Cameroun : les sept otages français ont été libérés

Tanguy Moulin-Fournier, son épouse Albane et son frère Cyril, le 19 avril à Yaoundé. Tanguy Moulin-Fournier, son épouse Albane et son frère Cyril, le 19 avril à Yaoundé. © Reinnier Kaze/AFP

La famille Moulin-Fournier, enlevée en février dans le nord du Cameroun, a été libérée dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 avril. Elle est arrivée à Yaoundé dans la matinée.  

Mis à jour à 10h15.

C’est la fin du cauchemar pour les sept Français, dont quatre garçons âgés de 5 à 12 ans, kidnappés le 19 février dernier dans l’extrême-nord du Cameroun par des hommes liés à la secte islamiste nigériane Boko Haram. D’après le président camerounais Paul Biya, Tanguy Moulin-Fournier et sa famille ont été libérés et confiés dans la nuit de jeudi à vendredi aux autorités camerounaises. Les trois adultes et les quatre enfants sont en bonne santé.

À Paris, l’Élysée a confirmé la libération de la famille Moulin-Fournier à travers un court communiqué. « C’est avec un immense soulagement et une grande joie que le président de la République confirme la libération des sept membres de la famille Moulin-Fournier » affirme le texte, précisant que les ex-otages « sont tous en bonne santé et ont rejoint Yaoundé ».

La famille Moulin-Fournier avait été enlevée le 19 février au nord du Cameroun.

La famille Moulin-Fournier avait été enlevée le 19 février au nord du Cameroun.

© AFP

Retenus par Boko Haram

Tanguy Moulin-Fournier, cadre expatrié du groupe GDF-Suez, était en vacances avec son frère, sa femme et ses quatre fils dans le nord du Cameroun lorsqu’ils ont été enlevés par plusieurs hommes armés près de Dabanga. La famille avait été ensuite emmenée au Nigeria. Une semaine plus tard, les ravisseurs revendiquaient l’enlèvement dans une vidéo postée sur Youtube, affirmant agir au nom de la secte islamiste nigériane Boko Haram.

Mi-mars, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, apparaissait dans une nouvelle vidéo dans laquelle il déclarait que ses otages français ne seraient pas libérés tant « que les membres de nos familles sont emprisonnées au Nigeria et au Cameroun ». Les autorités camerounaises et françaises n’ont pas précisé les modalités de la libération des Moulin-Fournier. Yaoundé a uniquement fait savoir que les gouvernements nigérian et français avaient joué un rôle important dans ce dénouement.

Jeuneafrique.com par Benjamin Roger

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