Les frontières du Canada resteront fermées jusqu’au 21 janvier

novembre 29, 2020

Le Canada a annoncé dimanche 30 novembre une nouvelle prolongation, jusqu’au 21 janvier 2021, de la fermeture de ses frontières aux étrangers dont la présence n’est pas jugée essentielle.

Depuis mars dernier, les voyageurs arrivant au Canada, qu’ils soient Canadiens ou non, sont soumis à une quarantaine obligatoire de quatorze jours afin d’éviter la propagation du coronavirus.

De son côté, la frontière du Canada avec les États-Unis reste fermée jusqu’au 21 décembre, dans le cadre d’un accord bilatéral séparé avec Washington. Seuls sont autorisés le commerce des biens et marchandises et les voyages considérés comme essentiels. Cette fermeture de la plus longue frontière terrestre au monde a été décidée en mars et elle pourrait être prolongée après le 21 décembre, a indiqué le gouvernement canadien dans un communiqué.

Le gouvernement affirme qu’il «sera en mesure» à partir du 21 janvier d’harmoniser les éventuelles prolongations de fermetures de ses frontières entre les États-Unis et les autres pays dans le monde, ainsi que le décret de quarantaine obligatoire.

Ottawa annonce également la création d’un cadre pour «examiner les demandes présentées par des organismes de sport amateur de haut niveau qui veulent organiser» des événements comme des «championnats du monde, des qualifications olympiques ou paralympiques, ainsi que des coupes du monde»

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19: les États-Unis se préparent à une flambée de cas après Thanksgiving

novembre 29, 2020

Cette fête familiale a été marquée par les déplacements de millions d’Américains à travers le pays, en dépit des avertissements des autorités sanitaires.

Les États-Unis s’apprêtent à subir les conséquences d’un Thanksgiving marqué par les déplacements de millions d’Américains à travers le pays, qui devrait conduire à une flambée des cas de Covid-19, alors que le pays connaît déjà un pic d’hospitalisations. Après un week-end de célébrations familiales aux États-Unis, «nous pourrions voir une nouvelle flambée s’ajouter à la flambée» actuelle des nouvelles contaminations au coronavirus, a prévenu dimanche 30 novembre le directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses, Anthony Fauci.

Au moins 1,1 million de personnes ont pris l’avion dans la seule journée qui a précédé la fête de Thanksgiving jeudi dernier, un nombre record depuis le début de la pandémie dans le pays en mars, selon l’agence TSA, chargée des contrôles de sécurité dans les aéroports. «Je veux être clair avec les Américains, la situation va empirer dans les prochaines semaines», a renchéri le médecin en chef des États-Unis, Jerome Adams.

Plusieurs États avaient déjà connu une hausse des nouvelles infections après le long week-end du «Memorial Day» fin mai, qui rend hommage aux forces armées américaines. «Nous nous apprêtons à connaître cette flambée (de cas) post-Thanksgiving, avec trois, quatre, dix fois plus de malades à travers le pays», qu’en mai a averti le Dr Deborah Birx, coordinatrice de la cellule de crise sur le coronavirus de la Maison Blanche.

«Une lumière au bout du tunnel»

Les hospitalisations dues au Covid-19 connaissent un pic dans le pays avec plus de 90.000 personnes hospitalisées actuellement, a rappelé la responsable. Dimanche soir, 140.651 cas et 822 décès ont été enregistrés sur les dernières 24 heures, selon le comptage de l’université Johns-Hopkins qui fait référence. Pays le plus endeuillé au monde par la pandémie, les États-Unis totalisent plus de 266.000 morts et 13,3 millions de cas.

Dans ce contexte, le Dr Fauci a expliqué ne pas envisager un relâchement des recommandations à ne pas voyager ou des restrictions sanitaires avant Noël. Dans certains États comme en Californie, de nouvelles restrictions ont même été mises en place face à la remontée des cas: un couvre-feu a été décrété à San Francisco et Los Angeles a interdit la plupart des rassemblements publics et privés à partir du lundi 1er décembre.

