Retour de Sarkozy, redouté par son épouse, espéré par Buisson

L’ancienne première dame de France estime que son époux ne reviendra «absolument pas» en politique, tandis que l’un de ses plus proches conseillers en 2012 le présente comme «l’unique recours» de la droite en 2017.

Les proches de Nicolas Sarkozy continuent d’entretenir publiquement le mystère sur son éventuel retour en politique. À quelques heures d’intervalle, son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, et l’un de ses plus proches conseillers durant la campagne présidentielle de 2012, Patrick Buisson, ont tour à tour soufflé le chaud et le froid sur les intentions de l’ex-président de la République.

Pour l’ancienne Première dame, c’est entendu: Nicolas Sarkozy «ne reviendra pas». «Absolument pas», affirme-t-elle même au quotidien espagnol El Pais , dans un long entretien accordé à l’occasion de la sortie de son nouvel album. Selon elle, ce choix est préférable «pour des questions de santé et de sérénité, et non pas citoyennes». Mais à l’image d’une interview donnée en octobre dernier au magazine Elle , Carla Bruni-Sarkozy fait montre d’une certaine prudence. «Vous ne pouvez jamais être sûrs de rien dans la vie, [mais] pour l’instant, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour», assure-t-elle.

Les propos de Patrick Buisson sont nettement plus résolus. La candidature de Nicolas Sarkozy «s’imposera naturellement comme l’unique recours», tranche son ancien conseiller dans un entretien publié par Le Monde samedi. «Aujourd’hui, il n’y a en France qu’un homme d’État, c’est Nicolas Sarkozy. Face à la dynamique du Front national, toute autre candidature que la sienne exposerait la droite au risque d’une élimination au premier tour», affirme Patrick Buisson. «Il est le seul en capacité de rassembler», ajoute celui qui est présenté comme l’inspirateur de la «droitisation» des thématiques de l’UMP.

Se soumettre à la primaire

Les déclarations de Patrick Buisson interviennent trois jours après que François Fillon, sur France 2, s’est dit prêt à une «confrontation ouverte» avec Nicolas Sarkozy. Dans cette hypothèse, «il y aura un débat et les Français trancheront», a ajouté l’ancien premier ministre, qui a évoqué des divergences de vues avec l’ancien président, et égratigné au passage «la ligne politique d’une droite dure qu’incarne M. Buisson, que je connais assez mal et qui n’est pas élu». «Nicolas Sarkozy a toujours aimé la compétition. Il y aura une confrontation d’idées, une confrontation ouverte», a dit François Fillon.

De son côté, le président de l’UMP Jean-François Copé a déclaré que Nicolas Sarkozy devrait se soumettre à la primaire s’il décidait de briguer un nouveau mandat en 2017.

Lefigaro.fr

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