Boko Haram : au moins cinquante soldats nigériens tués lors d’une attaque sur le lac Tchad

avril 27, 2015

Des hommes de Boko Haram.
Des hommes de Boko Haram. © Capture d’écran d’une vidéo diffusée le 20 janvier.

Samedi, une attaque du groupe islamiste Boko Haram sur le lac Tchad a fait au moins cinquante morts dans les rangs de l’armée nigérienne, selon des sources tchadienne et nigériennes.

Boko Haram reste toujours actif dans la région du lac Tchad. Après une attaque des islamistes, samedi, un élu local s’attendait déjà à un bilan très lourd dans les rangs de l’armée nigérienne. Lundi, les bilans différaient selon les sources mais toutes évoquaient avec certitude plusieurs dizaines de morts.

« L’armée nigérienne a perdu 48 soldats et 36 sont portés disparus », a déclaré une source sécuritaire tchadienne, ajoutant que « des militaires ont fui et sont en train de regagner la localité de Bosso voisine. » Interrogé par l’AFP, un élu du sud-est du Niger, région frontalière avec le Nigeria où l’assaut s’est produit, a fait, quant à lui, état de 80 soldats tués et d’une trentaine de disparus, tandis qu’une source proche de l’armée nigérienne mentionnait 100 morts et 17 disparus.

« Il y a eu énormément de pertes au sein d’une position militaire située à Karamga, une île particulièrement isolée du lac Tchad, dans laquelle 120 à 150 hommes étaient postés », a confirmé une source humanitaire.

« L’armée tente de faire un point de ceux qu’elle a perdus, pour savoir qui est mort et qui est porté disparu », a poursuivi cette source, selon laquelle 45 soldats basés sur l’île auraient pu être joints.

Aucun officiel ni cadre militaire nigérien n’a pu être contacté par l’AFP pour un commentaire. Si les estimations concernant les pertes sont confirmées par Niamey, l’assaut serait l’un des plus meurtriers pour la coalition régionale composée du Tchad, du Niger, du Nigeria, du Cameroun et du Bénin et active depuis quatre mois contre Boko Haram.

Jeuneafrique.com avec AFP

Espagne disparition d’une Américaine sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle

avril 27, 2015

Madrid – La police espagnole a annoncé lundi avoir lancé un avis de recherche d’une Américaine de 40 ans, disparue depuis le début du mois d’avril alors qu’elle était en pèlerinage sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Denise Pikka Thiem, d’origine indo-asiatique, était en contact permanent par e-mail avec son frère, qui après plusieurs jours sans nouvelle, s’est rendu en Espagne pour déposer plainte pour sa disparition, a précisé la police dans un communiqué.

Le dernier signe de vie remonte au 4 avril, lorsqu’elle a écrit un message à une amie, lui disant qu’elle était à Astorga, dans le nord de l’Espagne, selon cette source.

Elle a passé la nuit du 3 au 4 avril dans le village de Hospital de Orbigo. Et nous savons qu’elle était à Astorga car elle a envoyé un courrier électronique à une personne de sa connaissance pour dire qu’elle se trouvait à Astorga et qu’elle pensait dormir le jour suivant à El Ganso, un autre village, avait expliqué auparavant à l’AFP une porte-parole de la préfecture de Leon, dans le nord du pays.

Ensuite, on a perdu sa piste. Une plainte a été déposée par son frère le 20 avril, a-t-elle poursuivi.

La police a lancé lundi un avis de recherche sur Twitter, avec deux photos de la disparue. Avez-vous vu Denise? Une Américaine disparue à Astorga, sur le chemin de Saint-Jacques il y a 20 jours, a-t-elle tweeté, demandant l’aide du public pour la retrouver.

Romandie.com avec(©AFP / 27 avril 2015 21h44)

Gabon : orphelins de Mba Obame

avril 27, 2015

André Mba Obame à Paris, en septembre 2010
André Mba Obame à Paris, en septembre 2010 © Vincent Fournier/J.A.

C’était l’opposant numéro un. Sa disparition laisse un vide que ses anciens compagnons de route, pressés de prendre le relais avant la présidentielle de 2016, auront du mal à combler. Attention au clash des ambitions.

André Mba Obame s’est éteint le 12 avril à Yaoundé, au Cameroun, emportant avec lui ses secrets. Et Dieu sait si cet ancien ministre de l’Intérieur âgé de 57 ans en avait… Le mystère planera toujours sur les coulisses de son retour au Gabon en 1984 et sur l’ascension fulgurante qui l’a propulsé la même année, alors qu’il était âgé de seulement 27 ans, au cabinet du président Omar Bongo Ondimba.