«Fermez les bars et gardez les écoles ouvertes», a exhorté Anthony Fauci. Un conseil qu’a semblé suivre le maire de New York annonçant la réouverture à partir de lundi des établissements scolaires, qui avaient fermé le 18 novembre déclenchant une vive polémique. L’immunologue a toutefois cherché à rassurer ses concitoyens en rappelant qu’un vaccin serait disponible dès décembre pour les personnes les plus à risque de développer une forme grave de la maladie. «Il y a vraiment une lumière au bout du tunnel», a-t-il lancé.

Une gigantesque opération logistique s’est mise en place pour acheminer les vaccins et des doses de celui des entreprises Pfizer et BioNTech ont été transportées de la Belgique vers les États-Unis, ont rapporté dimanche plusieurs médias américains. Le vaccin Pfizer/BioNTech se prévaut d’une efficacité de 95% contre le virus et pourrait être autorisé par l’Agence américaine des médicaments (FDA) peu après le 10 décembre.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Une équipe 100% féminine pour la communication de la Maison Blanche

novembre 29, 2020

Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, a annoncé dimanche 30 novembre la composition de son équipe de communication à la Maison Blanche, qui sera exclusivement féminine, ce que son entourage a qualifié de première dans l’Histoire du pays. Parmi les personnes désignées figure Jen Psaki, qui occupera le poste très en vue d’attachée de presse de la Maison Blanche. Mme Psaki, 41 ans, a occupé plusieurs postes supérieurs, dont celui de directrice de la communication de la Maison Blanche sous l’administration Obama.

Joe Biden et la vice-présidente élue Kamala Harris cherchent à mettre l’accent sur la diversité dans les nominations annoncées jusqu’à présent, avant de prêter serment le 20 janvier. «Je suis fier de présenter aujourd’hui la première équipe de communication pour la Maison Blanche composée exclusivement de femmes», a indiqué Joe Biden dans un communiqué. «Ces professionnelles de la communication, qualifiées et expérimentées, apportent des perspectives variées à leur travail et partagent le même engagement pour reconstruire ce pays.»

En plus de Jen Psaki, six autres femmes ont été nommées. Parmi elles, Kate Bedingfield, directrice adjointe de campagne de Joe Biden, a été nommée directrice de la communication de la Maison Blanche. Kate Bedingfield a déjà officié en tant que directrice de la communication de Biden alors qu’il était vice-président. Ashley Etienne deviendra directrice de la communication de Kamala Harris et Symone Sanders est propulsée conseillère et porte-parole de la vice-présidente. Pili Tobar a été nommée directrice adjointe à la communication de la Maison Blanche et Karine Jean Pierre, attachée de presse adjointe. Elizabeth Alexander sera la directrice de communication de la future Première dame Jill Biden.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Une église sanctionnée pour le non-respect des restrictions sanitaires

novembre 29, 2020

Une église de Langley, en Colombie-Britannique, a reçu une contravention pour avoir accueilli des fidèles alors que les autorités sanitaires ont ordonné la suspension des services religieux afin d’endiguer la courbe de la pandémie.

L'église Riverside Calvary se trouve dans un petit centre commercial de Langley.© Jon Hernandez/Radio-Canada L’église Riverside Calvary se trouve dans un petit centre commercial de Langley.

Des agents de la Gendarmerie royale du Canada se sont rendus à l’église Riverside Calvary de la 96e Avenue dimanche matin pour demander aux croyants de quitter les lieux. Lorsqu’ils ont refusé, l’église a reçu une amende de 2300 $.

Deux fidèles, Tanya Gaw et Kari Simpson, se demandent pourquoi les magasins d’alcool ont le droit d’être déclarés des services essentiels et pas les lieux de culte. «Un mouvement se lève pour s’assurer que davantage d’églises commencent à défier les ordres de Bonnie Henry », a déclaré Mme Simpson.

