Bozizé promet un gouvernement d’union nationale, et demande à rencontrer François Hollande

Le président de la Centrafrique François Bozizé a promis un gouvernement d’union nationale après le dialogue avec la rébellion du Séléka à Libreville, et affirmé qu’il ne se présenterait pas à sa propre succession en 2016, a affirmé le président de l’Union africaine à l’issue de sa rencontre avec le chef de l’État centrafricain. Le président centrafricain a également demandé à rencontrer son homologue français François Hollande.

Le président de la Centrafrique François Bozizé a promis un gouvernement d’union nationale après le dialogue avec la rébellion du Séléka à Libreville, et affirmé qu’il ne se présenterait pas à sa propre succession en 2016, a affirmé le président de l’Union africaine à l’issue de sa rencontre avec le chef de l’Etat centrafricain.

François Bozizé « est prêt à se rendre à Libreville ce jour même » si ses pairs le lui demandent, et s’est dit prêt au dialogue avec la rébellion « qui doit conduire à un gouvernement d’union nationale », a affirmé le président de l’Union africaine Thomas Boni Yayi. « Il m’a confirmé qu’en 2016, il ne sera pas candidat (à sa propre succession) et qu’il va respecter les dispositions constitutionnelles », a ajouté M. Boni Yayi.

Le président centrafricain a également demandé à rencontrer son homologue français François Hollande dans une allocution à l’issue de sa rencontre avec le président de l’Union Africaine. « Je profite de l’occasion pour adresser au président français François Hollande ma disponibilité pour le rencontrer, si son programme le permet. Je crois qu’au cours de cette rencontre, nous pourrons débattre des questions profondes qui intéressent la République Centrafricaine, ce pays qui a trop souffert, abandonné à lui-même », a-t-il déclaré.

Fraçois Bozizé a été très critiqué ces derniers mois par l’opposition qui le soupçonnait de vouloir modifier la Constitution afin de briguer un troisième mandat. Les négociations de Libreville, proposées par les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), porteront sur les différents accords de paix conclus entre 2007 et 2011 avec les rébellions, comme le Séléka le souhaitait.

« Il faut que Bozizé parte »

Mais la proposition de gouvernement d’union nationale ne semble pas satisfaire la rébellion, qui affirme pouvoir « prendre Bangui à tout moment ». « Cela arrive trop tard. Bozizé avait la possibilité de le faire depuis 2007. Pourquoi maintenant, alors qu’il a perdu la légitimité politique et militaire ? », a réagi Jean-Paul Bagaza, un porte-parole de la rébellion en France joint par Jeune Afrique. « On ne peut pas proposer un gouvernement d’union, et dans le même temps armer les jeunes de machettes ».

« Nous sommes ouvert à la négociation mais les termes ont changé : ce que nous voulons est le départ honorable de François Bozizé », a-t-il poursuivit. « Il faut que Bozizé parte. Nous formerons un gouvernement d’union nationale après. » Les rebelles affirment également qu’aucune délégation de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) ne s’est rendue à Ndélé pour discuter avec eux.

« La question (du départ de François Bozizé) doit être discutée avec l’Union africaine », avait déclaré plus tôt à l’AFP le porte-parole de la coalition du Séléka Eric Massi, soulignant que le président Bozizé doit « reconnaître sa défaite militaire sur le terrain (…) et en tirer les conclusions ».

Désormais en position de force, et très sceptique sur la volonté de Bozizé de respecter d’éventuels accords, selon M. Massi, le Séléka semble de moins en moins disposé au dialogue et n’exclut pas d’entrer dans Bangui. « Le président centrafricain François Bozizé a l’intention de livrer bataille à Bangui, et si la situation l’exige, nous prendrons des dispositions », a affirmé le porte-parole, se disant inquiet de la situation sécuritaire à Bangui pour les familles et proches du Séléka qui sont « harcelés, intimidés et même enlevés ».

De leur côté, les pays d’Afrique centrale ont averti qu’ils s’opposeraient à une avancée des rebelles sur la capitale dont ils ne sont plus qu’à 160 km.

Jeuneafrique.com

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