On n’en saura pas davantage sur les coups fumeux orchestrés vingt-cinq années durant dans l’ombre du parrain de la Françafrique. Silence, enfin, sur l’étendue de ses réseaux qui allaient bien au-delà du monde politique, sur son influence au sein de l’appareil sécuritaire, sur ses accointances avec les dirigeants syndicaux et sur ses amitiés dans les milieux ecclésiastiques.

Des dernières années d’André Mba Obame, on retiendra surtout cette envie de vivre, cette rage de vaincre la maladie et cette course éperdue contre la mort, qui l’a mené de Pretoria à Paris, en passant par Tunis, Niamey et Yaoundé. Mba Obame a arpenté la planète en quête d’une panacée miracle.

Il a beaucoup fréquenté les hôpitaux de Pretoria – le président sud-africain, Jacob Zuma, était un ami qui, avant même qu’il tombe malade, n’avait jamais hésité à mettre à sa disposition un avion de la flotte présidentielle. Les deux hommes avaient fait connaissance du temps de l’apartheid. En tant que patron des services de renseignements de l’ANC (le Congrès national africain, aujourd’hui au pouvoir), Zuma était notamment chargé de la collecte de fonds et était un visiteur régulier du Palais du bord de mer.

« Officier traitant »

Mba Obame était son « officier traitant ». Le Gabonais a été opéré dans un hôpital de Pretoria en 2012, mais son état n’avait cessé de se dégrader. Il lui avait fallu se résoudre à l’évidence : les chirurgiens sud-africains avaient échoué à soigner cette satanée hernie discale, dite « paralysante », et ce constat confortait le malade dans sa certitude d’avoir été en réalité victime « d’un coup de fusil nocturne », ce sortilège si profondément ancré dans la mystique gabonaise.

Face à l’impuissance des médecins, le recours aux traitements alternatifs devint légitime aux yeux du patient et de son entourage. Pour cet homme issu de la cour pléthorique d’Omar Bongo Ondimba, un univers où s’entrelaçaient politique, religion, ésotérisme et cultes animistes, le pas a été vite franchi. Pour conjurer le mal, des notables fangs (l’ethnie d’origine de Mba Obame) ont fait pratiquer toutes sortes de rites venus du fond des âges. En vain.Les prières des prêtres exorcistes n’ont pas non plus été exaucées.

Écrans radars

À partir de 2013, la rumeur d’un empoisonnement commandité par des ennemis politiques commence à circuler. Peu après, l’opposant disparaît des écrans radars, contraint de se mettre en retrait de la vie publique, séjournant souvent loin de son pays, coupé de ses amis et même presque de sa famille. Mba Obame victime d’un poison ?

« Faux, certifie l’un de ses anciens lieutenants, qui a souhaité garder l’anonymat. Sa sciatique avait été diagnostiquée en 1994. Mais la politique lui laissait trop peu de temps pour se soigner, au point de l’obliger à différer des rendez-vous médicaux importants. À une époque, il avait renoncé à traiter le mal à la racine et privilégiait les antalgiques pour calmer ses atroces douleurs lombaires. »

La même source nie que Mba Obame ait été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2013 – l’intéressé lui-même disait que les examens médicaux qu’il avait subis n’avaient pas trouvé trace d’un AVC et qu’il fallait chercher ailleurs la cause de ses difficultés d’élocution et de sa paralysie partielle. Et de suggérer que la hernie avait peut-être fini par générer des cellules cancéreuses.

« Il n’en est rien », dément catégoriquement la famille, sans en dire davantage sur le fond d’un dossier médical dont elle ne semble pas connaître les détails. La capitale camerounaise, où Mba Obame était arrivé le 10 mars, n’était qu’une escale. Le 14 avril, il devait à nouveau s’envoler vers une clinique spécialisée d’Afrique du Sud. Yaoundé restera l’ultime étape du chemin de croix que le sort a imposé à l’ancien séminariste.

Fin de parcours, donc, pour cet homme de pouvoir qui suscitait chez ses compatriotes un sentiment ambivalent, mêlé d’affection et de crainte. Ses partisans vantaient ses talents d’homme politique avisé et de stratège. Avec lui, la politique était une partie de billard à trois bandes dans laquelle il avait toujours un coup d’avance sur ses adversaires.

Pour ses détracteurs, son nom était associé à une pratique de la politique pervertie par un cynisme sans limite. Vitupérant son génie malfaisant, ses ennemis voyaient sa main derrière toutes sortes d’intrigues et de manoeuvres retorses.

Titillés

Ambivalente aussi fut sa relation avec son « frère » Ali Bongo Ondimba, dont il fut le témoin du mariage contracté avec Sylvia Valentin. Leur amitié fut un long compagnonnage politique sous l’oeil attentif du « Vieux », pas mécontent de voir les caciques du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) titillés par les jeunes loups du courant des rénovateurs.

Un tandem qui a fonctionné avant d’éclater sous l’effet du choc des ambitions rivales à la disparition d’Omar Bongo, en 2009. Les « frères » ont fini par s’affronter lors d’une élection présidentielle sous tension. Les deux hommes s’invectivent, mais le lien unissant les familles n’est pas rompu. Le soir de l’annonce des résultats, Pascaline Bongo Ondimba, la soeur de celui qui n’est pas encore chef de l’État, appelle « André » au téléphone. « Si ton frère gagne, je te demande de l’accepter », lui dit-elle.

La brouille embarrasse leurs amis communs, à l’instar de l’Ivoirien Laurent Gbagbo. « Ali » et « André » l’ont connu à l’époque où le fondateur du Front patriotique ivoirien (FPI) était un opposant régulièrement invité au palais, et tous deux sont proches de lui. Jusqu’à ce que Mba Obame considère qu’en accueillant Ali Bongo Ondimba pour une visite officielle, alors qu’à Libreville la contestation électorale n’est pas retombée, Gbagbo a choisi.

L’Ivoirien aggrava son cas lorsqu’il laissa entendre que Bongo père lui avait confié son souhait de faire d’Ali son successeur… À la suite de cette présidentielle très disputée, la classe politique a elle aussi dû choisir son camp. On est catalogué « émergent » lorsqu’on appartient au large spectre des partis ou des personnalités qui soutiennent la politique du chef de l’État. Entre eux et les partisans de Mba Obame, le dialogue n’a jamais été possible, et les tentatives de conciliation n’ont pas abouti à l’apaisement souhaité.

De justesse

Survenue à quelques mois de la présidentielle de 2016 et dans un contexte de tensions politiques et sociales dues, pour une large part, à la chute des recettes pétrolières de l’État, la disparition de Mba Obame n’est paradoxalement pas une bonne nouvelle pour le pouvoir. D’abord parce qu’au soir de son décès des violences ont éclaté à Libreville (à Oyem, la ville carrefour du Nord, des heurts ont été évités de justesse) et que le retour de sa dépouille à Libreville, mi-avril, faisait craindre des troubles.

Surtout, les autorités avaient fini par s’accommoder de cet opposant, certes médiatique, mais tellement absent qu’il n’était plus considéré comme une véritable menace. Mais c’est au sein de l’opposition que ce décès provoquera une redistribution des cartes potentiellement explosive. La question du leadership va devoir être tranchée sans attendre.

Lors du congrès qui s’est tenu en décembre dernier à Paris, Jean Ping, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, s’est posé en candidat par défaut à la prochaine présidentielle, dans le cas où Mba Obame serait indisponible. Cependant, son projet de conquête du leadership de l’opposition est une course d’obstacles. La première difficulté viendra de l’inévitable bataille des ego au sein de l’Union nationale (UN), le parti dont Mba Obame était le candidat « naturel ».

Tirant les leçons de son échec, en 2009, Zacharie Myboto, le président du parti, avait promis de ne pas jeter une nouvelle fois ses forces dans la bataille. Il pousse néanmoins son gendre, Paul-Marie Gondjout, à se lancer. Vice-président de l’UN, Casimir Oyé Mba (qui avait déjà dû renoncer à se présenter en 2009 pour laisser le champ libre à Mba Obame) n’est pas non plus un partisan enthousiaste d’une OPA de Jean Ping sur l’UN – une formation à laquelle Ping n’a d’ailleurs jamais pris sa carte.

Les fidèles du disparu, très virulents, le considèrent même comme un usurpateur, et ils sont résolus à lui faire barrage. Mike Jocktane, le directeur de campagne de Mba Obame en 2009, exclut ainsi de laisser Ping « capter l’héritage » sans rien faire. Ses soutiens, Ping les compte parmi les souverainistes, un courant issu de l’UN dont il s’est rapproché en 2014, à l’occasion de son ralliement à l’opposition (un courant, du reste, en perte de vitesse depuis le retour à la légalité de l’UN, en février).