La Charte des libertés

Par ailleurs, deux églises de Chilliwack, Free Grace Baptist et Free Reformed, devaient aussi accueillir des fidèles dimanche. Leurs responsables affirment que les restrictions ne respectent pas la Charte canadienne des droits et libertés.

«Notre constitution garantit la liberté de conscience et de religion, ce qui comprend le droit de se rassembler pour prier Dieu », estime John Koopman, le pasteur de l’église Free Reformed dans un commmuniqué.

M. Koopman et son homologue de l’église Free Grace Baptist n’a pas voulu donner d’entretien à CBC, mais tous deux ont confirmé par écrit qu’ils allaient continuer d’accueillir les fidèles.

Un « service essentiel »

Ils estiment que la présence de fidèles est un service essentiel et que comme cela est ordonné par Dieu, les croyants sont obligés de se joindre à un culte public.

À la mi-novembre, la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, a demandé à ce que les rassemblements religieux soient suspendus. Les restrictions s’appliquent aussi bien aux églises qu’aux synagogues, temples et mosquées.

D’après un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada, le caporal Mike Rail, les ordres de la santé publique ne sont pas «optionnels », mais que la police essaye d’éduquer les contrevenants de l’effet salutaire des ordres.

Avec CBC/Radio-Canada 

États-Unis: la prochaine Première dame, Jill Biden, a souvent protéger son mari

novembre 29, 2020

WASHINGTON — Elle a déjà repoussé des manifestants qui menaçaient son mari. Elle l’a tenu loin des journalistes pendant la pandémie de COVID-19. Elle l’a toujours soutenu dans ses ambitions présidentielles, sauf en 2004, quand elle a déployé une technique bien spéciale pour empêcher Joe Biden de se lancer dans la course.

© Fournis par La Presse Canadienne

Vêtue d’un bikini, Jill Biden a écrit « Non » sur son ventre avec un marqueur avant de perturber sans avertissement une séance stratégique durant laquelle des conseillers politiques suggéraient à son mari de défier le président républicain George W. Bush aux prochaines élections.

Protéger M. Biden a été l’un des rôles les plus importants de Jill Biden durant leurs 43 années de mariage pendant que son mari siégeait au Sénat au Sénat, participait aux primaires démocrates ou secondait Barack Obama à titre de vice-président. Elle est une épouse, une mère, une grand-mère et une enseignante avec un doctorat.

Alors que son mari est sur le point de devenir le 46e président, Jill Biden deviendra Première dame et pourra poser son empreinte sur un rôle qui est traditionnellement vu comme un modèle pour les femmes américaines. Elle accomplira cette tâche en s’inspirant des vieilles façons ou en réinventant sa position de façon engagée, comme l’ont fait avant elle Eleanor Roosevelt, Hillary Clinton ou Michelle Obama, par exemple.

Son intention est de continuer de travailler comme professeure à l’université, ce qui ferait d’elle la seule première dame de l’histoire à conserver son emploi.

Cette nouvelle fonction n’est pas complètement étrangère pour Mme Biden, qui a été impliquée en politique depuis son alliance avec M. Biden. De plus, elle était aux premières loges pour observer le rôle d’une Première dame lors des deux mandats de M. Obama.

Toutefois, la tâche ne sera pas mince pour le couple Biden. Tous les yeux sont rivés sur la prochaine administration pour voir si elle accomplira ce qui a été promis: mettre sous contrôle la pandémie de coronavirus.

« Comme épouse politique, j’ai souvent réalisé que le stoïcisme me servait souvent bien », a écrit Mme Biden dans sa biographie.

Elle l’a prouvé plus tôt cette année, quand plusieurs femmes ont accusé son mari d’avoir commis des attouchements non désirés à leur endroit. L’ex-vice-président avait nié ces allégations, mais avait reconnu que les normes sociétales avaient évolué. Sa femme l’a alors défendu.

« Je ne pense pas qu’on réalise combien de personnes approchent Joe: des femmes et des hommes, qui cherchent du confort ou de l’empathie, avait-elle affirmé sur la chaîne ABC. Dans l’avenir, je crois qu’il devra être un meilleur juge quand les gens l’approchent, dans la façon dont il va réagir. »

Elle n’hésite jamais un instant pour le protéger, parfois même physiquement.

