Lutte contre Boko Haram: plus de 2.000 Nigérians expulsés jeudi du Cameroun

juillet 31, 2015

Yaoundé – Plus de 2.000 ressortissants nigérians en situation irrégulière ont été expulsés jeudi du Cameroun vers leur pays, dans le cadre des nouvelles mesures sécuritaires visant à prévenir le risque d’attentats-suicides par les islamistes de Boko Haram, selon des sources concordantes.

L’hebdomadaire régional L’Œil du Sahel parle d’environ 2.500 Nigérians illégaux +raflés+ à Kousseri, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, et renvoyés jeudi dans leur pays via des couloirs sécurisés. Il a posté sur sa page Facebook une photo montrant plusieurs camions-bennes où s’entassent des centaines de personnes sur le départ.

Une source proche des autorités régionales a confirmé que plus de 2.000 Nigérians en situation irrégulière ont été expulsés de Kousseri, sans donner plus de précisions.

Depuis qu’il y a eu des attentats (dans la région), les autorités ont expulsé de nombreux Nigérians, a confirmé un responsable d’ONG locale, Mey Aly. Selon lui, la plupart sont des Nigérians ayant fui les exactions de Boko Haram pour se réfugier au Cameroun.

Ces expulsions interviennent alors que le président nigérian Muhammadu Buhari a achevé jeudi une visite de 24 heures au Cameroun, où il a rencontré son homologue Paul Biya. Les deux chefs d’Etat se sont engagés à renforcer la coopération entre leurs pays pour combattre les insurgés islamistes.

Entre le 12 et le 25 juillet, la région de l’Extrême-nord, frontalière des fiefs nigérians de Boko Haram, a été visée par trois attentats-suicides – dont deux dans la capitale régionale, Maroua – ayant fait au moins 44 morts.

Le poste-frontière camerounais de Kousseri occupe une position stratégique, un simple pont le séparant de la capitale tchadienne N’Djamena, également frappée à deux reprises par des attentats-suicides depuis le mois de juin.

La sécurité a été considérablement renforcée dans l’Extrême-nord du Cameroun, où le port du voile islamique a été interdit pour éviter que d’éventuels kamikazes s’en servent pour dissimuler des explosifs.

Avec ces attentats, le ton des autorités a changé et s’est durci, explique une source sécuritaire à Maroua. Elles ont demandé que les étrangers (notamment les Nigérians) et les déplacés des zones frontalières (où sévit Boko Haram) rentrent chez eux, a-t-elle précisé.

En outre, vendredi, environ 300 enfants camerounais des écoles coraniques de Maroua ont été mis dans les cars qui devaient les ramener chez eux dans leurs villages, a indiqué une source proche des autorités locales. Cela s’est fait à la demande de leur encadrement, qui redoutaient que des insurgés réussissent à les approcher et tentent de les utiliser pour des attentats-suicides, selon cette source.

L’insurrection de Boko Haram ensanglante depuis 2009 le Nigeria, où elle a fait plus de 15.000 morts, et s’est étendue depuis plusieurs mois au Tchad et au Cameroun voisins, touchés à leur tour par des attentats-suicide meurtriers inédits sur leur sol.

Romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2015 21h24)

Agathon Rwasa : 5 choses à savoir sur cet opposant burundais au long passé de chef de guerre

juillet 31, 2015

Agathon Rwasa à son retour au Burundi en 2008 après 20 ans d'exil. © ERIC MANIRAKIZA/AP/SIPA

Agathon Rwasa à son retour au Burundi en 2008 après 20 ans d’exil. © ERIC MANIRAKIZA/AP/SIPA

Élu premier vice-président de l’Assemblée nationale du Burundi jeudi 30 juillet 2015, Agathon Rwasa reste un personnage aussi ambigu que controversé. Portrait de l’ancien seigneur de guerre, opposant historique de Pierre Nkurunziza.

1. Très jeune déjà, il montre des qualités de leader

Né de parents hutus le 10 janvier 1964 à Ngozi (Nord), Agathon Rwasa est le septième garçon d’une fratrie de 14 enfants.  Il suit une formation primaire et secondaire dans sa province natale mais aussi à Muramvya (centre). Très bon footballeur, selon ses proches, c’est également un comédien apprécié dans la troupe de théâtre de son lycée.

Son enfance est semblable à celle de ses voisins tutsis, même si en raison des tensions interethniques que connaît le Burundi depuis des décennies, l’élite hutue reste sur le qui-vive.

C’est tout juste près son entrée à l’université du Burundi que le jeune Agathon Rwasa endosse pour le première fois un rôle de leader. À tout juste 20 ans, il est nommé à la tête de l’association des jeunes intellectuels de sa province natale.

2. Réfugié politique en Tanzanie

Dès 1988, la vie, jusqu’alors paisible de Rwasa, prend une toute autre tournure. À peine diplômé de l’université, il est recherché par le gouvernement en place comme la plupart des intellectuels hutus de sa région.

L’armée cible alors les Hutus en représailles aux massacres de Ntega (Kirundo) et Marangara (Ngozi). Les 15 et 16 août 1988 des Tutsis sont massacrés dans ces deux communes, au total, 5 000 sont mortes, selon Aloys Kadoyi, ministre de l’Intérieur de l’époque

C’est dans ce contexte que le jeune étudiant en psychologie s’exile en Tanzanie, dans le camp de Kigwa. De là, il monte très vite les échelons du mouvement politique Palipehutu créé en 1980, revendiquant le droit de retour des réfugiés burundais, hutus pour la plupart.

De simple membre du bureau politique, il devient le leader des Forces nationales de libération (FNL), la branche armée du Palipehutu.

3. De rebelle impitoyable à politicien

Selon certains témoignages, Agathon Rwasa est un leader à la main de fer. En même temps président du Palipehutu et chef de sa branche armée, il est au centre de tous les pouvoirs. Impitoyable et intransigeant, il n’accepte pas la contradiction.

Bien avant le putsch de 1993, de violents combats opposaient déjà les rebelles des FNL au pouvoir en place à Bujumbura. Ce n’est que vers la fin des années 1990, usées par une longue guerre civile, que les parties prenantes au conflit enclenchent des négociations.

Des négociations qui connaîtront de multiples rebondissements avant d’aboutir aux accords d’Arusha de 1998. Malgré ces accords politiques, les FNL du Palipehutu n’abandonnent pas pour autant les combats. À partir de janvier 2005, les rebelles des FNL, dernier mouvement en guerre contre le gouvernement de transition, acceptent de nouvelles négociations avec le président Domitien Ndayizeye.

Après 20 ans passés dans le maquis, Agathon Rwasa rentre au pays en 2008. Un an plus tard, le mouvement est démobilisé et renonce définitivement à la lutte armée. En avril 2009, la faction rebelle devient officiellement un parti politique. De Palipehutu-FNL, il garde simplement les Forces nationales de libération (FNL).

4. Agathon Rwasa, une force redoutable et redouté par le CNDD-FDD (au pouvoir)

« Je suis satisfait, malgré toutes ces tracasseries orchestrées par le parti au pouvoir. Cela montre que je suis une force redoutable et redoutée par le CNDD-FDD », avait déclaré-t-il en 2013, le jour de son retour à Bujumbura, après trois ans passés dans la clandestinité.

Rwasa avait en effet été obligé de se cacher au lendemain des élections communales de 2010. Après ces élections entachées d’irrégularités, selon la majeure partie de l’opposition, l’historique opposant de Pierre Nkurunziza est attaqué à son domicile, ce qui le contraint à se cacher durant trois ans environ. À son retour, il fait une promesse à ses partisants : « Je vais travailler d’arrache-pied pour que le CNDD-FDD quitte le pouvoir en 2015 ».

5. Un chef de guerre accusé de crimes contre l’humanité

En 2013, le procureur général de la République du Burundi, Gérard Ngendakumana ouvre une enquête contre deux dirigeants des Forces nationales de libération (FNL). Agathon Rwasa, le chef du mouvement, et Pasteur Habimana, son porte-parole, qui a revendiqué le massacre de Gatumba.

