Bosnie: décès à 48 ans de l’acteur rom primé en 2013 à Berlin

février 18, 2018

Sarajevo – L’acteur rom de Bosnie Nazif Mujic, prix d’interprétation masculine à Berlin en 2013, est décédé à 48 ans dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé son frère à l’AFP.

Suljo Mujic a précisé que le corps sans vie de Nazif Mujic avait été découvert dimanche matin à son domicile à Svatovac, un village dans le nord de la Bosnie.

« Nous étions ensemble hier, il allait bien et, voilà, ce matin on m’a appelé pour dire qu’il est décédé », a déclaré à l’AFP Suljo Mujic, joint par téléphone. Ses funérailles auront probablement lieu mercredi, a-t-il précisé.

La santé de l’acteur était vacillante depuis un certain temps, a expliqué son frère. « Il était très inquiet en raison de sa situation matérielle. En janvier, il a essayé de trouver des solutions en Allemagne, mais il est revenu ».

En 2017, Nazif Mujic avait vendu son Ours d’argent au patron d’un bar local pour 4.000 euros, car il ne parvenait plus à nourrir sa famille. « J’ai d’abord vendu une vieille voiture, ensuite quelques objets personnels, puis c’était le tour de l’Ours », avait-il confié à l’AFP.

Nazif Mujic avait été primé à Berlin en 2013 pour avoir joué son propre rôle dans « Un épisode dans la vie d’un ramasseur de ferraille », du réalisateur Danis Tanovic.

Le festival de cinéma s’est dit dimanche « très attristé par l’annonce » de sa disparition, dans un bref communiqué, revenant sur sa participation à la Berlinale en 2013.

A son retour du festival, l’acteur avait été accueilli en héros dans son village. Très vite, il était retombé dans l’anonymat et la pauvreté. Sa demande d’asile en Allemagne avait été rejetée en 2014.

Diabétique insulino-dépendant, il avait continué à entretenir sa famille (sa femme, son fils et ses deux filles), grâce à ses récoltes de ferraille qui lui rapportaient environ 3,5 euros par jour.

En janvier, Nazif Mujic avait dit avoir acheté un billet de bus pour se rendre au festival de Berlin et y raconter l’histoire de sa famille depuis la réception du prix. L’édition 2018 du festival de Berlin se tient du 15 au 25 février.

Entre 50.000 et 75.000 Roms vivent en Bosnie. Selon l’ONG Atlantska Inicijativa, seuls 5% disposent d’un emploi officiel. Dans son rapport 2016, Human Rights Watch dénonçait vis-à-vis de cette communauté « une discrimination généralisée, dans l’emploi, l’éducation, la représentation politique ».

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 18h02)                                            

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Congo: devoir de mémoire au Lieutenant Jean-Baptiste IKOKO

février 18, 2018

Photo de BrazzaNews.Force et honneur au brave et légendaire sous-lieutenant Jean Baptiste IKOKO.

Le Sous lieutenant Jean-Baptiste Ikoko est Né en avril 1944 , ce dernier a fait ses études primaires à Makoua, puis à Owando. Études secondaires au Collège Champagnat puis au Séminaire de Makoua. En 1963-1965, il séjourne aux États- Unis, et d’après nos enquêtes, il fut même un membre des Blacks panthers. Formation terminée, il rentre au pays comme professeur d’anglais. Il intègre la Défense Civile. puis l’armée. Il sera l’un des principaux acteurs des événements de février 1972.

Jean Baptiste Ikoko était un homme du peuple, il croyait a la nation et non a l’ethnie. Très intelligent, élégant, mignon et homme de principe, le soldat du peuple a combattu le tribalisme jusqu’à son dernier souffle au côté du M22, un mouvement révolutionnaire, qui tire son nom du putsch manqué le 22 février 1972, contre l’Oligarchie Bureaucratique Militaire et Tribale au pouvoir au Congo-Brazzaville communément appelé sous le nom de OBUMITRI .

Après l’échec de leur action du 22 février 1972, tendant à renverser le pouvoir, Jean Baptiste IKOKO et ses compagnons Anges Édouard Diawara (leader du mouvement ), Jean-Claude Bakékolo et Jean-Pierre Olouka se réfugient dans la campagne au sud de Brazzaville dans le Pool, plus précisément dans la forêt de Goma Tsé-Tsé .

