Explosions à Brazzaville : les obsèques des victimes auront lieu dimanche

L’enterrement des victimes des explosions meurtrières dans un  dépôt d’armement de Brazzaville auront lieu dimanche prochain en présence du  chef de l’État Denis Sassou Nguesso. Selon des soldats, les opérations de  déminage ont commencé dans la zone où le drame a eu lieu, le 4 mars, provoquant  la mort de quelque 200 personnes.

Dimanche, jour des enterrements à Brazzaville. Les obsèques de quelque 200 victimes de l’explosion d’un dépôt d’armement du quartier de Mpila, dans  la capitale congolaise, auront lieu le 11 mars, exactement une semaine  après le drame. « Peu avant, un hommage solennel sera organisé au Palais des  congrès », a précisé Bienvenu Okiemy, porte-parole du gouvernement  congolais.

La cérémonie d’hommage se déroulera en présence du président congolais Denis  Sassou Nguesso, qui a décrété depuis mardi un deuil national au Congo jusqu’aux  obsèques. « Le gouvernement prendra en charge l’enterrement (des victimes) et  tout ce qui va avec », a indiqué M. Okiemy.

Depuis 10 ans dans le monde, aucun accident de ce type n’avait fait autant de  morts ou de blessés, ces derniers étant au nombre de plus de 2 300. Mais le  bilan du drame pourrait vraisemblablement s’alourdir, d’autres corps se trouvant  à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n’a pas pu se rendre jusqu’à  présent. Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés va apporter son appui  pour gérer les sites où plus de 14 000 personnes sans-abri sont hébergées  provisoirement : deux églises, un marché couvert et des stades de la ville.

Zone de bouclage du site étendue

Quant au dispositif militaire de bouclage du site du dépôt de munitions, il a été étendu à  une zone plus vaste jeudi. Un soldat a affirmé à l’AFP que les « opérations de  déminage avaient commencé » pour justifier le dispositif, sans qu’il soit  possible dans l’immédiat de confirmer cette information auprès d’un officier  supérieur ou des autorités.

L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) a critiqué mercredi la  gestion de la crise par les autorités « à tous les niveaux », déplorant  notamment l’insuffisance des mesures d’accompagnement des sinistrés, et demandé  une « enquête internationale » pour déterminer l’origine des explosions. Selon  les autorités, il s’agirait un court-circuit qui aurait provoqué un incendie  dans le dépôt de munitions.

Jeuneafrique.com avec FAP

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