Albert II de Belgique attaqué en justice pour reconnaissance de paternité

Delphine Boël veut prouver qu’elle est la fille légitime du roi

ALBERT II DE BELGIQUE

La famille royale de Belgique est en pleine tourmente. Le roi Albert II, le prince Philippe et la princesse Astrid sont cités à comparaitre devant la justice belge par Delphine Boël qui demande à être reconnue comme la fille légitime du souverain.

«Je suis sa chair, son sang, comment peut-on imaginer que j’ai pu avoir envie de lui faire du mal!». Ces mots, recueillis par Gala en 2008, étaient ceux de Delphine Boël, fille illégitime d’Albert II qui déplorait à l’époque que celui qu’elle affirme être son père la rejette. Aujourd’hui, elle brise le silence, change de tactique et saisit la justice. Cette femme de 45 ans cite à comparaître le roi, le prince Philippe, 53 ans, et la princesse Astrid, 51 ans, pour prouver qu’elle est la fille naturelle d’Albert II.

Bruno Nève de Mévergnies, porte-parole du Palais, a déclaré que la famille royale «ne se prononcerait pas» puisque cette action en justice relève «de la vie privée» mais glisse malgré tout qu’«on peut deviner l’objet de cette démarche».

Si les enfants d’Albert II sont cités, c’est parce que le roi ne peut faire l’objet d’un test ADN. Delphine Boël veut donc se servir du sang du prince Philippe et de celui de la princesse Astrid pour prouver qu’elle est bien leur sœur et donc que le monarque est son père. Le constitutionnaliste Marc Uyttendael explique à la RTBF qu‘«en droit constitutionnel belge, c’est radicalement impossible» de viser directement le roi «alors peut-être est-il possible de contourner cet écueil en faisant référence à certaines dispositions de droit international…», en l’occurrence la convention européenne des droits de l’homme qui place au même niveau enfants naturels et légitimes.

Delphine Boël a récemment été déshéritée par son père, celui dont elle porte le nom légal, Jacques Boël. Sa mère est la baronne Sybille de Selys Longchamps qui aurait eu une longue liaison dans les années 60 avec Albert II, alors qu’il n’était que prince de Liège. L’existence de Delphine, née de cette histoire, n’a été révélée qu’en 1999 et celui qui n’était pas encore roi l’avait alors à peine reconnue.

Aujourd’hui, Delphine Boël a bien l’intention de faire éclater la vérité et s’interroge, faussement naïve: «Je ne comprends pas ce silence et cette façon de gérer l’histoire. Je pense que la situation serait beaucoup plus facile si mon père et moi on se voyait tout à fait normalement». La justice tranchera, l’affaire est pour l’instant reportée au 25 juin.

Gala.fr par Jean-Christian Hay

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