Les deux anciens dirigeants des FLN sont accusés d’avoir joué un rôle prépondérant dans le massacre 160 réfugiés tutsis banyamulenge (Congolais d’ascendance rwandaise) dans le camp de Gatumba en 2004.

Agathon Rwasa oppose à cette plainte son immunité provisoire au titre de rebelle burundais.

Les présidents africains, trop vieux… vraiment ?

juillet 31, 2015
De gauche à droite : Robert Mugabe, Béji Caïd Essebsi, Paul Biya, Manuel Pinto da Costa et Abdelaziz Bouteflika forment le club des dirigeants les plus âgés du continent. © GLEZ

De gauche à droite : Robert Mugabe, Béji Caïd Essebsi, Paul Biya, Manuel Pinto da Costa et Abdelaziz Bouteflika forment le club des dirigeants les plus âgés du continent. © GLEZ


Souvent jugés trop âgés pour diriger, les présidents africains ne le sont pourtant pas plus que leurs homologues internationaux. Le vrai problème ne serait-il pas plutôt leur longévité au pouvoir ?

En 1984, Ronald Reagan, candidat à un second mandat à 73 ans, déclarait : « Je ne ferai pas de l’âge un problème : je ne vais pas exploiter, à des fins politiques, la jeunesse et l’inexpérience de mon adversaire. » Le républicain retournait ainsi à son avantage ce qui, a priori, constituait un handicap. Et l’ancien acteur a été réélu. Trente ans plus tard, les 69 ans de Hillary Clinton – qu’elle aura atteints lors de la présidentielle l’an prochain – agitent à nouveau les sphères intellectuelles. Peut-on gouverner, passé un certain âge ? À chaque sondage effectué sur la question, la réponse varie selon les affinités politiques : les démocrates qui estimaient hier Reagan trop âgé bottent en touche quand il s’agit de juger aujourd’hui si le nombre de printemps de l’ex-sénatrice est un problème. Pragmatique, l’électeur.

L’Afrique n’échappe pas à la polémique. L’avalanche de commentaires suscitée par la nomination du nonagénaire Robert Mugabe à la tête de l’Union africaine en février était courue d’avance. « Mugabe est trop vieux pour se concentrer sur quoi que ce soit », réagissait le politologue sud-africain William Gumede. Le continent aurait même la particularité d’être aux mains de vieux despotes accrochés au pouvoir depuis des décennies…

Les chiffres sont pourtant têtus. Certes, sur les cinq présidents les plus âgés de la planète, trois sont africains. Mais la moyenne d’âge des dirigeants du continent, 63 ans, n’est guère plus élevée que celle des chefs d’État à l’échelle mondiale : 61 ans.

La vraie question ne serait-elle pas la longévité au pouvoir ? Sur ce point, l’Afrique est de fait en haut du podium. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, José Eduardo dos Santos et Paul Biya cumulent à eux trois plus d’un siècle de règne. Omar Bongo Ondimba, lui, a dirigé son pays quarante et un ans – bien plus que les trente et un ans de Fidel Castro et les vingt et un ans du Nord-Coréen Kim Il-sung… Le pouvoir use, et certains s’en rendent compte trop tard : « Je suis conscient qu’après trente ans de vie politique harassante, j’ai fatigué », avouait le Burkinabè Blaise Compaoré au lendemain de sa chute.

Lorsque Ben Ali et Moubarak ont été chassés, leur reprochait-on leur âge ? Non. La sagesse acquise avec le temps devrait pourtant conduire ces accros du fauteuil à passer la main avant de perdre pied. Trop vieux ? Pas forcément. Trop long ? Quand la question se pose, la réponse est « certainement ».


Quand la Constitution s’en mêle

La majorité des constitutions africaines prévoient un âge minimum pour se présenter (35 ou 40 ans), mais peu plafonnent l’âge du candidat. Le Congo (70 ans), la Côte d’Ivoire (75 ans) ou encore le Tchad (70 ans) font partie des exceptions. Ainsi, à 71 ans, Denis Sassou Nguesso ne peut théoriquement pas briguer d’autre mandat, tandis qu’Alassane Ouattara, du haut de ses 73 ans, passe aisément sous la barrière constitutionnelle pour l’élection d’octobre. Son compatriote détenu à La Haye, Laurent Gbagbo, né en mai 1945, pourra lui retenter sa chance… en 2020.

