Bordeaux: l’ancien compagnon de la magistrate assassinée en garde à vue

Enseignante à l’École nationale de la magistrature, Myriam Sanchez a été découverte jeudi matin dans son véhicule.

L’homicide volontaire ne fait aucun doute. Dans la matinée, jeudi, une magistrate de 43 ans a été retrouvée tuée dans son véhicule stationné non loin de son domicile à Bordeaux. Selon les premières constatations, Myriam Sanchez, qui enseignait à l’École nationale de la magistrature (ENM) de Bordeaux, a été exécutée par arme blanche. Ses effets personnels, notamment son sac à main, ont été retrouvés dans sa voiture. En conséquence, la piste d’un crime crapuleux semble bel et bien écartée. «Le mobile de cette affaire serait d’ordre personnel», précise un proche de l’enquête. Dès jeudi, la PJ de Bordeaux, en charge de l’affaire, entendait un homme placé en garde à vue. Il s’agit de l’ancien compagnon de la victime.

À l’ENM, c’est la consternation. «Elle était une magistrate appréciée de tous, extrêmement compétente», raconte son directeur, Jean-François Thony. Arrivée à l’ENM en 2008, Myriam Sanchez y enseignait les fonctions de juge des enfants, après un parcours professionnel au sein de diverses juridictions. Sa carrière avait ainsi débuté à Châlons-en-Champagne, en tant que juge d’instruction, avant d’être nommée juge des enfants à Nantes puis à Libourne, sa dernière affectation avant de rejoindre l’ENM.

Rupture difficile

Après quelques congés, cette mère de deux enfants, séparée depuis deux ans de son conjoint après une rupture difficile, avait repris ses fonctions d’enseignante cette semaine. Jeudi, elle était «guillerette», selon les termes de ses collègues. «Elle préparait ses séquences de formation pour la rentrée», ajoute Jean-François Thony.

Au cours d’une conférence de presse, le procureur de Bordeaux a, jeudi, livré des précisions, indiquant notamment que la magistrate avait dans la nuit de mercredi à jeudi quitté vers 1h30 un ami chez qui elle avait passé la soirée. «L’agression a été commise au moment où elle regagnait son domicile», à l’aide «d’un objet contondant et/ou tranchant», a ajouté Claude Laplaud.

Inquiète de ne pas voir Myriam Sanchez revenir chez elle, la jeune fille qui gardait les deux enfants a passé la nuit auprès d’eux. Jeudi matin, en constatant l’absence prolongée de la magistrate, la jeune nourrice a appelé sa mère qui, arrivant au domicile, a découvert le corps de la victime dans sa voiture.

À l’ENM, on excluait jeudi tout lien entre ce meurtre et les activités professionnelles de la magistrate. Les enquêteurs se sont, semble-t-il, très vite orientés vers un mobile d’ordre personnel.

Lefigaro.fr par Angélique Négroni

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