eau courante dans un village et changer ainsi les vies de ceux qui y vivent est aussi important pour moi que de construire l’échangeur autoroutier Kwame Nkrumah » à Accra. Il s’est exprimé après avoir déposé son bulletin dans l’urne, sous les yeux des observateurs de la Cédéao, l’organisation régionale d’Afrique de l’Ouest.

Ralentissement économique
M. Mahama, 58 ans, peut se féliciter d’avoir instauré une discipline fiscale. Toutefois, son mandat a été entaché par un ralentissement économique (3,3 % en 2016), dû à la chute des cours des matières premières dont le Ghana est fortement dépendant (or, cacao, pétrole, notamment), et à des scandales de corruption au sein de l’administration.

M. Akufo-Addo, 72 ans, qui se présente pour la troisième fois à la magistrature suprême, juge que ce scrutin est un « moment charnière » pour le Ghana.

Tensions et violences
La campagne électorale a été marquée par des tensions et des violences. Un partisan du NPP a été tué lundi dans des heurts en marge d’un meeting.

Lors des dernières élections de 2012, les deux mêmes candidats principaux s’étaient affrontés. Le président Mahama avait remporté le scrutin de peu, avec 50,7% des voix contre 47,7% pour M. Akufo-Addo qui avait contesté en vain les résultats devant la Cour constitutionnelle. Il a récemment déclaré qu’il n’excluait pas de retourner vers la justice s’il perdait ce scrutin.

Romandie.com avec(ats / 07.12.2016 20h30)  

Football Leaks : Benzema décrit comme un «patriote fiscal»

décembre 7, 2016

Karim Benzema paie ses impôts liés à ses droits à l'image en France.

Karim Benzema paie ses impôts liés à ses droits à l’image en France. Crédits photo : Pedro Fiuza/ZM / Panoramic

LE SCAN SPORT – Alors que beaucoup de ses coéquipiers du Real Madrid sont dans la tourmente après les révélations de Football Leaks, Karim Benzema passe pour un bon élève en matière de fiscalité.

Voilà une affaire où le nom de Karim Benzema ne ressort pas pour alimenter une polémique. Alors que nombre de ses coéquipiers sont actuellement dans la tourmente après les révélations de Football Leaks sur de la fraude fiscale, l’attaquant du Real Madrid n’est pas concerné. Mieux, il paie ses impôts liés à ses droits d’images en France.

Alors que Cristiano Ronaldo ou Luka Modric ont décidé de s’acquitter de cet impôt dans un paradis fiscal pour faire d’indécentes économies, Mediapart révèle que Karim Benzema est lui un «patriote fiscal». BOB (Best of Benzema), la société chargée d’exploiter ses droits à l’image, est basée à Lyon, sa ville natale. L’attaquant madrilène détient 90% de la société, alors que son père et sa mère en détiennent respectivement 5%.

Il aurait pu légalement payer moins d’impôts en Espagne

Karim Benzema s’acquitte actuellement de l’impôt sur les sociétés françaises, au taux de 33%. Pourtant, le numéro 9 du Real Madrid aurait pu choisir de payer moins d’impôts en établissant sa société à Madrid. Etant donné qu’il est arrivé en Espagne avant 2010, il aurait pu bénéficier «du statut fiscal favorable d’impatrié», qui lui aurait permis d’obtenir «un taux d’imposition probablement inférieur à 5%».

Sa société BOB aurait, toujours selon les informations de Mediapart, réalisé un chiffre d’affaires de 1M€ en 2011. Un chiffre d’affaires pour lequel Karim Benzema aurait payé 206.207€ d’impôts. En 2012, Mediapart avance qu’un chiffre d’affaires de 1,64M€ aurait obligé l’ancien Lyonnais à payer 378.484€. Une somme que l’attaquant français a bel et bien réglée.

Pour plus d’informations, Mediapart a tenté de contacter le joueur, mais ce dernier a refusé l’entretien, estimant que ses propos «serait de toute façon mal interprétés». Comme Benzema, un autre joueur du Madrid a refusé tout arrangement fiscal. Martin Odegaard, jeune prodige norvégien de 17 ans a refusé, par le biais de son père, de placer son argent à l’étranger pour «une question de morale».