Au New Hampshire, en février, un homme avait essayé de pénétrer dans la zone protégée où M. Biden se trouvait. Rapidement, elle a entouré l’individu de ses bras, l’a retourné et a aidé à le repousser.

Un mois plus tard, à Los Angeles, elle a bloqué de façon similaire deux manifestants qui tentaient d’aller sur scène pendant que Joe Biden clamait son discours de victoire du « super-mardi ».

« Je m’inquiète à propos de Jill », a déjà dit M. Biden.

Le 5 octobre dernier, à l’aéroport du comté de New Castle au Delaware, elle avait tiré son mari hors de la portée de journalistes, alors qu’il parlait à l’extérieur de son avion de campagne avant de faire un voyage à Miami.

Comme plusieurs familles américaines, les Biden ont fêté l’Action de grâce différemment cette année. Leur fille et son mari étant les seuls visiteurs invités dans leur maison au Delaware, un appel sur la plateforme Zoom était prévu pour célébrer avec un plus grand groupe.

Jill Biden fera tout son possible pour alléger l’ambiance.

« Elle n’est pas une grand-mère normale, a affirmé sa petite-fille Naomi dans une vidéo montrée à la Convention nationale démocrate. Elle est farceuse et maline. »

Avec La Presse canadienne par Laurie Kellman, The Associated Press

Canada: Un professeur victime de racisme après avoir critiqué le gouvernement albertain

novembre 29, 2020

Un professeur d’Edmonton dit avoir reçu des messages teintés de racisme après avoir publiquement critiqué la réponse albertaine à la pandémie de COVID-19.

Ubaka Ogbogu est professeur associé en droit spécialisé en politiques en matière de santé à l'Université de l'Alberta.© /Radio-Canada Ubaka Ogbogu est professeur associé en droit spécialisé en politiques en matière de santé à l’Université de l’Alberta.

Dans la dernière semaine, Ubaka Ogbogu a donné une entrevue à CBC en lien avec la publication d’enregistrements réalisés secrètement lors d’une réunion quotidienne du Centre des opérations d’urgence.

Ces enregistrements révélaient que le gouvernement provincial n’a pas suivi toutes les recommandations formulées par la médecin hygiéniste en chef de la province, Deena Hinshaw.

Lors de l’entrevue, le professeur associé en droit et spécialiste en politiques de santé publique à l’Université de l’Alberta a décrit la réponse de la province à la pandémie comme étant «en morceaux».

C’est à la suite de cette entrevue qu’il a reçu un message d’une quarantaine de secondes chargé d’invectives et l’invitant à «retourner dans [son] pays» qu’il a publié sur le réseau Twitter samedi matin.

«Quel intérêt as-tu à t’investir dans notre politique? Tu veux en faire venir d’autres comme toi? Retourne chez toi, [le Canada] n’est pas ton pays», poursuit l’appelant, ornant ses propos d’injures.

Ubaka Ogbogu dit être habitué à recevoir des messages acrimonieux à cause de ses opinions, mais souligne que ce dernier est beaucoup plus haineux que la normale, ce qui l’a incité à demander le retrait de son profil du site Internet de l’Université de l’Alberta.

«Ils ont pris le temps de faire des recherches sur moi. Ce n’est pas qu’une publication sur Facebook ou Twitter. La personne m’a cherché, a trouvé mon numéro de téléphone, a trouvé mon adresse courriel… c’est une menace sérieuse», souligne-t-il.

L’appel a été fait depuis un numéro inconnu, mais le professeur croit que la personne qui l’a appelé est la même que celle qui lui a écrit des courriels haineux après l’entrevue.

L’incident a été rapporté à l’unité des crimes haineux de la police d’Edmonton.

Le rôle de la partisanerie politique

S’il reconnaît que ses propos lors de l’entrevue ont pu heurter les sensibilités de certaines personnes, le professeur Ogbogu croit que la partisanerie politique n’a pas aidé.