Plus nombreux sont les textes à poser comme condition l’état de santé du candidat. Ainsi au Niger : aucun âge maximum, mais « nul n’est éligible à la présidence s’il ne jouit d’un bon état de santé physique et mental », précise la Constitution. Qui va plus loin, en ajoutant la nécessité « d’une bonne moralité attestée par les services compétents ». Cette notion est absente du texte algérien (tout comme l’âge limite), alors que la santé du président Abdelaziz Bouteflika fait les choux gras de la presse internationale, au grand dam des Algériens, déshonorés. La Constitution préfère s’attarder sur le patriotisme du candidat, qui doit « justifier de sa participation à la Révolution du 1er novembre 1954 » s’il est né avant juillet 1942 ou « de la non-implication de ses parents, s’il est né après juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution du 1er novembre 1954 ».

Le Zimbabwe demande l’extradition du chasseur américain qui a tué le lion Cecil

juillet 31, 2015
Des manifestants ont accroché des pancartes et des peluches devant la porte du cabinet du dentiste américain James Walter Palmer, en hommage au lion Cecil, à Bloomongton au Minnesota, le 29 juillet 2015. © Adam Bettcher/AFP

Des manifestants ont accroché des pancartes et des peluches devant la porte du cabinet du dentiste américain James Walter Palmer, en hommage au lion Cecil, à Bloomongton au Minnesota, le 29 juillet 2015. © Adam Bettcher/AFP

Le Zimbabwe a réclamé vendredi l’extradition du dentiste américain Walter Palmer qui a chassé illégalement le lion Cecil début juillet, spécimen protégé et animal vedette du plus grand parc naturel de Hwange.

« Nous demandons aux autorités compétentes son extradition vers le Zimbabwe pour qu’il puisse être jugé pour les infractions qu’il a commises », a déclaré Oppah Muchinguri, ministre de l’Environnement, vendredi 31 juillet.

Lorsque le scandale a éclaté il y a quelques jours, « il était trop tard pour appréhender le braconnier étranger parce qu’il s’était déjà évaporé vers son pays d’origine », a-t-elle commenté.

« Cette affaire de braconnage a été bien organisée et bien financée »

Deux Zimbabwéens qui ont organisé l’expédition se retrouvent devant la justice. Le tribunal de Hwange a engagé des poursuites contre l’opérateur de safari de grande chasse Theo Bronkhorst. Il a été inculpé pour ne « pas avoir empêché une chasse illégale » et remis en liberté surveillée avant le début du procès le 5 août. Honest Ndlovu, le propriétaire de la ferme où le lion a été chassé après avoir été attiré hors de la réserve, devrait être accusé la semaine prochaine.

« Les investigations menées jusqu’à présent montrent que toute cette affaire de braconnage a été bien organisée et bien financée, pour être sûr que ça marche », a affirmé la ministre de l’Environnement, accusant le chasseur américain Walter Palmer et ses interlocuteurs locaux de s’être « tous livrés au braconnage du lion ».

Cecil, la vedette du parc

Le lion Cecil, âgé de 13 ans, était la vedette du parc en raison de sa crinière noire peu commune. L’animal faisait l’objet d’une recherche scientifique de l’université britannique d’Oxford sur la longévité des lions. L’animal était même équipé d’un collier émetteur.

Le chasseur américain a été lynché sur les réseaux sociaux par les militants de la cause animale. Dans un communiqué publié mardi 28 juillet, il a exprimé ses regrets.

Selon l’ONG zimbabwéenne Conservation Task Force, le lion aurait été appâté à l’extérieur de la réserve de Hwange avec une carcasse d’animal mort accrochée à un véhicule. Le lion a ensuite été chassé, blessé d’une flèche et finalement abattu après une traque de 40 heures.

