Le patron des éditions Stock est mort

 Jean-Marc Roberts, patron des éditions Stock voulait rire de tout, même de son cancer. Au point de publier ce mois-ci un livre sur celle qui vient de le tuer, Deux vies valent mieux qu’une. Ecrivain précoce, il publia son premier roman à l’âge de 17 ans. Un livre bref et élégant, la marque de fabrique du Prix Renaudot 1979 pour Affaires étrangères (adapté deux ans plus tard par Pierre Granier-Deferre). « Mes livres semblent tellement légers que je finirai par m’envoler avec eux », avait d’ailleurs coutume de dire celui qui fut successivement éditeur au Seuil, chez Mercure de France puis chez Fayard, avant de s’installer chez Stock et d’en devenir directeur il ya dix ans maintenant.

Dans cette maison, il tissa des liens forts avec des écrivains comme Michel del Castillo, Erik Orsenna, Philippe Claudel, Didier Decoin, Vassilis Alexakis ou Jean-Louis Fournier. Ce père de cinq enfants a toujours pris des positions fortes vis-à-vis du monde de l’édition. Il semblait assez las ces dernières années de ses rituels, notamment des bagarres de la rentrée littéraire. Son dernier combat aura été la publication de Belle et Bête, le livre de Marcela Iacub sur DSK. Il s’est éteint ce lundi 25 mars à l’âge de 61 ans.

 
Lefigaro.fr par François Aubel

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