Avec la publication du texte « Autocritique du M22 », ils vont créer depuis le maquis ouvert à Goma Tsé-tsé, un mouvement nommé « M22 » visant à consolider et à concrétiser la ligne de contestation et de rupture avec le réformisme soldée par l’échec du putsch du 22 février 1972.

Malheureusement, ils seront livrés par Kinshasa et assassinés a Brazzaville et non dans la forêt. Mais tellement que c’était un pouvoir basé dans le mensonge. Vers 5 heures du matin, l’heure à laquelle commençaient les émissions de radio Congo, celles –ci démarraient par la musique militaire. Pour le climat de l’époque, cela était annonciateur d’un grand événement généralement funeste. Il sera donc annoncé dans les langues de la radio le gros mensonge. Selon des animateurs, Ange DIAWARA et ses compagnons étaient tombés dans un traquenard tendu par les vaillants combattants de l’Armée populaire nationale. Ils avaient tous été abattus lors de leur fuite.

L’histoire a fini par révéler pendant la Conférence nationale souveraine que c’est plutôt dans les environs de Brazzaville que l’assassinat aura lieu et non à Mahitoukou.

Avant de commencer le massacre, le lieutenant IKOKO et d’autres officiers et militaires d’un certain axe du pays seront invités à fuir. Mais IKOKO déclinera cette offre et ainsi il sera assassiné sur instruction de MOUASSIPOSSO alors que les directives imposaient son retrait.

Jean Baptiste Ikoko a combattu et dénoncé le tribalisme avec son sang. Car le pouvoir étant entre les mains de son ethnie, ces derniers ont tout fait pour le dissuader de s’échapper et abandonner Diawara, Bakekolo et d’autres camarades d’un certain axe avec lesquels ils luttaient, mais le brave officier et homme de conviction et sans oublier le sergent Jean-pierre Olouka ont préféré mourir main dans la main avec Diawara et leurs compagnons.

 

Avec Brazzanews.fr

Des milliers d’Ukrainiens manifestent à Kiev en soutien à Saakachvili

février 18, 2018

Les manifestants ont marché dans le rues de Kiev le 18 février 2018 pour soutenir l’ancien président géorgien, Mikheïl Saakachvili, devenu opposant au président ukrainien Petro Porochenko. / © AFP / Sergei SUPINSKY

Plusieurs milliers de partisans de l’opposant et ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili ont manifesté dimanche à Kiev pour exiger son retour en Ukraine et demander la démission du président ukrainien Petro Porochenko.

Expulsé d’Ukraine le 12 février vers la Pologne, M. Saakachvili a été d’abord un allié de M. Porochenko avant d’en devenir l’un de ses plus farouches adversaires, accusant le président ukrainien de corruption.

Les partisans de l’opposant ont brandi dimanche dans les rues de Kiev des portraits du président ukrainien barrés d’une croix, scandant « Porochenko est un voleur » ou encore « démission ».

Ils étaient près de 10.000 selon un journaliste de l’AFP sur place, 3.000 selon un décompte du ministère ukrainien des Affaires intérieures.

« Les gens n’en peuvent plus: rien ne change et tout va vers le pire », a expliqué à l’AFP une des manifestantes, Galina Zagorouïko.

Ancien président de la Géorgie, petit pays du Caucase du sud, Mikheïl Saakachvili, 50 ans, a été nommé en 2015 par M. Porochenko gouverneur de la région ukrainienne d’Odessa.

Un an et demi plus tard, il a démissionné pour se consacrer à la lutte contre la corruption, accusant le gouvernement ukrainien de ne pas mener les réformes exigées par le soulèvement populaire de Maïdan.

Il avait ainsi organisé plusieurs manifestations contre la corruption.

Après avoir obtenu la nationalité ukrainienne, il en a ensuite été déchu et est devenu apatride, ayant déjà perdu sa nationalité géorgienne. Expulsé une première fois, il était revenu en Ukraine en forçant le passage de la frontière avec la Pologne avec une foule de ses partisans.