Il cite notamment la façon dont certains employés du Parti conservateur uni ont décrit son intervention dans les réseaux sociaux, le décrivant notamment comme un partisan du Nouveau Parti démocratique.

Après la diffusion du reportage de CBC et de Radio-Canada, Steve Buick, le secrétaire de presse du ministre de la Santé, a qualifié Ubaka Ogbogu «d’universitaire le plus frénétiquement biaisé de l’Alberta».

Joint samedi, M. Buick a rappelé que le gouvernement condamne tout geste ou propos haineux à l’endroit d’un Albertain, tout en défendant sa critique.

«C’est normal que le gouvernement réponde lorsque des informations erronées sont publiées sur les réseaux sociaux», soutient-il, ajoutant que «rien, dans la réponse du gouvernement, ne faisait référence à la race ou au pays d’origine» de M. Ogbogu.

Le professeur croit néanmoins que le genre de rhétorique utilisé par Steve Buick peut déclencher le type de réactions auxquelles il a été confronté. Selon lui, ces propos peuvent être perçus par certains comme un encouragement à harceler les universitaires.

«Nous aussi, nous sommes des citoyens. C’est notre droit d’étudier les politiques gouvernementales et de les critiquer lorsque c’est nécessaire.»

Le professeur n’entend toutefois pas se laisser abattre par ce ressac. Il compte continuer d’offrir son opinion en tant qu’expert invité puisque, note-t-il, il est important de débattre vivement des politiques en santé et il croit fermement avoir quelque chose à apporter à la discussion.

Avec CBC/Radio-Canada par Paige Parson

Au moins 110 civils tués dans une attaque jihadiste au Nigeria

novembre 29, 2020
Les funérailles des personnes tuées dans une attaque à Zaabarmar, au Nigeria, le 29 novembre 2020.

Au moins 110 civils ont été tués samedi par des membres présumés de Boko Haram dans un village du nord-est du Nigeria, selon un bilan des Nations unies, ce qui en fait une des attaque les plus meurtrières dans cette région, en proie à une sanglante insurrection jihadiste.

L’attaque s’est déroulée le jour des élections locales dans cet État, les premières organisées depuis le début de l’insurrection de Boko Haram en 2009. Depuis cette date, on dénombre plus de 36 000 tués et plus de deux millions de personnes ont dû fuir leur foyer.

« Le 28 novembre, en début d’après-midi, des hommes armés sont arrivés à moto et ont mené une attaque brutale sur des hommes et des femmes qui travaillaient dans des champs à Koshobe », a déclaré dimanche le coordinateur humanitaire de l’ONU au Nigeria, Edward Kallon.

« Au moins 110 civils ont été froidement tués, et de nombreux autres blessés dans cette attaque », a-t-il ajouté.

Le communiqué de l’ONU ne mentionne pas le groupe jihadiste Boko Haram, qui multiplie les attaques dans cette région depuis plus de dix ans et contrôle une partie du territoire.

L’attaque s’est produite dans une rizière située à moins de dix kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’État du Borno, épicentre de l’insurrection islamiste. Le mois dernier, 22 agriculteurs avaient déjà été tués dans leurs champs, non loin de cette ville.

« Egorgés »

Samedi, le responsable d’un groupe d’autodéfense pro-gouvernemental avait fait état de 43 morts.

« Nous avons retrouvé 43 corps sans vie, tous ont été égorgés », avait déclaré Babakura Kolo. « C’est sans aucun doute l’oeuvre de Boko Haram qui opère dans la région et attaque fréquemment les agriculteurs ».

Les funérailles des personnes tuées dans une attaque à Zaabarmar, au Nigeria, le 29 novembre 2020.

Ces 43 premières victimes ont été enterrées dimanche dans le village voisin de Zabarmari, en présence du gouverneur de l’État du Borno, Babaganan Umara Zulum. Les recherches d’autres victimes dans ces eaux marécageuses et difficile d’accès se poursuivaient.

