CPI: L’article ‘’125’’ jette l’émoi dans la salle

CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.

«Un homme arrêté par les miliciens pro-Gbagbo à Abidjan, interrogé sur son appartenance ethnique et jeté dans les flammes du fameux ‘’article 125’’. Il se débat évidemment et de toutes ses forces pour sortir du feu. Mais les coups de bâton de ses bourreaux ne lui en laissent aucune chance et il est totalement consumé par les flammes». Ce n’est pas une scène fictive tirée tout droit d’un film d’horreur. Ce qui est ainsi décrit est bien la réalité du drame ivoirien, tel que Laurent Gbagbo et les siens l’ont infligé à la Côte d’Ivoire et aux Ivoiriens. Ce spectacle barbare, sauvage et ignoble qui dépasse l’entendement humain projeté hier en vidéo par l’accusation pour étayer ses arguments et surtout répondre à la défense qui a soutenu que le réquisitoire ne reposait sur aucune preuve probante, a jeté l’émoi dans la salle d’audience. Impossible pour les magistrats de supporter la cruauté, la bestialité, la sauvagerie extrême dont les miliciens de Gbagbo ont fait preuve lors de la crise postélectorale.

La présidente de la Cour, la juge sylvia Fernendez de Gurnendi, presque foudroyée par la cruauté de telles images, a suspendu la séance pour une demi-heure. Seulement un tout petit bout de preuve a suffi pour bouleverser le tribunal, qui a du coup mesuré toute l’horreur (à venir), en termes de preuves, que ce procès va dévoiler, lorsqu’il sera véritablement lancé. Celui qu’on surnomme le Machiavel des Lagunes va être découvert par le monde entier.

Dire qu’il existe 3500 éléments de preuves qui révèlent les pires crimes commis par les forces de Laurent Gbagbo ! La confirmation des charges dans ses conditions se précise et l’ancien président est bien parti pour subir un procès. Difficile, pourrait-on dire, de défendre l’indéfendable.

Le chef de l’équipe de Défense de Laurent Gbagbo, Me Altit, de toute évidence, a compris que le dossier en béton de la procureure Fatou Bensouda est pratiquement inattaquable.

Le Patriote par Lacina Ouattara

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