Ce cimetière pour chiens qui étonne les Camerounais

Une curiosité bien française semble émouvoir les Camerounais, qui s’imaginent difficilement un tel phénomène sous leurs latitudes. C’est le cimetière pour chiens et autres animaux domestiques d’Asnières, situé dans la banlieue ouest de Paris, en France. L’étonnement est tel que le quotidien camerounais Le Jour a dépêché une journaliste sur place pour un reportage.

Après quelques rappels historiques sur ce cimetière animalier créé il y a plus d’un siècle par une journaliste française, Marguerite Durand, et un publiciste, Georges Harmois, le quotidien basé à Yaoundé se demande comment ce cimetière, le premier du genre en Europe, a pu devenir une référence en la matière:

«Il n’existait alors, à Paris, aucun moyen pratique pour se débarrasser d’un animal mort. Beaucoup les jetaient dans la Seine ou dans les fossés de fortifications de la ville, ce qui provoquait des odeurs pestilentielles», explique au journal un employé de la mairie d’Asnières.

L’envoyée spéciale du Jour semble même s’étonner de ce que ce site, devenu monument historique en 1987, soit ouvert pour des visites au public contre la somme de 3,50 euros (2.200 francs CFA) par adulte, afin «d’admirer les sépultures». Une somme qui semble surprendre, puisque des millions de Camerounais vivent avec bien moins de 454 francs CFA (0,7 euro) par jour.

Mais il n’y a pas que le prix des visites qui attire l’attention de la journaliste:

«Les tarifs ne sont pas toujours bon marché. Ils varient en fonction de la taille de la tombe et de la durée de la concession, pouvant aller de 75.000 francs CFA (116 euros) pour un an renouvelable, jusqu’à 2.536.300 francs CFA (3.902 euros) pour 20 ans renouvelables», écrit-elle.

Si dans la plupart des villes camerounaises et même dans les campagnes les familles possèdent un animal domestique, elles sont loin d’entretenir un rapport aussi intime que celui des gens qui viennent enterrer leurs chiens au cimetière d’Asnières. Sur les tombes, on peut lire «des messages aussi poignants qu’insolites». Parmi les petites perles récoltées par la reporter du Jour:

«Sophie mon bébé, nous avons eu 17 ans d’amour. Tes petites sœurs et toi, avez remplacé l’enfant que je n’ai jamais eu. Je t’aime à jamais.Ta petite mère.»

Ou encore: «White, nous n’irons plus au bois où tu courais joyeux. Je te dépose là, mon amour merveilleux.»

Mais aussi: «Mon cher petit Faust, mon joli mouton bien aimé, tu étais trop bon et trop intelligent pour vivre.»

Car dans ce cimetière animalier d’Asnières, d’une superficie de 9.800 mètres carrés, sont aussi enterrés des chevaux (comme celui de la fondatrice du cimetière), des chats, mais aussi des hamsters, des souris, des oiseaux, des lapins, des tortues, des singes ou des poules.

SlateAfrique avec Le Jour

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