Hommage à François Nourricier à l’occasion du premier anniversaire de sa mort : 15 février 2011-15 février 2012

Il y a un an mourrait, François Nourricier, le 15 février 2011, à l’âge de 83 ans, à Paris.

Né le 18 mai 1927, d’un père exploitant forestier, il passe son enfance dans la banlieue parisienne et dans la capitale.

Après son passage en droit et une escale dans les petits boulots,  il s’orientait dans le journalisme où il développait ses armes d’excellent journaliste ayant collaboré à de nombreux journaux dont il fût un critique littéraire aux Nouvelles littéraires (1960-1970), au Point (depuis 1972), au Figaro Magazine ; critique de cinéma à L’express (1970-1972) ; critique dramatique au Figaro (1975-1977) ; grand-reporter-écrivain à Paris-Match (1962-1963). Collaborations : Témoignage chrétien, Elle, Marie-Claire, Vogue, Gazette de Lauzanne, Paris-Match, Les Lettres françaises, France-Observateur, Le Monde, Midi-Libre, etc.

François Nourricier était nourri constamment par les mamelles jumelles de la lecture.

Grand romancier du XXe siècle, il avait produit une bonne sève littéraire inscrivant son œuvre dans la riche veine admirable de Montherlant, Chardonne et Aragon.

Auteur de romans de bonne facture et de grande référence, au style singulier, décrivant les personnages et les paysages familiers de son quotidien social; les lecteurs ont encore les meilleurs souvenirs de sa contribution mouvementée et saccadée portée dans Une histoire française, Le maître de maison, L’empire des nuages, En avant calme et droit, qui ont consacré des moments élogieux de sa remarquable identité d’écrivain majeur.

Admis à l’Académie Goncourt, en 1977, il en deviendra secrétaire général en 1983 avant d’accéder à sa présidence en 1996, où son ombre tutélaire continue à y planer constituant ainsi toute une légende vivante gravée du sceau de l’éternité.

Seigneur de l’écriture avec une culture impressionnante de la littérature, il y avait forgé un caractère bien trempé et respectable car il appartenait à la belle branche de la génération de Bertrand-Poirot Delpech, François Régis Bastide, Jean-François Deniau, Jean-Raspail, Jérôme Peignot ou Jean d’Ormesson qui ont franchi le seuil de l’Académie française tout en portant l’habit vert, bordant les palmes de l’immortalité.

Coqueluche de l’Académie Goncourt, il était aimé par les uns et détesté par les autres. Fervent polémiste, il défendait bec et ongles la langue française comme l’oiseau de Minerve mais aussi comme un jeune lion des lettres françaises.

Facilement reconnu par ses cheveux blancs de savant littéraire et sa barbe blanche de missionnaire, il avait tissé un faisceau de relations avec des écrivains, des éditeurs, des dandies, des peintres et des hommes politiques ouvrant la brèche amicale aux agents immobiliers.

François Nourricier démissionne de l’Académie Goncourt, en 2008, l’âme fière du devoir bien accompli avec à la clé moult péripéties interrogeant le devenir de sa vie parce que pris dans l’étau de la maladie de Parkinson, (sa Miss P), qu’il ironisait courageusement dans le dernier temps des hommes avant son éternel départ d’adieu.

François Nourricier est toujours vivant dans la modalité successive d’une absence qui a marqué le temps et les hommes de la République des lettres mais aussi la mémoire et l’histoire.

Bernard NKOUNKOU

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