Lefigaro.fr par Purshoothe Thayalan

Les passagers d’Air France écoutés par les espions américains et britanniques

décembre 7, 2016

La NSA et son homologue anglais peuvent capter toutes les données, y compris les codes secrets, des communications des passagers de la plupart des grandes compagnies aériennes. Dont Air France.
 
Dans l’immense stock d’archives extraites par Edward Snowden, l’ancien consultant de l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), c’est une pépite. Elle débute par une devinette : « Quel est le point commun entre le président du Pakistan, un trafiquant de cigares ou d’armes, une cible du contre-terrorisme ou le membre d’un réseau de prolifération nucléaire ? Ils utilisent tous leur téléphone portable lorsqu’ils sont dans un avion. »

Posée en 2010 dans une des lettres d’information interne de l’une des principales directions de la NSA, « SIDtoday », et classée top secret, elle annonce l’émergence d’un nouveau terrain d’espionnage, qui n’avait pas encore été exploré : l’interception des données de communications à bord des avions de ligne. En 2009, la NSA souligne dans un document interne que, en décembre 2008, 50 000 personnes ont déjà utilisé leur téléphone portable en vol, un chiffre qui atteint 100 000 en février 2009. Pour expliquer cet engouement, la NSA énumère : « De plus en plus d’avions équipés, la crainte recule de voir l’avion s’écraser. Pas aussi cher qu’on le croyait. (…) Le ciel pourrait appartenir à la NSA. »

Fin 2012, le Government Communications Headquarters (GCHQ), l’homologue britannique de la NSA, livre, à son tour, dans une présentation « top secret strap », un des plus hauts niveaux de classification, les dessous du programme Southwinds (« vents du sud »), mis en place pour collecter tout le trafic, voix et data, métadonnées et contenu des connexions à bord des avions. La zone est encore limitée aux régions Europe, Moyen-Orient et Afrique, couvertes par les satellites Inmarsat.

La collecte des données se fait « quasiment en temps réel » et un avion peut être suivi toutes les deux minutes. Pour espionner un téléphone, il suffit qu’il soit à une altitude de croisière de 10 000 pieds. Le signal transitant par satellite, la technique d’interception se fait par des stations secrètes d’antennes au sol. Le seul fait que le téléphone soit allumé suffit à le localiser, l’interception peut alors être croisée avec le registre des listes de passagers et les numéros des avions, pour mettre un nom sur l’utilisateur du smartphone. Le GCHQ peut même, à distance, perturber le fonctionnement d’un téléphone de sorte que son utilisateur soit contraint de le redémarrer avec ses codes d’accès : les services britanniques interceptent du même coup ses identifiants.

Une fixation qui ne tient pas du hasard

Le GCHQ et la NSA ont baptisé leurs opérations de mise sous surveillance des communications en avion de doux noms d’oiseaux, « Pie voleuse » et « Pigeon voyageur », comme cela a été rapidement évoqué par Glenn Greenwald, journaliste indépendant américain, dans son ouvrage Nulle part où se cacher (JC Lattès, 2014). Mais un examen plus poussé de ces pièces et la lecture de documents inédits extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives Snowden données à M. Greenwald et Laura Poitras, sur la surveillance entre 2005 et 2013 des avions commerciaux dans le monde entier, prouve que la compagnie Air France a été très tôt au cœur de l’attention de ces deux pays amis, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

 

Extrait d'une présentation du GCHQ montrant comment le service britannique intercepte les communications au sein des avions Air France.

Extrait d’une présentation du GCHQ montrant comment le service britannique intercepte les communications au sein des avions Air France. Document Snowden

La cible Air France apparaît dès 2005 dans un document de la NSA fixant les grandes lignes du projet de « traque des avions civils dans le monde entier ». Daté du 5 juillet et signé par le numéro deux de l’une des principales directions de la NSA, chargée du renseignement d’origine électromagnétique (SID, Signal Intelligence Directorate), ce mémo de 13 pages recense sous forme chronologique et détaillée les principales étapes de ce programme pensé pour éviter « un nouveau 11-Septembre ». On peut lire que, dès la fin 2003, « la CIA considère que les vols Air France et Air Mexico sont des cibles potentielles des terroristes ». Le service juridique de la NSA précise alors « qu’il n’y a aucun problème légal pour cibler les avions de ces deux compagnies à l’étranger » et qu’« ils devraient être sous la plus haute surveillance dès qu’ils entrent dans l’espace aérien américain ». Dès février 2005, ces mêmes juristes insistent sur la procédure légale à suivre, « en particulier pour la collecte des communications à bord des avions ».

