L’or vole de record en record

Le métal précieux, valeur refuge par excellence, sort renforcé de la tempête boursière des derniers jours. L’once d’or a dépassé les 1800 dollars.

L’or n’en finit plus d’enchaîner les records historiques.Ce jeudi en Asie, il a crevé le plafond des 1800 dollars à 1815,50 dollars. Mercredi, journée marquée par une nouvelle dégringolade des marchés boursiers, le contrat à terme à échéance en décembre a dépassé pour la première fois de son histoire le seuil des 1800 dollar l’once à 1801 dollars, en hausse de 3%, sur le New York Commodities Exchange (Comex). En fin de séance, son cours refluait à 1777,90 dollars. Sur le marché au comptant, les cours ont touché en journée les 1796,86 dollars. Exprimés en euro, ils ont aussi atteint le plus haut historique de 1255,89 euros l’once.

Depuis la dégradation de la note de la dette souveraine des États-Unis par l’agence Standard and Poor’s vendredi, l’or profite d’une brusque poussée d’aversion au risque. «Les investisseurs paniquent, ils ont perdu tous leurs repères», explique Djillali Hacid, analyste technique chez XTB France. Comme sur les marchés d’actions, les opérateurs ne semblent pas convaincus par les différents plan de sauvetage destinés à sécuriser les dettes souveraines, en Europe et aux États-Unis. «Pour les investisseurs, il n’y a pas d’issue pour ces problèmes de dettes. Ce qui est proposé est du rafistolage qui ne rassure pas et qui ne semble pas en mesure d’éviter la contagion», assure l’analyste. Preuve de la méfiance des opérateurs, l’or avait accentué ses gains alors même que le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, laissait entendre que le programme de rachats d’obligations pouvait reprendre, en soutien à l’Espagne et l’Italie, deux pays sous la pression des marchés.

À ces craintes de contagion s’ajoutent des perspectives de croissance morose dans le monde et en particulier aux États-Unis où les mauvais indicateurs s’enchaînent ces derniers jours. Dans ce contexte trouble, les investisseurs considèrent l’or comme une valeur refuge qui leur permet de faire face aux incertitudes économiques et aux soubresauts des marchés obligataires. En revanche, les actifs plus risqués pâtissent des signaux d’alertes qui se multiplient dans l’économie mondiale, laissant augurer un fléchissement de la croissance. Le pétrole fait partie de ces actifs sensibles.

La flambée des cours de l’or va durer

Pour les mois qui viennent, difficile donc d’imaginer une chute brutale du métal roi. La pression à la hausse est d’ailleurs accentuée par les achats des banques centrales. Celle de Corée du sud a annoncé mardi avoir acheté 25 tonnes du métal précieux sur les marchés mondiaux entre juin et juillet, une première en treize ans. En outre, «l’attrait de l’or est renforcé par le fait qu’aucune banque centrale n’a le contrôle de son cours et ne peut intervenir pour limiter sa force», contrairement aux devises refuge que sont le franc suisse et le yen japonais, souligne Kathleen Brooks, analyste chez Forex.com.

«Le potentiel de progression de l’or est énorme. Il n’y en a pas pour tous et si tous ceux qui souhaitaient en acheter le faisaient, les cours monteraient encore plus haut », ajoute-t-on chez XTB.

Lefigaro.fr par Hayat Gazzane

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