M. Saakachvili a de nouveau déclaré compter sur la mobilisation de ses partisans pour pouvoir revenir en Ukraine et reprendre son combat contre « la dictature des oligarques » et le « pillage de l’économie » par le gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 17h31)                

Cinéma: le réalisateur burkinabé Idrissa Ouédraogo est mort

février 18, 2018

Ouagadougou – Le réalisateur et producteur burkinabè Idrissa Ouédraogo est décédé dimanche à Ouagadougou à l’âge de 64 ans, a annoncé l’Union nationale des cinéastes du Burkina dans un communiqué transmis à l’AFP.

Figure emblématique du cinéma africain des années 1980-2000, auteur d’une quarantaine de films, Idrissa Ouédraogo a été récompensé dans les plus grands festivals, obtenant le Grand Prix du Jury à Cannes pour « Tilaï » en 1990.

Il est mort « ce matin à 5h30 (locales et GMT) des suites de maladie » dans une clinique de Ouagadougou, précise le communiqué de l’Union des cinéastes.

Idrissa Ouédraogo avait débuté sa carrière cinématographique en 1981 avec une fiction intitulée « Poko » qui avait obtenu, la même année, le prix du meilleur court-métrage au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Après avoir complété sa formation à l’Institut des hautes études cinématographiques (Idhec) de Paris et à la Sorbonne, il réalise en 1986 son premier long métrage « Yam daabo » (Le choix), suivi deux ans plus tard de « Yaaba » (Grand-mère).

En 1990, il sort « Tilaï », transposition d’une tragédie grecque dans l’Afrique contemporaine, qui triomphe au festival de Cannes et au Fespaco, qui le récompense de l’Étalon de Yennenga.

Il présidera le jury du fespaco en 2003.

Idrissa Ouédraogo s’est aussi essayé au théâtre. En 1991, il avait mis en scène « La Tragédie du roi Christophe » d’Aimé Césaire à la prestigieuse Comédie-Française à Paris.

« Le Burkina Faso vient de perdre un réalisateur à l’immense talent », qui « aura beaucoup oeuvré au rayonnement du cinéma burkinabè et africain hors de nos frontières », a réagi le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré, dans un communiqué dimanche.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 12h31)                                            

Syrie: des écoles de Damas rouvrent après des jours de bombardements rebelles

février 18, 2018

Des enfants syriens sur le chemin de l’école à Damas, après plusieurs jours passés à la maison en raison des bombardements rebelles sur la capitale, le 18 février 2018 / © AFP / LOUAI BESHARA

D’un geste de la main, Hanane lance un dernier au revoir à sa fille qui a repris dimanche le chemin de l’école à Damas après plusieurs jours passés à la maison en raison de bombardements rebelles.

Avant même la fermeture de l’école de sa cadette Lina, âgée de 11 ans, cette mère de trois enfants avait pris la décision de la garder à la maison.

Quelques jours plus tard, un obus s’est abattu sur l’une des salles de l’établissement situé dans le vieux quartier de Damas.

Même « la route vers l’école était devenue très dangereuse », dit Hanane, âgée de 44 ans.

« Il vaut mieux que ma fille perde une année scolaire plutôt que sa vie (…). Je ne peux pas décrire l’anxiété qui m’accompagne du moment où elle quittait la maison jusqu’à son retour de l’école », confie-t-elle à l’AFP.

La semaine dernière, l’aviation syrienne avait intensifié ses frappes contre la Ghouta orientale, enclave rebelle à l’est de la capitale, faisant plus de 250 morts et plus de 700 blessés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Cela avait provoqué une recrudescence des bombardements en provenance de l’enclave assiégée, tuant près de 20 civils, dont trois enfants, dans la capitale, relativement épargnée par la guerre qui saigne le pays depuis sept ans.

Une accalmie relative est observée depuis jeudi mais cette escalade avait contraint une dizaine d’écoles à fermer leurs portes.

« Aujourd’hui la situation est meilleure (…) mais j’ai tout de même consulté une page sur Facebook qui recense les tirs de mortiers sur Damas pour avoir l’esprit tranquille », confie Hanane qui vit dans le quartier d’Al-Amine au cœur du vieux Damas, soumis durant plusieurs semaines à des tirs de mortiers en provenance de la Ghouta.