Ping peut également compter sur l’autre vice-président du parti, Jean Eyéghé Ndong, qui le considère comme la meilleure chance pour les partisans de l’alternance de l’emporter en 2016. Au bout du compte, relève un bon connaisseur de la situation, « l’intéressé devra lui-même clarifier sa démarche. S’il veut se présenter en candidat indépendant au-dessus des partis, qu’il le dise ».

Et s’il souhaite prendre sa carte de l’UN, ce n’est pas gagné. « Je ne vois pas au nom de quoi il faudrait dérouler le tapis rouge à un militant à peine inscrit et tout de suite candidat », tacle Jocktane. En revanche, si Ping jette son dévolu sur une autre formation, il devra en passer par des primaires au sein du Front uni de l’opposition pour l’alternance (FUOPA), une coalition de partis apparue récemment. Et la tâche ne sera pas aisée… Non, vraiment, la disparition de Mba Obame ne profite à personne.

Les Fangs vont devoir se chercher un nouveau chef

André Mba Obame décédé, les Fangs – un tiers de la population – vont devoir se trouver un autre leader. Ainsi fonctionne la redistribution « géopo­litique » telle que l’a conçue Omar Bongo Ondimba. Le fauteuil est donc vacant et pourrait le rester : chez cette ethnie frondeuse, qui vote généralement pour l’opposition et qui se dit marginalisée par le pouvoir, la légitimité ne se décrète pas. Le chef doit montrer des qualités de capitaine à poigne. En 2009, Mba Obame arracha le sceptre du commandeur destiné à Casimir Oyé Mba. Sous pression, ce dernier finit par se retirer de la course la veille du scrutin. C’est ainsi que l’ex-ministre de l’Intérieur obtint un vote massif des Fangs. Qui peut lui succéder ? On soupçonne Raymond Ndong Sima de mijoter une candidature pour 2016. L’ancien Premier ministre vient d’exposer ses vues très critiques envers un pouvoir auquel il a pourtant appartenu dans un livre paru début mars (Quel renouveau pour le Gabon ?), mais se tient encore à distance de l’opposition. Sauf que cet économiste à la rigueur reconnue n’est pas un rassembleur. Tout le contraire du député René Ndémezo’o Obiang, qui a récemment démissionné du parti au pouvoir et rejoint l’Union nationale (UN). Mais le « patron » politique de Bitam est trop identifié au Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) pour être crédible en leader de l’opposition. Quant à Jean Éyeghé Ndong, son incapacité à conquérir la mairie de Libreville en 2013 (élection à laquelle il avait participé contre l’avis de l’UN) a nui à son image. D’autres, enfin, tels Jean-Christophe Owono Nguéma, le sénateur d’Oyem, ou Vincent Essono Mengue, le maire de la ville, sont également cités… Cela fait, au final, beaucoup de « candidats », mais pas de grand favori.

Jeuneafrique.com par Georges Dougueli

Burundi: la principale radio indépendante fermée par les autorité

avril 27, 2015

Burundi: la principale radio indépendante fermée par les autorités (radio)
Burundi: la principale radio indépendante fermée par les autorités (radio) © AFP

Les autorités burundaises ont ordonné lundi la fermeture de la principale radio indépendante du pays, la RPA, a annoncé à l’antenne le chef des programmes de la station, Gilbert Niyonkuru, juste avant de cesser d’émettre.

« La radio vient de fermer sur décision des autorités. Il va falloir une nouvelle demande pour la réouverture », a annoncé M. Niyonkuru.

La Radio publique africaine (RPA), régulièrement accusée de proximité avec l’opposition par le pouvoir, est la radio la plus écoutée du Burundi.

Depuis dimanche, elle ne pouvait déjà plus émettre au-delà de Bujumbura, comme les deux autres principales radios indépendantes du pays, accusées comme elle d’inciter la population « au soulèvement » dans le cadre des manifestations contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

A la mi-journée lundi, l’antenne de la RPA dans le nord du pays, RPA-Ngozi, radio communautaire qui couvre les régions nord du Burundi avait aussi été fermée par le gouverneur et le procureur de la province « sur un mandat qui l’accuse de complicité à la participation à un mouvement insurrectionnel », avait annoncé à l’AFP un de ses responsables, Jean-Bosco Ndayiragige

Pierre Nkurunziza a été désigné samedi par son parti, le Cndd-FDD, comme candidat à la présidentielle du 26 juin.

