Le syndrome de Zuma

Jacob Zuma, le président de la nation arc-en-ciel, Afrique du sud, âgé de 67 ans, successeur de Tabo Mbeki, clame en toute fierté sa polygamie dans une Afrique de nos pères mais aussi dans un monde où d’autres Chefs d’État taisent cette multi-union, de segments fragmentés à femmes.

Le choix avoué et déclaré par Zuma est digne d’un chef traditionnel, transformé ici par un Chef d’État moderne. La multitude de femmes que compose sa cour ressemble à l’expression de la puissance et de la richesse. Au nombre d’enfants qui porte son identité.

Jacob Zuma assume pleinement les actes qu’il pose. Il ne s’en cache pas. Tant pour les femmes que pour bien d’autres actions de sa vie civile et politique. C’est un homme courageux. Franc. Il n’aime pas le cache-cache de ses pairs présidents qui entretiennent une kyrielle de femmes mais ne montrent dans leur vie publique qu’une seule première dame. Et ses pairs qui ont une ribambelle d’enfants donnent au peuple la possibilité de découvrir là où se trouvent les autres enfants du président. Chez Zuma, il les présente et les déclare. Fier comme un paon, il a plusieurs femmes comme plumes dans ses couleurs.

Zuma, l’homme fort de l’Afrique du sud, est déjà à sa cinquième femme. Il a tour à tour épousé l’actuel ministre de l’Intérieur Nkosazana Dlamini-Zuma, actuellement divorcé et Sikakele Khumalo, épousé en 1973 ainsi que Nomumelelo Ma Ntuli-Zuma.

Aujourd’hui, il vient d’étendre la liste de sa paternité à 20 enfants. Le dernier de la fratrie est issu d’une union avec la fille de son ami! Sera-t-elle la sixième femme de Zuma ?

Le syndrome de Zuma est dans le sang des Chefs d’États quand ils peuvent se permettre des excès de la libido. Au Swaziland, c’est une jurisprudence. Car lorsqu’on fouille dans les ensembles et les répertoires de la vie cachée des hommes politiques africains du Congo-Brazzaville, Sassou-Nguesso, du Gabon avec le défunt Omar Bongo, en ex-Zaïre avec Mobutu Sese Seko, Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire etc, tous souffrent de la libido polygamique philo sexuée.

Par ailleurs, on retrouve aussi des ramifications de ce syndrome auprès des artistes (comédie, musique et de cinéma), des footballeurs, des pasteurs, des professeurs, des médecins, des fonctionnaires, des directeurs, des députés, des ministres, des hommes d’affaires et autres people, selon le désir de l’avidité sexuelle. Il est un comportement humain qui trouve sa place aujourd’hui dans nos sociétés modernes. Tiger Wood a été exposé par de nombreuses chaînes. Or s’il avait pris le courage de Zuma, il n’aurait connu une telle descente aux enfers. C’est un syndrome de palmarès.  Du coq qui aime s’entourer de plusieurs poules.

Donc le phénomène Zuma à sa part de justification dans un monde où chaque Chef d’État a le regard tourné vers une maîtresse ou une secrétaire. Criard auprès de lui, tolérable auprès des cachotiers. Serait-ce une faute de bien gérer les nations du monde ?

Les structures présidentielles présentent autant d’avantages pour un Chef d’État qui se donne le luxe d’avoir plusieurs femmes. Il n’a pas besoin de faire la programmation car elle existe déjà dans la conscience réciproque des femmes depuis l’Afrique traditionnelle. Ceux qui ont vécu la polygamie des pères le savent très bien.

Zuma est le phénotype perpétuant la polygamie déclarée des Chefs d’États.

Bernard NKOUNKOU

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