Gallimard : nouveau géant de l’édition en France

  • Flammarion affiche un chiffre d'affaires de 220 millions en 2011 (hors distribution) contre 253 millions pour Gallimard.
    Flammarion affiche un chiffre d’affaires de 220 millions en 2011 (hors distribution) contre 253 millions pour Gallimard. Crédits photo : SALVATORE DI NOLFI/ASSOCIATED PRESS
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  • En rachetant Flammarion, Gallimard va former un groupe de près de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires présent sur tous les segments du marché.
    Avant, il y a avait Hachette Livre (plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires dans le monde) et Editis (environ 700 millions d’euros), puis tous les autres, souvent loin de la barre des 500 millions de chiffre d’affaires: Média-Participations, Gallimard, Albin Michel, La Martinière-Le Seuil… Le nouvel ensemble constitué par Gallimard (253 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011) et Flammarion (220 millions hors distribution) se détachera du lot, avec un chiffre d’affaires de près de 500 millions d’euros et une belle complémentarité des portefeuilles.

    Éditeur plus que centenaire, Gallimard est devenu au fil du temps un groupe très diversifié, présent dans la littérature, les sciences humaines, la jeunesse, les livres pratiques et d’art. Connue pour sa «collection blanche» (De Marcel Proust à Jonathan Littell en passant par Albert Camus, au total 37 prix Goncourt), la maison Gallimard coexiste au sein du groupe présidé par Antoine Gallimard avec les maisons Denoël, Mercure de France ou P.O.L.

    Une vraie logique

    Avec Flammarion, Gallimard va constituer l’un des plus beaux catalogues mondiaux de littérature en langue française. La maison fondée par Ernest Flammarion en 1875 est aussi une institution, et aujourd’hui un groupe dirigé par Teresa Crimisi, qui fut la plus proche conseillère d’Antoine Gallimard de la fin des années 1980 à 2005. Flammarion est l’éditeur du romancier mondialement connu Michel Houellebecq ou du nutritionniste à succès Pierre Dukan.

    En termes d’offres, il y a une vraie logique dans ce rapprochement. Dans le livre de poche, les deux groupes disposent de positions fortes: Gallimard avec Folio dans le poche haut de gamme et Flammarion avec J’ai Lu dans le poche populaire. Gallimard est quasiment absent de la bande dessinée, tandis que Flammarion possède Casterman, l’éditeur de Tintin. Au niveau de la distribution en revanche, les deux groupes disposent chacun de leur propre réseau, ce qui pourrait faire doublon.

    À l’heure du livre numérique, l’union des deux groupes devrait enfin être un atout. L’intérêt manifesté par le Fonds stratégique d’investissement (FSI) dès le lancement du processus de vente de Flammarion par l’italien RCS Mediagroup en début d’année se justifiait par cet enjeu: constituer, à côté de Hachette et Editis, un troisième champion français de l’édition en mesure de faire les investissements en hommes et en matériels nécessaires pour passer à l’ère numérique.

  • Lefigaro.fr par Alexandre Debouté

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