Au pouvoir depuis 10 ans, élu une première fois par le Parlement en 2005, une deuxième fois au suffrage universel en 2010, Pierre Nkurunziza s’apprête donc à briguer un troisième mandat.

Son clan juge la démarche parfaitement légale, mais ses opposants estiment qu’elle est anticonstitutionnelle et surtout contraire aux accords d’Arusha, qui avaient ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile (1993-2006) dont le pays peine encore à se remettre.

L’investiture de Pierre Nkurunziza a donné lieu à de premières manifestations dimanche, qui ont débouché sur des violences qui ont fait quatre morts.

Lundi, la population est redescendue dans la rue, mais la police a empêché les manifestants de gagner le centre-ville.

Jeuneafrique.com

Bernard Tapie confie qu’il a pensé à se suici­der

avril 27, 2015
Bernard Tapie

Bernard Tapie

« Évidemment j’y ai pensé »

Bernard Tapie, invité sur Europe 1 hier,  a confié qu’il avait déjà pensé au suicide.

Bernard Tapie a fait une révé­la­tion très intime au micro d’Europe 1, hier, alors qu’il était l’invité de Jean-Pierre Elkab­bach dans l’émis­sion du Grand Rendez-vous iTélé-Europe 1. L’homme d’affaire, pour­suivi par la justice depuis quelques années, a confié qu’il avait pensé à en finir…

Alors qu’il s’était déjà mis en colère dans les studios d’Europe 1 il y a peu, Bernard Tapie a cette fois répondu avec calme quelques mois après l’inva­li­da­tion par la cour d’appel de Paris, de l’arbi­trage qui en 2008 lui avait accordé 403 millions d’euros dans le cadre de son litige avec le Crédit lyon­nais. Au moment où le jour­na­liste lui demande : « Avez-vous déjà pensé au suicide ? », Bernard Tapie répond : « Evidem­ment, j’y ai pensé ». Et d’ajou­ter : « Vous savez, la chose qui pousse les gens au suicide dans ce genre d’affaires, c’est quand on nous donne la convic­tion qu’on fait souf­frir ceux qu’on aime ».

Car Bernard Tapie a souf­fert d’être le spec­ta­teur de la réac­tion de ses proches. « Je vois ma femme en train de subir une détresse incroyable », explique-t-il. Et s’il a a réussi à surmon­ter ses idées noires, c’est parce qu’il était bien entouré. « Après, les potes arrivent, prennent conscience du trau­ma­tisme. Les enfants, et puis celle qui compte le plus pour moi me rassurent. Elle m’a dit un truc incroyable. Pour me convaincre, elle m’a dit : « Donne-leur tout, on s’en va ». Elle a eu cette atti­tude que tous les hommes qui sont dans ma situa­tion ont envie d’avoir ».

Voici.fr par C D

Indonésie: Serge Atlaoui sera exécuté seul si la procédure en cours est rejetée

avril 27, 2015

Jakarta – Le parquet général d’Indonésie a indiqué lundi que le Français Serge Atlaoui, condamné à mort pour trafic de drogue et retiré de le liste des exécutions imminentes, serait fusillé seul si la procédure en cours devant le tribunal administratif était rejetée.

Nous allons l’exécuter seul lorsque la procédure devant le tribunal administratif de Jakarta sera terminée, a déclaré à l’AFP le porte-parole du parquet, Tony Spontana, interrogé sur le sort du Français en cas de rejet de son recours. Huit autres étrangers sont actuellement en attente d’exécution.

Une loi indonésienne prévoit cependant que tous les condamnés dans une même affaire doivent être exécutés en même temps, le Français ayant été condamné à mort avec neuf autres prévenus, dont aucun ne risque une exécution dans l’immédiat.

La peine de mort infligée à un condamné, au côté d’autres, dans le même verdict, doit être appliquée simultanément en même temps et sur le même lieu, sauf si des circonstances ne permettent pas une telle application, stipule une loi indonésienne de 1964.

Interrogé à ce sujet par l’AFP, Tony Spontana a estimé que le condamné pouvait être exécuté si le parquet général avait une autre considération.

Si un autre condamné voyait son dernier recours rejeté au même moment qu’Atlaoui, nous pourrions nous arranger pour les exécuter en même temps, a-t-il dit. Autrement, il n’y a pas d’autre choix que de l’exécuter seul.