Le gouverneur avait affirmé dimanche que 70 agriculteurs avaient été tués, tout en prévenant que ce bilan pourrait s’alourdir dans les prochaines heures.

Figurent notamment parmi les victimes des dizaines d’ouvriers agricoles originaires de l’État de Sokoto, à environ 1 000 km à l’ouest, qui s’étaient rendus dans l’Etat de Borno pour trouver du travail dans les rizières.

Le président du Nigeria Muhammadu Buhari a « condamné » samedi soir « le meurtre de ces agriculteurs dévoués à leur travail par des terroristes « , dans un communiqué. « Le pays entier est blessé par ces assassinats insensés », a-t-il ajouté.

« Devoir de voter »

L’attaque est survenue le jour des élections des représentants et conseillers régionaux des 27 circonscriptions de l’État du Borno, un scrutin repoussé depuis 2008 pour des raisons de sécurité.

« C’est mon devoir de venir et de voter pour les représentants et les conseillers régionaux car ils sont les responsables de ma localité », avait témoigné samedi Bukar Amar, un déplacé du conflit qui a voté pour sa localité depuis le camp de Bakassi.

Depuis plusieurs mois, les autorités encouragent les personnes déplacées à retourner dans leur village, affirmant qu’il n’est plus possible financièrement de les prendre en charge, les déplacés – qui n’ont plus accès à leurs champs – dépendant presque entièrement de l’aide humanitaire pour survivre.

Un nombre important de déplacés ont ainsi regagné leurs villages, pourtant ravagés par les violences.

Par Jeune Afrique avec AFP

Burkina : le parti de Kaboré n’obtient pas la majorité absolue à l’Assemblée

novembre 29, 2020
Le président Roch Marc Christian Kaboré s'adresse à ses supporters à Ouagadougou, le 26 novembre 2020.

Le parti du président Marc Roch Christian Kaboré, réélu pour un second mandat au Burkina Faso, n’a pas obtenu la majorité législative lors du double scrutin présidentiel et législatif du 22 novembre et devra négocier avec ses alliés et sans doute l’opposition pour obtenir une majorité à l’Assemblée.

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) est crédité de 56 sièges par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), et n’atteint donc pas la majorité absolue qui est de 64 sièges, sur un total de 127.

Le parti de Roch Marc Christian Kaboré, élu dès le premier tour de la présidentielle avec 57,87% des suffrages, pourrait toutefois obtenir cette majorité avec l’aide de partis alliés.

Il devrait ainsi faire appel au Nouveau temps pour la démocratie, le parti de l’actuel ministre des Transports, Vincent Dabilgou, qui soutenait sa candidature et a obtenu 13 sièges.

D’autres petits partis, comme l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (Unir/PS) avec ses 5 sièges, le RPI (3 sièges) et le PDC (3 sièges) pourraient venir en renfort, mais sans certitudes.

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l’ancien parti de l’ex-président Blaise Compaoré, chassé par la rue en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir, représente la deuxième force politique avec 20 sièges.

Son candidat, Eddie Komboïgo, était arrivé deuxième de la présidentielle, avec 15,48% des suffrages.

L’ex-parti au pouvoir devient ainsi la première formation de l’opposition, en lieu et place de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), de Zéphirin Diabré, qui n’a recueilli que 12 sièges (contre 33 en 2015).

Nostalgie croissante

Vendredi, le président Kaboré avait annoncé sur Twitter avoir reçu les félicitations des principaux chefs de l’opposition, dont Zéphirin Diabré.

Considéré jusque là comme le chef de l’opposition, Zéphirin Diabré est arrivé en troisième position avec 12,46% des voix, derrière le président Kaboré et Eddie Komboïgo (15,84%). Ce dernier représentait le parti de l’ex-président Compaoré, dont le régime fait l’objet d’une nostalgie croissante.

Eddie Komboïgo n’avait pas reconnu le résultat vendredi soir mais plusieurs autres candidats malheureux à l’élection présidentielle ont déjà félicité Roch Marc Christian Kaboré, selon lui.

