Kate et William plombent la croissance britannique

Le mariage princier explique en partie la morosité de l’activité économique au deuxième trimestre.

À Londres

Il serait injuste de tout leur mettre sur le dos, mais le mariage de Kate Middleton et du prince William a bel et bien pesé sur la croissance au deuxième trimestre. Le jour de congé offert aux Britanniques pour l’occasion a entraîné des fermetures d’usines, de bureaux ou de commerces, participant à la croissance molle au deuxième trimestre en Grande-Bretagne: 0,2% de hausse du PIB, selon la première estimation publiée hier.

Parmi les autres facteurs ponctuels qui ont plombé la croissance: la chaleur du mois d’avril, qui a fait baisser la consommation d’électricité, et le drame de Fukushima, qui a entraîné des problèmes d’approvisionnement de l’industrie. Sans ces événements exceptionnels, la croissance aurait atteint 0,7%, selon l’Office des statistiques nationales (ONS).

De l’avis général des économistes, ces chiffres ne sont guère brillants mais la catastrophe que certains avaient prédite n’a pas eu lieu. Le ministre de l’Économie George Osborne est soulagé: «La bonne nouvelle, c’est que l’économie britannique continue de créer de la croissance et des emplois.» Mais l’objectif d’une croissance annuelle de 1,7% devient particulièrement difficile à réaliser. Aussi l’opposition estime-t-elle que le gouvernement doit adoucir sa politique de rigueur: «Ces chiffres montrent que le retour à la croissance a été étranglé par la hausse de la TVA mise en place par George Osborne et par la baisse des dépenses budgétaires», affirme Ed Ball, porte-parole travailliste.

«Il n’y a pas de plan B»

Mais il semble peu probable que le gouvernement change son fusil d’épaule. «Notre économie est stable en ce moment parce que le gouvernement a pris des décisions difficiles pour reprendre en main la dette, a poursuivi Osborne. Si nous abandonnons cette politique comme certains le veulent, nous mettrons en péril l’emploi et la croissance». Le chancelier de l’Échiquier est soutenu par le ministre libéral-démocrate du Commerce, selon lequel «il n’y a pas de plan B. Nous devons tenir notre engagement». Pour Vince Cable, c’est à la Banque d’Angleterre de soutenir la croissance en assouplissant à nouveau sa politique monétaire.

Petit signe encourageant: la vente des billets pour les JO a commencé au cours de ce deuxième trimestre mais, selon les conventions internationales, ne sera comptabilisée dans le PIB qu’au moment des Jeux eux-mêmes, dans un an. À elle seule, elle représente 0,1 point de croissance, calcule l’ONS.

Lefigaro.fr par Rose Claverie

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