La désignation d’Air France comme risque majeur pour les intérêts et le territoire américains ne relève pas d’une simple hypothèse de quelques techniciens-espions de la NSA. Un cercle impressionnant d’autorités chargées de la sécurité du pays a été informé du « danger » représenté par la compagnie française. Le mémo de la NSA est, en effet, adressé à une vingtaine de destinataires, dont le commandement de la défense aérienne de l’Amérique du Nord, la CIA, le département Homeland Security (la sécurité intérieure), l’Agence de renseignement spatial (NRO), l’Agence de renseignement de la défense (DIA) ou encore l’état-major de l’armée de l’air. Cette fixation sur Air France sera constante au fil des années qui vont suivre et ne tient pas du hasard.

Le premier test de l’utilisation d’un smartphone en plein ciel a été effectué à bord du vol AF 1046 d’Air France, le 17 décembre 2007, sur une liaison Paris-Varsovie. « On a commencé tôt, confirme au Monde la direction d’Air France, mais, depuis, on n’a pas cessé de faire des tests, aujourd’hui, on s’apprête, comme les autres compagnies, à passer directement au Wi-Fi à bord. » La compagnie française, interrogée sur les pratiques des services secrets anglo-saxons, a d’ailleurs réagi avec mesure : « Nous ne sommes pas les seuls, visiblement, à avoir été visés et nous ne disposons d’aucun élément sur ces pratiques. »

Prises de guerre

En 2012, le GCHQ note que 27 compagnies ont déjà permis aux passagers d’utiliser un téléphone portable ou sont sur le point de le faire, surtout pour les premières classes et les classes affaires des vols long-courriers. Parmi elles, British Airways (seulement data et SMS), Hongkong Airways, Aeroflot, Etihad, Emirates, Singapore Airlines, Turkish Airlines, Cathay Pacific ou encore Lufthansa. Air France est, pour sa part, un tel symbole de la surveillance des communications en avion que les services britanniques utilisent un croquis pleine page de l’un de ses avions pour illustrer le fonctionnement de l’interception en vol.

Pour prouver leur savoir-faire, le GCHQ et la NSA fournissent nombre d’exemples d’interceptions passées à bord de vols commerciaux d’autres compagnies. On trouve ainsi les relevés, le 23 mars 2012, à 13 h 56, du vol Etihad ETD8271 des Emirats arabes unis, entre JFK et Denver, du Nice-Moscou du 20 mai 2011 (Aeroflot) ou encore, la même année, du Milan-Doha (de Qatar Airways), du Athènes-Doha (toujours de Qatar Airways), du Jeddah-Le Caire (de la Saudi Airlines) ou du Paris-Mascate (d’Oman Air).

La collecte concerne également des Blackberry dont les codes PIN et les adresses e-mails sont identifiés dans un avion, le 2 janvier 2012 à 10 h 23, sans que l’on connaisse sa destination et le nom de la compagnie. Les prises de guerre sont fièrement annoncées : voix, data, SMS, Webmail, Webchat, réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.), Google Maps, Currency Converters, Media, VOIP, BitTorrent ou Skype. Au cours de leurs exercices d’intrusion, les services secrets britanniques découvrent, un peu surpris, qu’ils ne sont pas les seuls intéressés par ces communications en vol. Ils notent que la compagnie russe Aeroflot a mis en place un système de connexion spécifique pour les GSM à bord de ses appareils, « sans doute pour procéder à des interceptions… », glissent-ils dans une note technique.

Aujourd’hui, près d’une centaine de compagnies permettent de téléphoner en avion. « Les clients estiment désormais normal, voire nécessaire, de rester connecté en vol », assure la direction d’Air France. Les autorités en matière de sécurité aérienne ont toutes validé l’utilisation des GSM à bord des avions et les experts estiment que 2016, 2017 et 2018 seront les années historiques du portable en vol, notamment par l’installation pérenne du Wi-Fi en plein ciel.

De quoi étendre encore l’ampleur de l’espionnage en visant « plusieurs centaines de milliers de personnes » à surveiller, selon les projections de la NSA, soit un périmètre qui dépasse de loin les seules cibles reliées au terrorisme. L’espionnage politique ou économique des passagers en première ou en affaires sur des long-courriers intéresse d’ailleurs bien davantage les services.

