Monaco : dans les coulisses du mariage princier

Les organisateurs du mariage ont conservé le caractère chaleureux et familial souhaité par Charlène et Albert de Monaco.

Dans quelques heures, lorsque l’ancienne championne sud-africaine Charlene Wittstock deviendra Son Altesse Sérénissime la princesse Charlene de Monaco, ce sont les efforts intenses d’une poignée de fidèles collaborateurs – dont le colonel Luc Fringant, le général John Jayet, chambellan du prince, Christiane Stahl, conseiller au cabinet princier (et auteur du livre sur Albert II de Monaco, L’Autre Prince )- qui seront récompensés. Pour ce premier mariage d’un prince souverain depuis 55 ans, il fallait tout à la fois que la cérémonie et les fêtes soient un beau spectacle, digne de l’événement historique, mais qu’elles conservent le caractère convivial, chaleureux et familial souhaité par les mariés.

Dans l’ombre, de longs mois de préparatifs ont été nécessaires pour orchestrer une fête pour tous. C’est ainsi qu’est née l’idée d’une cérémonie religieuse, samedi après-midi, dans la cour d’honneur du palais princier, célèbre pour sa magnifique galerie d’Hercule, comme une extension à ciel ouvert de la chapelle palatine Saint-Jean-Baptiste dans laquelle se sont déroulés les grands actes religieux de la famille Grimaldi. Un autel -transféré de la chapelle de la Visitation- sera donc installé demain au pied de l’escalier à double révolution, avec le monumental christ en argent de la chapelle palatine, ainsi que les fauteuils et les prie-dieu.

Pendant la messe nuptiale, l’Orchestre philharmonique sera accompagné de la voix de la cantatrice Renée Fleming alors que l’Ave Maria sera interprété par Andréa Bocelli. Sous la houlette du fournisseur breveté de la cour, Sorasio, les fleuristes de Monaco se sont regroupés pour décorer la cour d’honneur de fleurs blanches, hortensias, jasmins et les protéas d’Afrique du Sud, hommage aux origines de la princesse. Dans la cour d’honneur, il a été prévu de placer huit cent cinquante invités privilégiés, dont les chefs d’État -des rois et des présidents, dont le président français Nicolas Sarkozy- arrivés par ordre de protocole, inversé selon l’ancienneté de leur avènement ou élection.

Le prince Albert sera conduit à l’autel par son cousin germain américain -du côté maternel des Kelly- Chris Levine, et Charlene aura pour témoin une cousine du prince devenue une amie intime, Donatella Knecht de Massy, épouse d’un petit-fils de la défunte princesse Antoinette de Monaco. La princesse Caroline, princesse de Hanovre, s’est beaucoup investie dans l’organisation des détails de la noce, notamment avec Françoise Dumas, la grande prêtresse des événements festifs et qui œuvre depuis des années pour le bal de la Rose. Elle s’est tout à la fois préoccupée des costumes traditionnels et régionaux des sept demoiselles d’honneur qui escorteront Charlene Wittstock, de la caserne des carabiniers jusqu’au palais princier en face. Le costumier de l’Opéra Garnier de Monte-Carlo leur a dessiné des robes qui symboliseront les sept communes avoisinantes de Monaco et le hasard a voulu que ce soit une petite Charlène qui incarne la commune de Beausoleil…

Un menu gardé secret

Mais la princesse de Hanovre s’est aussi concentrée sur l’organisation du dîner de gala qui réunira quelque cinq cents convives sur une terrasse attenante à l’Opéra et construite à huit mètres de hauteur pour permettre aux invités d’entrer de plain-pied dans la salle Garnier où se déroulera le bal. La table d’honneur sera recouverte d’une nappe damassée blanche ancienne aux armes des Grimaldi et décorée d’une mer d’hortensias bleus et blancs, ainsi que des poissons et des bateaux en argent de la collection princière.

Seule incertitude, les bijoux que portera Charlene, dont on sait déjà que sa robe de mariée est signée Armani avec une traîne de cinq mètres. On spécule beaucoup sur le Rocher sur la tiare qu’elle choisira parmi les deux joyaux que le prince lui offre à l’occasion de leur mariage: une tiare de chez Lorentz Baümer et un diadème transformable en collier de chez Van Cleef & Arpels.

Quant au menu, gardé secret, Alain Ducasse a promis de faire la part belle aux produits de la Méditerranée et aux légumes de Rocagel, la propriété princière sur les hauteurs de Monaco. Après le dîner, les amis du couple -attablés à l’hôtel Fairmont- pourront rejoindre les personnalités officielles à l’Opéra pour un bal qui sera illuminé par le feu d’artifice conçu, autour de l’amour, par Jacques Couturier. Dernier secret non encore révélé, la destination du voyage de noces qui suivra de près le séjour en Afrique du Sud pour une réunion du Comité international olympique, le 6 juillet, et où la princesse Charlene conduira son prince sur les pas de son enfance.

Lefigaro.fr par Stéphane Bern

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