Présidentielle au Liberia : dénonçant des fraudes, l’opposition quitte le processus électoral

Alors que les résultats de plus de la moitié des bureaux de vote ont été communiqués par la commission électorale, l’opposition libérienne, dont le parti de Winston Tubman, s’est retiré samedi du processus électoral, dénonçant de « nombreuses fraudes ».

L’opposition libérienne a dénoncé samedi « de nombreuses fraudes » et a décidé de se retirer du processus électoral en cours, a appris l’AFP de source proche de l’opposition.

« Nous nous retirons du processus car il n’est pas démocratique et qu’il y a de nombreuses fraudes », a déclaré cette source, alors que le dépouillement des bulletins de vote des élections du 11 octobre est en cours et donne la sortante Ellen Johnson Sirleaf en tête à la présidentielle face à Winston Tubman.

Parmi les partis d’opposition qui ont décidé de ne plus participer au processus figurent le Congrès pour le changement démocratique (CDC) de M. Tubman, principal opposant, et l’Union nationale pour le progrès démocratique (NUDP) de l’ex-chef de guerre Prince Johnson, arrivé en 3ème position à la présidentielle, selon cette source.

Les derniers résultats de vendredi, portant sur un peu plus de la moitié des quelque 4.500 bureaux de vote, donnaient Ellen Johnson Sirleaf, Nobel de la paix 2011, en tête de la présidentielle avec 45,4% des voix, suivie de Winston Tubman (29,5%) et de Prince Johnson (11,4%).

Un incident signalé dans la nuit de vendredi à Samedi

La présidentielle a été organisée le 11 octobre, en même temps que des législatives et des sénatoriales. Le taux de participation dans les bureaux dont les bulletins ont été comptés est légèrement au-dessus de 70%, et confirme la forte mobilisation constatée le jour du vote. Les observateurs internationaux qui ont surveillé les élections avaient tous salué leur caractère pacifique et la forte mobilisation des Libériens.

L’annonce du retrait de l’opposition survient peu après un incendie dans la nuit de vendredi à samedi d’un local du Parti de l’unité (UP) de Mme Sirleaf dans la banlieue de Monrovia. Al Karlay, un des responsables de la police de Monrovia, a affirmé qu’il était pour l’instant difficile de dire s’il s’agissait « d’un acte de vandalisme ou politiquement motivé ».

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a mis en garde vendredi la classe politique libérienne, affirmant que « le recours à la violence ne sera pas toléré ». Il a ajouté que ses services surveillaient « de près les développements liés aux élections » et qu’il portait « une grande attention aux actions et déclarations de la classe politique, et en particulier des candidats à la présidentielle, même après les élections ».

Le Liberia a été ensanglanté et ravagé par deux guerres civiles, de 1989 à 2003, qui ont fait quelque 250.000 morts et des centaines de milliers de blessés, en détruisant ses infrastructures et son économie. Le chômage y atteint encore aujourd’hui 80% de la population active et la majorité des Libériens vivent dans l’extrême pauvreté.

Jeuneafrique.com avec AFP

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