La surveillance, elle, n’a aucune limite et chaque nouveauté est un défi technique qui paraît vite relevé. Les services semblent en être même un peu blasés. Les techniciens-espions de la NSA, dans une note interne de 2010, avaient même déjà la tête ailleurs. « Quel sera le prochain terrain d’expérimentation ? Les trains ? Il faudra qu’on regarde ça… »

Voir les quatre documents que nous publions : « Thieving Magpie », « Homing Pigeon », « In-Flight GSM is no joke » et « In-Flight GSM ».

Au Maroc, œil au beurre noir cherche poudre libre pour maquillage de violences

décembre 7, 2016

Une émission diffusée sur une chaîne publique apprenait aux femmes à dissimuler les traces de coups, symptomatique du conservatisme des islamistes au pouvoir.

Manifestation à Rabat lors de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2015.

Manifestation à Rabat lors de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2015. Crédits : AFP
« La’akar’al khnouna ! », dit une expression marocaine intraduisible (littéralement « du rouge à lèvres sur de la morve »). Plus parlante, la version anglaise : « Lipstick on a pig », pour dire comment une réalité crue peut être embellie. Mercredi 23 novembre, la présentatrice de la matinale « Sabahiyat » de 2M, la deuxième chaîne de télé marocaine, a justement proposé une leçon d’embellissement et de « make up » aux femmes battues. Evoquant la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l’animatrice a donné à ses « chères auditrices » des conseils pour masquer ecchymoses et hématomes à l’aide d’une palette de fards.

Lilia Mouline, l’une des figures de la chaîne, détaille ses gestes sur une cobaye en plateau : « Cette zone est sensible, n’appuyez pas, mais vous pouvez tapoter avec un petit pinceau. » Toute la game chromatique y passe. « Pour finir, appliquer de la poudre libre, qui est transparente, va fixer le maquillage pour votre journée au travail ou si vous avez des tâches à effectuer ». Si le fond de teint résiste, l’honneur est sauf.

« Erreur d’appréciation »

Ce dérapage télévisuel a déclenché une tempête de protestations au Maroc, notamment sur les réseaux sociaux, avant de tourner en boucle sur les médias internationaux. « On parle de nous dans le métro de Hongkong ! », se désole un internaute. Prenant la mesure de l’indignation, la chaîne a réagi via un communiqué sur sa page Facebook, présentant ses « excuses les plus sincères pour cette erreur d’appréciation », mais seulement après avoir souligné son « engagement depuis vingt-sept ans en faveur de la défense des droits de la femme ».

Des sanctions ont été promises contre les responsables de l’« erreur d’appréciation » et le communiqué a été lu lors du journal télévisé du soir.

La bourde serait peut-être passée inaperçue sur une obscure chaîne d’un bouquet satellite, mais 2M est une chaîne publique, la plus regardée du royaume. Détenue majoritairement par l’Etat, elle attire une large audience grâce à une programmation généraliste faisant la part belle aux feuilletons populaires (y compris des telenovelas doublées en darija, l’arabe marocain), aux émissions d’actualité et au divertissement. De plus, la chaîne se targue d’être à l’avant-garde sur les problématiques et sujets de société, ce qui la met souvent en porte-à-faux avec le courant islamiste.

62,8 % des femmes victimes de violences

Les violences contre les femmes sont un phénomène massif au Maroc. En 2010, le Haut Commissariat au plan révélait que 62,8 % des femmes âgées de 18 à 65 ans avaient subi un acte de violence sous une forme ou une autre durant les douze mois précédant l’enquête. 23 % des femmes disent avoir subi un acte de violence sexuelle au cours de leur existence, 55 % ont indiqué être victimes de violences dans un cadre conjugal et 35 % ont déclaré des violences physiques.

Ces chiffres sont très élevés. A titre de comparaison, l’Observatoire français des violences faites aux femmes estime que 223 000 femmes en France sont victimes chaque année de violences conjugales sous ses formes les plus graves, soit 1 % de la population de référence. Et surtout, au Maroc, la loi du silence atteint des proportions abyssales. Le même rapport précise que la violence conjugale n’est rapportée à une autorité compétente que dans 3 % des cas. Même quand les forces de sécurité sont sollicitées, 25 % des plaintes se soldent par le seul établissement d’un procès-verbal, et 38 % par la conciliation entre les conjoints et la renonciation à la poursuite. Seul 1,3 % des coupables désignés sont arrêtés.

