La Palestine sur le point de devenir Etat observateur à l’ONU

Le président palestinien Mahmoud Abbas va faire voter jeudi par l'Assemblée générale une résolution faisant de la Palestine un Etat observateur à l'ONU, victoire diplomatique qui l'expose néanmoins à des risques de sanctionsLe président palestinien Mahmoud Abbas va faire voter jeudi par l’Assemblée générale une résolution faisant de la Palestine un Etat observateur à l’ONU, victoire diplomatique qui l’expose néanmoins à des risques de sanctions
  • "Nous aurons une vaste majorité, de plus des deux tiers" des 193 membres de l'Assemblée générale, a déclaré mercredi Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP)
  • « Nous aurons une vaste majorité, de plus des deux tiers » des 193 membres de l’Assemblée générale, a déclaré mercredi Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP)
  • Parmi les pays européens dont le suffrage fait l'objet des sollicitations palestiniennes et israéliennes, la France a annoncé qu'elle voterait pour la résolution palestinienne, de même que l'Espagne, la Norvège, l'Autriche, le Danemark et la Suisse. La Russie s'est dite favorableParmi les pays européens dont le suffrage fait l’objet des sollicitations palestiniennes et israéliennes, la France a annoncé qu’elle voterait pour la résolution palestinienne, de même que l’Espagne, la Norvège, l’Autriche, le Danemark et la Suisse. La Russie s’est dite favorable

Le projet de résolution, assuré de recueillir la majorité simple requise, demande à l’Assemblée générale d’accorder à la Palestine le statut « d’Etat observateur non membre » des Nations unies et « exprime l’espoir que le Conseil de sécurité considérera de manière favorable » sa candidature comme membre à part entière, déposée en septembre 2011 par Mahmoud Abbas.

Il appelle à une reprise des négociations pour parvenir à « un règlement pacifique », avec l’établissement d’un Etat de Palestine « vivant aux côtés d’Israël en paix et en sécurité, sur la base des frontières d’avant 1967 ».

« Nous aurons une vaste majorité, de plus des deux tiers » des 193 membres de l’Assemblée générale, a déclaré mercredi Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Le statut d’Etat observateur permettra à la Palestine d’adhérer à de nombreuses organisations ou traités internationaux, tels que la Cour pénale internationale (CPI) ou la Quatrième Convention de Genève sur la protection des civils, ou d’en devenir membre à part entière lorsqu’elle y siège déjà comme observateur.

« Nous savons qu’Israël, bien sûr, tentait par l’intermédiaire des Etats-Unis et du Royaume-Uni, d’obtenir des engagements qu’il ne serait pas traduit devant la CPI », a précisé Mme Achraoui.

« Nous nous réservons ce droit comme nous l’entendons et au moment approprié. Si Israël s’abstient d’activités de colonisation, il n’y a pas de raison immédiate et pressante d’y recourir », a-t-elle ajouté.

Les Etats-Unis ont confirmé qu’ils voteraient contre la demande palestinienne.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a également affirmé que « certains Etats sont très inquiets de notre possible recours à la CPI et nous ont donc pressés de nous engager à ne pas emprunter une telle voie, mais nous avons refusé ».

« Le projet de résolution sera présenté au nom de 60 Etats membres, pas seulement la Palestine », a-t-il indiqué, estimant que le nombre d’Etats co-parrainant le texte atteindrait une centaine jeudi.

« Filet de sécurité » arabe

Parmi les pays européens dont le suffrage fait l’objet des sollicitations palestiniennes et israéliennes, la France a annoncé qu’elle voterait pour la résolution palestinienne, de même que l’Espagne, la Norvège, l’Autriche, le Danemark et la Suisse. La Russie s’est dite favorable.

L’autre pays européen membre permanent du Conseil de sécurité, la Grande-Bretagne, a annoncé qu’elle comptait s’abstenir, faute de garantie d’un retour rapide aux négociations de paix abandonnées depuis plus de deux ans, et l’Allemagne a exclu de voter pour, la Lituanie choisissant l’abstention.

Israël et les Etats-Unis, qui s’opposent catégoriquement au projet, arguant qu’un Etat palestinien ne peut résulter que d’un accord de paix, ont menacé de sanctions.

M. Abbas a rencontré mercredi à son hôtel à New York le secrétaire d’Etat adjoint américain William Burns et l’envoyé spécial pour le Proche-Orient David Hale au sujet de cette démarche, a indiqué un diplomate occidental sous couvert de l’anonymat.

Le département d’Etat américain a indiqué lundi que si la résolution passait, il ne faudrait pas « compter sur une réponse favorable du Congrès » sur le déblocage de 200 millions de dollars d’aide promis par Washington.

Israël a également brandi une panoplie de mesures de rétorsion, dont le blocage des taxes perçues pour le compte de l’Autorité palestinienne, la réduction du nombre de permis de travail pour les Palestiniens, voire une abrogation des accords de paix d’Oslo de 1993.

La Ligue arabe a promis un « filet de sécurité » de 100 millions de dollars (79 millions d’euros) par mois en cas de sanctions financières israéliennes et américaines.

La date du 29 novembre a une haute portée symbolique: c’est l’anniversaire de l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU en 1947 du plan de partage de la Palestine mandataire, qui prévoyait l’établissement d’un État juif et d’un État arabe.

AFP par Selim SAHEB ETTABA

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