Le chef de la diplomatie brésilienne remercié après la fuite d’un opposant bolivien

BRASILIA (Etat de Brasilia) – Le chef de la diplomatie brésilienne Antonio Patriota a été démis de ses fonctions lundi, après la fuite vers le Brésil de l’opposant bolivien Roger Pinto qui était réfugié à l’ambassade du Brésil à La Paz, a annoncé la présidence.

La présidente Dilma Rousseff a accepté la démission du ministre Patriota, qui sera remplacé par Luiz Alberto Figueiredo, actuel représentant du Brésil à l’ONU, a déclaré une porte-parole du gouvernement à l’AFP.

Mme Rousseff a remercié M. Patriota pour son engagement depuis plus de deux ans dans ses fonctions et annoncé sa nomination à la mission du Brésil auprès de l’ONU, a indiqué la présidence dans un communiqué.

Cette annonce a été faite à la suite d’une réunion lundi soir entre la présidente Dilma Rousseff et M. Patriota, selon le site d’information G1.

Elle intervient alors qu’un diplomate brésilien accrédité en Bolivie a reconnu lundi avoir organisé la fuite d’un opposant bolivien qui était réfugié dans la représentation diplomatique brésilienne de La Paz depuis 455 jours, déclenchant la désapprobation de la Bolivie.

J’ai choisi la vie. J’ai choisi de protéger une personne, un persécuté politique, a déclaré ce diplomate, Eduardo Saboia à la chaîne brésilienne TV Globo, au lendemain de l’arrivée de l’opposant bolivien Roger Pinto à Brasilia. Le diplomate a assuré avoir agi de son propre chef.

A La Paz, le ministre des Affaires étrangères David Choquehuanca a exprimé lundi la profonde préoccupation de son pays face à cette violation des mécanismes de coopération des deux pays qui marque selon lui un mauvais précédent.

Le sénateur Pinto ne pouvait sortir du pays sans sauf-conduit sous aucun prétexte, a-t-il encore fustigé, alors que dimanche soir, la ministre de la Communication Amanda Davila avait simplement demandé des informations aux autorités brésiliennes, tout en assurant que cette affaire n’affectait pas les relations entre les deux pays.

Le sénateur du parti Convergence Nationale (CN, droite) s’était réfugié le 28 mai 2012 à l’ambassade du Brésil à La Paz, où il avait déposé une demande d’asile après s’être plaint de persécutions politiques du gouvernement, dont il accuse plusieurs proches d’être liés à des trafiquants de drogue.

M. Pinto affirmait alors faire l’objet de 20 procès pour divers motifs paralysant selon lui ses activités politiques. Il avait même été condamné par la justice à un an de prison pour détournements de fonds alors qu’il était gouverneur de la province de Pando (nord).

Brasilia lui avait accordé le droit d’asile peu après son arrivée à l’ambassade, mais La Paz refusait de lui octroyer un sauf-conduit sous le prétexte qu’il faisait l’objet de plusieurs accusations de corruption. Selon le gouvernement, il s’agit d’une affaire judiciaire et non politique.

Romandie.com avec (©AFP / 27 août 2013 02h07)

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