Jeuneafrique.com

Lutte contre Boko Haram : l’armée tchadienne annonce la mort de plus de 100 terroristes

juillet 31, 2015
Armée tchadienne à N'Djamena , mars 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

Armée tchadienne à N’Djamena , mars 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

 

L’armée tchadienne a lancé cette semaine une vaste opération antiterroriste contre Boko Haram sur le lac Tchad. Elle a annoncé vendredi la mort de 100 combattants islamistes au cours de l’opération.

« Plus de 100 combattants islamistes et deux soldats tchadiens ont été tués lors de la vaste offensive lancée contre Boko Haram […] sur les îles du lac Tchad », a affirmé l’armée tchadienne dans un communiqué.

« Depuis deux semaines, les terroristes de Boko Haram tentent de s’infiltrer dans nos îles du lac Tchad pour perpétrer des attaques sur de paisibles citoyens. Nos forces armées et de sécurité ont lancé une vaste offensive pour débusquer et neutraliser ces terroristes sur ces îles », a déclaré le porte-parole de l’armée, le colonel Azem Bermendoa Agouna, qui précise que l’opération se poursuit.

Une force régionale 

En tout, l’armée annonce la mort de 117 terroristes. Du côté de l’armée, deux militaires tchadiens ont été tués et deux autres blessés. Plusieurs embarcations ont été détruites et de nombreuses armes de différents calibres ont été récupérées par l’armée, a affirmé le colonel Azem.

L’opération qui a surtout visé les villages insulaires Koungya, Merikouta, Choua et Blarigui se poursuit. Selon une source sécuritaire tchadienne, quelques 1 000 soldats ont été déployés dans la zone du lac où les islamistes, affaiblis dans leurs fiefs nigérians, se sont repliés.

En représailles aux diverses offensives de l’armée et de la population, Boko Haram a attaqué dans la nuit du mercredi au jeudi 30 juillet un village dans l’Etat de Yobé, au nord-est du Nigeria, faisant au moins 10 morts, a déclaré Baba Nahu, un responsable local. L’attaque est survenue non loin de Damaturu où une kamikaze s’est fait exploser dimanche dernier tuant au moins 14 personnes.

Le Tchad, force militaire majeur dans la région est à la tête de la coalition régionale avec le Niger et le Cameroun dans la lutte antiterroriste contre Boko Haram, qui a multiplié les attaques suicides dans les pays voisins depuis quelques semaines.

Jeuneafrique.com

Nabilla sera jugée en 2016 pour violences volon­taires aggra­vées

juillet 31, 2015
Nabilla: violences volon­taires aggra­vées

Nabilla: violences volon­taires aggra­vées?

Rendez-vous l’an­née prochaine

Le parquet vient d’an­non­cer sa déci­sion concer­nant l’af­faire Nabilla. Le 7 novembre dernier, la jeune femme aurait porté des coups de couteau à son compa­gnon, Thomas Vergara. Placée en déten­tion puis remise en liberté depuis la fin d’an­née dernière, Nabilla atten­dait de connaître la déci­sion de la justice. C’est chose faite, puisque selon RTL, le tribu­nal correc­tion­nel de Nanterre (Hauts-de-Seine) a pris la déci­sion d’in­cul­per l’ex-candi­date des Anges de la télé­réa­lité de « violences volon­taires aggra­vées ». Elle échappe ainsi à une incul­pa­tion pour tenta­tive de meurtre.

Selon la station, le tribu­nal se penchera sur deux agres­sions que la jeune femme est soupçon­née d’avoir commises contre Thomas Vergara. Celle du 7 novembre dernier, et une autre, qui remon­te­rait au 8 août 2014. Des circons­tances aggra­vantes auraient été rete­nues contre la star­lette : la violence par arme et le fait que l’agres­sion ait été commise par la concu­bine de la victime présu­mée.

Toujours selon RTL, les experts assurent que les coups portés l’ont été volon­tai­re­ment, écar­tant ainsi la thèse de l’ac­ci­dent. Pour ce chef d’in­cul­pa­tion, la peine encou­rue est de 7 années de prison et de 100 000 euros d’amende. Thomas Vergara sera partie civile dans le procès à venir.

