Dette : le torchon brûle entre Obama et le Congrès

L’agence de notation Moody’s menace le triple A des États-Unis. Les discussions sur la dette américaine entre la Maison Blanche et le Congrès sont dans l’impasse.

Depuis la mi-mai, les États-Unis ont explosé le plafond fixé par le Congrès de la dette américaine, autour de 15.000 milliards de dollars actuellement. Ce plafond a déjà été relevé en janvier dernier. Il suffirait de le remonter encore pour sortir les États-Unis de l’embarras : le pays ne peut théoriquement plus emprunter sur les marchés lorsque le seuil est dépassé. Ce qui revient à dire que les États-Unis sont dans une situation de défaut de paiement.

Mais des manœuvres ont permis de repousser jusqu’au 2 août la faillite de l’État fédéral. La Maison Blanche et le Congrès ont donc jusqu’à cette date pour se mettre d’accord. La première presse l’autre de relever le plafond, mais ce dernier refuse d’appuyer sur le bouton tant que le gouvernement n’aura pas détaillé un programme précis et concret de réductions des dépenses publiques. Les États-Unis enchaînent en effet trois années de déficit public supérieur à 10%. Il devrait atteindre environ 1600 milliards de dollars cette année.

Si la planète finance ne doute pas de la capacité des grands dirigeants de la première puissance du monde à s’entendre, pour le bien de l’économie mondiale, le calendrier se resserre. Et les agences de notations ne manquent pas de le rappeler. Ainsi, après Standard and Poor’s en avril, Moody’s met un coup de pression supplémentaire ce jeudi en menaçant de placer la note de la dette de long terme des États-Unis, actuellement à AAA, sous surveillance négative, ce qui impliquerait une dégradation effective dans les mois qui suivront.

Non au relèvement du plafond

Hier, mercredi, Barack Obama recevait des dizaines de représentants républicains à la Maison Blanche. Ces derniers, majoritaires dans leur assemblée, refusent de donner leur feu vert à un relèvement du plafond de la dette fédérale faute de coupes claires dans les dépenses. «Il nous faut nous attaquer à cette dette», a déclaré à la sortie de la réunion le chef de la commission du budget à la Chambre, Paul Ryan, auteur d’un projet de budget prévoyant des coupes drastiques dans le financement de l’Etat-providence et décrié par les alliés démocrates de Barack Obama.

Mardi soir, la Chambre a rejeté par 318 voix contre 97 un relèvement de 2.400 milliards de dollars du plafond maximal d’endettement, une manoeuvre qualifiée d’ «irresponsable» côté démocrate.

Lefigaro.fr Marine Rabreau

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