Bolt avec Lewis au sommet de l’Olympe

Usain Bolt a conservé l’or olympique sur 100 mètres en 9″63, soit six centièmes de mieux qu’en 2008. Il rejoint Carl Lewis dans la légende.

 
  • Usain Bolt, 100 meters final, London 2012Usain Bolt, 100 meters final, London 2012

Par Maxime DUPUIS | Eurosport 

 

Le doute aura duré onze mois. Et 9 »63 secondes au terme desquelles Usain Bolt a décroché son deuxième titre olympique sur 100 mètres. Battu par Yohan Blake et avant tout par lui-même aux Championnats du monde de Daegu, le Jamaïcain a remis les pendules à l’heure et rejoint Carl Lewis tout là haut au sommet du mont Olympe. Avec King Carl, le Roi Usain est le seul double champion olympique de l’histoire sur la distance reine. Le Jamaïcain a réussi ce tour de force au terme d’une finale unique en son genre puisque, de Bolt – qui a battu son propre record olympique (9 »63) – à Thompson (9 »98), les sept premiers ont couru sous les dix secondes. Une première. On aurait peut-être pu avoir tout le monde sous cette barre si Asafa Powell, blessé, n’avait pas coupé son effort avant d’en finir.

 

Grâce à une ligne droite de folie, la deuxième plus rapide de l’histoire, Bolt devance le champion du monde en titre, Yohan Blake (9 »75), et Justin Gatlin (9 »79), sacré roi des Jeux à Athènes il y a huit ans. Tyson Gay, quatrième en 9 »80, aurait été sur tous les podiums mondiaux et olympiques depuis 1896. Ce soir à Londres, il se retrouve à la plus mauvaise place, derrière les trois athlètes les plus impressionnants du jour. En demi-finale, ils n’avaient donc pas bluffé. Bolt, Blake, Gatlin étaient en jambes. On pouvait espérer le meilleur pour la finale. On n’a pas été déçu.

Cinquième temps de réaction

Quatre ans après Pékin, Usain Bolt (25 ans) reste le patron du sprint. Il est sans doute même le plus grand désormais. Dimanche, Bolt a fait du Bolt. Avant de s’installer dans les starts, il a mimé sa course à venir avec ses doigts, joué les DJ imaginaires, s’est massé le crane et, finalement, a décidé de se mettre en position. Tête baissée, il a patienté. Cette fois, pas de faux départ. L’Eclair n’a pas cherché à battre le starter et s’est élancé très moyennement (0 »165, 5e temps de réaction). Ce qu’il a compensé par sa foulée de géant. Les sept autres ont bien tenté de résister mais la locomotive jaune leur est passée devant. Irrésistiblement.

« Je n’ai pas pris le meilleur des départs de ma carrière, a-t-il reconnu après son triomphe londonien. Mon coach m’a dit avant la course: ‘ne te préoccupe pas du départ car là où tu es le meilleur, c’est sur la finLes gens peuvent dire ce qu’ils veulent, quand les grands championnats sont là, je réponds présent ». Cette fois, « les gens » ne peuvent plus dire grand chose. Enfin, si : bravo. Et ce n’est sans doute pas la dernière fois puisque le quadruple champion olympique est encore lice pour conserver ses titres pékinois acquis sur 200 mètres et 4×100 mètres. De Pékin à Londres, il n’y a pas si loin finalement.

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