Côte d’Ivoire: Arrestation du cerveau de l’attaque du camp d’Akouédo

Le vent ne tourne plus dans le bon sens pour les déstabilisateurs du régime Ouattara. Le cerveau des opérations d’Abidjan est depuis hier sous les verrous à la Police Militaire.

L’étau se resserre peu à peu autour des auteurs des attaques du Camp Militaire d’Akouedo et de certaines villes de l’Intérieur. Le patron de la Police Militaire, le Commandant Koné Zakaria, vient de faire une ‘’prise de taille.’’ Le coordonnateur général des opérations à Abidjan et dans certaines villes de l’intérieur vient de tomber dans les mailles de la police militaire. Il se nomme Paul Woya, décrit par ses collaborateurs comme un homme aguerrit aux techniques de guerre. Il séjourne en Côte d’Ivoire depuis plus de six mois, sur invitation de ceux qui veulent faire chuter le pouvoir du président Ouattara.

Durant sa présence en Côte d’Ivoire, Woya s’est attaché les services de plusieurs jeunes pro-Gbagbo pour mener à bien sa mission. Parmi ses plus fidèles lieutenants, un certain « Faucon ». Les attaques des camps militaires sont à leur actif. Mais avant l’ouverture des fronts, ce dangereux chef de guerre se plaignait du peu de moyens pour prendre le camp militaire d’Akouédo. « Paul Woya n’était pas d’accord avec l’attaque du camp. Il disait que les armes n’étaient pas suffisantes ainsi que les moyens financiers. C’est le coordonnateur principal des opérations à Abidjan et à l’intérieur du pays. Il voulait qu’on patiente un peu, mais on a refusé », explique « Faucon ».

Après l’échec de la prise du camp, ils se sont repliés sur la ville de Bingerville en banlieue abidjanaise. En attendant d’avoir les moyens conséquents pour revenir à la charge, la police militaire l’a cueilli hier dans sa tanière de Bingerville. Plusieurs armes de guerre étaient également en sa possession. « Le chef nous disait qu’on ne peut pas renverser le pouvoir avec des lance-roquettes, des kalachnikov, des Sig. Il nous faut plus que ça. Nous demandons la clémence du peuple pour avoir perturbé le cours de la normalité », plaide Faucon. Paul Woya n’est pas un novice sur les champs de guerre. Il a servi comme garde du corps de Samuel Doé dans la crise libérienne.

A la chute de son patron, ce chien de guerre s’est retrouvé du côté de la Sierra Leone aux côtés de Sam Bokari et Fodé Sanko. Il a initié l’opération « Manche courte, manche longue ». Pendant la crise postélectorale, Maho Glofei s’est attaché ses services.

A la chute de Laurent Gbagbo, Woya a pris la clé des champs pour revenir quelque temps. Dans son repli à Bingerville, le chef de guerre a réussi à rallier des jeunes de cette commune à sa cause. Il s’agit d’Adjoman Gabriel et Ahouandan Jerode. Une délégation du village d’Akoué Santé dans la commune de Bingerville, conduite par le chef du village Danho Emile et le député suppléant Akosso Koutouan Raymond sont venus rencontrer le commandant de la police militaire pour plaider le cas de leurs fils mis aux arrêts en compagnie du coordonnateur.

Koné Zakaria a exhorté les parents à prodiguer des conseils à leurs enfants pour éviter pareille situation. « Nous connaissons tous l’hospitalité des Ebrié. Il y a quelque temps, il faisait bon vivre avec vous. Revoyez le comportement de vos enfants. Qu’ils sortent des sentiers des politiques pour préparer leur avenir », a-t-il conseillé.
LePatriote par Cissé Anzoumana

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