– Sirènes et classes vides –

Dimanche, la vie dans le vieux quartier de la capitale semblait renouer avec la normale.

A l’instar de Hanane, de nombreux parents accompagnent leurs enfants, leurs cartables sur le dos, aux différentes écoles du quartier.

Ils slaloment entre des cratères d’obus remplis d’eau de pluie.

Avant ce retour au calme, « nous entendions les bruits des tirs, c’était effrayant », témoigne Fadia, enseignante d’anglais au collège dans une école privée, située dans le quartier de Bab Charqi.

« Les sirènes des ambulances ne s’arrêtaient jamais. Parfois nous devions fermer les fenêtres pour pouvoir entendre nos élèves », raconte-t-elle à l’AFP.

« Une des nos élèves de 15 ans, Rita el-Eid, a été tuée par un obus de mortier. Le lendemain, la plupart des salles étaient vides », ajoute l’enseignante.

L’établissement décide alors de suspendre les classes durant trois jours.

« Les enseignants et les élèves sont désormais de retour. Nous nous attendons même à un plus grand afflux demain », se réjouit Fadia.

« La vie dans le vieux Damas est étroitement liée à l’évolution des combats dans la Ghouta orientale », ajoute-t-elle.

– ‘Nous devons vivre’ –

Au cours des dernières semaines, la terreur avait également gagné d’autres secteurs de la capitale.

A quelques pas, dans le quartier de Bab Touma, une poignée de bus publics attendent les passagers.

L’un des chauffeurs, Abou Mohammad, nettoie le pare-brise de son bus blanc, avant de montrer du doigt un cratère situé à proximité de la station.

« Ici, un obus a explosé à côté d’un bus, trois personnes sont mortes et plus de dix ont été blessées », raconte-t-il.

« Nous sommes alors tous rentrés chez nous, mais sommes revenus le lendemain, nous devons vivre, nous n’avons pas le choix », confie-t-il.

L’imprévisibilité des tirs de roquettes et de mortiers ont dissuadé de nombreux Damascènes de quitter leurs foyers et ralenti ainsi l’activité des transports en commun, souligne Abou Mohammad.

« D’habitude, les passagers s’entassent ici du matin au soir, mais aujourd’hui il y a très peu de monde (…) La mort peut elle aussi monter dans les bus », déplore l’homme, âgé d’une cinquantaine d’années.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 13h20)                

Moscou « a réussi » à semer la discorde aux États-Unis, selon Trump

février 18, 2018

Donald Trump le 15 février 2018 à la Maison Blanche / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

Dénonçant les commissions, enquêtes et « haine entre partis » provoqués par l’affaire russe, Donald Trump a affirmé dimanche que Moscou avait « réussi au-delà de ses rêves les plus fous » si son intention était bien de « semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis ».

« Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi l’Amérique! » a poursuivi le président américain au petit matin dans une nouvelle salve de tweets.

« Si le BUT de la Russie était de semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis, alors, avec toutes les auditions en commissions, enquêtes et haine entre partis, elle a réussi au-delà de ses rêves les plus fous », écrit Donald Trump.

Ce message ponctue une nouvelle avalanche de tweets postés par Donald Trump à partir de 06H30 du matin alors que le président passe ce long week-end, lundi étant férié aux Etats-Unis, dans sa demeure en Floride.

Tous sont centrés autour de l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Aucun ne fait mention des 17 personnes tuées dans un lycée de Floride mercredi, alors que Donald Trump a été personnellement interpellé samedi par des élèves lors d’un rassemblement anti-armes.

Donald Trump a accusé samedi soir le FBI d’avoir raté les signes avant-coureurs qui pointaient vers le tueur, Nikolas Cruz, jugeant que la police fédérale américaine passait en revanche « trop de temps » sur l’enquête russe.

Washington a formellement accusé vendredi 13 Russes, dont un proche de Vladimir Poutine, d’avoir favorisé en 2016 la candidature de l’actuel locataire de la Maison Blanche.

