Sauvons le Togo » : des milliers de manifestants défient Faure Gnassingbé à Lomé »

Un manifestant fait face à la police anti-émeute, le 11 août 2012 à Lomé, au Togo. Un manifestant fait face à la police anti-émeute, le 11 août 2012 à Lomé, au Togo. © Émile Kouton/AFP/Archives

Le Collectif Sauvons le Togo remet le couvert. Il prévoit trois jours de marche à Lomé, à partir de mardi 21 août. Mais le gouvernement togolais a interdit toute manifestation dans les endroits à forte activité commerciale… Et la police a dispersé la première mobilisation à coup de gaz lacrymogène.

Mis à jour à 16h06.

À nouveau, des milliers de militants du Collectif Sauvons le Togo se sont rassemblés dans le centre de Lomé en dépit de l’interdiction de manifester émise par le gouvernement. Motif du refus des autorités : les opposants voulaient marcher de leur fief de Bé vers Déckon, une des grandes place du centre-ville bien gardée par une centaine de policiers et gendarmes, ce qui y perturberait fortement l’activité commerçante.

« Personne ne nous empêchera d’aller à Déckon », tempêtait Dodji Amou, un conducteur de taxi-moto. « Le pays appartient à nous tous ». Mais à peine dix minutes après le début du rassemblement, les tirs de gaz lacrymogène ont commencé. Les manifestants se sont alors dispersés, sans que l’on sache s’ils allaient se regrouper de nouveau.

Le collectif Sauvons le Togo regroupe neuf organisations de la société civile et sept partis et mouvements politiques de l’opposition. Après avoir déjà lancé des mobilisations réussies en juin dernier, il prévoit désormais de défier le pouvoir de Faure Gnassingbé durant trois jours, annonçant trois marches suivies de sit-in à Déckon, mardi, mercredi et jeudi.

Revendications politiques

La semaine dernière, le gouvernement avait interdit toute manifestation dans les endroits à forte activité commerciale, invoquant des risques pour la sécurité publique et le maintien de l’ordre. La place de Déckon ne sera « pas accessible aux manifestants » et des « dispositions » seront prises « pour que la marche ne démarre pas », avait averti lundi le ministre de la Sécurité, le colonel Damehane Yark. Une menace suivie dans les faits.

Le collectif exige notamment l’abrogation de nouvelles dispositions du code électoral adoptées par l’Assemblée nationale en vue des législatives prévues en octobre, pour lesquelles aucune date précise n’a encore été fixée.

Jeuneafrique.com avec AFP

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