Voici.fr par Karine Hernandez

Congo/Les Bantous de la capitale : Ils s’apprêtent à souffler leurs 56 bougies

juillet 31, 2015

 

Dieudonné Loussakou

Fondé le 15 août 1959, l’orchestre les Bantous de la capitale, s’apprête à célébrer les 56 ans de sa fondation. Pour marquer d’une pierre blanche cette commémoration, deux  concerts sont prévus, à Brazzaville. Dieudonné Loussakou, président du légendaire ensemble musical congolais, nous en dit davantage, dans l’interview exclusive qu’il nous a accordée. Il déplore également le fait que ce groupe n’ait pas pris part à la 10e édition du Fespam, qui a baissé ses rideaux, le 22 juillet dernier, au Stade Félix Eboué.

*Monsieur le président, tout d’abord, comment se porte Les Bantous de la capitale?
**L’orchestre Les Bantous de la capitale se portent bien. La preuve en est que nous arrivons à notre 56e année d’existence. Donc, nous nous portons bien, malgré la vieillesse de la plupart des musiciens que nous remplaçons par des jeunes.

*Justement, qu’est-ce qui est prévu, à l’occasion de ce 56e anniversaire?
**Nous avons prévu un spectacle, à la Préfecture, le 5 août, à partir de 19heures, et un bal dansant, au bar «La Détente», à Bacongo, le 9 août, à partir de 16heures. C’est pour essayer d’attirer les plus grands mélomanes, pour qu’ils partagent avec nous cette joie de vivre jusqu’à 56 ans.

*L’histoire des Bantous de la capitale se confond avec celle de la République du Congo, qui s’apprête à célébrer, les 55 ans de son accession à la souveraineté nationale. Serez-vous de la fête, à Ouesso, dans le département de la Sangha?
**Pour être de la fête, il faut que les autorités nous invitent. Souvent, je dois l’avouer, on nous oublie, on ne nous invite pas. De temps en temps, la présidence nous appelle, pour animer les festivités de la municipalisation accélérée, mais, comme je l’ai dit, nous allons être de la fête, si les autorités nous appellent.
*Quels sont les autres projets en vue des Bantous de la capitale?
** Les projets en vue, c’est, d’abord, la modernisation de l’orchestre, que j’entreprends, moi-même, parce nous allons mettre en fonctionnement notre nouveau matériel de musique, que nous avons acheté, en empruntant par-ci, par-là. Les gens sont tellement égoïstes qu’ils ne nous aident pas…Nous sommes aussi en train de préparer un autre album qui sortira accompagné d’un clip de promotion.

*Pouvez-vous, justement, nous parler de cet album?
**Cet album est composé de quinze chansons. Nous avons repris la plupart des chansons qui n’étaient pas bien sortis dans le précédent album, que nous avons améliorées, et nous avons ajouté de nouvelles chansons. Donc, c’est un album qui fait la synthèse entre la vieille et la nouvelle génération. On a modernisé les chants et la partie musicale, si bien que les mélomanes ne seront pas déçus.

*Comment s’intitule cet album?
**On ne sait pas encore, nous sommes en train d’y réfléchir.
*Pouvez-vous nous énumérer les titres de quelques chansons de cet album?
**Il y a des chansons, comme Christina, de Nino Malapet; Boma no ngai, de Kabako Lambert; Aïe aïe la vie, de Jean Serge Essous; Kadigo, de Michel Ngouolali, et d’autres que les gens découvriront, c’est une surprise.

*Auriez-vous un message, en conclusion de notre entretien?
**C’est demander à tous les mélomanes et à tous ceux qui sont les gérants de la musique congolaise, de ne pas oublier que les Bantous, c’est le plus vieil orchestre du Congo. C’est le seul orchestre qui a subsisté, depuis 59. Nous avons eu les orchestres Cercul Jazz, Negro Band, Tembo, Kamikaze, Le Peuple, que sais-je encore…Tous n’existent plus, mais Les Bantous, les Aragon du Congo, sont toujours là. Cependant, ce que nous constatons, c’est que nous-mêmes, nous méconnaissons la valeur, le caractère mythique de cet orchestre.