« Je salue la démarche républicaine » des candidats « venus me féliciter ». Il s’agit notamment de l’unique femme candidate, Yeli Monique Kam, arrivée 12e avec 0,53% des voix, de l’ancien ministre de M. Kaboré, Tahirou Barry (2,19%), de Gilbert Noël Ouédraogo (1,55%), d’Ablassé Ouedraogo (1,80%) et de Kiemdoro Do Pascal Sessouma (0,70%).

La communauté internationale a rencontré des représentants de l’opposition et de la majorité pour arriver à un consensus dans ce pays fragilisé par les attaques jihadistes et une crise économique provoquée par l’insécurité mais aussi le coronavirus.

Discours rassembleur

« Notre classe politique a le devoir de donner le bon exemple, pour le salut du Burkina Faso et des générations futures », avait lancé Roch Marc Christian Kaboré lors d’une soirée festive au siège de campagne de son parti.

Dès l’annonce de sa victoire, le président Kaboré a tenu un discours rassembleur, lançant des appels du pied à l’opposition.

« Dans une élection, il y a un vainqueur et des gens qui ont perdu. Mais cela ne doit pas nous détourner du fait que nous sommes tous des Burkinabè aspirant à construire ensemble un Burkina Faso meilleur pour l’ensemble des populations », a-t-il dit, promettant une « concertation permanente » et « d’être le président de tous les Burkinabè, sans exception ».

Les éventuels recours doivent être déposés devant le Conseil constitutionnel ou le Conseil d’État dans les sept jours à compter de l’annonce des résultats. Ces deux institutions doivent proclamer les résultats définitifs dans les quinze jours qui suivent l’expiration du délai imparti pour les recours.

Sans titre

Par Jeune Afrique avec AFP

France/Confinement : la joie des commerçants qui retrouvent leurs clients

novembre 28, 2020

Après un mois de fermeture, les boutiques jugées «non essentielles» peuvent de nouveau accueillir du public. Certains sont soulagés de pouvoir enfin commencer la saison de Noël mais d’autres ne masquent pas leur inquiétude.

À quelques semaines de Noël, les commerçants se réjouissent de pouvoir lever leur rideau de fer ! Ainsi, partout en France, les magasins de jouets, de prêt-à-porter ou de maroquinerie, libraires et tous les commerces jugés «non essentiels» ont rouvert leurs portes samedi 28 novembre. «Les gens sont contents de nous revoir et nous aussi!» se réjouit Julie, fleuriste à Nogent-sur-Marne.

«Depuis ce matin, ça dépote !» déclare la marchande. «Les gens achètent des sapins et aussi des couronnes de Noël» détaille-t-elle. Quant au protocole sanitaire, «les gens patientent à l’extérieur, ça ne pose pas de problème», précise-t-elle. De fait, les commerçants doivent respecter un protocole sanitaire renforcé visant à limiter les risques de propagation du Covid-19 dans les rayonnages. La jauge d’accueil est notamment passée d’un client pour 4m2 de surface de vente, à un client pour 8m2, excluant toutefois du calcul les salariés des commerces. Par ailleurs, un couple ou un parent avec enfant comptent pour une personne.

Début des achats de Noël en magasin

«Nous avons beaucoup de monde dans la boutique, ça nous redonne le sourire», affirme de son côté Fabienne, gérante d’un magasin de vêtements pour enfants dans la petite ville du Val-de-Marne. «Les clients viennent se procurer des layettes et des habits chauds pour affronter l’hiver. Nos pyjamas de Noël ont également la cote», souligne la commerçante. «J’attendais avec impatience de pouvoir faire des achats ici. Je ne souhaitais pas passer par le click & collect. J’ai préféré venir dans la boutique», confirme Noémie, une cliente accompagnée de sa fille. Le click & collect «c’était plus de l’ordre du symbole et pour garder le contact avec nos clients», indique la commerçante. Elle se dit inquiète car «le mois de novembre est très important pour notre activité et là nous avons perdu beaucoup. Pour nous, ce deuxième confinement a été plus grave que le premier». Elle souhaite pouvoir se rattraper pendant la période des fêtes. «Quelques grands-mères sont venues acheter des cadeaux de Noël… C’est le début ! », espère la gérante de la boutique.