Adoptée en 2011, la nouvelle Constitution marocaine prône l’égalité et prohibe toutes les formes de discriminations, prévoyant même des mécanismes de lutte contre la violence, qui restent à adopter. « Malheureusement, toutes les avancées concernant les droits des femmes sont menacées par la montée des conservateurs lors des législatives en 2011 et reconduits en 2016 », s’inquiète Ilhame Ouadghiri, présidente d’Initiatives pour la protection des droits des femmes. Cette ONG gère depuis 2009 le centre d’accueil et d’orientation Batha à Fès, qui accompagne des femmes victimes de violences.

Ministre anti-féministe

Mme Ouadghiri juge « scandaleuse » l’émission télévisée de 2M : « Il est surréaliste que la banalisation de la violence de genre en arrive là. » Elle réserve cependant ses critiques les plus acerbes à la ministre de la solidarité, de la famille et de la femme, l’islamiste Bassima Hakkaoui, qui est aussi porte-parole par intérim du gouvernement. Figure de proue de l’opposition à la nouvelle Moudawana, une réforme libérale du Code de la famille imposée par le roi Mohammed VI en 2004 contre une opinion largement conservatrice, Mme Hakkaoui continue de ferrailler avec les féministes depuis son entrée en gouvernement en janvier 2012.

« Quand le premier ministre Benkirane assure que les femmes sont des lustres et que leur place est à la maison, les partis ne réagissent même pas » Ilhame Ouadghiri, présidente d’Initiatives pour la protection des droits des femmes

« Tout le travail de la société civile est aujourd’hui menacé par un gouvernement conservateur à majorité islamique et où le compromis politique semble se faire au dépend des droits des femmes », dénonce la responsable d’ONG, qui parle de régression depuis cinq ans. Et d’ajouter : « Quand le premier ministre Abdelilah Benkirane assure que les femmes sont des lustres et que leur place est à la maison, les partis politiques ne réagissent même pas ! »

Lire aussi :   L’islam et les femmes : entre fantasmes et réalités

Comme la majorité des représentants de la société civile, elle s’agace de n’avoir pas été associée au projet de loi contre les violences faites aux femmes, qu’elle a découvert « dans les médias », et dont elle critique toute la philosophie : « Contradiction des approches adoptées, absence de la dimension de genre, lien exclusif établi entre les femmes et les enfants, confusion des registres de la prévention, de la protection et de la prise en charge des victimes. » La liste n’est pas exhaustive. La ministre Bassima Hakkaoui, elle, n’a pas souhaité réagir à cette mise en cause.

Un exemple récent de l’ambiguïté et du conservatisme qui dominent est le slogan choisi en cette fin d’année 2016 par le gouvernement islamiste pour la campagne nationale de lutte contre les violences : « La violence contre les femmes est méprisable. Les respecter est preuve de virilité. » Pas sûr que l’argument soit repris par les féministes.

 

Côte d’Ivoire : Charles Blé Goudé muscle sa défense

décembre 7, 2016

Charles Blé Goudé à La Haye le 28 janvier 2016. © Peter Dejong/AP/SIPA

L’équipe qui représente Charles Blé Goudé devant la CPI s’étoffe. L’ancien ministre ivoirien de la Jeunesse, jugé à La Haye pour crimes contre l’humanité en compagnie de Laurent Gbagbo, a engagé une nouvelle avocate, la Camerounaise Josette Kadji.

Inscrite au barreau du Cameroun depuis 1985 et agréée auprès de la CPI depuis 2004, elle a fait ses preuves au Tribunal pénal international pour le Rwanda à partir de 1997.

« Le procès Blé Goudé, qui est au départ une affaire ivoiro-ivoirienne, pose la question de la pertinence de la justice internationale, qui est actuellement vivement contestée », justifie Me Seri Zokou, lui aussi membre de l’équipe de défense.

Autre atout de Josette Kadji à ses yeux : elle a, à plusieurs reprises, qualifié d’« illégale » la prise de pouvoir d’Alassane Ouattara et a fait partie de l’un des tout premiers pools d’avocats de Laurent Gbagbo, en mai 2011, alors qu’il n’avait pas encore été transféré à la CPI.

