Spring Breakers, ce film est une bombe

Une descente aux enfers excitante et dangereuse

Spring Breakers, ce film est une bombe
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Depuis quelques mois, les affiches de Spring Breakers et leurs filles sexy en bikini fleurissent sur les murs de nos villes. Le film débarque enfin en salles et crée la surprise, bien loin de ce que l’on pouvait imaginer. Spring Breakers est une descente aux enfers, visuelle et sensitive, grâce à une réalisation hallucinée et quatre héroïnes sexy en diable et vénéneuses à souhait.

Quatre jeunes filles ont décidé de rompre la routine de leur quotidien monotone en se rendant en Floride pour le traditionnel Spring Break, week-end de débauche entre étudiants où l’alcool coule à flots et le sexe est omniprésent. La drogue circule allègrement – pas sous le manteau vu que tout le monde est en maillot de bain. Commence alors pour nos quatre héroïnes une descente aux enfers, depuis le braquage d’un fast food pour trouver l’argent nécessaire à financer le voyage jusqu’à un final étonnant – non, on ne vous dira rien. Et comme dans tout bon enfer qui se respecte, il y a un diable, incarné ici par un hallucinant James Franco. Son personnage, baptisé Alien, entraîne Candy, Faith, Brit et Cotty dans un monde de violence, de sexe et de drogue à côté duquel le Spring Break fait figure de paradis pour adolescents qui découvrent la vie.

Le Spring Break sert en fait de toile de fond, mais n’est en aucun cas le sujet du film, quitte à décevoir ceux qui s’attendent à voir des filles à moitié nues partout et des orgies toutes les cinq minutes. Spring Breakers n’est pas le bonbon acidulé que suggèrent l’affiche et les photos du film.

Plus proche d’un Reservoir Dogs que d’un American Pie, le film met en scène la violence sans la défendre. Par sa réalisation inventive et hallucinée, Harmony Korine met le spectateur mal à l’aise et ne fait rien pour le rassurer. Il l’entraîne au bord du précipice sans rien laisser deviner de ses intentions. Le réalisateur maîtrise à la perfection le récit de son histoire et sa construction, avec un montage intelligent qui distille des indices sur la suite du film qui promet de basculer dans le drame absolu.

L’autre vraie réussite de Spring Breakers c’est son casting de filles. D’un regard ou d’une pause, les quatre actrices font monter la température de plusieurs degrés, comme elles l’ont prouvé lors de l’avant-première parisienne au Grand Rex. Vanessa Hudgens, Selena Gomez, Ashley Benson et Rachel Korine incarnent à merveille cette jeunesse, pas forcément malheureuse, mais qui a envie de vivre le grand frisson, quitte à mettre sa vie en danger. Le personnage de Faith (Selena Gomez) incarne la voix de la raison et s’oppose aux vénéneuses et sulfureuses Candy et Brit (Hudgens et Benson), celles par qui les problèmes arrivent.

Laissez-vous embarquer dans cette expérience cinématographique atypique et entraîner dans un voyage aussi excitant que dangereux.

 Gala.fr par Jean-Christian Hay

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