Un peu plus loin, une libraire affiche son optimisme. «Nos clients reviennent ! Même si pendant tout le confinement, ils ont continué à faire leurs achats chez nous via le click & collect. Nous avions accéléré la mise en place de notre site internet. Mais aujourd’hui, il y a un vrai enthousiasme à retrouver nos lecteurs !», s’enorgueillit-elle.

Les villes mobilisées pour leurs commerçants

Sur le marché qui se tient dans la ville de 32.000 habitants ce samedi, le maire, Jacques J. P. Martin, vient à la rencontre de ses administrés et assure que «les gens sont venus plus tôt que d’habitude : dès 7h30 certains patientaient devant les grilles de la halle couverte qui n’ouvre qu’à 8 heures!», indique l’élu. Selon lui «les gens ont repris leurs habitudes. Ce samedi je ne vois que des sourires!» se réjouit l’édile qui a réduit le prix des stationnements automobiles dans le centre-ville pour attirer plus de clients dans les boutiques. Quant aux commerçants, ils sont autorisés à s’installer sur les trottoirs «pour avoir plus d’espace tout en respectant le protocole sanitaire», précise-t-il. La ville incite les habitants à se rendre en magasins pour réaliser leurs achats de Noël via des banderoles publicitaires. Comme d’autres communes, elle avait également proposé d’héberger en ligne les sites internet des 400 boutiques implantées sur son territoire.

Le gouvernement a également annoncé qu’il faciliterait les dérogations pour l’ouverture des commerces le dimanche afin d’étaler les flux. Ceux-ci peuvent aussi rester ouverts jusqu’à 21h pour augmenter les chances de rattraper le chiffre d’affaires perdu lors du mois de fermeture.

Mais tous les commerçants ne sont pas à la fête en ce jour de réouverture. Alors que des clients font la queue devant un magasin de jouets de Nogent-sur-Marne. À l’entrée, une vendeuse vérifie qu’il n’y a pas trop de monde dans la boutique et distribue du gel hydroalcoolique. «Nous avons beaucoup moins de monde que les années précédentes», déplore ainsi Maria. «Notre clientèle, ce sont plutôt les grands-parents qui achètent des jouets pour leurs petits-enfants donc nous espérons les voir dans le courant de la semaine», souligne la commerçante qui ne masque pas son inquiétude. Par ailleurs, comme partout en France, les rideaux toujours fermés des bars, restaurants ou salles de sport ternissent aussi cette période de fêtes bien particulière.

Avec Le Figaro par Mathilde Golla

Classement Fifa : la RDC descend à la 60e place mondiale

novembre 28, 2020

Les Léopards de la RDC

La Fédération internationale de football association (Fifa) a actualisé son classement mensuel pour le mois de novembre. Et la République démocratique du Congo a perdu une place au niveau mondial, quittant la 59e place en octobre pour la 60e en novembre 2020. Cependant, elle garde sa 11e position au niveau de l’Afrique. Ce petit décalage au classement est certainement dû aux deux derniers matchs contre l’Angola à Kinshasa le 14 novembre (nul de zéro but partout) et à Luanda le 17 novembre (victoire d’un but à zéro), en troisième et quatrième journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) reportée en 2022 au Cameroun.

Notons que le Sénégal (20e rang mondial) garde la première position continentale, devant la Tunisie (26e rang mondial), l’Algérie (31e rang mondial et championne d’Afrique en titre), le Nigéria et le Maroc (ex aequo au 35e rang mondial) qui ferment le top 5 en Afrique. L’Egypte est 49e rang mondial, devant le Cameroun (50e rang mondial), le Ghana (52e rang mondial), le Mali (57e rang mondial) et le Burkina Faso (58e rang mondial) clôturant le top 10.

Avec Adiac-Congo par Martin Enyimo