L’UPADS rejette catégoriquement la concertation politique de Dolisie

 

Le conseil des vice-présidents de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) a tranché net, le 20 mars à Brazzaville au cours d’une conférence de presse. Il a dit que le parti ne prendrait pas part à la concertation politique de Dolisie (Niari), contrairement à la déclaration du secrétaire général de l’UPADS, Pascal Tsaty-Mabiala, selon laquelle ce parti avait accepté d’aller à cette concertation.


L'UPADS rejette catégoriquement la concertation politique de Dolisie
Pour les vice-présidents de l’UPADS, le secrétaire général de leur parti s’est illustré par une indiscipline politique en voulant «légitimer le système politique en place». «Le secrétaire général n’est pas compétent pour engager le parti à ce niveau de décision. Au lieu d’accomplir son devoir au sein du parti, il exécute la volonté du pouvoir, aux fins d’organiser à Dolisie un Éwo II, sans apostasie et sans condition. De ce fait, il vient de mépriser tous les militants et sympathisants du parti», a déclaré l’un des vice-présidents de l’UPADS, Dominique Nimi Madingou.

Pour lui, «la convocation d’états généraux est la condition sine qua non pour aller aux élections locales. Cette demande a été réaffirmée avec les autres partis signataires de la déclaration du 17-Août, lors du méga meeting de l’opposition. La fin de non-recevoir signifiée par le PCT au cours du meeting de la majorité présidentielle ne permet pas à l’UPADS de participer aux élections locales dans les mêmes conditions que les législatives passées».

En fait, pour les vice-présidents de l’UPADS le dialogue de Dolisie n’est qu’«un dialogue de type Éwo». Ils pensent que le pouvoir et les partis politiques qui seront au rendez-vous de Dolisie ne pourront pas définir en quatre heures un corps électoral fiable, nécessitant au préalable un recensement administratif spécial. Ainsi, «la rencontre de Dolisie ne peut être qu’une supercherie, car la volonté du PCT est d’obtenir la totalité des conseillers aux fins de reconstituer le parti unique au Congo», ont-ils insisté.

Selon Jean Itadi, «face à la crise multidimensionnelle que traverse notre pays, un simple dialogue ne saurait résoudre le mal qui gangrène la société congolaise dans sa globalité, car cette crise n’est pas perçue par la classe dirigeante».

Christophe Moukouéké quant à lui a dit : «Nous ne pensons pas que le problème du système électoral au Congo peut être résolu en si peu de temps. Nous disons non à la révision de la constitution, et souhaitons qu’en 2016 soient organisées des élections libres et transparentes avec le fichier électoral actuel».

Le conseil des vice-présidents de l’UPADS a exhorté les militants du parti à plus de vigilance et à dénoncer les cadres du parti qui prendraient part à ces assises.

 

Congo-site.com par Gaspard Lenckonov

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