Aucune date n’a été fixée à ce jour pour l’examen du recours d’Atlaoui qui conteste devant le tribunal administratif de Jakarta l’absence de motivation dans le rejet de sa demande de grâce par le président indonésien, Joko Widodo.

Romandie.com avec(©AFP / 27 avril 2015 14h09)

Burundi : arrestation de Pierre-Claver Mbonimpa, figure de l’opposition à Nkurunziza

avril 27, 2015

Des policiers burundais dans les rues de Bujumbura, le 26 avril 2015.
Des policiers burundais dans les rues de Bujumbura, le 26 avril 2015. © Eloge Willy Kaneza/AP/SIPA

Pierre-Claver Mbonimpa, un meneur de la société civile burundaise qui avait appelé à manifester contre un éventuel troisième mandat de Pierre Nkurunziza, a été arrêté lundi à Bujumbura.

Selon son avocat Armel Niyongere, Pierre-Claver Mbonimpa a été arrêté lundi 27 avril à Bujumbura. S’il a affirmé ne pas avoir été officiellement informé des accusations portées contre son client, il pense que cette arrestation est liée à son appel à manifester contre un nouveau mandat de Pierre Nkurunziza. Selon des sources concordantes, un mandat d’arrêt a aussi été émis contre Vital Nshimirimana, principal organisateur de la campagne d’opposition à une nouvelle candidature de l’actuel président.

D’après un témoin, Pierre-Claver Mbonimpa a été brutalement arrêté par la police alors qu’il arrivait à la Maison de la presse du Burundi, une association regroupant les médias burundais. Le militant, patron de la principale organisation de défense des droits de l’homme burundaise (Aprodeh), est aussi une des principales voix de la société civile opposée à un nouveau mandat de Pierre Nkurunziza.

Violentes manifestations

Le chef de l’État a été désigné samedi par son parti, le Cndd-FDD, comme candidat à la présidentielle du 26 juin. Au pouvoir depuis dix ans, élu une première fois par le Parlement en 2005, une deuxième fois au suffrage universel en 2010, Pierre Nkurunziza s’apprête donc à briguer un troisième mandat. Son clan juge la démarche parfaitement légale, mais ses opposants estiment qu’elle est anticonstitutionnelle et surtout contraire aux accords d’Arusha, qui avaient ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile (1993-2006), dont le pays peine encore à se remettre.

L’investiture de Pierre Nkurunziza a donné lieu à de première manifestations, dimanche, qui ont débouché sur des violences qui ont fait quatre morts. Lundi, la population est redescendue dans la rue, mais la police a empêché les manifestants de gagner le centre-ville. Avant son arrestation, Pierre-Claver Mbonimpa faisait déjà l’objet d’une procédure judiciaire : il était accusé d’atteinte à la sûreté de l’État pour avoir affirmé l’an dernier que des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, recevaient une formation paramilitaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) voisine.

Jeuneafrique.com avec AFP

A l’ancien camp nazi du Struthof, Hollande rappelle que le pire peut encore se produire

avril 26, 2015

Natzwiller (France) – Le président français François Hollande a souligné dimanche que le pire peut encore se produire alors que le racisme et l’antisémitisme sont encore là, en visitant le Struthof, seul camp de concentration sur le territoire français, situé en Alsace, alors annexée par l’Allemagne nazie.

La connaissance de l’Histoire ne nous préserve pas du pire, le pire peut toujours se produire et c’est en le connaissant que nous pouvons le prévenir, a -t-il déclaré après avoir visité la chambre à gaz du camp.

L’antisémitisme et le racisme sont encore là et donc nous devons à travers cette cérémonie du Struthof agir pour protéger ceux qui peuvent en être encore aujourd’hui les victimes, a ajouté M. Hollande, à l’occasion de la Journée nationale de la Déportation, alors que la France a été le théâtre de plusieurs attaques jihadistes visant notamment des Juifs.

Ici se trouve la seule chambre à gaz, le seul camp de concentration qui a été installé sur le sol de France (…) Ce qui s’est passé ici est un crime atroce qui s’est produit en Europe et qui a été le fait d’Européens, a-t-il rappelé en présence des dirigeants des principales institutions européennes, dont les présidents du Parlement européen Martin Schulz et du Conseil européen Donald Tusk.

Les rescapés, les déportés survivants nous mettent également en garde nous les générations d’aujourd’hui sur nos fragilités, nos faiblesses, selon le président français.