« Je n’ai jamais dit que la Russie ne s’était pas mêlée de l’élection, j’ai dit +c’est peut-être la Russie, ou la Chine ou un autre pays ou groupe, ou ça peut être un génie de 180 kilos assis dans son lit et jouant avec son ordinateur.+ Le +mensonge+ russe, c’était que l’équipe de campagne de Trump avait été complice de la Russie – Elle ne l’a jamais été! », a encore martelé dimanche Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 15h05)                

Russie: cinq morts dans une fusillade à la sortie d’une église au Daguestan

février 18, 2018

Moscou – Un homme a tué dimanche cinq femmes lors d’une fusillade « à la sortie d’une église » orthodoxe à Kizliar, dans le nord du Daguestan, république musulmane instable du Caucase russe, ont annoncé les autorités locales, affirmant avoir tué l’assaillant.

« Un inconnu a tiré avec un fusil de chasse à Kizliar, blessant mortellement quatre femmes », a indiqué dans un communiqué le ministère local des Affaires intérieures.

Une cinquième femme est décédée de ses blessures à l’hôpital, a déclaré à l’agence de presse TASS Zalina Mourtazalieva, porte-parole du ministère de la Santé.

Ce bilan a été confirmé par le Comité d’enquête russe, qui a indiqué dans un communiqué ouvrir une enquête pour « le meurtre de deux personnes ou plus » et « atteinte à la vie de policiers ».

L’assaillant, qui a également blessé deux membres des forces de l’ordre, a été « éliminé » lors d’un échange de tirs avec la police, a déclaré le ministère local des Affaires intérieures.

Il s’agit d’un habitant de Kizliar né en 1995, a déclaré à l’agence russe Interfax Rassoul Temirbekov, directeur-adjoint de l’antenne locale du Comité d’enquête.

La fusillade, qui a eu lieu un mois exactement avant l’élection présidentielle du 18 mars en Russie, s’est déroulée « à la sortie d’une église », a affirmé à l’AFP sous couvert d’anonymat une source au sein du ministère de la Santé.

Le quotidien russe RBK a publié le récit d’un prêtre affirmant que l’homme a visé ses fidèles sortant tout juste de la messe qu’il venait de donner à l’occasion du Dimanche gras marquant la veille du début du Carême orthodoxe.

« Aujourd’hui, vers 16 heures, nous avions terminé la messe, les gens commençaient à sortir. Un homme avec une barbe a couru vers l’église en criant +Allah Akbar+ et a blessé mortellement quatre personnes », a raconté à RBK le prêtre Pavel.

« Il avait un fusil et un couteau », a-t-il affirmé, précisant: « Quand nous avons entendu les tirs, nous avons vite fermé les portes pour qu’il n’entre pas ».

Des photos publiées par les médias locaux montraient le cadavre d’un homme présenté comme l’assaillant avec une barbe fournie et un treillis militaire. Elles montraient également deux corps sans vie sur le sol boueux, recouverts d’un drap blanc.

Voisin de la Tchétchénie, le Daguestan, dont la population est majoritairement musulmane, est l’une des régions les plus pauvres et instables de Russie.

Elle est la cible régulière d’attaques parfois revendiquées par le groupe Etat islamiste, à qui la rébellion armée islamiste dans le Caucase russe a prêté allégeance en juin 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 16h24)                                            

Accident d’avion en Iran: la recherche de l’appareil se poursuit dans la nuit

février 18, 2018

Des proches effondrés des passagers d’un avion iranien qui s’est écrasé dimanche se réunissent devant une mosquée de Téhéran le 18 février 2018 / © AFP / ATTA KENARE

Les autorités iraniennes ont annoncé dimanche soir la poursuite nocturne de difficiles opérations de recherche d’un avion de ligne disparu avec 66 personnes pendant une tempête de neige au-dessus de montagnes dans le sud-ouest de l’Iran.

L’ATR 72 de la compagnie Aseman Airlines qui assurait la liaison entre Téhéran et Yasouj, à environ 500 km au sud de la capitale iranienne, a disparu des écrans radar environ 45 minutes après le décollage.

Selon Aseman Airlines, le vol EP3704 a décollé de l’aéroport Mehrabad de Téhéran à 8h00 (4h30 GMT) avec 60 passagers, dont un enfant, et six membres d’équipage.

