La faim dans le monde

La faim dans le monde peut trouver des solutions par une bonne prise de conscience des peuples, des sociétés  qui composent la planète.

Dans les sociétés traditionnelles africaines, la faim n’existait pas, car les populations vivaient quasiment bien de chasse, de cueillette et des travaux champêtres. Elles arrivaient toujours à se nourrir puis à vivre à leur faim. Elles se comportaient en bon intendant et avaient aussi le sens des réserves dans leurs greniers pour subsister à la saison prochaine. On n’entendait jamais parler qu’une personne soit morte de faim.  Les parents aux villages prenaient toujours la précaution de mettre de côté de la nourriture (viande boucané, du poisson salé ou fumé), des grains et autres aliments de premières nécessités pour les enfants mais aussi pour l’étranger pouvant venir d’un long voyage ou d’une longue distance. Une fois arrivé à destination de son lieu de repos pour continuer sa route, il avait le plein droit de se servir avec joie des mets trouvés et gardés dans des endroits précis du hameau, selon l’organisation de la communauté.

Parti d’une expérience personnelle, partout où j’ai toujours vécu, j’arrivais toujours à entretenir un petit lopin de terre pour l’agriculture de subsistance.

Je plantais des légumineuses (cultures vivrières) comme des feuilles de patates douces, de l’épinard, dont la cueillette s’étendait quotidiennement pendant une semaine avec un cycle rotatif de non rupture me permettant de tenir toute une année. Il suffisait de bien les arroser tous les jours. Des plants de bananiers occupaient les abords des parcelles rythmant la production annuelle pour compléter la gamme alimentaire. Des papayers accompagnaient le verger en association avec d’autres plantes : manguiers, avocatiers, palmiers et autres.

Quand les papayers commençaient à produire au sixième mois, je pouvais manger ces fruits en dessert. Je fabriquais du jus de papaye, pouvais les cuire et les préparer soit en association de salades (en petits dés), soit les frire à l’huile (d’arachide ou de palme). Et enfin les manger avec du riz ou du poisson.

En appui des végétaux, j’élevais des lapins, des cobayes, de la volaille des poulets et des canards d’où j’arrivais à avoir des œufs et de la viande à chair blanche. Je crois que rien n’est impossible sur terre.

Or, si tous ceux qui ont un petit espace à l’intérieur de leur parcelle ou aux abords de celle-ci, se lancent dans cette initiative, on peut soulager une partie de la population du monde avec le surplus de la cueillette voire de la production de ces plantes annuelles.

Des véhicules de ramassage peuvent passer chaque matin devant les parcelles pour prendre les fruits de la cueillette. Une bonne partie peut être destinée à la transformation dans des usines agroalimentaires et expédiées à ceux qui en ont besoin.

Certains bienfaiteurs peuvent les donner gratuitement; d’autres peuvent les vendre à un prix social. L’essentiel est d’arriver à faire des stocks pour le PAM et la FAO. Et la Banque mondiale peut attribuer des prix d’encouragements aux nombreux donateurs. Cela sera un grand prestige et un grand privilège.

Hier, en Afrique, les villages ne dépendaient pas des villes et mangeaient au gré de leur organisation. Aujourd’hui, la paresse atteint la campagne et a le regard constamment tourné aux provisions de la cité. Or, il y a tout dans nos villages. Seule la volonté humaine commence à faire défaut. L’exode est une cause de la fatalité de la faim à la campagne.

Il est très insensé de constater que dans certaines sociétés de consommation, on assiste au gaspillage des denrées alimentaires qui sont jetées à la poubelle.

La FAO et autres organismes spécialisés de l’ONU peuvent travailler en collaboration avec ces pays pour signer des conventions afin de récupérer des biens fongibles encore consommables et les acheminer vers les destinations des pays dans le besoin. Des avions cargos ou militaires de différents pays peuvent servir de transport et les pays producteurs de pétrole peuvent donner leur contribution en carburant pour assister l’humanité. On a plus besoin de guerre pour notre planète. On a besoin de paix et de nourriture pour sauver notre riche population galopante. De nombreuses armes de guerre sont stockées pour rien dans de nombreux États pour un prestige futile. Et l’entretien en coûts financiers est énorme. Cet argent servirait bien à résorber la faim dans le monde.

Le Programme alimentaire mondiale doit faire une interdiction de jeter des aliments. L’échec des objectifs de 2015 concernant la lutte contre la faim, menace pendante de notre planète d’une bonne partie de la population mondiale, mérite un autre regard et un recours de prise de conscience.

Bernard NKOUNKOU

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