M. Hollande a par ailleurs appelé l’Europe à la solidarité face à l’afflux de migrants en Méditerranée. Nous n’avons pas le droit de détourner les yeux lorsqu’au large de nos côtes se produisent des drames effroyables comme la semaine dernière en Méditerranée. Mais nous ne pouvons pas laisser non plus se constituer chez nous une population de clandestins. L’Europe doit faire respecter ses frontières, c’est son devoir mais l’Europe doit rester conforme à ses valeurs, a-t-il affirmé.

Dans la matinée à Paris, le Premier ministre Manuel Valls avait appelé à poursuivre le combat contre une barbarie qui peut changer de visage, au mémorial dédié aux martyrs de la déportation.

Dix-sept personnes ont été tuées en France entre le 7 et le 9 janvier dernier dans des attaques visant notamment l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et une épicerie casher. Et le 19 janvier, une femme a été tuée près de Paris par un homme qui projetait, selon l’enquête, un attentat contre une église.

Le Struthof est le premier camp de concentration découvert par les Alliés lors de leur offensive à l’ouest de l’Allemagne. Lieu de détention de 52.000 déportés (dont 22.000 périrent), il fut libéré le 23 novembre 1944 mais les prisonniers avaient été pour la plupart déjà été transférés vers Dachau et Auschwitz, plus à l’est.

La chambre à gaz servait essentiellement à des expérimentation médicales de gaz de combat sur les détenus. 86 Juifs, venus d’Auschwitz, y furent aussi assassinés et leurs corps entreposés à l’université de Strasbourg, par les nazis qui voulaient en faire des spécimens d’une race vouée à l’extermination.

Romandie.com avec(©AFP / 26 avril 2015 20h07)

Népal: Israël va évacuer en priorité 25 bébés de mères porteuses

avril 26, 2015

Jérusalem – Israël va évacuer en priorité 25 bébés nés de mères porteuses et leurs parents adoptifs, pour la plupart homosexuels, depuis le Népal où un violent séisme a ravagé le pays, ont annoncé dimanche les autorités israéliennes.

Il y a actuellement à Katmandou 25 nourrissons nés de mères qui les ont portés pour le compte d’Israéliens venus les récupérer au Népal, a expliqué le ministère des Affaires étrangères. Quatre d’entre eux sont des prématurés nécessitant des services médicaux qu’ils risquent de ne pas trouver après le tremblement de terre, a dit le ministère.

Les Affaires étrangères évaluent à 600 ou 700 le nombre d’Israéliens se trouvant au Népal, la grande majorité d’entre eux étant des randonneurs. Aucun d’entre eux n’aurait été tué.

Les 25 bébés et les Israéliens qui s’occupent d’eux seront les premiers à monter dans l’avion pour être ramenés en Israël, a dit à l’AFP Sabine Hadad, une porte-parole du ministère de l’Intérieur.

Les Affaires étrangères se sont montrées prudentes quant à l’imminence de ces départs, qui peuvent être retardés pour des raisons médicales ou des considérations légales népalaises, ont-elles dit. Mais les autorités israéliennes feront tout pour amener ces bébés en Israël, a dit un porte-parole du ministère, Paul Hirschson.

Trois de ces bébés devaient partir vers Israël dimanche soir avec huit accompagnateurs, a-t-il dit.

Sur les 25 enfants concernés, 15 ont vu le jour par l’entremise de Tammuz, une société israélienne prodiguant les services de mères porteuses, a dit à l’AFP son responsable commercial Roy Youldous.

La plupart des clients de Tammuz sont des hommes homosexuels, a-t-il expliqué.

En vertu de la loi israélienne, seuls les couples hétérosexuels ont le droit d’avoir des enfants de mères porteuses.

Les homosexuels ou les personnes seules se tournent parfois vers la gestation pour autrui dans des pays en voie de développement, une pratique très controversée dénoncée par ses détracteurs comme l’exploitation de la misère. D’autres Israéliens, autorisés à recourir à des mères porteuses, renoncent à le faire en Israël à cause du prix ou de la complexité des procédures.

En dehors des États-Unis, où les prix découragent également les candidats, le Népal est pratiquement la seule destination possible, malgré les conditions qu’il impose, comme l’exigence que les mères porteuses ne soient pas Népalaises, dit Roy Youldous.

Actuellement, 52 parents israéliens, futurs parents ou leurs proches se trouvent au Népal dans l’attente d’avoir un bébé par l’entremise de Tammuz, a-t-il encore précisé.

