Alain Juppé dément vouloir briguer la présidence de l’UMP

Alain Juppé quitte l'Élysée le 9 mai après le dernier Conseil des ministres du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Alain Juppé quitte l’Élysée le 9 mai après le dernier Conseil des ministres du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Crédits photo : Abaca/Mousse/ABACA

L’ancien ministre rejette des propos qui lui sont prêtés ce jeudi dans Paris Match et dans lesquels il attaquerait François Fillon et Jean-François Copé, en pleine guerre des chefs pour s’emparer du parti.

Tout faire pour préserver l’unité de l’UMP jusqu’aux élections législatives. L’ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a démenti «formellement» des propos qui lui sont prêtés ce jeudi dans Paris Match et selon lesquels il se sentirait «le plus capé» pour diriger le parti, en pleine guerre des chefs depuis la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai. «Le mot capé n’est pas dans mon vocabulaire», a affirmé sur France Info le maire de Bordeaux.

L’hebdomadaire lui attribue une déclaration faisant référence au patron de l’UMP Jean-François Copé et à l’ancien premier ministre François Fillon, qui se livrent actuellement une bataille larvée pour la présidence du parti: «Pour l’instant, je les laisse s’écharper entre eux, mais je vais me lancer, je suis le plus capé, il n’y a pas photo.» Une phrase dont la teneur avait fuité mercredi sur Twitter via la rédactrice en chef adjointe du magazine et que l’ancien ministre s’est empressée de nier.

«Je ne me retrouve absolument pas dans cet article, a-t-il argué. C’est surtout en parfaite contradiction avec ce que j’essaye de faire depuis l’élection présidentielle: rassembler notre famille politique pour gagner les élections législatives.» «Pour cela, nous avons besoin de tout le monde, de Jean-François Copé, de François Fillon, de l’ensemble de l’équipe. On verra bien au mois de novembre ce qui se passe», a poursuivi l’ancien premier ministre de Jacques Chirac. Un congrès de l’UMP doit se tenir en novembre pour élire le nouveau secrétaire général du parti lors d’un scrutin interne.

«Le débat est clos avant même d’avoir commencé»

Pour dégonfler la polémique, Alain Juppé a confirmé ses propos un peu plus tard dans un communiqué. «Je démens avec la plus grande vigueur les déclarations qui sont rapportées ce matin dans un magazine national à propos de la future présidence de l’UMP», écrit-il. Et d’insister: «À la veille d’une échéance électorale capitale, je réaffirme mon plein soutien à l’action que mènent Jean-François Copé et les personnalités qui travaillent à ses côtés. Seule une direction solidaire et unie est à la hauteur de la formidable mobilisation des militants que je rencontre régulièrement et qui, sur le terrain, ouvrent quotidiennement à la victoire de notre mouvement.»

Jean-François Copé a lui aussi tenu à étouffer la controverse, en estimant jeudi matin que le débat était «clos avant même d’avoir commencé», Alain Juppé ayant «lui-même démenti» ces propos. Jouant l’unité, le secrétaire général de l’UMP est revenu sur le sujet un peu plus tard, en marge d’un déplacement dans la banlieue de Toulouse. Évoquant un échange téléphonique avec Alain Juppé dans la matinée, il a assuré que son appel l’avait «beaucoup touché». «Il est le reflet d’une amitié très ancienne entre nous et très sincère, qui n’a rien à voir avec les petites phrases du quotidien», a-t-il souligné, avant de saluer en son confrère «un homme de conviction et de courage».

Mais sur la guerre des chefs à l’UMP, Jean-François Copé a botté en touche. Comme Alain Juppé, il a expliqué que tous étaient «mobilisés sur une seule chose»: les élections législatives. Sans toutefois pouvoir s’empêcher de souligner son rôle à la tête de l’UMP: «Évidemment, la mission d’un secrétaire général de l’UMP, c’est d’apaiser, c’est de dialoguer, c’est de rassembler, c’est de rabibocher… C’est le boulot d’un chef d’équipe, d’un chef de famille, que j’exerce aujourd’hui dans le cadre de mes fonctions.» Un tacle directement envoyé à François Fillon, qui avait affirmé la semaine dernière au Figaro magazine que l’UMP n’avait plus de leader naturel depuis le retrait de Nicolas Sarkozy.

Lefigaro.fr par Marion Brunet

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