L’Organisation de l’aviation civile iranienne estime que le vol EP3704 s’est écrasé mais le point d’impact de l’appareil avec le sol n’avait pas été localisé à 18h30 locales (15h00 GMT), alors que la nuit était tombée, et on ignorait les causes exactes de l’accident, survenu alors que l’avion survolait les monts Zagros.

Citée par l’agence Isna, l’Aviation civile indique que les opérations de recherche de l’avion vont se poursuivre « pendant la nuit ».

La découverte de survivants relèverait néanmoins du miracle. Selon l’agence officielle Irna, de « fortes chutes de neige » compliquent « la poursuite des opérations de recherche ». Le mauvais temps empêche tout survol d’hélicoptère.

Selon des chiffres donnés par divers médias iraniens, plus de 200 sauveteurs ou montagnards participent aux recherches au sol.

Compte tenu de la difficulté à localiser l’appareil ou ce qui en reste, Aseman Airlines a indiqué ne pas être en mesure de « confirmer […] la mort de tous les passagers de l’avion ».

– Incrédulité –

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a néanmoins adressé un message de condoléances aux familles des personnes à bord de l’avion, selon la télévision publique.

A Téhéran, des proches de passagers du vol EP3704 se sont réunis dans une mosquée proche de l’aéroport Mehrabad. « Je n’arrive pas à y croire », se lamentait une femme dont le mari avait embarqué à bord de l’avion.

« Les circonstances de l’accident restent inconnues à ce stade », a indiqué à l’AFP à Paris un porte parole d’ATR, filiale conjointe de l’avionneur européen Airbus et du groupe italien Leonardo.

« Si besoin, il y aura participation du BEA » (Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile) à l’enquête iranienne, a-t-il ajouté.

Selon ISNA, le président iranien Hassan Rohani a ordonné au ministère des Transports de créer une cellule de crise pour enquêter sur les raisons de l’accident et coordonner les efforts des secours.

– Retard propice –

Cité par l’agence de presse Tabnak, un homme ayant manqué l’avion a déclaré: « Dieu a vraiment été bon envers moi, mais tout mon coeur pleure ces personnes qui ont perdu la vie ». Sans révéler son identité, l’agence a publié une photo de l’homme montrant son billet d’avion non utilisé.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté ses condoléances affirmant ne pas avoir de problème « avec le peuple iranien » mais avec le régime de la République islamique.

La France, l’Union européenne et la Russie ont également adressé des messages de condoléances.

Le dernier accident grave d’un avion civil en Iran remonte à 2014, quand 39 personnes avaient été tuées dans le crash d’un Antonov 140 de la compagnie iranienne Sepahan, peu après son décollage de l’aéroport de Mehrabad. Trois ans plus tôt, en 2011, un avion civil s’était écrasé dans le nord du pays faisant près de 80 morts.

Les sanctions imposées pendant de nombreuses années par les Etats-Unis, l’ONU et les pays européens ont empêché les autorités iraniennes d’acheter des pièces de rechange ou des avions occidentaux pour renouveler la flotte civile du pays, dans un état vétuste.

L’industrie du transport aérien était soumise à un embargo américain depuis 1995, empêchant les compagnies d’acheter des avions civils ou des pièces détachées et les forçant à clouer au sol une partie de leur flotte.

Cet embargo a été partiellement levé par l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 par l’Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie).

Il a permis la suspension d’une partie des sanctions internationales contre Téhéran en échange de garanties apportées par la République islamique pour prouver qu’elle ne cherche pas à se doter de l’arme atomique.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 17h27)                

Congo-Diaspora: Coup de gueule de Guy-Milex Mbondzi

février 17, 2018

 

Le journaliste Guy Milex MBONDZI répond à ses détracteurs qui font circuler des fausses informations sur sa personne.

« Moi, je suis un homme courageux à la poigne de fer dans un gant de velours, qui ne se cache pas lorsque je prends des positions. S’il y a donc des gens qui ont des comptes à me régler qu’ils viennent me trouver en personne.

