Tsonga perpétue sa tradition

D’abord largement dominateur, Jo-Wilfried Tsonga aura joué à se faire peur en finale de l’Open de Moselle face à Ivan Ljubicic. Mais à l’arrivée, le Français a bien décroché à Metz son premier titre de l’année.

Jo-Wilfried Tsonga ne perd pas à domicile. Enfin, quand il atteint la finale. Ainsi, 23 mois après son dernier titre conquis à Tokyo, le Français a soulevé de nouveau un trophée du côté de Metz. L’Open de Moselle qui vient donc s’ajouter, dans son palmarès, à ses titres décrochés en 2008 à Paris-Bercy et en 2009 à Marseille. Une belle consolation face à un Ivan Ljubicic toujours aussi vaillant alors que le «traumatisme Nadal» en demi-finales de Coupe Davis ne date que d’une semaine…

Tsonga envoie de l’ace

En fait, cette finale se sera découpée en deux matches bien distincts. Le premier aura été totalement à l’avantage du Français. Notamment lors d’une première manche à sens unique que le Manceau attaquait en envoyant du lourd au service (3 aces dès son premier jeu de service !) et en retour, où il exploitait à merveille les maigres 47% de premières balles du Croate. Résultat, un premier break (3-1), puis un second (5-2) venaient récompenser l’agressivité du Tricolore, qui avait cependant le tort de se déconcentrer. Une erreur sanctionnée immédiatement par Ljubicic qui reprenait l’un de ses deux jeux de service de retard (5-3). De quoi faire douter Tsonga ? Pas le moins du monde puisqu’il repartait de suite de l’avant et d’un retour puissant contraignait le Dalmate à une faute synonyme de gain du set (6/3).

Ljubicic, le roi du tie-break

La suite était du même tonneau avec un Ljubicic qui souffrait du fond du court face à la puissance de Tsonga, en particulier en coup droit où les gifles pleuvaient. Sauf qu’à 4-1 en sa faveur, le Français ne parvenait pas à convertir l’une des deux balles de double break qu’il se procurait. Ou plus exactement, le Croate, le dos au mur, sortait de son chapeau de magicien un exceptionnel revers gagnant long de ligne, puis un ace (4-2). Après avoir frôlé le pire, Ljubicic vivait alors le meilleur en débreakant face à un Tsonga soudain privé de sa première balle. C’est à partir de là que commençait donc le deuxième match évoqué précédemment. Beaucoup plus incertain celui-ci. Et forcément, dans le jeu décisif, le calme imperturbable du Dalmate faisait merveille et, après avoir été mené 4 points à 2, il glanait les cinq points suivants pour égaliser à un set partout (6/7, 4 points à 7).

Tsonga aligne les passings

Un véritable coup de massue pour Tsonga, qui repartait néanmoins à l’assaut de la citadelle croate. Et si la première balle de break qu’il obtenait trouvait comme réponse un ace plein d’autorité de la part de Ljubicic (0-1), la deuxième, une paire de jeux plus tard, s’achevait par un superbe passing de revers du Français que le Dalmate jugeait mal. Pour son plus grand malheur (3-1). En effet, derrière, le Manceau n’allait jamais lui donner la possibilité de revenir et de combler ce retard. Pourtant, en se jetant au filet comme un mort de faim, Ljubicic ne ratait pas l’occasion de mettre la pression sur le Français. Mais les passings jaillissaient bien de la raquette d’un Tsonga qui s’offrait même le luxe d’en finir sur le service adverse, sur une malheureuse double-faute d’un Croate qui ne méritait pas une telle fin (6/3 6/7 6/3). Ce qui ne gâchait cependant en rien le sourire et la joie du Français…

Résultat de la finale :
Tsonga (Fra, 1) – Ljubicic (Cro, 4) 6/3 6/7 6/3

Lefigaro.fr

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