Quatre-vingt femmes, toutes Indiennes, attendent des bébés pour Tammuz, a-t-il expliqué, assurant que les mères porteuses sont suivies par un travailleur social.

La clientèle de Tammuz est aussi australienne, brésilienne ou britannique, selon M. Youldous.

Noa Roth, une femme célibataire, vient d’avoir il y a trois jours sa première petite fille par ce moyen, a dit sa sœur Tamar Rotem à l’AFP.

Tamar Rotem a expliqué ne pas avoir eu de nouvelles de sa soeur depuis le séisme et s’inquiéter pour le bébé né prématurément et nécessitant des soins particuliers.

Elle pense que sa sœur et le bébé passent la nuit dans une abri de fortune dressé à l’extérieur de l’hôpital de Katmandou.

Nous ne savons pas s’ils ont des médecins ou une équipe médicale à leurs côtés, a-t-elle dit, nous ne savons pas si on nourrit les prématurés. Nous sommes très inquiets.

Ces bébés sont en danger de mort, s’est-elle alarmée.

Romandie.com avec(©AFP / 26 avril 2015 19h43)

Népal: Violentes répliques, le bilan continue de s’alourdir

avril 26, 2015

De violentes répliques ont secoué dimanche le Népal et sa capitale Katmandou, déjà très durement éprouvés, au lendemain du séisme dévastateur qui a fait plus de 2400 morts. La communauté internationale accélère pour sa part son assistance au pays himalayen.

La réplique la plus forte a atteint la magnitude 6,7 dans une zone située au nord-ouest de Katmandou, non loin de la frontière chinoise, selon l’Institut américain de géophysique (USGS).

Selon le centre national des opérations d’urgence népalais, le tremblement de terre de magnitude 7,8 a fait 2430 morts et plus de 6000 blessés au Népal même, le plus meurtrier depuis 80 ans, selon un bilan encore provisoire dimanche soir.

En Inde, les autorités ont fait état de 67 morts, en majorité dans l’Etat oriental du Bihar. Dix-huit personnes ont trouvé la mort au Tibet, selon la presse officielle chinoise. Le tremblement de terre a aussi touché le Bangladesh.

Effondrement d’une tour
« Nous avons dépêché des hélicoptères dans les zones reculées. Nous fouillons les décombres des immeubles effondrés pour voir s’il y a des survivants », a déclaré le porte-parole de la police nationale, Kamal Singh Bam.

A Katmandou, des centaines d’immeubles ont été rasés et une partie de la ville est privée d’électricité. Le choc a provoqué l’effondrement de la tour historique de Dharhara, l’une des attractions touristiques majeures de la capitale, où environ 150 personnes devaient se trouver au moment du séisme, selon la police.

Une trentaine de corps ont été extraits des ruines ainsi qu’une vingtaine de blessés, a dit un responsable de la police locale, Bishwa Raj Pokharel.

Mobilisation internationale
Les Etats-Unis ont annoncé l’envoi d’une équipe de secouristes et promis le déblocage immédiat d’une aide d’un million de dollars pour « répondre aux besoins urgents ». L’Inde a de son côté envoyé des avions militaires avec du matériel médical et des équipes de sauveteurs à bord.

Deux avions russes transportant des sauveteurs devaient quitter la Russie dimanche, selon le ministère des Situations d’urgence. Des experts de l’Union européenne sont en train de se rendre dans les zones affectées.

Berlin, Londres, Paris et Madrid ont aussi promis leur aide, la Norvège annonçant pour sa part le déblocage de 3,5 millions d’euros (environ 3,4 millions de francs suisses). Enfin, six membres du Corps suisse d’aide humanitaire se sont envolés dimanche matin pour le Népal.

Le FMI s’est dit prêt à envoyer une équipe au Népal « dans les plus brefs délais afin d’aider le gouvernement à évaluer la situation macroéconomique et à déterminer les besoins financiers », en coordination avec la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement (BAD) notamment.

Inquiétude de la Croix-Rouge
Les hôpitaux de ce pays de 28 millions d’habitants ont été rapidement saturés. Par ailleurs, les répliques sismiques ont conduit les responsables des structures de soins à ordonner des évacuations de patients, regroupés dans des tentes dressées à l’extérieur.

La Croix-Rouge s’inquiète du sort des villageois des zones rurales isolées proches de la zone de l’épicentre.

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