Point n’est besoin d’écrire ou de faire circuler, à travers les réseaux sociaux et whatsapp, des balivernes à mon sujet. Ne connaissez-vous pas là où vit Sassou ?

Pourquoi n’allez-vous pas le renverser, vous qui êtes si engagés ?

Nombreux parmi vous ne veulent plus rentrer au pays parce que justement vous avez peur. Mais au fait, vous avez peur de quoi ou de qui ?

Sachez qu’avec ces comportements irresponsables, vous allez finir par décourager ceux-là mêmes qui pourraient jouer un rôle demain. »

 

Photo de BrazzaNews.
Guy Milex MBONDZI
Avec Brazzanews.fr

Le Vatican nomme la nouvelle commission anti-pédophile

février 17, 2018

Le cardinal Sean O’Malley (c) à Lima lors d’une visite du pape François en Amérique du Sud, le 21 janvier 2018 / © AFP/Archives / Vincenzo PINTO

Le Vatican a annoncé samedi avoir nommé neuf nouveaux membres au sein de la commission anti-pédophilie, après le bilan controversé des activités de ce précédent groupe d’experts voulu par le pape François.

Le cardinal américain, Sean O’Malley, a été confirmé à la tête de cette commission ainsi que sept autres membres précédents. En revanche neuf nouveaux membres font leur entrée dans ce groupe d’experts.

Sans compter son président, le groupe comprend huit hommes et huit femmes, dont des victimes d’abus sexuels commis par des ecclésiastiques.

« Notre Saint Père le pape François a prêté beaucoup d’attention et de prières dans la nomination de ces membres », a assuré le cardinal O’Malley, cité dans un communiqué du Vatican.

La Commission pontificale pour la protection des mineurs a été créée en 2014 peu après l’élection du pape François, afin d' »assister les églises locales partout dans le monde dans leurs efforts pour protéger des atteintes les enfants, les jeunes et les adultes vulnérables », selon la définition donnée samedi par le cardinal américain.

Son travail avait toutefois été sévèrement critiqué l’an dernier par deux de ses membres. L’Irlandaise, Marie Collins, âgée de 71 ans et victime à 13 ans d’abus sexuels perpétrés par un prêtre, avait ainsi préféré démissionner en mars 2017, dénonçant le manque « honteux » de coopération au Vatican.

« C’est ravageur en 2017 » de voir que certains hommes de la Curie (gouvernement du Vatican) « peuvent donner la priorité à d’autres considérations que la sécurité d’enfants et d’adultes vulnérables », avait-elle alors déclaré en résumant en termes cinglants l’attitude de l’Eglise: « De belles paroles en public et des actions contraires derrière des portes fermées ».

Le Britannique Peter Saunders, une autre victime d’abus sexuels, avait lui aussi pris ses distances avec la commission en 2016, jugeant qu’elle avait « besoin de sang neuf extérieur ». Cette commission est « composée de personnes compétentes, mais a besoin d’être renforcée par des membres qui ne sont pas dévoués complètement à l’Eglise », avait-t-il estimé, interrogé en mars dernier par l’AFP.

Ni Mme Collins ni M. Saunders n’ont été renommés au sein de ce groupe d’experts dont la tâche est limitée à des recherches et propositions sur la prévention, sans intervention sur des cas individuels.

Sa première réunion de travail aura lieu en avril par une rencontre avec des victimes d’abus sexuels. Les membres de la commission évoqueront ensuite différentes propositions pour « promouvoir un dialogue continu avec les victimes », selon le communiqué.

La semaine dernier, le pape François avait confié rencontrer chaque vendredi des victimes de prêtres pédophiles, dans la plus grande discrétion. Cette révélation avait été faite peu après son voyage au Chili en janvier, miné par l’affaire de Mgr Juan Barros, évêque soupçonné d’avoir tu les agissements d’un vieux prêtre pédophile.

L’Eglise catholique est secouée depuis une quinzaine d’années par la révélation d’abus perpétrés par des prêtres, souvent ignorés, voire couverts par leur hiérarchie.

Depuis son élection, le pape François a multiplié les paroles de fermeté à ce sujet, mais beaucoup de victimes restent amères, estimant que les actes n’ont pas suivi.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 16h22)