Jeuneafrique.com

Un avion pakistanais s’écrase avec 47 personnes à bord

décembre 7, 2016

Un avion assurant une liaison intérieure pakistanaise avec 37 passagers et des membres d’équipage a disparu mercredi des écrans radars dans le nord du pays. Il n’y a probablement aucun survivant, rapportent les autorités.

« Tous les corps sont calcinés et impossibles à identifier », a déclaré Taj Muhammad Khan, un responsable local. D’après les témoins interrogés par ce dernier, l’avion a pris feu avant de s’écraser dans une région montagneuse.

L’appareil se rendait à Islamabad lorsqu’il a disparu des écrans radar.

 Le dernier accident aérien majeur au Pakistan est survenu en 2015, lorsqu’un hélicoptère militaire s’est écrasé dans une vallée isolée du nord du pays, faisant huit morts dans trois ambassadeurs et deux épouses d’ambassadeurs.

Le pire crash avait eu lieu en 2010: un Airbus 321 de la compagnie privée Airblue ralliant Karachi à Islamabad s’était écrasé dans les collines peu avant l’atterrissage dans la capitale, tuant les 152 personnes à bord.

Romandie.com avec(ats / 07.12.2016 14h10)             

Donald Trump personnalité de l’année 2016 pour Time Magazine

décembre 7, 2016

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Time Magazine a désigné mercredi le président élu américain Donald Trump comme personnalité de l’année 2016. L’an dernier, le magazine américain avait choisi la chancelière allemande Angela Merkel.

« C’est un très, très grand honneur », a réagi en direct à la télévision le milliardaire et magnat de l’immobilier, qui avait laissé entendre qu’il était arrivé en tête de ce prestigieux classement avec quelques minutes d’avance sur Twitter.

Le républicain apparaît en couverture du célèbre magazine au liseré rouge avec le titre « Donald Trump, président des Etats désunis d’Amérique ».

« Depuis 90 ans, nous nommons la personne qui a eu la plus grande influence, pour le meilleur ou pour le pire. Alors, est-ce que ce sera le meilleur ou le pire? Le défi pour Donald Trump est que le pays est en profond désaccord sur la réponse », a souligné la rédactrice en chef de Time, Nancy Gibbs.

Nourri de mépris
« Pour avoir rappelé à l’Amérique que la démagogie se nourrit de désespoir et que la vérité ne vaut que pour la confiance qu’on accorde à ceux qui l’énoncent, pour avoir donné confiance à un électorat caché en canalisant ses colères et en diffusant ses peurs, pour avoir esquissé la culture politique de demain en démolissant celle d’hier, Donald Trump est la personnalité de l’année 2016 », a-t-elle ajouté.

« Pendant toute la vie publique de Trump, les leaders d’opinion et les intellectuels l’ont traité par le mépris, comme une vulgaire bête de foire, un homme de spectacle haut en couleurs et pauvre en contenu. Mais ce que ses détracteurs n’ont jamais compris, c’est que leur dédain l’a rendu plus fort. Il s’est nourri de ce mépris et l’a utilisé pour faire la une de la presse populaire et créer un lien avec les gens de base », explique encore le magazine dans le portrait du futur président des Etats-Unis qui accompagne son choix.

Le magazine américain décerne cette récompense depuis 1927. Les lauréats des années précédentes ont fréquemment été des personnalités politiques et dirigeants au pouvoir ou récemment élus.

La chancelière allemande Angela Merkel avait été la « Personnalité de l’année » 2015. L’actuel président américain Barack Obama fut désigné en 2008 et 2012.

Romandie.com

Cameroun-Congo: Des étudiants à la quête de leur bourse

décembre 7, 2016

Bourses impayées : au Cameroun (Douala) les étudiants Congolais en colère prennent d’assaut le consulat général du Congo a Douala .

Depuis le mois de Juin, jusqu’aujourd’hui, 6 mois déjà que les étudiants Congolais boursiers de la DOBAS résidants au Cameroun, précisément à Douala n’ont plus perçu de Bourses. Dans la journée du 06 Décembre ils ont décidé de prendre d’assaut le Consulat Général du Congo situé à Bonapriso.

Ils ont donné un ultimatum aux autorités congolaises, si dans les jours à venir ils ne perçoivent pas leurs bourses, ils ont promis repartir au Consulat foutre le désordre, si seulement la bourse n’arrive pas dans cette semaine.

Ref- Images : les images ci-dessous illustrent

Photo de BrazzaNews.
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Avec Brazzanews.fr