Par exemple, au dernier Fespam, Les Bantous n’ont pas été invités. Pour nous, c’est un scandale, on invite Aragon, qu’on compare avec les Bantous, mais nous ne sommes pas invités. Et, plus décevant encore, Les Bantous, pour contribuer au Fespam, ont produit, à leurs frais, un clip publicitaire, que nous avons déposé au Fespam, mais ce clip n’a même pas été visionné, pour qu’il soit diffusé sur les médias, afin de faire la promotion du Fespam. Tout cela décourage. Bon, pour les aides, nous ne pouvons pas demander plus, tout ce que nous demandons, c’est qu’on appelle les Bantous de la capitale à animer des spectacles, des événements, et cela fera partie des recettes qui peuvent nourrir les musiciens. Nous ne demandons pas des dons exceptionnels, mais que les Bantous soient toujours appelés à accompagner les plus grandes manifestations nationales, et les cachets qui leur seront versés pourront servir à faire vivre l’orchestre.

Aujourd’hui, l’orchestre vit des prêts bancaires que le président de l’orchestre, lui-même, contracte. Mais, jusqu’à quand ça va continuer comme ça? Donc, en gros, les Bantous doivent être considérés, ils doivent sentir que, dans ce pays, on les aime, on les utilise. Il y a deux doyens qui sont malades, Célestin Nkouka et Edo Nganga. Ce sont les Bantous, eux-mêmes, qui s’en occupent. Personne ne leur porte assistance. Est-ce de cette manière qu’on va être reconnaissant envers ceux qui ont fondé Les Bantous de la capitale, qui continuent à faire la gloire de la musique africaine et congolaise? C’est une question que je soumets au public. Donc, j’invite les mélomanes à venir nombreux suivre nos deux spectacles, afin d’encourager les efforts que nous fournissons pour promouvoir la musique congolaise.

Lasemaineafricaine.net par Véran Carrhol  YANGA

Contact de l’orchestre: bar Macédo, à Bacongo, son siège social, ou téléphone: 06-661-66-66//06-675-39-26.

Un vaccin contre le virus Ebola est « à portée de main », selon l’OMS

juillet 31, 2015

Un vaccin contre le virus Ebola est à portée de main à l’échelle mondiale, a annoncé vendredi l’OMS. Les résultats préliminaires de l’essai clinique de phase III concernant l’efficacité du vaccin VSV-EBOV en Guinée ont montré que ce vaccin est très efficace.

Les résultats préliminaires des analyses des données provisoires ont été publiés vendredi dans la revue britannique The Lancet. « C’est une avancée très prometteuse », a déclaré la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Margaret Chan.

« Un vaccin efficace sera une arme supplémentaire très importante dans la lutte contre l’actuelle flambée d’Ebola et les flambées futures », a-t-elle dit. Le vaccin avait été testé notamment aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et avait donné des résultats positifs.

L’OMS prévient en même temps que si, jusqu’à présent, le vaccin semble être efficace chez tous les sujets vaccinés, il faudra disposer de données plus concluantes pour savoir si le vaccin peut conférer une « immunité collective » à des populations entières. Le Dr Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale de l’OMS, a indiqué que l’essai va se poursuivre et être étendu aux enfants et adolescents.

Méthode en ceinture
La méthode de vaccination « en ceinture » adoptée pour l’essai est basée sur la stratégie d’éradication de la variole, a-t-elle précisé. L’hypothèse de base est qu’en vaccinant toutes les personnes qui ont été en contact avec un sujet infecté, on crée une « ceinture » de protection qui permet d’enrayer la propagation du virus.

L’essai du vaccin VSV-EBOV en Guinée a commencé dans les communautés touchées le 23 mars pour évaluer l’efficacité et l’innocuité d’une dose unique. Jusqu’ici, plus de 4000 contacts proches de près de 100 patients atteints de la maladie à virus Ebola, dont des membres de la famille, des voisins et des collègues, ont volontairement participé à l’essai.

