Nouvelles rumeurs sur l’état de santé de Fidel Castro

Invisible, le Lider Maximo ne s’est pas exprimé depuis plus de deux mois.

La dictature cubaine traverse une mauvaise passe. Le ministre des Forces armées révolutionnaires, le général Julio Casas Regueiro, est décédé à l’âge de 75 ans d’une crise cardiaque le week-end dernier. Alors que les autorités ont décrété un deuil national de deux jours et demi, de plus en plus de voix, tant à Cuba qu’à Miami, s’interrogent sur le silence persistant de Fidel Castro.

Durcissement du régime

Le Lider Maximo a été aperçu en public pour la dernière fois lors du VIe Congrès du Parti communiste cubain (PCC), à la mi-avril. Affaibli, l’ancien numéro un cubain s’était alors excusé de son absence lors des défilés du cinquantenaire de la Révolution. Cet aveu de faiblesse avait alors ému de nombreux Havanais. Fidel Castro a, par la suite, continué à livrer ses «Réflexions» dans le quotidien Granma, l’organe officiel du PCC, comme il le fait depuis quelques années. La dernière de ces réflexions, un hommage à Hugo Chavez, date du 3 juillet. L’ancien dirigeant cubain n’a jamais été absent aussi longtemps de la tribune du Granma. Dimanche, le quotidien El Nuevo Herald de Miami a titré: «Le silence de Castro suscite des interrogations sur sa santé».

De fait, El Comandante n’a pas commenté la chute de Kadhafi, ni les événements de Syrie. Le demi-frère de Raul Castro n’est pas non plus apparu pour ses 85 ans, le 13 août dernier. Il n’en fallait pas plus pour qu’Internet relaie depuis quelques jours des rumeurs sur la mort de Fidel. La fille de Raul Castro, Mariela, a assuré que «le Commandant en chef est vivant, (…) jouit d’une très bonne santé et est très créatif».

Si le régime, fidèle à son habitude, a, lui, refusé de commenter l’état de santé du chef historique de la Révolution, le climat a changé à Cuba depuis quelques semaines.

Malgré une libéralisation de l’économie et la libération de nombreux prisonniers politiques depuis un an, Raul Castro a renoué récemment avec la politique de la matraque. La Commission cubaine des droits de l’homme et de la réconciliation nationale (CCDHRN) a dénoncé le 30 août une nouvelle vague d’arrestations près de Santiago de Cuba. «Depuis cinq semaines, le gouvernement a mené des actions violentes de répression politique… Au moins 65 hommes et femmes ont été arrêtés par la police secrète politique et la plupart, totalement désarmés, ont subi divers actes de brutalité policière», a déclaré le porte-parole de la CCDHRN, Elizardo Sanchez Santacruz. Une trentaine de ces dissidents resteraient détenus.

Si le régime cubain, habitué à souffler le chaud et le froid, a bel et bien accru sa répression, plusieurs observateurs estiment qu’il s’agit de mesures préventives à un moment où la détérioration des conditions de vie des habitants risque d’attiser une grogne populaire. La presse étrangère a aussi fait les frais de cette vague de répression. Dimanche, le quotidien espagnol El Pais a annoncé que le régime cubain a révoqué le visa de son correspondant à La Havane, Mauricio Vicent. En poste depuis vingt ans à Cuba, il était l’un des derniers correspondants occidentaux à aussi bien connaître le pays.

Lefigaro.fr par Hector Lemieux

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