Côte d’Ivoire : un commando attaque Dabou, à 50 km d’Abidjan

Les forces anti-Ouattara poursuivent leur tentative de déstabilisation du régime ivoirien à l’approche de l’audience de confirmation des charges de Laurent Gbagbo devant la CPI. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une dizaine d’hommes en armes ont attaqué la ville de Dabou, près d’Abidjan. Trois civils ont été tués ont constaté des journalistes de l`AFP.

A la morgue de l`hôpital de Dabou (environ 50 km à l`ouest d`Abidjan), trois corps ont été déposés: celui d`un chauffeur de car tué par les assaillants qui ont dérobé son véhicule pour bloquer une route de la ville, selon l`armée, et ceux de deux employés d`une boulangerie, dont un collègue des victimes a confirmé l`identité.

Quelque 72 heures après les attaques des positions de l’armée ivoirienne à la frontiere ivoiro-libérienne à l’ouest du pays, c’est au tour de la ville de Dabou de connaître des heures chaudes. Dans la nuit de mercredi à jeudi, plusieurs points stratégiques de cette ville située à environ 50 km d’Abidjan ont été violemment attaqués par des hommes armés.

« Tout a débuté vers minuit. Nous avons entendu des tirs nourris à travers la ville. Cela a duré jusqu’à 6 heures du matin (GMT). Tout le monde est coincé chez soi. Personne n’ose sortir. Nous sommes encore en état de choc », confie l’un des habitants à Jeune Afrique.

Selon des sources sécuritaires, les assaillants n’ont rien laissé au hasard. « Un commando de plus d’une dizaine d’hommes a lancé un raid sur la ville. Les agresseurs ont attaqué nos positions et la prison. Ils ont fait libérer les prisonniers qu’ils ont ensuite armés. Mais la situation est redevenue normale. Les assaillants ont été repoussés. Nous avons procédé à des arrestations et repris certains évadés », a révélé un chef militaire de la ville.

Série d’attaques

Les sièges locaux de la gendarmerie et de la police ainsi que la caserne des FRCI ont été touchés. Aucun bilan n’était disponible dans l’immédiat, mais des autorités gouvernementales et militaires sont attendues dans la ville au cours de la journée.

Cet incident survient après une récente série d’attaques contre des membres des FRCI dans la capitale économique ivoirienne et ses environs. Ces accrochages ont brusquement fait monter la tension en Côte d’Ivoire, un peu plus d’un an après la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011). Dix militaires ont été tués les 5 et 6 août à Abidjan dans une attaque contre un camp de l’armée. Le gouvernement a accusé des miliciens et militaires partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo, dont le parti, le Front populaire ivoirien (FPI), a rejeté ces allégations et réclamé des enquêtes.

Jeuneafrique.com avec AFP

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Une Réponse to “Côte d’Ivoire : un commando attaque Dabou, à 50 km d’Abidjan”

  1. Bouesso Says:

    Les attaques perpétrées pour destabiliser la gestion du pouvoir d’Alassane Ouattara et celle d’exercer une pression à l’approche de l’audience de confirmation des charges de Laurent Gbagbo devant la CPI, sont des actions pleines d’aventures et de risques pour leurs auteurs quand on se fait prendre. A ce moment l’on regrette de s’être embarqué dans un tel enrôlement.
    Les Africains n’ont pas encore compris lorsqu’un chef politique, a, quelque part, des mains sales, il faut l’abandonner (ne plus le suivre) et commencer à penser à autre chose pour l’avenir. Les hommes politiques ne nous diront jamais pour l’honneur de la conscience s’ils ont été mouillés dans des affaires sales. Ils vont toujours montrer leur innocence pour obtenir le soutien de la population et maintenir leur cote de popularité.
    En plus ces tentatives se passent oubliant qu’il y a des dignitaires du FPI qui sont encore aux arrêts (en prison). Et cela ajoute des éléments de charges dans le dossier de Laurent Gbagbo car la CPI suit attentivement ces menaces d’où la complication d’une libération souhaitée par les partisans de Laurent Gbagbo de le voir dehors malgré certains caprices de comparution.
    Quelle sera la finalité de toute cette acrobatie même si la Côte d’Ivoire balbutie dans la réconciliation mais elle progresse dans sa coopération et les grands travaux.
    La succession d’un régime qui a voulu se perenniser avec des stratégies de guerre, de financement des milices et bandes armées n’est pas facile.
    Il faut du temps pour arriver à la véritable concorde et paix. Ce qui est troublant c’est l’intelligence politique de relancer le dialogue par les barons et caciques du FPI quand bien même ils ont refusé de rentrer au gouvernement et de participer aux élections législatives. Les coups furtifs des assaillants ne les arrangent pas.

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