Bertrand Draguez, directeur médical à Médecins sans Frontières (MSF), a affirmé que « compte tenu du niveau d’efficacité, tous les pays touchés devraient immédiatement commencer et multiplier les vaccinations en ceinture afin de briser les chaînes de transmission et de vacciner tous leurs intervenants en première ligne pour les protéger ».

L’essai est mis en ½uvre par les autorités guinéennes, l’OMS, Médecins sans Frontières et l’Institut norvégien de santé publique, avec le soutien d’un large partenariat composé d’organisations internationales et nationales.

Testé à Genève
Le vaccin VSV-EBOV a été mis au point par l’Agence de la santé publique du Canada. Le vaccin a été donné sous licence à NewLink Genetics. Le 24 novembre 2014, Merck et NewLink Genetics ont conclu un accord de licence mondial et exclusif dans lequel Merck assume la responsabilité de la recherche, de la mise au point, de la fabrication et de la distribution du vaccin expérimental.

Le vaccin VSV-ZEBOV contre le virus Ebola a été testé au début de l’année par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) avec des résultats très positifs. Le produit avait engendré une réponse immunitaire chez les quelque 150 volontaires à qui il a été injecté. Il a aussi été testé en Allemagne, au Canada, aux Etats-Unis et au Gabon.

L’essai en Guinée a été conçu par un groupe d’experts du Canada, des Etats-Unis, de France, de Guinée, de Norvège, du Royaume-Uni, de Suisse et de l’OMS. L’équipe chargée de l’essai clinique comprend notamment des experts de l’Université de Berne, de l’Université de Floride, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, de Public Health England et des laboratoires mobiles européens.

Un autre vaccin, développé par la firme britannique GSK avec l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), est testé depuis février au Libéria.

Romandie.com

Photos volées: Auré­lie Filip­petti contre-attaque

juillet 31, 2015

L’an­cienne ministre porte plainte contre Paris Match

Crédits photos : Stefano Carofei/AGF/SIPA

Crédits photos : Stefano Carofei/AGF/SIPA

La réponse ne s’est pas fait attendre: le jour-même de la paru­tion de Paris Match dont elle fait bien malgré elle la couver­ture, Auré­lie Filip­petti porte plainte contre le maga­zine «pour avoir publié une photo d’elle enceinte et en maillot de bain au côté de son compa­gnon, Arnaud Monte­bourg» comme l’annonce Libé­ra­tion.

«Je porte plainte pour atteinte à la vie privée et fami­liale. Ce sont des photos volées. Ils nous pistent, c’est effrayant. On est arri­vés à  l’hô­tel à midi et repar­tis à 14 heures. Cela veut donc dire qu’ils nous espionnent. C’est flip­pant.». Dans Libé­ra­tion, Auré­lie Filip­petti ne cache pas sa stupeur devant la une de Paris Match qui la montre en maillot de bain, près d’Ar­naud Monte­bourg. Et elle attaque l’heb­do­ma­daire en justice, quitte à confir­mer indi­rec­te­ment sa gros­sesse, alors qu’elle n’avait pas encore souhaité l’an­non­cer offi­ciel­le­ment. «Si je ne porte pas plainte, on va dire que je suis complice, affirme-t-elle. Chaque femme a le droit de dispo­ser de son corps. Ce type de photo est une atteinte à la dignité, toutes les femmes peuvent se sentir atteintes».

Auré­lie Filip­petti ne cautionne pas du tout cette mise en avant de la vie privée des poli­tiques. «C’est une tenta­tive de pipo­li­ser des posi­tion­ne­ments poli­tiques, de les décré­di­bi­li­ser en recou­rant à des photos volées dans une inti­mité qui doit être respec­tée, déclare l’an­cienne ministre de la Culture. J’étais sur mon lieu de vacances pendant la pause parle­men­taire».

La dépu­tée de Moselle ne semble pas appré­cier d’avoir été photo­gra­phiée en maillot de bain, alors que Libé­ra­tion lui fait remarquer que de Nico­las Sarkozyà François Hollande en passant par Ségo­lène Royal, c’est désor­mais devenu un clas­sique des sujets esti­vaux. «Cela relève de ma vie privée» répète-t-elle.

Gala.fr par Jean-Christian Hay

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