Hector Bianciotti, écrivain et académicien, est mort

 

Hector Bianciotti, écrivain et académicien, est mortDÉCÈS – Hector Bianciotti, qui vient de mourir à l’âge de 82 ans à Paris, était un écrivain rare d’origine argentine, qui maniait à la perfection la langue française après l’avoir adoptée pour son oeuvre.afp.com/Jean-Pierre Muller

Le journaliste-écrivain franco-argentin, membre de l’Académie française, Hector Bianciotti est décédé à l’hôpital à Paris, a annoncé mardi un de ses proches. 

Le journaliste-écrivain franco-argentin, membre de l’Académie française, Hector Bianciotti est décédé a annoncé mardi un de ses proches. D’origine italo-argentine, Hector Bianciotti est mort à l’âge de 82 ans à l’Hôpital Henri-Dunant des suites d’une longue maladie. La même source précise que ces dernières années avaient « été très dures pour lui après avoir pris conscience qu’il perdait la mémoire ». 

Hector Bianciotti était un écrivain rare d’origine argentine, qui maniait à la perfection la langue française après l’avoir adoptée pour son oeuvre. Né à Calchin Oeste, dans la pampa de Cordoba, en Argentine, le 18 mars 1930, il avait quitté son pays en 1955 pour l’Italie et l’Espagne avant de venir en France en février 1961 et de faire ses premières expériences dans l’édition en rédigeant des rapports de lecture chez Gallimard. 

La lente « métamorphose » qui lui fait adopter le français

Son quatrième roman, Le pas si lent de l’amour, une « autofiction », selon son expression, raconte son exil, depuis l’Argentine, où il était né en mars 1930, vers l’Italie et l’Espagne et la lente « métamorphose » qui lui fait adopter le français. Le choix de la langue française correspond à « un formidable besoin de s’exprimer » et de « retrouver dans cette conversion l’éblouissement éprouvé à 15 ans pour le mysticisme de la poésie au travers de quelques vers de Paul Valéry extraits de La Jeune Parque« . 

« Changer de langue », disait-il, « c’est modifier sa façon d’être, sentir différemment ». Ne détestant pas le paradoxe, il affirmait qu’on peut être désespéré dans une langue et à peine triste dans une autre. 

Regard clair, mèche blonde, élégance discrète, Hector Bianciotti avait gardé une allure juvénile. Tout jeune, il dévore Baudelaire, Mallarmé, Verlaine. Adolescent, racontait-il, « il y a eu Sartre et le choc fulgurant de L’Etranger de Camus ». Hector Bianciotti quitte l’Argentine en 1955. L’écrivain avait été naturalisé français en 1981, puis élu à l’Académie française en 1996 où il avait rejoint les quelques immortels non français ou d’origine étrangère qui y siégeaient

Officier de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du mérite

Son premier roman écrit en français, Sans la miséricorde du Christ, obtient le prix Femina 1985. Suivent Seules les larmes seront comptées (1988) et Ce que la nuit raconte au jour (1992). Auparavant, il avait écrit en espagnol Le Traité des saisons (Prix Médicis étranger 1977), et un recueil de nouvelles L’Amour n’est pas aimé, couronné en 1983 du prix du Meilleur livre étranger. 

Arrivé à Paris en 1961, découvert par l’éditeur Maurice Nadeau, il signe en 1969 dans La Quinzaine littéraire. Il devient ensuite journaliste littéraire au Nouvel Observateur, avant d’écrire pour Le Monde. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, dont le roman, Nostalgie de la maison de Dieu (Gallimard), a été publié en 2003, avant Lettres à un ami prêtre, sa correspondance avec Benoît Lobet paru en 2006. Il était officier de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du mérite. 

Lexpress.fr avec AFP

Étiquettes : , , , ,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :