Destabilisation du régime Ouattara: Les barons du FPI en exil divisés

Une opération de déstabilisation du nouveau régime est en cours dans les pays frontaliers et de la sous-région (Ghana-Bénin-Togo) où les pontes de l’ancien régime ont trouvé refuge après la chute de Laurent Gbagbo, le refondateur en chef.

Le dilemme des barons du régime déchu est cornélien. Faut-il oui ou non faire, maintenant, un putsch contre le régime de Ouattara? Sur la question, les avis sont partagés au sein des refondateurs qui ont trouvé refuge dans les pays de la sous-région (Ghana-Bénin-Togo) depuis la chute de l’ancien chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo.

Pour les tenants de la thèse du putsch, si l’opération est menée, maintenant, elle aura plus de succès, car l’armée fidèle au président Ouattara, qui a fait le coup de feu à Abidjan avec les forces de Laurent Gbagbo, n’est plus homogène. Les forces républicaines, selon eux, montrent un visage d’une armée désunie et minée en interne par des conflits entre les chefs de guerre qui se sont reparti les centres d’intérêts économiques d’Abidjan. Ils sont plutôt préoccupés à se mener une course à l’enrichissement. Pire, soutiennent-ils, ils ne maîtrisent plus leurs éléments à la limite devenus pour la plupart des crève-la-faim. De ce fait, ceux-ci sont plus préoccupés à faire du racket sur le terrain pour assurer leur pitance journalière. Mais, aussi et surtout, se convainquent-ils, la situation de cafouillage où tout le monde porte le treillis, est une aubaine pour que les hommes qui seront commis à la mission se fondent dans la masse afin de créer la chienlit.

Mais, de l’autre côté, les tenants de la thèse contraire sont sceptiques quant à la réussite d’une telle opération. La raison, leur mentor, Laurent Gbagbo, est en résidence surveillée à Korhogo, une ville contrôlée par les forces républicaines, et plusieurs cadres de leur formation politique sont aux mains des nouveaux hommes forts d’Abidjan. Ils estiment qu’au risque d’exposer la vie du ‘‘woody’’, il est bon et sage de surseoir à toute entreprise qui pourrait s’avérer une aventure périlleuse. Ils attirent l’attention de leurs camarades sur la réaction des forces internationales qui assurent la protection du chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Elles pourraient intervenir si son régime était attaqué.

Toutefois, l’idée fait son chemin. De bonnes sources, les refondateurs ont eu le temps de planquer beaucoup d’argent qu’ils pourraient utiliser pour cette opération. Ainsi, entre 2009-2010, ce sont plus de six milliards de Fcfa qui ont été domiciliés dans des banques gambiennes. Et ces fonds, les déposants peuvent à tout moment en disposer. Une Ong française qui œuvre dans le domaine de la prévention des conflits en Afrique (nous taisons volontairement le nom), revenue d’une mission au Ghana, au Bénin, au Togo et en Angola, selon nos sources, ont corroboré la thèse selon laquelle les hommes de Laurent Gbagbo s’apprêtent à frapper le nouveau régime.

Pour ce faire, selon leurs investigations, les refondateurs exilés ont passé un contrat avec une entreprise privée suisse pour former les déserteurs de l’armée ivoirienne, qui ont trouvé gîte et couverts dans ces pays, sur une période de six semaines avant qu’ils n’entrent en action.

L’Expression K. Marras. D

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